Un piètre Secrétaire Général qui a fait des droits de l’homme une question de diplomatie vient de quitter ce monde à l’âge de 80 ans.

Sous Kofi Annan, L’Afrique s’est beaucoup éloignée des questions de protection des droits de l’homme. En 1994, alors qu’il était Sous - Secrétaire général des Nations Unies, il n’a pas su prévenir le génocide du Rwanda.
Ami de certains dictateurs africains (dont Sassou-Nguesso) , il n’a pas élevé sa voix sur de nombreux cas de violations des droits de l’homme en Afrique. Les progrès obtenus au lendemain des Conférences Nationales africaines ayant instauré le pluralisme politique et une meilleure gouvernance électorale, ont été engloutis dans la pratique de la diplomatie des Droits de L’Homme. On a fait de ce haut fonctionnaire des Nations Unies un Nobel de la Paix alors que la paix n’a jamais autant été violée en Afrique que sous son mandat. Koffi Annan a favorisé de millions de morts en Afrique. Après son départ de l’Onu et certainement pris de remords, il a en 2007 pris la tête d’une fondation contribuant à la prise conscience de l’érosion des droits de l’homme et des normes internationales et dans l’alliance pour une révolution verte en Afrique. Le médecin après la mort.

Me Massengo-Tiassé