1989 - 2014 : vingt cinq ans déjà que le grand maître, Franco de Mi Amor, François Luambo Makiadi, a disparu.

« (...)Il est né le 6 juillet 1938 à Sona-Bata au Congo belge et mort le 12 octobre 1989 à Mont-Godinne en Belgique » (WIKIPEDIA)

N’eut été son ami Ndalla Graille, cet anniversaire se serait passé dans l’indifférence générale en dépit de l’apport esthétique de ce monstre sacré à notre capital culturel.

En effet, une cérémonie, plutôt sobre, voire intimiste, a été organisée, avenue Loutassi, au Plateau des Quinze ans, à Brazzaville, au domicile de Ndalla Graille, indiscutable mélomane, cérémonie où a été convié, ce dimanche 12 octobre, le gotha de la culture congolaise des deux rives : journalistes, artistes, mélomanes.

On n’ose pas croire que, Franco, ce ventriloque de la société congolaise (pour paraphraser Balzac), est tombé dans les oubliettes vingt-cinq ans après sa disparition. Comme ce monde est amèrement sublime quand il s’agit de faire le deuil ! Alors que ses rifs de guitare continuent d’avoir un écho dans notre imaginaire, on a du mal à croire que les ministres de la culture de nos deux pays n’aient pas pensé à honorer le crooner.

Tirons notre chapeau à ce puits de connaissance, Claude Ernest Ndalla alias Graille, d’avoir épargné à notre intelligence le risque de passer sous silence un évènement aussi symbolique.

Le rite commémoratif s’est déroulé autour d’un échange intellectuel étayé par des anecdotes dont Graille Ndalla, maître de la litote, a le secret.

Le VIP de l’avenue Loutassi s’est, à l’occasion, transformé en une agora grecque où la parole a circulé avec cette franche bonhomie qui sied aux sujets graves.

Simon Mavoula