Suite à l’article paru sur notre site dont le contenu aurait heurté le Dr. Marcel Guitoukoulou, ce dernier a jugé nécessaire d’utiliser, à cet effet, son droit de réponse.

DROIT DE REPONSE

Monsieur le WEBMASTER

Votre site internet a publié dans son édition du 13/10/2017 à 21H47 minutes, un article signé de Monsieur Benjamin BILOMBOT BITADYS, titré « De l’isolement du Pasteur NTOUMI par SASSOU NGUESSO ».

Cet article affirme que : Denis Sassou Nguesso, à l’occasion de la réunion avec quelques «  chapeaux plumes » de la région du Pool triés sur le volet, a accepté l’ouverture des couloirs sécurisés pour tous les jeunes qui voudront sortir, mais à une seule condition : Sortir avec leurs armes. « Quitter la forêt pour rejoindre des camps de cantonnement  » a suggéré sur Africa N°1 (10/10/17) le Dr Marcel GUITOUKOULOU, virulent opposant devenu porte-parole de Denis Sassou Nguesso.

Nous contestons vivement ces allégations car elles sont totalement fausses, il s’agit d’une grave contre-vérité qui ne permet pas à ceux qui vous lisent d’avoir une vision objective de l’intervention de Marcel GUITOUKOULOU sur Africa N°1.

Au cours de ce débat, le Dr GUITOUKOULOU n’a jamais suggérée une telle ineptie, ni prononcé de tels propos. Nous sommes étonnés que Monsieur BILOMBOT BITADYS ait pu publier une telle information, sans la vérifier.

Afin de rétablir la vérité, nous n’allons pas faire l’économie de la retranscription des paroles qui ont été tenues par Marcel GUITOUKOULOU et qui ont été outrageusement déformées pour être utilisées à charge contre lui.

A la question qui lui a été posée par Stéphanie Hartman, la journaliste d’Africa N°1, à savoir s’il fallait négocier avec le Pasteur NTOUMI, le Dr GUITOUKOULOU a répondu sans ambages qu’on ne peut parler de paix que si toutes les forces impliquées dans cette guerre se retrouvent autour d’une table pour une concertation et rechercher un compromis historique. Pour faire la paix il faut que l’aspect juridique soit pris en compte.
Nous osons espérer que Monsieur BILOMBOT BITADYS saura comprendre ce que c’est que l’aspect juridique de la résolution des conflits armés.

Sans alléguer de sa méconnaissance du sujet, nous lui rappelons que l’aspect juridique de la résolution du conflit doit prendre en compte :
- La présence d’un médiateur neutre et crédible issu de la communauté nationale ou internationale ou même des deux.
- L’accord sur un cessez le feu pour faire cesser les hostilités et arrêter la violence.
- Le dialogue à tous les niveaux entre les belligérants.
- La protection, dans le strict respect du droit humanitaire des populations civiles gravement affectées par le conflit qui oppose les forces armées aux combattants Nsilulu.

Lorsque Marcel GUITOUKOULOU parle de trouver un compromis historique entre les acteurs du conflit pour établir une paix véritable et définitive, il est clair qu’en sa qualité de Médecin, témoin privilégié de la souffrance humaine et habitué à faire des diagnostics, il connait la cause du mal profond qui dévore le Congo.

Il a plusieurs fois dénoncé avec virulence l’obsession du pouvoir à tout prix ; la faiblesse des institutions congolaises gangrenées par la corruption, le clientélisme et le tribalisme ; l’économie et les finances obérées par une mauvaise gestion chronique, la gabegie et le détournement des fonds publics ; la criminalité de droit commun se parant parfois de masques politiques avec son lot de milices privées et d’escadrons de la mort, l’incarcération arbitraire des leaders politiques ou d’opinion.

Autant de méfaits qu’il combat bec et ongles et qui nécessitent aujourd’hui que les Congolais dans leur diversité y compris le pasteur NTOUMI soient impliqués dans la recherche d’une solution de paix profonde et d’un développement économique durable pour l’intérêt général du pays qui continue de vivre une histoire sanglante et des populations qui subissent des violences affreuses.

Le Dr GUITOUKOULOU l’a d’ailleurs souligné dans son intervention en affirmant que, si le Pasteur NTOUMI n’est pas associé aux discussions cela ne marchera pas, la Parole de Monsieur Sassou ne suffira pas car l’on ne peut demander aux miliciens du Pasteur NTOUMI d’évacuer leurs positions aujourd’hui, sans attaquer le problème à la racine. Le Pool et le Congo ont besoin d’une paix définitive ».

Il est donc regrettable que la mauvaise foi de Monsieur BILOMBOT BITADYS laisse entendre que l’ancien opposant Marcel GUITOUKOULOU glisse par « fraternité maçonnique  » vers Sassou Nguesso dont il serait devenu le porte-parole en invitant les jeunes Nsilulu à emprunter les couloirs humanitaires sans négocier un cessez le feu.

N’en déplaise à l’auteur de cet article d’une qualité moyenne et contestable, le Dr GUITOUKOULOU qui est personna non grata au Congo Brazzaville est toujours un opposant au régime en place.

Marcel GUITOUKOULOU a fait de la non-violence son crédo et il a la conviction que la paix se pense et se construit dans la réflexion et le dialogue et non dans la passion des querelles partisanes.

L’article de Monsieur BILOMBOT BITADYS, uniquement à charge, truffé de mensonges et de contre-vérités ne comprend que des citations malveillantes des détracteurs habituels du Dr GUITOUKOULOU qui sont devenus allergiques à sa moindre prise de parole.

Nous nous voyons donc contraints d’amener ces précisions à vos lecteurs internautes qui apprécieront comment Monsieur BILOMBOT BITADYS cherche de manière fallacieuse à discréditer l’opposant Marcel GUITOUKOULOU.

Vous voudrez bien procéder à l’insertion du présent droit de réponse dans les délais et conditions de la loi.

Chistian Keza, avocat au barreau de Marseille

http://africa1.com/IMG/mp3/jda_-_10_10_17_-_pad.mp3

http://www.congopage.com/De-l-isolement-du-Pasteur-Ntoumi-par-Sassou-Nguesso?var_mode=calcul

Notre point de vue

Dont acte. Il ne reste pas moins qu’après le tollé suscité par ses propos sur Africa n°1, nous notons que le Dr. Marcel Guitoukoulou, dans une lettre du 21 octobre 2017 intitulée « A tous Les Amis et Camarades Pour le Changement », histoire, sans doute, de faire tomber la fièvre, le Dr. M. Guitoukoulou, disions-nous, est revenu sur l’émission et avoué être tenté de dire « Mea Culpa, pour ceux et celles d’entre (nous) qui sont interrogatifs ». Il a regretté de n’avoir pas bâti de commun accord « l’argumentaire de communication » et, par conséquent, en « (...) assume (l)’entière responsabilité, et (s)’engage à tenir une réunion de clarification et de prospective pour l’avenir, dans les plus brefs délais. »
En effet, une faute avouée est à moitié pardonnée. Vous imaginez combien on attend sa « réunion de clarification ». Médecin, on ne lui en voudra pas, dans sa piqûre de rappel, de taire son opinion sur la grève qui sévit actuellement au CHU de Brazzaville et sur le drame sanitaire des populations qui errent dans la région du Pool bombardée par les soins du Président Sassou.
Quant à l’article contesté de Congopage , jugé de « qualité moyenne et contestable », le Président du Congrès du Peuple était prompt de perfuser son site Kimpwaza (quand il était encore actif) avec les papiers économiques de Bilombot Bitadys.