Le régime de Mpila a jubilé trop vite. En réalité sa lecture de la décision prononcée par la Cour d’Appel de Paris est erronée. La Fédération Congolaise de la Diaspora (FCD) remet les pendules à l’heure dans le communiqué ci-après.

COMMUNIQUE DE PRESSE

Suite à l’annonce par les médias de la suspension de l’instruction du dossier des disparus du Beach de Brazzaville, une source judiciaire française a indiqué mardi à l’AFP que :

’’ l’information judiciaire sur la disparition de 353 réfugiés avait été suspendue, en attendant que la Cour d’appel de Paris statue sur une requête en nullité d’actes formulée par le Parquet.’’

La Fédération des Congolais de la Diaspora proche du dossier qui était au courant de cette
décision depuis des semaines rappelle quelques points importants :

- La saisine et la décision finale de la cour d’appel de Paris ne concernent et ne concerneront que les actes liés à l’arrestation, l’audition, la mise en examen, et l’incarcération du directeur de la police nationale congolaise Jean-François Ndenguet.

- Cette suspension n’est qu’un acte juridique technique qui intervient chaque fois qu’une partie de l’instruction est réexaminé en appel. Elle ne devrait pas excéder plus de 2 mois, le temps de l’examen de la demande du parquet de Meaux

- Cette suspension provisoire ne remet nullement en cause le fond du dossier qui rappelons-le, est accablant pour les autorités congolaises comme le témoignent leurs contorsions médiatico-diplomatiques actuelles.
L’affaire des disparus continue.

La vigilance reste cependant de mise pour la suite de l’instruction d’autant plus que l’affaire du directeur de la police a mis en perspective, les complicités françaises souterraines et officielles.

Monsieur Sassou et son porte- parole Akouala auraient tort de se réjouir et de faire croire
à l’opinion congolaise la fin définitive du processus judiciaire de cette affaire qui prendra le temps nécessaire. (la FCD s’y engage)
Quant aux menaces de monsieur Sassou de traduire en justice les organisations des droits de l’homme, ceci reste du domaine de la simple polémique stérile, nous le mettons d’ailleurs au défi de le faire comme dans l’affaire de ’’Noir Silence’’...

LA LISTE DES DISPARUS

La FCD la possède, mais elle ne pense pas avoir l’obligation de la produire à la demande des bourreaux, seule la justice est capable de l’analyser sereinement et en toute objectivité.
Les autorités congolaises devraient commencer à faire ne fût-ce qu’une enquête administrative en leur sein et publier les résultats.

Ceux qui détériorent l’image du Congo à l’extérieur sont certainement du coté des assassins pas de celui des droits de l’Homme.

Paris le 7 mai 2004

Moutsila Benjamin Délégué général

Toungamani Benjamin Délégué chargé des droits de l’homme

Colelat Marie Albert Délégué chargé des Affaires Juridiques


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d’ordre 2226 JO 3071 du 1 juillet 2000