Claudia Sassou s’est lâchée dans un entretien accordé à un journaliste mièvre qui a passé son temps à lui poser des questions complaisantes*. Equipée d’un outil intellectuel très faible, la fille aînée a la particularité de raisonner comme une cruche, mais surtout de résonner comme un tonneau vide. Hormis la masse pondérale considérable de l’interviewée, l’énormité de l’entretien tient de la tonne de contre-vérités débitées par la pseudo conseillère en communication du tyran congolais. Or tout le monde est au courant de la situation politique et économique gravissime que traverse le Congo-Brazzaville, pays mis sous coupe réglée depuis 32 ans par le père de Claudia.

Une politologue, Gwladys Mindouli, à répondu à Claudia Ikia sans mâcher ses mots.

Claudia Lembouba est apparue dans cette interview « arrangée » comme une personne atteinte d’amnésie, démagogue à souhait et superficielle comme jamais. Comble de l filiation parentale, Claudia qui revendique le droit d’aînesse des Sassou, devrait se douter qu’elle n’est en fait, qu’une bâtarde parmi tant d’autres. Chaque jour qui passe le despote du Congo reconnaît à l’état civil un énième enfant. Le tyran doté d’une libido de bonobo a essaimé une myriade de rejetons sur le territoire national et dans les pays voisins, précisément outre-fleuve.

Journaliste à la solde de Mpila

L’entretien qu’accorde ce sosie de Pépé Kallé (version féminine) se déroule dans sa résidence de Kintélé, un cossu domaine dont le journaliste français minimise l’opulence architecturale étant donné que les « nguiri » ont neutralisé son esprit critique. En réalité, en guise de modeste maison, il s’agit d’un château que notre cruche s’est fait construire à la faveur du vol et de la gabegie devenus sport national en oyocratie. Il s’agit donc d’un bien mal acquis.
Gwladys Mindouli dans sa superbe vidéo, n’y va pas du dos de la cuillère : « Claudia n’est jamais née avec une valise de milliards pour justifier toute sa colossale fortune. »

Les essences du Sahel

Tout Brazzaville nord, l’arrondissement 9 notamment, est une jungle politique où cobras et bébés noirs font régner leur loi. Dans le jardin de sa « modeste » maison poussent des essences rares du Mali, du Burkina-Faso et de la Côte d’Ivoire. Comble des paradoxes, Claudia importe des arbres fruitiers et décoratifs d’Afrique de l’Ouest ! Le changement climatique est plutôt favorable à nos terres du Bassin du Congo. Le vieux père de Claudia Ikia avait pourtant décrété dès les années 1980 l’émergence agricole du Congo-Brazzaville à l’horizon 2000. Comble de l’ironie, en 2017, les Nguesso s’approvisionnent en arbres dans les pays du Sahel. « Quand donc développerez-vous l’agriculture dans un pays, le Congo, bénéficiant d’un climat généreux que lui envient les pays du désert ? » pourrait-on judicieusement faire observer à la baronne de Manianga.

Villas made in Congo

A la périphérie de la « case » de Claudia poussent des villas, « made in Congo » perchées sur les collines sablonneuses des quartiers « Simba pelle ». Ces lotissements sont propriété de la sœur de Christel Denis Sassou. L’expression « made in Congo » a suscité l’admiration du journaliste blanc, un courtisan doublé de flatteur comme il en pullule autour du clan Nguesso au blason terni par les scandales.
Les villas sont loin de susciter la joie des Congolais. Ce projet urbain n’est rien moins que le produit de la rapine.
Claudia est fière de ses maisons. Elle vole le Trésor Public et crie son forfait sur les toits. Inouï !

Madame la député

Baobab de l’espèce humaine, la plantureuse Claudia est, comme par hasard, député de sa circonscription après y avoir été massivement élue à 100 %. Bien entendu le hasard n’y est pour rien. L’ADN de la triche fait partie du patrimoine génétique des Sassou. « Vous avez noyé les électeurs sous des millions de cfa pour acheter leurs voix. Où avez-vous trouvez tout ce pognon sinon dans caisses de l’Etat ? » s’insurge G. Mindouli en la qualifiant, au passage de cobra ayant du sang des Congolais sur les mains.
En effet, Claudia confie au journaliste : « Dès que la guerre de 1997 commença, j’étais en Californie. Je pris mes « bric et mes broc ». Ma place était auprès de mon père » .

Claudia donna un coup de main au coup d’état de son père. Abandonnant ses études d’économie, Claudia devint conseillère au palais puis député de la République. Depuis son retour auprès de son cher papa, Claudia ne cesse de cumuler les fonctions en plus de garantir le show business d’un certain Faly Ipupa qui passe pour être son griot attitré. Les salaires de Claudia dit « Coco » feront pâlir de jalousie Pénélope Fillon. Or le mari de Pénélope le paya cher. La France n’est pas le Congo. La décadence de François Fillon dû faire ricaner Sassou car dans l’univers impitoyable des Nguesso le népotisme fait partie de la culture de base. Pas de quoi fouetter un chat.

L’étudiante de Tolbiac

«  L’élue » de Kintélé affirme avoir étudié la micro et la macro-économie à Tolbiac. Mais la mastodonte affiche un énorme déficit intellectuel qui donne raison à ceux qui disent que le niveau de l’école sous Sassou est extrêmement bas. D’ailleurs Gwladys Mindouli envoie une volée de bois vert à cette conseillère du Président Sassou :« pourquoi ses enfants ne vont-ils pas à l’école au Congo mais à Londres ? »

Madame la député qui avoue avoir étudié les sciences économiques n’en étale pas la connaissance dans son laïus. Et cependant cela suppose qu’elle a croisé les écrits des Keynes, Ricardo et Adam Smith ! Aussi, ses propos auraient été étayés par des hypothèses d’école. On aurait aimé, par exemple, avoir l’avis de la sœur aînée de Kiki le pétrolier sur le débat qui fait rage autour du franc cfa. Son papa doit nous expliquer pourquoi les milliards d’euros générés par le pétrole ont créé une situation où 98% de la population est pauvre et bientôt livrée entre les griffes d’acier du FMI !

Les vibrations de Brazzaville

Claudia Sassou, 44 ans révolus, se situe loin très loin par exemple de la jeune sénégalaise Ndèye Nogaye Babel Sow, coordinatrice du « front Anti-Cfa, responsable d’Urgences panafricanistes ». Le 19 août 2017 la jeune dakaroise participe à une manif contre la françafrique. A une question de journaliste sur le drame africain, depuis Dakar la jeune panafricaine s’écrie : « On sent jusqu’ici les vibrations de Bamako, les vibrations du Congo, oui les vibrations de Brazzaville. Oui on les sent jusqu’ici ! »

En revanche, préoccupée par le boukoutage, Claudia Sassou depuis Kintélé n’entend pas les pleurs des femmes et des enfants du Pool. Ni même les gémissements des prisonniers politiques à la maison d’arrêt que sa propre fille a visitée dans le cadre d’un stage à la Croix Rouge. Or à en croire Sassou, la catégorie de prisonnier politique n’existe pas au Congo-Brazzaville !

Des propres aveux de Claudia Sassou, sa fille aînée, Alyssia, 20 ans, déplora les conditions de vie de ses compatriotes auprès de son grand-père Sassou. « En Angleterre ça choque » s’indigna la petite-fille du dictateur habituée à humer à Londres l’air de la plus vieille démocratie du monde. (La vérité sort de la bouche des enfants).

Selon leur mère, les deux « Anglaises » ont le sens critique aigu. Hum ! La stratégie de Claudia Ikia Sassou, membre de la « famille présidentielle », n’échappe pas à la sagacité de Gwladys Mindouli : « ce n’est plus Kiki qui va occuper le fauteuil présidentiel, vous préparez désormais vos petit-fils ? »

« Famille présidentielle ? » dites-vous ? Mais qui a élu Sassou Président ? Ne l’appelle-t-on pas Monsieur 8% ?

Alphonse Okemba

Gwladys Mindouli répond à Claudia Sassou

"https://www.facebook.com/DKMentaliste/videos/1717802978529286 /
https://www.facebook.com/nnvpdfcfa/videos/1850957698264430/

*Chroniques congolaises