Judoka, Madeleine Malonga a pleuré de joie ce dimanche 10 février 2019. Il y avait de quoi. Née un 25 décembre à Chambly (Oise), la franco-congolaise a reçu un merveilleux cadeau de Noel. Un cadeau doré. Ca s’est passé à Paris.

Ecoutons le journal L’Equipe à propos de ce magnifique ippon : « Madeleine Malonga a ajouté une jolie victoire à son palmarès, en remportant dimanche le Paris Grand Slam, dans la catégorie des -78 kilos. En finale, elle s’est imposée face à l’Allemande Luise Malzahn, par ippon, après un combat de 2’14’’. C’est la première fois que Malonga, âgée de 25 ans, enlève le prestigieux rendez-vous parisien. Elle y avait déjà glané trois médailles (de l’argent dès 2014, puis du bronze en 2015 et 2018). La carrière de Madeleine Malonga prend une belle tournure, elle qui avait décroché l’année dernière à Tel-Aviv le titre de championne d’Europe face à sa compatriote Audrey Tcheuméo. »

En 2009, Congopage.com avait déjà flairé les potentialités de cette petite-fille d’un ancien champion congolais des années 70 ; l’âge d’or du judo.
www.congopage.com/Madeleine-Malonga-championne-de-France-de-Judo?var_mode=calcul&fbclid=IwAR3cgKYjtkq5u-4pvnUffsHGh7-LLWRmgLbBcb-XxfSuruc73mmtvYw4GCs

Depuis, beaucoup de neige a fondu sur le Fuji Yama. Entre l’étranglement où Madeleine Malonga perdit connaissance à Bakou (l’an dernier) et la victoire, ce dimanche, au Grand Slam à Paris, on peut dire que le judo n’est pas loin du métier de kamikaze. Et, cela ne donne que plus d’éclats à la victoire de « Mado la congolaise. ».

Le Congo-Brazzaville, pays de ses ancêtres, peut lui dire Aligato (merci en japonais). Ce genre de news est une éclaircie en cette période de morosité ambiante. Le judo est au Japon ce que le pétrole est au Congo : une source de richesse. La différence avec l’or de Madeleine Malonga c’est qu’il ne peut-être détourné par nos kleptomanes-maison.

Thierry Oko