Depuis la fin de l’année 2011, date à laquelle la RD Congo avait organisé pour la deuxième fois, les élections pluralistes au niveau présidentiel et législatif national, à l’issue desquelles des tensions, des crises et des conflits de tout genre ont miné la cohésion et la stabilité de ce géant pays au cœur de l’Afrique, la cause principale de cette situation fut la contestation des résultats de ces élections par les acteurs en présence. Face à cette crise, nous avons assisté aux disputes et bras de fer des diverses natures ;débats radiotélévisés chauds parfois marqués par la violence physique et verbale, marches pacifiques et violentes parfois suivies de destruction des biens publics et privés (autant d’actes réprimées dans le sang), remise en cause de la légitimité de l’autorité établie, arrestations et incendies…

Ce chaos s’aggravait au fur et à mesure qu’on s’approchait de la fin du second et dernier mandat du président KABILA. Pour y mettre fin, la nécessité de trouver un compromis entre acteurs protagonistes s’est avéré nécessaire. C’est dans cette perspective qu’ont été organisées les concertations nationales en 2012, puis le dialogue national à la Cité de l’Unité Africaine en octobre 2016. Ces deux premiers rendez-vous n’avaient pas produit les résultats escomptés à cause de leur caractère jugé non inclusif des principales forces politiques de l’opposition et de la société civile. Ce qui n’a pas réussi à apaiser le climat politique.

Toutefois, pendant cette période des tensions et des crises qui menaçaient d’imploser la République Démocratique du Congo, nombre de pays et d’institutions tant nationales qu’internationales, et voire des personnalités aussi bien nationales qu’étrangères ont été au chevet du pays pour prévenir tout débordement et tout embrasement de la situation. Au nombre des personnalités dont la contribution au processus de paix a été remarquable figure Michel Innocent PEYA, écrivain africain qui, de par ses publications, a fourni à la classe politique de la République Démocratique du Congo et à celle du reste du continent une gamme importante des conseils, des suggestions et des remarques pour préserver la paix et la stabilité nationale.

Sa notoriété et sa célébrité ont été renforcées non seulement par ses multiples métaphores, mais aussi et surtout par son intense campagne à Kinshasa et à travers l’Afrique d’éducation civique avec les sketchs , Spots et Episodes sur la protection des biens publics, privés et celle de la jeunesse contre toute manipulation.

Bien avant la signature de l’Accord politique inclusif entre la Mouvance présidentielle et le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement signé en date du 31 décembre 2016, Michel Innocent PEYA a joué la carte de l’apaisement. Dans un style neutre, scientifique et engagé, Michel Innocent PEYA a accompagné, jour après jour, le processus de négociation par des innovations théoriques de haute philosophie de paix, de stabilité et de cohésion sociopolitique.

Les plus frappantes de ses contributions sont entre autres l’art du compromis, plaidoyer en faveur de la démocratie de partage et de non exclusion, le modèle MANDELA pour la paix et la stabilité en Afrique, la protection des anciens chefs d’Etat d’Afrique. Nous avons reçu félicitations et encouragements pour la promotion des idées de cet écrivain africain pour sa neutralité et sa cohérence africaine dans la recherche de la paix et de la stabilité en RDC et dans le reste de l’Afrique.

Aujourd’hui, après la signature dudit accord, nous sommes tombés encore une fois, sur une de ses publications intitulées :« L’unité de commandement dans les organisations civiles et militaires du Congo- Brazzaville  ». Dans cette publication, Michel Innocent PEYA développe la notion du leadership et démontre l’importance de la structuration, de la hiérarchie et de l’unité de commandement dans toute société.
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Ainsi, à la page 19 de cet ouvrage, Michel PEYA indique qu’« il y a deux qualités pour assurer l’unité au sein d’une société :le formatage de l’esprit et la capacité à faire partager la vision aux autres membres de la communauté ».

Dans le même ordre d’idée, Monsieur PEYA renchérit, de la page 20 à la page 29, en affirmant que « dans toute société ou communauté humaine, la recherche du compromis à travers les négociations doit aboutir par la reconnaissance, dans une hiérarchie d’un leadership fondé sur la légitimité, l’autorité et la persuasion ».

Ces éléments, conclut-il, permettent à l’Etat ou à ses institutions d’être dotés des animateurs crédibles, respectueux et à qui la population inspire confiance. Fort de ces convictions, Michel Innocent PEYA pense que, malgré le degré d’hostilité de combat politique en RD Congo et dans le reste de l’Afrique, les Acteurs politiques et de la société civile ou forces vives de la nation doivent savoir qu’il y a UN TEMPS POUR TOUTE CHOSE : UN TEMPS POUR LES DISPUTES, UN TEMPS POUR LE COMPROMIS ET UN TEMPS POUR L’UNITE ET LA RECONSTRUCTION NATIONALE.

Cet appel de Monsieur PEYA est une interpellation aux Africains pour qu’ils comprennent qu’il n’est pas utile d’entretenir éternellement des attitudes psychologiques favorables à la culture des conflits. L’unité nationale et la reconstruction de nos Etats dépendent en grande partie, de notre capacité en tant qu’Africain, de tourner les pages sombres de notre histoire immédiate et lointaine afin de regarder inlassablement vers l’avenir.

C’est en cela que Monsieur Michel Innocent PEYA conclut dans son modèle NELSON MANDELA que « la purgation de nos différentes émotions, tristesses, colères, frustrations, déceptions et trahisons des uns vis-à-vis des autres, est une condition sine qua none pour instaurer une paix durable en Afrique  ». Pour la qualité de ses réflexions, l’indépendance de sa pensée, la neutralité de ses écrits et l’engagement pour la paix, la stabilité et la cohésion en Afrique, Monsieur PEYA Michel Innocent, à qui nous souhaitons encore beaucoup d’optimismes, mérite la reconnaissance de notre rédaction et celle des Africains.

Source C-News (RDC)