COMMUNIQUE DE PRESSE

La Plateforme associative Assises Nationales du Congo, alerte l’opinion internationale de la détérioration continue du climat politique et des droits humains en République du Congo. A cet égard, quatre séries de faits nouveaux méritent d’être largement connus et que des conséquences en soient tirées.

Premièrement, les élections législatives et locales prévues pour ce 16 juillet 2017 ne sont ni légitimes, ni crédibles, ni transparentes. Il s’agit d’un alibi du tyran Sassou Nguesso pour tromper l’opinion mondiale au seul profit de l’oligarchie criminogène à son service. Ces élections conduisent inéluctablement le pays au chaos.

Deuxièmement, terrorisme d’État pratiqué dans tout le pays, et plus particulièrement dans le département du Pool, depuis le 4 avril 2016, la situation des prisonniers politiques et les violations répétées des droits humains constituent une préoccupation légitime pour l’opinion internationale et avant tout pour le peuple congolais. Aujourd’hui, les Nations Unies et la presse internationale dénoncent les graves faits constitutifs de « génocide » qui s’y déroulent sous l’instigation de Sassou Nguesso et du Général de Police François Ndenguet, planificateur, ordonnateur et exécutant. Ce dernier, fait toujours l’objet de poursuites judiciaires en France pour crimes de masse dans l’affaire des 352 disparus du Beach...

Troisièmement, de nombreuses preuves accablantes de disparitions forcées s’accumulent contre Messieurs Sassou Nguesso et Jean François Ndenguet. Les Assises Nationales du Congo saisissent désormais les instances judiciaires en charge des dossiers en cours. C’est le cas des faits survenus le 1er juin 2017 à NGanga Lingolo au sud de Brazzaville, ou encore de l’échange téléphonique enregistré, qui établit la réalité des menaces constantes et avérés le 13 juillet 2017, sur l’intégrité physique du syndicaliste étudiant, notamment la menace directe de disparition.

Quatrièmement, la mauvaise gouvernance, la gabegie et la spoliation par un clan des richesses nationales ont engendré une crise économique et sociale aiguë. De nombreuses catégories socioprofessionnelles des secteurs public et privé s’insurgent chaque jour davantage contre la détérioration généralisée des conditions de vie. Le soulèvement des travailleurs s’est durci et le pouvoir prédateur du tyran Sassou Nguesso se lance dans une répression barbare des travailleurs en révolte.
Considérant le ras-le-bol des populations congolaises ainsi que leur légitimité à boycotter les législatives et locales de ce 16 juillet 2017, les Assises Nationales du Congo :
 - récusent de ce fait toute aide financière internationale nouvelle à ce régime à bout de souffle.
 - soutiennent avec la dernière énergie le mouvement de grève des travailleurs congolais.
 - se réfèrent à la Constitution du 15 mars 1992, et proclament : « Le droit et l’obligation de tout citoyen de résister par la désobéissance civile, à défaut d’autre recours, à quiconque entreprendrait de renverser le régime constitutionnel, de prendre le pouvoir par un coup d’état ou de l’exercer de manière tyrannique. »

Vive le Congo libre !
Paris, le 16 juillet 2017
Le Secrétariat permanent

Assises Nationales du Congo 83, rue de Reuilly,
ACDE Impasse du Mousset 75012 Paris (France) Association Loi 1901, déclarée à la Préfecture de Police de Paris, Récépissé n°W7512246551
du 20 mai 2014 Mail : [email protected]