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Arts
Les Tékés produisent des statuettes rituelles en bois dessinées au culte des génies et des ancêtres et des masques ronds ornés de figures géométriques. Les statuettes kongo sont célèbres par leur foisonnement de clous et de lames de couteaux fichées dans le bois. Les statuettes-reliquaires des Vili s’apparentent à la statuaire des Punus du Gabon, avec des visages peints en blanc. Les Babembés sont spécialisés dans la sculpture miniature. Édouard Malonga et Grégoire Massengo perpétuent aujourd’hui la sculpture traditionnelle. L’école de peinture de Poto-Poto, du nom d’un des quartiers populaires de Brazzaville, a formé de nombreux peintres. Connue à l’étranger pour l’invention d’un style original, appelé « les Mickeys », et dirigée par Nicolas Ondongo, l’école est revenue à un style plus naturalisme (scènes de marché, de chasse).
Littérature
Organe officiel des centres culturels de l’AEF (1950-1960), la revue Liaison fut à la tribune des jeunes intellectuels congolais et fit connaître quelques-uns des écrivains congolais, déjà nombreux à l’époque. Citons : Jean Malonga (Cœur d’Aryenne, 1947) Guy Menga, dramaturge (la Marmite de Koka-Mbala, 1966) et romancier (la Palabre stérile, 1968) Sylvain Bemba, romancier et dramaturge (L’enfer, c’est Orfeo, 1969). Tchicaya U Tam’si, l’un des plus grands poètes d’Afrique noire, publie en 1955 son premier recueil : Mauvais Sang. À partir de 1968, l’essor de la littérature congolaise s’amplifie. Le poète Jean-Baptiste Tati-Loutard fait paraître les Racines congolaises ; Maxime N’Debeka, Soleils neufs en 1969. Le roman est représenté par Emmanuel Dongala (Un fusil dans la main, un poème dans la poche, 1973), Henri Lopès (le Pleurer-Rire, 1982) le nouvelliste Tchichellé Tchivela (Longue est la nuit, 1980), Sony Labou Tansi (la Vie et demie, 1979). Il faut enfin mentionner le romancier et essayiste Jean-Pierre Makouta-Mboukou et l’essayiste Théophile Obenga (Sur le chemin des hommes, 1984), également poète.
Théâtre
En 1963, deux troupes furent créées, qui fusionnèrent dans le Théâtre national congolais en 1965. À côté de Guy Menga et Sylvain Bemba, citons les poètes M. N’Debeka (le Président, 1970) et Tchicaya U Tam’si, Patrice Lhoni (l’Annonce faite à Mukoko), Ferdinand Mouangassa (Nganga-Mayala, 1968), etc. Le théâtre des années 1980 invente des voies nouvelles, sous l’impulsion du Rocado Zulu Théâtre (fondé et animé par Sony Labou Tansi), de la Troupe artistique Ngunga, du Théâtre de l’Éclair d’Emmanuel Dongala.
Musique et danse
La danse et la musique font partie intégrante de la tradition et de la vie quotidienne, qu’il s’agisse des danses sur échasses du Niari ou de la danse kyébé-kyébé des Mboshis, qui comporte des marionnettes aux couleurs vives. Le Ballet nationale du Congo puise dans la tradition des tableaux dansés.
La musique congolaise est celle qui s’est le plus propagée dans toute l’Afrique, sous de multiples dénominations : jazz congolais, Congo Music, rumba ou soukouss, musique de danse qui mêle les formes occidentales (rock, etc.) et les rythmes antillais. En marge du soukouss, un musicien comme N’Zongo Soul renoue avec le walla, un des rythmes traditionnels du peuple kongo.
Cinéma
Quatre réalisateurs ont fait connaître le cinéma congolais : Alain N’Kodia (Mami Wata, 1970), Jérôme Tsila (Zomba Nkoukou, 1972), Sébastien Kanga (la Rançon d’une alliance, 1975, adaptation du roman de J. Malonga, la Légende de M’Pfoumou Ma Mazono) et Jean-Michel Tchissoukou (la Chapelle, 1979 ; les Lutteurs, 1982).
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