Communiqué de Presse

Climat de Terreur Généralisée au Congo-Brazzaville

Le 30/11/2017, les Forces de police congolaises ont empêché la tenue de la conférence de presse organisée par les Avocats de Monsieur André OKOMBI SALISSA, en brutalisant les journalistes présents et en confisquant et détruisant parfois leurs matériels.

Le 27/11/17 précédent, les mêmes forces de l’ordre ont arrêté à son cabinet, Maître Steve BAGNE BOTONGO Avocat au barreau de Brazzaville, au mépris des dispositions organisant la profession d’avocat en République du Congo.

Quelques heures auparavant au cours de la même journée du 27/11/17, les hommes en armes avaient dispersé violemment une manifestation pacifique, de la plateforme politique Fédération de l’Opposition congolaise, qui exigeait la libération des prisonniers politiques et notamment celle de Jean-Marie Michel MOKOKO ancien candidat aux élections présidentielles de 2016. Neuf manifestants ont été incarcérés dans les geôles de la Direction de la Surveillance du Territoire (DST), et deux autres au Commissariat Central. Il s’agit de : Albert MAKITA Mbama ; Michel MAMPOUYA ; Albert YEMBET KIBAMBA ; Paul NDOUNA ; Antoine PESSE ; Jean-Marie EBOURIFI ; Cyrvet DHELIAT NGOT ; Lucien OKANA ; Boniface NGOMA ; Serge MANGOUMA ; Roch MIALEBAMA.

Durant toute l’année 2017 les forces de l’ordre ont commis à plusieurs reprises des atteintes similaires qui ont été dénoncées, en vain, par les organisations de la société civile.

Alors que les populations congolaises sont en proie à une crise économique et sociale sans précédent, que le département du Pool vit depuis plus de 20 mois une tragédie dans une indifférence totale, que les activistes de la société civile sont inquiétés dans leur combat en faveur de la démocratie et des droits de l’homme, le gouvernement a mis subtilement en œuvre une « arme de destruction massive » : la fermeture du Centre Hospitalier Universitaire de Brazzaville (CHUB). Laquelle a entraîné un dysfonctionnement des centres de santé secondaires dans tout le pays, et un accroissement anormal de la mortalité.

Les Assises Nationales du Congo, plateforme des organisations de la société civile de la diaspora du Congo Brazzaville en Europe, aux États-Unis et au Canada, constate qu’un climat de terreur généralisée s’est désormais installé au Congo depuis le hold-up électoral de mars 2016. Il s’est renforcé avec le spectre d’une mise en scène terroriste le 30/11/2017, qui a conduit à la fermeture des ambassades des Etats Unis d’Amérique et de France. Cette nouvelle stratégie du gouvernement, consiste à importer au Congo, les réseaux djihadistes opérant en Afrique, dont il contrôle les ramifications en Libye et en République Centrafricaine, pour sa pérennisation au pouvoir, avec l’onction des puissances étrangères, sensibles à la thématique du terrorisme.

Une fois de plus, les Assises Nationales du Congo tirent la sonnette d’alarme et en appellent à la communauté internationale pour mettre fin à cette situation de terrorisme d’Etat.

Paris, le 06 décembre 2017.
Pour les Assises Nationales du Congo
Le Délégué Général
G. Mawawa Mâwa-Kiese

Assises Nationales
du Congo
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du 20 mai 2014
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