« Jean-Marie Michel Mokoko, mon président » de Serge Armand Zanzala : A lire absolument par les Africains et les Français ! A faire lire aux étrangers. Des réponses à des questions-clef sont contenues dans cet ouvrage jamais écrit sur la science politique congolaise par un fils du pays.

Paru le 9 décembre dernier, aux Editions Edilivre, en France, « Jean-Marie Michel Mokoko, Mon président », notre nouveau livre est à lire absolument par les Africains et les Français. Il se veut un Projet de Société à la Création d’un Etat de Droit et au Développement que nous voulons soumettre à la sagacité des Africains, en général, et des Congolais, en particulier, mais, aussi à celle des Français. Car, leur pays est devenu une Nation des ténèbres. La France des Lumières n’existe ou n’éclaire plus.

Elle se livre au terrorisme d’Etat. L’Ecole Nationale d’Administration (ENA) d’où sont sortis plusieurs politiciens et grands cadres français, parmi lesquels des Présidents de la République, doit refondre ses moules pour en façonner d’autres. La France vit une crise de son intelligentsia. Elle manque aujourd’hui de génies et n’est plus un modèle.

Notre livre est un véritable gouvernail, pour les Africains et les Congolais, dans leurs rêves sur la démocratie et le développement. Car, les politiques des puissances étrangères et les concepts, maquettes ainsi que les plans de développement qu’ils importent ou que leur vendent cher les institutions internationales ne donnent toujours pas les résultats escomptés. Mais, nous voulons aussi à travers ce livre et à l’image des Sud-africains ainsi que de tous les peuples africains et du monde entier qui firent leur unité autour de Nelson Mandela, dans la lutte contre l’apartheid, créer, autour de Jean-Marie Michel Mokoko et de ce Projet de Société, l’unité pour vaincre le pouvoir clanique et dictatorial de Brazzaville.

Une réponse collective aux Congolais

Ils sont très nombreux, ces Congolais qui nous ont demandé de leur proposer des solutions durables au chaos dans lequel le clan au pouvoir, depuis bientôt quarante ans, a mis leur pays.

Effectivement, à l’heure où tous les Africains veulent écrire eux-mêmes leur Histoire et cherchent les voies du développement de leur continent, il ne leur est plus permis d’importer ou d’acheter des concepts, maquettes et plans de développement auprès des institutions internationales, qui les leur vendent cher. Ils doivent désormais les créer eux-mêmes. L’heure de l’indépendance de la pensée africaine a sonné. Néanmoins, le concept idéal qui renferme tout et que l’on pourra adapter partout reste « Le Congo dans l’Afrique et l’Afrique dans le Congo  », car, on ne peut développer l’un sans l’autre. »

Comme Prométhée

« Comme Prométhée, dans la mythologie grecque, qui avait volé le feu sacré de l’Olympe pour en faire don aux humains, nous avons, nous aussi, dérobé le feu de l’intelligentsia africaine en général, et congolaise en particulier, pour créer le concept « Le Congo dans l’Afrique, et l’Afrique dans le Congo », que nous voulons servir au Congo et à l’Afrique comme traitement à dose unique contre leur sous-développement. Nous confirmons qu’il n’a pas d’effets secondaires comme les troubles digestifs, la diarrhée, les ballonnements… qui peuvent paraître immédiatement ou même après des années. Pourtant, nous savons d’avance que ce concept ne sera accepté ni par les institutions internationales, ni par les Français et les Africains qui ne veulent pas entendre parler de l’indépendance de la pensée africaine. »

Deux voies pour l’Afrique francophone

«  Cependant, l’Afrique francophone n’a que deux voies pour s’affranchir et atteindre le niveau de l’Afrique anglophone : soit elle intègre et accélère le Projet de la Création des Etats Unis d’Afrique, soit elle élabore un Projet de Société commun avec la France, qui, à l’image du Commonwealth, permettra de créer l’Espace Economique Francophone dans lequel l’Afrique et la France devront trouver leurs comptes et s’épanouir. »

Nous avons osé !

Oui, nous avons osé dire, dans ce livre, que si Denis Sassou Nguesso était un « fils de la panthère » donc kongo, il n’aurait pas entrepris le pillage des richesses du Congo, commis des massacres ainsi qu’un génocide dans son pays. Il vient d’ailleurs : de l’Afrique de l’Ouest. Ces arrières-parents sont arrivés au Congo dans un convoi des colons français.

Oui, nous avons osé proposer des nouvelles institutions de la République, un nouvel hymne national qui véhicule bien les émotions et les sentiments des Congolais et qui est chanté dans des langues congolaises. Les Français, russes, chinois peuvent-ils avoir leurs hymnes dans des langues étrangères ?

Aussi, proposons-nous une autre organisation de l’Etat et une vraie indépendance des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire auxquels nous ajoutons celui de la presse. Jusqu’à montrer les limites de la conception de Montesquieu, notamment sa théorie sur la séparation des pouvoirs.

Mais, il y a aussi les nouvelles armoiries et le nouveau drapeau du Congo qui serviront dans l’ «  Opération embouteillage  » que les Congolais, les Africains et beaucoup d’autres peuples du monde utiliseront désormais dans la lutte contre le pouvoir de Brazzaville. Car, l’ancien drapeau sera bientôt remplacé. Parce qu’il confirme la division du pays et l’existence des classes sociales.

Pour l’heure, nous n’en sommes pas encore là et parlons de l’unité nationale, de la République du Congo avec ses onze départements, auxquels nous ajoutons ceux qui seront créés dans la diaspora que nous appelons déjà départements politiques qui feront que les Congolais de l’étranger participent effectivement aux activités politiques et économiques de leur pays. Même s’’ils n’y «  payent pas leurs impôts ».

Cependant, si les Congolais originaires de la partie septentrionale du pays abandonnent le combat et rejoignent Denis Sassou Nguesso ou soutiennent la candidature de son fils, Christel Denis Sassou Nguesso, pour être fideles au principe « tout sauf le sud  », les Congolais du sud sauront, eux aussi, comment répondre. Il leur suffira de dépoussiérer le projet de Modeste Boukadia, et d’écrire le Congo avec K pour marquer la différence avec le Congo de Sassou Nguesso qui est criblé de dettes, patauge dans le sang et la merde. Car, les Congolais originaires du sud n’accepteront plus, nous disons ; plus jamais, de subir la politique des Congolais du nord pour des raisons politiciennes. Au Pct, nous disons : Vous voulez la paix ? Proposez aux Congolais un autre candidat que ces criminels politiques, de guerre et de démocratie. A la France, de faire libérer tous les prisonniers politiques, avant la fin de cette année, de retirer, avant 2021, son préfet qu’elle avait ramené au pouvoir à l’issue d’une guerre meurtrière (400.000 morts et d’énormes dégâts matériels) à laquelle des mercenaires et militaires français avaient bel et bien participé. Avant que le sentiment anti-français ne gagne les Africains.

Prophète, nous le sommes !

Avant que le Président français, Emmanuel Macron, participe au sommet de l’Otan, et parle du sentiment anti-français, nous avons lu sur ses lèvres et déchiffré le message qui tourmentait sa tête.

C’est ainsi qu’en dehors de l’esclavage, la traitre négrière, la colonisation, les coups d’état faits en Afrique avec la complicité de la France que nous ne voulons pas lui rappeler, nous avons tout simplement parlé, dans ce livre, du mercenariat que la France a réintroduit, secrètement dans le Droit français. Parce que faisant effectivement partie du secret d’Etat. Citoyen européen que nous sommes, nous voulons introduire une requête à l’Union Européenne. Nous sollicitons, pour cela, les services et le concours de tous les juristes et avocats du monde qui sont acquis à la cause des Droits de l’Homme.

La réintroduction du mercenariat dans le Droit français fera que des militaires français admis à la retraite ou qui sont en fonction aient le droit d’aller « chasser  » ou déstabiliser les régimes et tuer les peuples en Afrique. Sous le prétexte de protéger les sociétés françaises. D’ailleurs et déjà, un grand journaliste français, Jean-Paul Pigasse, qui participe à l’Opération Mouébara, montée par Denis Sassou Nguesso et qui est destinée à dépeupler la partie australe du Congo, pour des raisons qui sont tout simplement électorales, sort et entre en France, sans s’inquiéter pour sa participation à une bande de criminelles. Un Bob Denard, quoi !

Mercenariat pourquoi faire dans un pays qui avait servi de matrice des Droits de l’homme ?

Monsieur Emmanuel Macron, vous dites sentiment anti-français ? Nous vous répondons sentiment anti-africain ? Pourtant, nous ne voulons pas dire que vous êtes un colon hors saison. Qui dit mieux ?

A notre aîné, Hubert Roger Ngourou, qui rappelle dans un post publié sur son mur de Facebook qu’Emmanuel Macron est le meilleur de sa promotion, et a passé son stage au Nigeria, et ses vacances au Mali et en Côte d’Ivoire, pour en déduire qu’il connaît et aime l’Afrique, nous disons tout simplement qu’aucun Président français ne peut aimer l’Afrique et les Africains, mieux que les Africains, eux-mêmes. Sinon l’Afrique francophone ne serait pas, en ce XXIe siècle, dans cet état piteux et honteux. Sinon la traversée et les noyades dans la Méditerranéen qui rappellent celles de l’Océan Atlantique, par nos ancêtres, seraient stoppés.

Voilà pourquoi « Jean-Marie Michel Mokoko, mon Président » est un livre à lire absolument. Cher aîné, Hubert Roger Ngourou, dites-moi comment vous envoyer un exemplaire de ce livre. Vous le recevrez.

Serge Armand Zanzala, journaliste et écrivain