Ci-après le résumé du roman à paraître de Véronique Diarra, française d’origine congolaise et burkinabée. Il s’agit d’une fiction historique dont la ressemblance avec la réalité n’est pas forcément fortuite.

Nous sommes entre 1634 et 1667. Agnonlètè (tu es belle en fon) sert le roi Arôssou(Roi en fon) sous le commandement de Gan Féla (Générale Féla) sa tante avec toutes les autres combattantes. Un jour les guerrières sont sollicitées par leur roi car ses guerriers ont essuyé une défaite face à des ennemis étranges et dangereux : les yovo (européens en fon).

Couverts de kaolin, les cheveux comme de longs poils de singes, ils attaquent, tuent et enlèvent les habitants de la côte. Le roi convoque les Amazones à Agbôhômè sa capitale. Il remarque Agnonlètè à cause de son teint très foncé, de son regard intense et de sa silhouette de chasseresse.

Prétextant la nécessité d’une garde rapprochée, il la réquisitionne et tente en vain de la séduire. Pendant ce temps les guerrières battent les yovo qui retournent vaincus chez leurs commanditaires : les propriétaires de la compagnie portugaise Madeira( bois en portugais). Craignant la ruine, ils envoient 30 esclaves à la cour du roi Arôssou. Ils ont ordre de convaincre 300 africains de les suivre au Portugal et prouver à leurs hommes d’équipage que la région est sans danger pour eux, qu’ils peuvent reprendre leurs attaques.

Manuel, le fils métis d’un des propriétaires de la compagnie Madeira est chargé d’une mission : aller à Agbôhômè et supprimer le roi Arôssou et les Amazones à coups de canons. Prenant conscience du crime qu’est l’esclavage, il change d’itinéraire et va s’installer en Espagne où il se lance dans un commerce d’épices des Indes et épouse une espagnole de bonne famille. Les 30 esclaves touchés par le bon accueil qu’ils reçoivent à Agbôhômè se retournent contre leurs maitres et donnent à Gan Féla des renseignements pour vaincre les yovo qui les attendent dans une baie à l’ouest.

Tobias, l’un d’eux, amoureux de l’Amazone Wagny (fidélité en fon) participe au combat et y trouve la mort. Cet acte héroïque permet à ses compagnons d’être intégrés au peuple Fon.

Agnonlètè résiste toujours au roi Arôssou. A bout de patience, il l’agresse de nuit dans sa chambre et elle l’assomme. L’ayant reconnu évanoui à la fin du combat, elle va demander conseil à sa tante Gan Féla qui l’envoie à Eko (Lagos) chez le chef de guerre Anikoulapo, son amour de jeunesse. Il la reçoit dans sa famille et la considère comme sa fille. Après trois ans chez les Yorouba, Agnonlètè qui refuse de se marier et ambitionne plutôt de créer une armée féminine obtient l’aide de son père adoptif. Il lui donne une escorte qui la conduit jusqu’à Luanda capitale des royaumes fédérés N’Dongo et Matamba.

Là, elle rencontre la reine N’Zinga et lui propose ses services pour combattre les moundélé. Elle l’accompagne dans sa lutte contre les portugais. A la mort de la souveraine, Agnonlètè se prépare à servir le nouveau roi, N’Gola Kanini, neveu et héritier désigné de la défunte N’Zinga.

Véronique Diarra

A déjà publié :
- « Non, je ne me tairais plus  » 89 p. Wawa Editions 2018 Collection Lettres métisses, Roman jeunesse.,
- « Shuka, la danseuse sacrée », Collection Encre Noire 157p 2018, 17€