Impfondo subit les effets pervers de son urbanisation accélérée

Rurbanisation

Tandis que personne ne peut jurer que la fête nationale sera célébrée à Impfondo ce 15 août 2005, la municipalisation accélérée de la localité semble avoir destructuré les rapports socio-économiques dans l’ensemble de la région de la Likouala.


Impfondo : les revers de la municipalisation accélérée.

En ce 45è anniversaire de l’indépendance, le gouvernement a décidé d’honorer la commune d’Impfondo. Tout a été mis en œuvre pour que la capitale de la Likouala soit prête avant ce 15 août.

De grands chantiers ont été ainsi ouverts pour la construction des routes et la réhabilitation des certaines installations et bâtiments. La réalisation de tous ces ouvrages a demandé une main d’œuvre très importante. L’objectif de la création d’emploi a donc été atteint par les initiateurs de ce projet.

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Travaux d’urbanisation d’Impfondo

C’est ainsi que de la société d’autoconsommation qu’étaient cette agglomération et ses environs, Impfondo est passée à l’état de dépendance alimentaire. La chasse et la cueillette sont abandonnées. La grande partie des autochtones actifs, en qualité d’ouvriers ou de manœuvres, a trouvé son compte dans ce vaste chantier qu’est devenu son terroir.

Cette situation est à l’origine de la rareté des produits alimentaires de base à Impfondo. Elle a non seulement entraîné la flambée des prix mais aussi la réduction du poids ou du volume de certains produits trouvés sur le marché, sans influencer le prix de vente. Le flux monétaire étant très important ces derniers mois, les populations féminines et jeunes des localités environnantes se trouvent toutes à Impfondo.

Le problème de logement pour recevoir les milliers des festivaliers de ce 15 août a orienté les regards vers l’aménagement de certains sites et établissements scolaires à Dongou et Epéna.


Keila Samuel, Brazzaville, ce 30 juillet 2005.