Depuis, l’apparition du coronavirus, en décembre dernier, en Chine, et vu les nombreux et importants dégâts humains qu’il ne cesse de causer au sein de la population mondiale, vu certains articles de la presse occidentale, mais aussi les discours et les actes qui sont posés par certains chefs d’Etat, d’aucuns pensent que l’humanité est en pleine guerre mondiale, la troisième après celles de 1914-1918, et de 1939-1945.

Cependant, si les statistiques des pertes humaines de la Première Guerre mondiale font état d’environ 18,6 millions de morts, celles de la Seconde Guerre mondiale varient, avec des estimations allant de 50 millions à plus de 70 millions de morts. Et, celles des pertes des vies humaines qui seront enregistrées pendant cette Troisième Guerre mondiale commencent, elles aussi, à être dramatiques et à inquiéter.

La mise à jour de cette pandémie faite par le journal Le Monde, le 14 mai dernier, fait état de 305.424 morts dans le monde dont plus de 80% en Europe et aux Etats-Unis. L’Afrique semble surprendre. Les médias et les gouvernements occidentaux ainsi que l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) semblent échouer dans leurs pronostics. Les ravages attendus n’ont jusque-là pas encore eu lieu. La raison ? Ce continent se sert de sa pharmacopée.

Cependant, au lieu d’encourager l’Afrique à maintenir le cap et l’aider à vaincre cet ennemi commun qui est le virus du Covid 19, ou à mettre ses produits à la disposition de tous les gouvernements du monde, voire de l’humanité tout entière, certains gouvernements et organisations internationales découragent ses efforts. Pire, ils refusent de reconnaitre les traitements administrés qui, pourtant, selon les témoignages concordants et les rapports officiels des gouvernements, guérissent et préviennent contre le coronavirus, ils veulent aussi l’obliger, sous des menaces qui sont à peine voilées, à abandonner ces médicaments et à prendre une voie qui, pourtant, va le conduire à l’hécatombe.

Parmi les gouvernements et les institutions internationales qui, selon les Africains, veulent voir leur continent sombrer dans un chaos total, et payer un lourd tribut de cette pandémie pour donner du crédit à des faux pronostiqueurs, il y a le gouvernement français et l’Organisation mondiale de la santé, ainsi que Rfi qui donne plus du crédit à ce que disent ces deux institutions et les pronostiqueurs qu’aux exploits des Africains dans le traitement et la gestion de la pandémie du Covid 19.

Mais, c’est le président français, Emmanuel Macron, qui est pris pour Adolph Hitler dans cette Troisième Guerre mondiale. Une guerre qui n’est plus seulement menée contre le Covid 19 ; mais aussi contre l’Afrique. La France est en guerre contre l’Afrique. Le prouvent les agissements de son Président.

Nous analyserons quelques articles parus sur le site de Rfi et celui de Senenew, un journal en ligne sénégalais, pour soutenir cette opinion qui va grandissante en Afrique.

Premier extrait

Cet extrait introduit l’interview de la Docteure Pascale Abéna, médecin spécialiste des maladies infectieuses à Douala, et porte-parole d’un collectif de 13 médecins africains, européens et américains. Elle est réalisée par Carine Frenk, pour le compte de Rfi. L’article porte le titre de «  invité Afrique : traitement du Covid-19 en Afrique : alerte de 13 médecins africains, européens et américain », Il a été publié le 6 mai 2020.

Le texte : « Depuis le début de l’épidémie, l’infectiologue français Didier Raoult prône l’utilisation de la chloroquine, un médicament contre le paludisme associé à l’azithromycine, un antibiotique. Et, cela fait débat dans le monde scientifique et dans les médias. Pour apporter un nouvel éclairage, un collectif de 13 médecins (8 Africains, 3 Européens et 1 Nord-Américain) met en garde contre une utilisation inappropriée, généralisée ou en automédication d’un tel traitement en Afrique subsaharienne. » Pourquoi l’Afrique subsaharienne seulement ?

Notre analyse  : Ce lead (introduction) résume bien l’article et montre clairement la position de ces 13 médecins sur l’utilisation de la chloroquine alors que les témoignages des malades guéris par ce médicament sont nombreux, même en dehors de la France et de l’Afrique. Mais, Rfi veut relancer un débat qui semblait déjà être clos, après la visite de travail du président français à Marseille où il a rencontré le professeur Didier Raoult qui, effectivement, prône l’usage de la chloroquine comme traitement du coronavirus. Dans la relance de ce débat, Rfi se sert d’une Africaine, docteure Pascale Abéna, pour bien faire passer le message qu’il veut adresser aux Africains de l’Afrique subsaharienne. Signalons que dans cette partie du continent, des gouvernements ont autorisé l’usage de la chloroquine et de certains produits tirés de leurs pharmacopées, et que cette interview a été réalisée le 6 mai, un jour seulement avant celle qu’accordée Denis Sassou Nguesso à deux journalistes de France 24 et Rfi. On ne se tromperait pas en disant que la France veut pousser les gouvernements africains à abandonner l’utilisation de la chloroquine et celle des produits pris dans leurs pharmacopées. Pourtant, la chloroquine a déjà fait des succès en Afrique, et c’est avec l’artemisia, la plante qui a permis de fabriquer le Covid Organics, le produit malgache qui permet de prévenir et guérir le Covid 19 que la Chine et autres pays d’Asie avaient éradiqué la malaria. La France et l’Oms n’existaient-elles pas en ces temps ? L’artemisia n’était-elle pas encore une plante dangereuse pour l’homme, à cette époque ?

Deuxième extrait
Il est tiré d’un article publié par Rfi dans lequel des Ong dénoncent des « crimes cachés » du régime de Bujumbura, au Burundi. Il a été publié, par Landry Nshimiye, un autre Africain, le 16 mai 2020.

Le texte : « Au Burundi, à quatre jours d’une présidentielle à laquelle le président en exercice Pierre Nkurunziza n’est pas candidat, des organisations de la société civile burundaise accusent le pouvoir actuel d’avoir poursuivi sa répression sanglante, entamée lors des manifestations contre son 3ème mandat, fin avril 2015. Le compteur de l’Onu est bloqué à 1200 victimes depuis la fermeture du bureau du Haut-commissariat de l’Onu aux droits de l’homme dans le pays en 2017. Et même si les leaders de ces organisations ont été poussés à l’exil, elles ont gardé des réseaux de militants sur tout le territoire, ce qui leur permet de documenter ces « crimes cachés ».

Notre analyse : Ce texte est une attaque personnelle contre le Président sortant Pierre Nkurunziza, du Burundi. Il vise à le mettre en garde pour les crimes qu’il aurait commis alors qu’il était Président. C’est donc une menace de la France. Et, Rfi publie cette mise en garde au moment où Pierre Nkurunziza a posé un acte très courageux qui a été salué par beaucoup d’Africains. Il a, en effet, expulsé le représentant de l’Oms ainsi que trois autres experts de santé, travaillant dans son pays. Après cette expulsion, Pierre Nkurunziza a eu le soutien de nombreux Africains. Cependant, pour le décourager et faire peur aux autres chefs d’Etat qui risqueront de suivre son exemple, Rfi, la voix du ministère français des Affaires étrangères, a dépoussiéré les crimes qu’il aurait commis. Alors que les tribunaux français sont pleins de plusieurs dossiers sur les génocides, les crimes de sang et économiques qui n’attendent qu’ à être dépoussiérés et commentés par les grands médias pour informer l’opinion française et internationale, susciter l’intérêt des juges et l’indignation du président Emmanuel Macro. En effet ces affaires sont plus politiques que criminelles. Il y a, entre autres, les guerres du Congo Brazzaville qui ont coûté la vie à plus de 400.000 personnes, et de la Libye dans lesquelles est impliquée la France, à travers ses présidents, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy ; l’Affaire des disparus du Beach de Brazzaville dont le dossier a amassé la mousse dans les bureaux des procureurs français.

Troisième extrait
Ce texte est tiré d’un article publié par Senenew, un journal en ligne sénégalais, dans son édition du 15 mai 2020. Il porte le titre de : « Reprise des vols sur Dakar : L’Etat met en demeure Air France  »

Texte  : « La reprise des vols sur Dakar, annoncée à partir du 16 juin par la compagnie Air France, n’a pas été du goût des autorités sénégalaises. Par conséquent, le ministère du Tourisme et des Transports aériens a sommé la compagnie Air France de « cesser immédiatement l’annonce de la reprise de vols au Sénégal, sans avoir une quelconque autorisation du gouvernement  ».

Notre analyse : Cet article révèle, à la fois, le comportement politique d’Emmanuel Macron et lève un coin de voile pour pousser les Africains à découvrir ce que peut cacher la reprise des vols d’Air France qui a été décidée d’une manière unilatérale, par le gouvernement français, sans l’accord des gouvernements africains. Or ces pays sont encore dans le confinement et ont fermé leurs frontières nationales. Ils ne sont pas prêts pour déconfiner et ouvrir les frontières aux vols internationaux.

Etude du comportement d’Emmanuel Macron

Il est clair que le Président français est encore dans le schéma de la colonisation. C’est un colon hors saison. Même s’il ne porte pas de casque colonial et un short kaki, il prend les Présidents africains pour des sous-préfets de la France. Comment peut-il ignorer la notion de la souveraineté des Etats africains jusqu’à ce niveau, lui qui est énarque ? Qui seront les passagers de ces vols bien programmés ? Les Africains ont le droit de croire que dans les avions d’Air France, ne voyageront pas seulement les personnes physique ; mais aussi le coronavirus. Parce que les Africains et même les Français voire les Européens qui apprennent que l’Afrique a des produits qui préviennent et guérissent contre le virus du Covid 19, des produits dont l’entrée est interdite dans leurs pays, seront tentés de venir se faire soigner dans ce continent. Les malades voyageront donc avec le virus. Alors que l’Afrique ne s’attend pas à un tel flux. Pourtant, ils doivent aussi craindre que des « mercenaires » viennent propager le virus dans leur continent pour atteindre les pronostics qui ont été faits sur l’Afrique. Cela afin de valider le fameux vaccin qu’Emmanuel Macron impose aux Africains. N’a-t-il pas déclaré que : « Tous les pays du monde, particulièrement de l’Afrique qui ne vont pas l’utiliser, se verront couper toutes relations. Ses habitants ne viendront même pas faire du tourisme en France… »

Devant, cette déclaration, tout le décor lugubre que montent les articles de Rfi ainsi que l’alerte de Senenew, nous avons le droit de dire que La France est en guerre non pas contre le coronavirus ; mais contre l’Afrique. Elle a commencé à lui dire non ! Voilà pourquoi nous nous demandons s’il faut déjà craindre que son Président, Emmanuel Macron, soit l’Adolph Hitler de cette Troisième guerre mondiale.

Serge Armand Zanzala, journaliste et écrivain