Le premier secrétaire national de l’Union patriotique pour le renouveau national (UPRN), Mathias Dzon a divulgué le 21 août à Brazzaville trois des 48 mesures prescrites par le FMI au gouvernement congolais pour continuer à bénéficier de la facilitation élargie au crédit du plan triennal afin de sortir de la situation de récession économique actuelle.

Sur les 48 mesures contenues dans l’accord de prêt de 448, 6 millions de dollars, soit 244 milliards de francs CFA du FMI au Congo pour relancer son économie, Mathias Dzon a révélé, entre autre mesures, lors d’une conférence de presse, la réduction du train de vie de l’Etat ; le rapatriement de l’argent public détourné et placé dans des comptes privés à l’étranger et le contrôle des marchés publics allant de la période de 2014 à 2016.

A cette conférence de presse axée sur le discours du Chef de l’Etat à l’occasion du 59ème anniversaire de l’indépendance, Mathias Dzon a également fait mention de l’audit de la Congolaise de raffinage (CORAF) et de la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC) qui font partie des mesures que le gouvernement congolais devrait exécuter en urgence afin de poursuivre son programme triennal avec le FMI.

Il a estimé que «  l’amplification du cancer de la corruption, la mal gouvernance qui est la principale caractéristique de la politique conduite par le pouvoir actuel, amenuisent considérablement les côtes du pays à aller jusqu’à terme de ce programme avec le FMI ».

Mathias Dzon s’est dit dubitatif quant à la volonté du gouvernement de mettre sur pied les réformes d’urgence recommandées par l’institution monétaire, après la première revue prévue pour fin décembre. Il devrait se contenter, a-t-il poursuivi, des 26 milliards de francs CFA d’allocation d’urgence qui a été accordée au Congo après la signature de l’accord le 11 juillet.

Le chef du département de la permanence de l’UPRN Elo Dacy a pour sa part affirmé que les 48 mesures du FMI étant contraignantes, le gouvernement congolais ne serait pas à mesure de s’y conformer.

Pour lui, contrairement à la déclaration du Président de la République qui a indiqué que ce programme « vise à améliorer la situation de nos finances et de l’économie nationale  », l’accord avec le FMI ne permettra pas aux autorités congolaises, de reconstituer les réserves internationales de change, de résoudre la crise des devises, de payer régulièrement les charges courantes de l’Etat.

par Marna Julie MANKENE 22 août 2019