Après la disparition du président fondateur du Rassemblement pour la Démocratie et le Progrès Social (RDPS), Jean Pierre Thystère Tchicaya, il transpire une certaine volonté de recadrer l’action politique du parti pour une meilleure visibilité dans l’espace politique nationale.
Pour ce faire, les dirigeants du RDPS entendent user des procédures prévues par le règlement et statuts du parti pour matérialiser leur volonté d’aller à un congrès dont l’objectif serait de pérenniser le parti.
En effet, du vivant de Jean Pierre Thystère Tchicaya, l’accord de partenariat entre le Rdps et le Pct donnait, semble-t¬il, satisfaction dans un seul sens : celui du PCT. Et, depuis, des menaces de remettre en question les clauses de ce partena¬riat planaient dans l’air.
Le Parti Congolais du Travail (PCT) dont les dirigeants et autres militants constituent la majorité « géniteur » du Rassemblement pour la Majorité Présidentielle (Rmp), avait toujours opposé une fin de non recevoir à l’invitation du partenariat RDPS afin de faire le point à quelques étapes du partenariat. Malgré tes demandes incessantes du Rdps, aucune réunion ne s’est tenue jusqu’à la disparition de Thystère.
D’aucuns ont qualifié le comportement du RDPS, de passif. Et, pourquoi donc rester dans un partenariat où l’on devait essentiellement servir de marche-pied ? Se demandaient certains militants du Rdps.
Mais aujourd’hui, avec les allures hégémoniques que veut prendre le RMP, le RDPS n’entend plus céder le flanc et on se serait résolu à sortir de la « somnolence »-qui risque de conduire le parti à la disparition. Surtout que les ambitions du RMP sont bien affichées notamment le soutien au candidat Denis Sassou-N’guesso à la présidentielle de 2009 mais aussi de fondre, par la suite, tous les 82 partis et assoçjations politiques constituant le RMP, actuellement, en un seul parti. Jean Claude Ibovi t’a bien révélé à l’occasion d’une conférence dé presse ainsi que Michel Ngakala, le premier vice président du RMP.
Ce sont là des ambitions qui n’arrangent pas le RDPS entend-on dire, dans la mesure où les acteurs du RMP (qui ne sont que ceux du PCT) ne seraient pas prêts à changer leur façon de faire. Ce sont tes mêmes qui n’ont pas voulu entendre parler d’une mise au point du partenariat avec le RDPS.
Le RDPS qui fait partie du RMP va-t-il se fondre dans le grand rassemblement pour entendre encore une déception dans le partage du gâteau ? Car, disent les militants de ce parti, du vivant de Thystère Tchicaya il était une « guerre » pour arracher une fonction, même la plus basse d’une institution au bénéfice du RDPS. Donc avec ce grand rassemblement (RMP) le partage sera beaucoup trop sujet à des subjectivités au risque de ne rien avoir du tout. Pour l’instant, l’opinion s’en tient encore à la lettre des membres du Bureau Politique du RDPS de Pointe-Noire et de Brazzaville - signée, le 16 août 2008 - invitant le président par intérim du parti à convoquer la réunion du BP afin de préparer la session du Comité Directeur.
Cette lettre a déjà obtenu les signataires d’une large majorité des membres du BP. Ce qui laisse croire qu’il y aurait une résistance, quelque part à cette démarche. C’est la révélation d’un problème latent au sein du parti de Ya Thythy dont on n’entend pas encore grand chose sur le congrès qui devrait élire un nouveau président. Comme quoi, la succession a toujours posé d’énormes problèmes.
Il y a effectivement problème car comment comprendre qu’en date du 17 août 2008, un Acte convoquant la Conférence des présidents des Commissions permanentes du BP ait été initié comme pour cautionner les initiateurs de la lettre du 16 août ?
Finalement, on a mis l’eau dans le vin. Les présidents des commissions se se sont réunis le 17 août dernier pour décider de la -tenue de la réunion tant souhaitée du BP à la date du 30 août 2008 à Pointe-Noire. Au moment où’nous mettons sous presse, nous ne disposons pas encore des précisions y relatives. Cette réunion aura servi à préparer la session du Comité Directeur pour constater la vacance de la présidence du parti.
On suppose que la gestion du partenariat avec le PCT puis le RMP aura occupé une place importante dans l’ordre du jour. Un dossier à suivre dans nos prochaines parutions.
PARTENARIAT POLITIQUE
Il a été suivi, samedi 30 août dernier dans les média d’État, qu’il y aurait un malaise dans les accords politiques entre le MCDDI de Bernard Kolélas et le RMP de Denis Sassou-N’guesso.
Un coup froid aurait grippé les relations entre les deux familles politiques notamment au niveau du Sénat où le vénérable Louis Zoubabéla a refusé de prendre part à la mise ef place des différents bureaux des nouvelles Commissions du Sénat.
Il faut noter qu’au-départ, après le renouvellement d’un tiers des membres du Sénat, le MCDDI s’est retrouvé absent du bureau de cette institution tout comme lors de la mise en place des bureaux des différentes Commissions. On a proposé au MCDDI la vice-présidence au bureau d’une commission. Ce qui n’aurait pas intéressé le parti de Bernard Kolélas qui s’este estimé lésé. On comprendrait aisément pourquoi, devant les caméras,. Me Louis Zoubabéla ne s’est pas levé pour congratuler ses collègues sénateurs, tous du RMP, élus sur une liste unique. Cette attitude a été justifiée, selon le concerné, par des consignes reçues de la direction de son parti. S’agit-il du début d’un malaise face au comportement hégémonique du RMP ?
Copyright © 2009 Congopage.com. Tous droits reserves | Designed by Richard Songo