Ministre de la Jeunesse et de l’Education Civique, Destinée Doukaga (alias D.D) ayant décrété que quiconque critiquerait désormais le Président congolais sur Facebook, YouTube, Tweeter, le croisera sur sa route, le sang de Gwladys Mindouli, politologue et habituée des réseaux sociaux, n’a fait qu’un tour.

Comme pour montrer à Destinée Doukaga que ses menaces n’avaient aucune valeur au regard des jeunes, l’analyste Gwladys Mindouli a férocement écorché Sassou dans une vidéo de 8 minutes postée sur YouTube et largement diffusée sur Facebook.

La logique voudrait que Doukaga, quoique « oisive », riposte à cette attaque supplémentaire médiatique faite à son Président-chéri. Destinée, ministre de la jeunesse et écrivaine, « même si elle est seule à lire ses livres » faisant preuve d’un zèle étonnant a intérêt à joindre le geste à la parole. Poursuivra-t-elle Gwladys Mindouli pour diffamation ?

On se demande à quoi rime la surenchère doukaïste alors que le remaniement où elle risquait son portefeuille est déjà passé ? Le zèle ne donne jamais des ailes en terme d’ascension politique. Chacun a vu comment le griot Asie-Dominique de Marseille a été remercié en monnaie de singe.

Politologue et résistante, Gwladys Mindouli ayant alors pris au mot la groupie de Monsieur 8 % en transgressant son incroyable mise en garde s’inscrit ici dans la logique de la riposte systématique et systémique contre la dérive des Nguesso en général. Férue de nouvelles technologies, G. Mindouli a juré faire usage des vidéos YouTube pour traquer la folie des NGuesso. Claudia Ikia Sassou fit récemment les frais de cette logique du défi et de la riposte.

Doukaga va-t-elle relever l’affront ?

Poétesse dans sa jeunesse, les mots ne manqueront pas à D.D pour laver l’affront fait à son cher Président Sassou. On attend alors avec fièvre sa riposte au défi que lui a lancé Gwladys Mindouli. La réplique est un droit de réponse qui expose à une humiliation quand on ne s’en sert pas. La balle est dans camp de DD.

Pour Gwladys Mindouli, s’en prendre aux réseaux sociaux tient d’un combat d’arrière-garde. Il est étonnant qu’une jeune ministre de la trempe de Destinée en fasse un enjeu de flatterie courtisane. « DD a lingui Sassou na lokosso » aurait chanté Zaïko.

Et d’ailleurs, aux yeux de G. Mindouli, Doukaga ministre de la jeunesse, « âgée de 40 ans », paraît « plus vieille que sa collègue du gouvernement Adelaïde Mouhani députée de...Mindouli », une rombière du chemin d’avenir. DD, si jeune et sans gêne !

Qu’a fait la ministre Doukaga pour les jeunes depuis le gouvernement de Mouamba 1 jusqu’au 2. Rien ! Nada ! No thing ! Eloko té ! Kima vé ! Koto !
Si quand même. Notre DD compte à son actif l’organisation d’une colonie des vacances où elle s’affiche en public avec des bigoudis sur la tête tassés sous un filet. Un look de plouc. Elle aurait pu prendre modèle sur Alain Akouala qui s’investit avec rage dans la sapologie après avoir échoué sur les ZES (Zones économiques spéciales) !

A défaut de laisser une trace pour la postérité on aurait espéré que Destinée profitât de son oisiveté pour nous pondre un « roman » de son cru, comme Henri Ndjombo ou Benoît Moundéléngolo, deux grands-frères du Parti qui se prennent pour des Jean Malonga du 21èm siècle..

Une récidiviste

L’analyste Gwladys MIndouli n’est pas à son coup d’essai. On l’a dit, elle a récemment éreinté un membre de la famille présidentielle, une certaine Claudia Ikia Sassou, dans une implacable vidéo (voir notre article). G. Mindouli qui compte beaucoup de vidéos sur les réseaux sociaux déstabilisera plus qu’une manif d’indignés sur Le Champ de Mars des « putains de la République » de la trempe de Destinée Doukaga et Claudia Sassou. S’en prendre aux internautes comme le promet Destinée Doukaga est plus redoutable que se battre contre des moulins à vent. Gwladys Mindouli, une pro du Web, a compris que l’une des armes qui viendra à bout de la dictature sassouiste est l’internet. « Aussi si ça ne tenait qu’à lui, Sassou ne réserverait le signal internet et l’électricité qu’à ses ministres » ironise Gwladys Mindouli qui doit se souvenir de ce que fit Thierry Moungalla aux présidentielles de 2015.

La Congolaise dans la lutte

On commençait à désespérer de la femme congolaise. Absente du débat politique, la Congolaise ne semble pas arriver à la cheville de la Sénégalaise, l’Ivoirienne, la Malienne, la Camerounaise ou la Rdécéenne. La Brazzavilloise Gildas Moutsara ayant tourné le dos au débat intellectuel et militant, la dynamique de la lutte accuse un retard quant à la prise de conscience politique. Grâce à ses ripostes aux propos réactionnaires des Nonault Arlette Soudans, Belinda Ayessa,Claudia Sassou et autres Doukaga, Gwladys Mindouli est en train de remettre les pendules à l’heure.

ALPHONSE OKEMBA