L’A.CO.D.E.S.A dénonce une inquisition politico-judiciaire en cours au Congo-Brazzaville et appelle les forces démocratiques de s’unir.

COMMUNIQUE DE L’ACODESA

Le bureau exécutif de l’A.CO.D.E.S.A (Actions et Conseils pour le Développement Economique et Social en Afrique) fidèle aux conclusions du Colloque de Nice, notamment dans la détermination de ses membres et sympathisants, à défendre les libertés démocratiques et les droits humains, condamne avec force, l’ouverture des pseudo sessions criminelles au Congo- Brazzaville afin de juger les membres de l’opposition détenus au motif d’atteinte à la sûreté de l’Etat. L’ACODESA dénonce avec fermeté cette inquisition politico-militaro-judiciaire dont sont victimes des opposants au régime parmi lesquels le Général Jean Marie Michel Mokoko.

Il est inacceptable que des citoyens soient pris et maintenus en prison de manière arbitraire sans jugement, brutalisés, en violation flagrante de la déclaration universelle des droits de l’homme et tous les textes subséquents déclinés par l’Union Africaine et les Institutions des Nations-Unies.

Le programme prétendument judiciaire instauré par le régime de Sassou-Nguesso Denis en vue de tenir une série de sessions criminelles relève d’un simulacre de justice. L’ACODESA s’y oppose fondamentalement, convaincue que la dictature s’adonne à une diversion macabre. Dans sa lettre au doyen des juges, le Général Jean-Marie Michel MOKOKO l’a d’ailleurs qualifié, de «  parodie de justice  » caractérisée par une procédure biaisée et un verdict fixé d’avance.

Les procès tenus et tous ceux en perspective d’être programmés dans le non-respect des procédures et du Droit, mettent en évidence la volonté affichée d’étouffer toute forme de résistance aux fins d’usurper le pouvoir, de maintenir en prison, le temps de leur choix, les personnalités et tout autre résistance politique.

Devant cet état de fait, le bureau exécutif de l’ACODESA exige la libération immédiate et sans condition aucune de tous les prisonniers politiques. Il se prononce contre ces procès montés de toutes pièces ainsi qu’à toute procédure abjecte de justice mis en place à l’encontre des prisonniers politiques. Les motifs évoqués, appuyés d’aucune preuve ne justifient ni l’arrestation ni le maintien en prison.

Aujourd’hui au Congo sévissent, tout à la fois, corruption, ruse, mensonge, terreur, violence, manipulation, ethnicisme et instrumentalisation des institutions notamment l’armée et la justice à des fins partisanes. Autant de moyens de diversion qui servent à détourner l’attention sur la dilapidation des fonds publics, l’usurpation du pouvoir et le népotisme. Ce système mafieux à multiples facettes a conduit le pays à la banqueroute et à la dépravation des mœurs, s’éloignant totalement des préoccupations vraies des populations et plonge le pays dans la désolation et le deuil.
L’ACODESA s’insurge devant cette violence récurrente contre les populations congolaises et particulièrement contre les membres des partis de l’opposition.
Pour la libération du Congo de ce régime mafieux et le plus sanguinaire de toute l’histoire du Congo Brazzaville, le Bureau de l’ACODESA :

- réaffirme son soutien aux forces démocratiques victimes de l’incurie militaro-judiciaire instituée par ce pouvoir illégitime et illégal.

En conséquence de quoi, l’ACODESA :
- appelle les forces démocratiques non toxiques, les forces patriotiques de l’intérieur et de la Diaspora à s’unir pour refuser et faire front contre l’intolérable par des actions déterminantes et responsables.

- lance un appel patriotique à tous les militaires, gendarmes et policiers aux fins de les inviter à sortir de l’hypnose dans laquelle ce régime les a plongés et qui fait d’eux les complices exécuteurs des crimes du pouvoir sur les populations qu’ils ont vocation à protéger.

- appelle les Magistrats congolais pour, qu’en vertu de leur serment et de la loi, ils ne soient pas les parrains d’une incurie militaro-judiciaire légalisant une violation du droit instituée par un pouvoir originellement illégitime et illégal.
- rappelle que la Conférence Internationale ne doit en aucun cas être une source de division mais plutôt un grand moment de rassemblement pour les congolais, une étape nécessaire pour écrire une nouvelle page de l’histoire avec le concours de tous les congolais, partenaires et amis du Congo, autour d’un objectif commun : sauver le Congo.

Fait à Nice, le 28 mars 2018

Pour l’ ACODESA,
Le Président, Jean-Luc Malekat.

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