Commémoration Dimanche 19 mars 2017, à la Basilique Saint-Denys d’Argenteuil, une messe présidée par Mgr Stanislas Lalanne commémorera le 40ème anniversaire de la mort du cardinal Emile Biayenda, grande figure de l’Eglise au Congo.
 
Le 22 mars 2017, l’Eglise catholique et les hommes de bonne volonté au Congo vont commémorer la mort du premier cardinal congolais, Emile Biayenda, archevêque de Brazzaville, assassiné le 22 mars 1977. Son procès en béatification est en cours.

Chrétiens congolais résidant en Ile-de-France et ailleurs, hommes et femmes de bonne volonté, amis du Congo, vous êtes invités à vous associer à cette commémoration, au cours de la messe qui sera présidée par Mgr Stanislas Lalanne, évêque de Pontoise, le dimanche 19 mars 2017 à 15h, en la Basilique Saint-Denys d’Argenteuil1
Que le Seigneur Jésus, par le sacrifice du cardinal Emile Biayenda, nous accorde les grâces que nous lui demandons avec confiance pour chacun de nous et pour le Congo.


(1) La Basilique Saint-Denys d’Argenteuil, connue pour abriter la Sainte Tunique du Christ, est à 8 mn à pied de gare d’Argenteuil ; des personnes se tiendront à la gare pour vous en indiquer le chemin. En voiture, se garer entre 92 et 84 boulevard Héloïse, 95100 Argenteuil.
 
Prière pour la béatification du cardinal Emile Biayenda :

Seigneur Dieu, notre Père, qui as révélé aux hommes, par ton Fils Jésus-Christ, les voies du Royaume des cieux et de l’éternité bienheureuse, accorde à ton serviteur, le cardinal Emile Biayenda, la grâce d’être glorifié parmi les élus du ciel, lui qui, par ses vertus et le sacrifice de sa vie, a témoigné sur terre du véritable amour de Dieu et du prochain, par Jésus-Christ, notre Seigneur. Amen.
 
Abbé Olivier MASSAMBA-LOUBELO  
prêtre fidei donum dans le diocèse de Pontoise
Mars 2017
 
En savoir plus sur le cardinal Emile Biayenda.

Bref aperçu de la vie du Cardinal Emile Biayenda

Emile BIAYENDA, fils de Semo dia NGOMA et de Maa BIYELA, est né en 1927, à Malela Bombé, à l’époque dans le district de Kindamba Après des études primaires dans les écoles catholiques de ce district puis à Boundji, il entre au petit séminaire Saint-Paul de Mbamou. De 1950 à 1958, il fait ses études de philosophie et de théologie au grand séminaire Libermann de Brazzaville. Ordonné prêtre le 26 octobre1958 par Mgr Michel Bernard, il exerce son ministère d’abord à la paroisse de Sainte-Marie de Ouenzé, à Brazzaville, de 1959 à 1962, puis à la paroisse Saint-Jean-Marie Vianney, toujours à Brazzaville, de 1962 à juillet 1965.

Responsable diocésain de la Légion de Marie, cette forme d’apostolat lui valut l’inimitié de certains hommes politiques. Il est arrêté par la police le 8 février 1965 ; accusé d’être au cœur d’un complot de déstabilisation du pouvoir politique en place, il va subir pendant presque deux mois les pires sévices pour lui faire avouer les contours du soi-disant complot et dénoncer ses complices. Pour la première fois, il subit dans sa chair le contrecoup des luttes politiques auxquelles il était pourtant totalement étranger.

A sa sortie de prison, en il part en France pour se faire soigner et 1965 à 1969, Emile Biayenda poursuit ses études dans les facultés catholiques de Lyon en France où il obtient une licence de Théologie et un Doctorat en Sociologie.

Rentré à Brazzaville en mai 1969, il est nommé vicaire à la paroisse Saint-Esprit de Moungali. Le 18 février 1970, il devient vicaire épiscopal chargé de la coordination entre les diverses œuvres d’apostolat et les commissions diocésaines. Le 7 mars 1970, l’abbé Emile Biayenda est nommé Archevêque coadjuteur de Brazzaville avec droit de succession et est consacré à Rome, le 17 mai de la même année. Il succède à Monseigneur Théophile Mbemba, décédé le 14 juin 1971 à Brazzaville. Le 2 février 1973, il est créé cardinal par le Pape Paul VI.

Mais la situation politique du pays est toujours sous l’emprise marxiste-léniniste. Le gouvernement congolais de l’époque, fortement marqué par cette idéologie, connaît une instabilité du fait de rivalités internes dans le parti unique. Cela aboutit, le 18 mars 1977, à l’assassinat du Président de la République, Marien Ngouabi. (Il convient de rappeler que le 18 mars 1977, le Cardinal Emile Biayenda s’était entretenu en début d’après-midi avec le Président Marien Ngouabi sur des questions relatives à l’Eglise au Congo. Après l’entretien, le Cardinal était retourné à son domicile. Et quelques heures après, le président Marien Ngouabi fut assassiné).

Le soir du 22 mars vers 17h, un véhicule Land Rover s’arrête devant la résidence du Cardinal. Deux hommes en descendent et annoncent au Cardinal Emile Biayenda que les autorités militaires veulent l’entendre au sujet de sa dernière rencontre avec le Président. Le Cardinal monte à bord de leur véhicule, qui prend la direction de l’Etat-Major de l’armée... L’abbé Louis Badila, le Vicaire général, tente de les poursuivre en voiture. Mais l’embouteillage de la circulation leur donne de l’avance sur lui et il les perd de vue…" Plus tard dans la nuit, les autorités militaires annoncent au Vicaire général l’assassinat du Cardinal Biayenda par ceux qui l’avaient enlevé.

Il nous laisse un message adressé à ses compatriotes peu avant sa mort, message de paix, en quelque sorte son testament et la conclusion de sa mission évangélique parmi nous : « A tous nos frères croyants du Nord, du Centre et du Sud, nous demandons beaucoup de calme, de fraternité et de confiance en Dieu, Père de toutes races et de toutes tribus ; afin qu’aucun geste déraisonnable ne puisse compromettre un climat de paix que nous souhaitons tous ». Le procès de béatification du cardinal Emile Biayenda est en cours.