JPEG - 39.2 ko
Albert Pierre Victor Bayonne

Pierre Albert Victor BAYONNE, est le 12e administrateur maire de l’arrondissement 3 Tié-Tié, installé le 26 novembre 2004 par le préfet du Kouilou Alexandre Honoré PAKA, il succède à Julienne MALANDA. Il est en charge de l’administration du plus vaste arrondissement de la ville océane.
Né en 1950, l’homme reçoit généreusement, débordant d’amabilité. Il déclare volontiers : « je suis né un jeudi 12, 12e administrateur maire : cela me rappelle les 12 piliers d’Egypte, les 12 côtes de l’homme... et 1+2 = 3e arrondissement ». Doit on voir dans sa longue carrière d’enseignant l’origine de sa passion pour la numérologie ?
Aussi élégant qu’un futur marié, le maire de Tié-Tié dit remplir avec zèle la mission qui lui a été confiée.

Comme toutes les prises de fonction politiques, la mandature du 12e administrateur maire de l’arrondissement 3 Tié-Tié, commence sous le signe de l’altruisme.

SOCIAL

JPEG - 45.6 ko
Prise en charge de Man Balèse

Les civilités qui marquent son intronisation sont marquées par la résolution d’un cas de détresse, la venue au monde de triplés immédiatement pris en charge. Dans le même élan, il assure l’assistance multiforme à l’orphelinat « AMOUR DE DIEU », et à la réhabilitation sociale du célèbre malade mental "Man Balaise",

JPEG - 61.2 ko
Le "nouveau" Man Balèse

bien connu pour ses déambulations en tenue d’Adam dans les rues et avenues de la ville. On jugera sur photo les méthodes qui ont été utilisées pour sa prise en charge.

Autres opérations sociales du maire scrupuleusement médiatisées :
-  Le secours de deux bébés abandonnés et leur présentation au juge de l’enfance suivie de la fourniture régulière de l’essentiel en lait.
-  De multiples dons en vivre, ouvrages scolaires aux détenus de la maison d’arrêt, aux élèves orphelins des diverses églises catholiques, protestantes et salutistes.

JPEG - 67.5 ko
Passerelle sur la Tchibouissi

-  Inhumation du corps en putréfaction d’un indigent abandonné à Loussala.
-  Aux fins d’améliorer les conditions de vie de ses administrés, une passerelle de 11x5m sur la Tchibouissi relie désormais le bloc 8 aux blocs 4 et 5 du quartier 317.

SANTE

JPEG - 54.9 ko
Consultation au centre de santé intégré Mpaka2

Sur le plan sanitaire, l’arrondissement 3 Tié-Tié héberge la 3e circonscription socio-sanitaire. Son rôle est la couverture en produits génériques des centres de santé intégré (CSI), programme de la Nouvelle Espérance, destiné à assurer l’accès des couches défavorisées à la couverture sanitaire. Le réapprovisionnement des produits étant sensé être assuré par l’Etat congolais, et par les recettes des consultations à prix très bas.
La circonscription socio-sanitaire de l’arrondissement 3 Tié-Tié dispose de 9 aires de santé sous la responsabilité du Docteur MAHOUNGA. Le succès rencontré auprès des couches modestes par ces structures de substitution aux grands centres hospitaliers est témoin du soulagement ressenti par une population estimée à 24.300 habitants (dont une couche cible de 81 enfants pris en charge par le centre intégré CSI du 15 Août 1997 de MPAKA 2 dans le quartier 308).
Néanmoins l’offre des services est en inadéquation avec les normes de l’OMS comme le prouvent la bâche à eau vide et le manque de courant électrique.

EDUCATION

L’arrondissement 3 Tié-Tié compte 23 structures scolaires : 1 lycée, dit lycée de Mpaka, 3 CEG, 15 écoles primaires (26 directions), un centre d’enseignement technique agricole (CMA-CETA), et 3 centres préscolaires.

JPEG - 43.8 ko
Les nouvelles classes du CEG 30 mars

En partenariat avec l’Union Européenne dans le registre « projet de micro-réalisation union européenne (PMR-UE) », l’administrateur maire met l’accent sur le développement de l’enseignement.
Est entreprise la construction, au CEG 30 Mars 1970, de 3 salles de classes supplémentaires. Ce chantier, d’une valeur de 25 millions FCFA, est cofinancé à hauteur de 75% (18,75 MFCFA) par l’Union Européenne et 25% (6,25MFCFA), par le Comité de gestion du CEG 30 mars avec l’appui de la mairie de Pointe-Noire et de la société TOTAL. A notre avis à un tel prix, compte tenu des standards congolais de construction, ces classes doivent disposer de prestations largement hors normes. On peut s’étonner de la collecte, "volontairement obligatoire", auprès des habitants des 6 quartiers concernés, de la somme de 500 FCFA par famille pour aider à réunir la part de 25% incombant à la collectivité.
Pour le maire d’arrondissement cette réalisation revêt une double dimension :
-  Le prix que P.A.V. BAYONNE attache à l’éducation.
-  Le renforcement des liens entre le maire et ses administrés.
Le chantier débuté le 16 août 2005 doit être livré clés en main après 3 mois de travaux, le 16 novembre, soit un mois et demi après la rentrée scolaire. Il semblerait que le chantier sera terminé avant la date butoir. Cependant nous n’avons obtenu aucun renseignement quand à l’équipement de ces locaux.

UNICEF - CONGO

Près de 3.000 enfants non déclarés des suites des guerres pour cause de déplacements massifs de population et des tracasseries post-maternité, sont recensés dans les 26 quartiers de l’arrondissement 3 Tié-Tié. Grâce au plaidoyer de l’UNICEF, cette strate de population base de la pyramide des âges au Congo a été déclarée à l’état civil après réquisition du procureur de la République. En sa qualité d’officier d’état civil Albert Pierre Victor BAYONNE a donc accompli l’une de ses nombreuses missions en signant et remettant officiellement (lire : en grandes pompes devant les caméras) les états civils aux délégations de l’UNICEF et de la préfecture du Kouilou.

MARAICHAGE

L’activité agricole est surtout développée par le programme d’AGRI-CONGO à Tchibambouka. On peut cependant déplorer que les terrains la zone maraîchère COMAPON, aient subi une spoliation en raison de l’occupation indue et illégale d’une partie d’entre eux par des constructions sauvages. On s’étonnera du laxisme dont aura fait preuve la mairie en laissant s’implanter ainsi ces constructions.
Cette érosion est à la fois préjudiciable à la production et à l’emploi. Des mesures de récupération par COMAPON des aires spoliées appuyées par une aide financière pourraient relancer positivement la production et les emplois du secteur.

SECURITE

Expansion rapide (aires périurbaines prises d’assaut par les réfugiés et déplacés de guerre), forte densité, étalement, position géographique excentrée, l’arrondissement 3 Tié-Tié est un terrain propice à la délinquance. Afin de sécuriser la zone et de permettre aux populations de vaquer en toute quiétude, le maire du 3e arrondissement en collaboration avec le colonel commissaire MOKAMBA dispose de 4 commissariats de police (PSP) : Tié-Tié 1, Tié-Tié 2, Mpaka et Mvoungou

ECONOMIE

Tié-Tié : La Mecque des affaires à Pointe-Noire.

JPEG - 59.1 ko
Etals au marché Liberté

Depuis la restructuration urbaine de 1967 au cours de laquelle Tié-Tié est devenu un arrondissement, la zone a connu un essor de ses activités marchandes. La population de l’arrondissement est en croissance exponentielle. Si en 2000 elle comptait 197.600 habitants (chiffres officiels du recensement), on peut estimer qu’en cinq ans elle a, pour le moins, doublé. Sa surface occupée s’est donc elle aussi fortement accrue sans pour autant faire l’objet d’un plan d’urbanisation (voiries, adductions en eau et électricité...).

JPEG - 69.8 ko
Etals de poisson au marché de Tié-Tié1

Le marché de Tié-Tié centre en s’excentrant a perdu de sa suprématie, ce dont témoigne l’ état de délabrement qui est aujourd’hui le sien, au profit du marché Liberté, communément appelé « marché de Fond Tié-Tié » désormais plus axial. C’est une zone de chalandise qui brasse les centaines de millions par jour.

JPEG - 55.9 ko
Friperie au marché "Dubaï"

Ici, très souvent dans l’informel, de nombreux opérateurs congolais et étrangers adaptent l’offre au pouvoir d’achat des populations ponténégrines, le langage populaire l’a surnommée Dubaï.
Produits manufacturés, friperies, alimentations c’est ici qu’on trouve les ¨prix-les-plus-bas¨.
Conséquence du déguerpissement des vendeurs détaillants de l’ancienne place de la gare ferroviaire de Tié-Tié, on y trouve, au mépris de toutes règles d’hygiène, l’étalage à même le sol de toutes les marchandises.

Afin d’en finir avec cette insalubrité, le maire d’arrondissement envisage, sans en expliquer le financement, la construction de marchés à pavillons modernes dans les quartiers Mvoungou et Loussala pour décongestionner « Liberté » actuellement saturé.

LE GRAND PROJET DU MAIRE

Le programme d’activité 2005 intitulé
« PROGRAMME D’ACTIVITES DE L’ARRONDISSEMENT 3 TIE-TIE 2005 »
signé Pierre Albert Victor BAYONNE est un moniteur qui révèle entre autres, bonne gouvernance oblige, la volonté de maîtriser le flux des commerçants, l’application de la réglementation dont l’ultime but est l’accroissement des recettes municipales. Ce bréviaire en 49 points exclut toute improvisation dans le fonctionnement de l’arrondissement 3, mettant en évidence la lisibilité d’une politique d’auto-évaluation et de prise en charge des problèmes saillants.

A L’ERE DE LA DECENTRALISATION, LA NEO-CENTRALISATION

L’activité micro-économique de l’arrondissement 3 est manifeste à travers les marchés domaniaux de Tié-Tié centre, Liberté (Fond Tié-Tié), Mpaka, Mvoungou et Loussala, qui avec les commerces à enseigne : boulangeries, hôtels, chambres froides, restaurants, pharmacies, quincailleries, bars, night-clubs, etc. contribuent en grande partie aux recettes municipales. Malheureusement la perception municipale omettrait de reverser sa part à la mairie d’arrondissement.

D’après le maire de Tié-Tié, comment seront donc jugés les maires d’arrondissement, dont le rôle se sera limité à l’établissement des actes de naissance et de mariage, au moment fatidique du bilan si la collectivité locale (mairie centrale) ne leur a jamais donné les moyens d’établir leur politique ? Il faut croire que le montant alloué par la municipalité est classifié « secret défense » puisque tous les services interrogés ont refusé de nous répondre sur ce point précis.

Bien qu’à l’occasion du 44ème anniversaire du Congo, le CQ 309 à Mvoungou ait été doté d’un forage (ce qui est dérisoire eu égard aux besoins), les manques d’eau potable et d’électricité dans les quartiers périphériques sont patents et accentuent le mécontentement des populations.

Le manque de budget d’investissement, preuve de vacuité des engagements de la Décentralisation est un obstacle à toute dynamique d’urbanisation et d’amélioration des conditions de vie. Le discours des penseurs officiels vise à démontrer que les malheurs de la population ne proviennent que d’elle même. Par conséquence, « les casseurs devant être les payeurs » à cette population d’en trouver les remèdes.

La saison de tous les dangers : la pluie

La saison des pluies rend la circulation difficile et parfois même impossible pour les usagers des voies publiques, l’avenue de l’Indépendance prolongée vers Mpaka, promise publiquement pour le 15 août 2004 par Hubert Pendino (PDG de SOCOFRAN), n’a toujours pas été mise en service à l’arrivée de la dernière saison des pluies. Mpaka ne possède pour l’instant que deux pénétrantes impraticables dès qu’il pleut. L’accès à Mvoungou relève du parcours du combattant y compris pour les véhicules 4x4 forcés de slalomer entre tas de détritus et trous en tous genres...

JPEG - 87.4 ko
Arrêt de bus à l’angle av. Indépendance et av. Océan

L’arrêt de bus de Fond Tié-Tié a l’angle des avenues de l’Indépendance et Océan été déplacé dans des conditions telles qu’il est impossible de prendre son bus sans se mouiller les pieds (Voir photo). Nous avons pourtant pu vérifier qu’un réseau d’assainissement existe à cet endroit. Il est colmaté. Sa remise en état ne serait qu’un petit travail, pourquoi n’est-il pas entrepris ?

Dans le quartier 315 à Mpaka 120, des travaux diligentés par les services techniques de la mairie ont surélevé le niveau l’avenue qui longe le lycée de Mpaka afin de la mettre hors d’eau. Ce faisant, ils ont négligé d’en assurer l’évacuation des eaux de pluie, les envoyant dans des parcelles construites. Un pâté de 40 maisons se trouve ainsi avec de l’eau à hauteur des fenêtres à la moindre ondée.
Au nom d’une gestion participative, et pour réaliser les indispensables travaux d’assainissement, la mairie centrale a demandé aux habitants de fournir 5 tonnes de ciment, la collectivité devait fournir les agrégats, de fait, en six mois, pas un caillou n’a été livré.

A en croire P.A.V. Bayonne, la mairie centrale (pour laquelle dans le gigantesque chantier qu’est Pointe-Noire, se pose un problème de choix et de priorités) serait donc carentielle en ce qui concerne l’arrondissement 3.

Pourtant de nombreux travaux de faible ampleur et de dépens modiques, seraient facilement réalisables dans l’arrondissement pour faciliter la vie des administrés. Qu’attend t’on pour les mettre en œuvre ?