On est resté trop silencieux. Finie la récréation.

Dans le livre d’Osée c.4, v.6, les Saintes Ecritures nous enseignent ce qui suit : « Mon peuple est détruit, parce qu’il lui manque la connaissance. Puisque tu as rejeté la connaissance, Je te rejetterai, et tu seras dépouillé de mon sacerdoce ; Puisque tu as oublié la loi de ton Dieu, J’oublierai aussi tes enfants. »

Qui l’eut cru ! Il y a des voleurs dans le Temple. Rodolphe Adada a commencé à voler depuis les années Ngouabi, à l’insu de tout le monde. Grâce aux révélations des Paradise papers, on sait en partie d’où vient la pénurie du cash au Congo-Brazzaville. On a vu les Cobras de Willy Etoka prendre faits et cause des bourreaux, par méconnaissance.

A titre de rappel

Dans l’histoire de la gouvernance du Congo, rappelons que dans le texte fondateur de l’œcuménisme au Congo signé le 1er janvier 1972 par Monseigneur Émile BIAYENDA pour l’Église Catholique au Congo, le Pasteur Raymond BUANA KIBONGUI pour l’Église Évangélique du Congo E.E.C, le Lieutenant Colonel BARONOWSKY pour l’Armée du Salut et enfin, le Représentant légal 1er Suppléant David NSOMI pour l’Église KIANBGUISTE du Congo, l’œcuménisme fut l’une des réponses adéquates que les dirigeants de ces confessions chrétiennes donnèrent au pouvoir politique de l’époque qui voulait fermer les églises et en faire des musées. ce fut le travail des marxistes congolais voulant singer les Bolchevik après la révolution communiste de 1917.

Pour ne pas mourir idiots, rappelons deux moments importants mentionnés dans le texte, à savoir :

Offices œcuméniques :

- Du 20 au 23 Janvier 1970, en effet, les Églises Catholique, Évangélique, Kimbanguiste et l’Armée du Salut ont organisé, ensemble, à Brazzaville, pour la première fois, quatre offices à l’occasion de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens. Au cours de ces cultes, les responsables des quatre Églises ont pris l’engagement de faire triompher l’amour au détriment de la haine qui existait autrefois entre leurs fidèles. Dans la même année, les responsables des quatre Églises se sont réunis d’abord pour enregistrer, avec joie, l’impression favorable produite par ces cultes, puis, plus tard, pour préparer la semaine de prière de 1971.

– L’œcuménisme, c’est d’abord la réponse des hommes à la prière du Christ : « qu’ils soient un pour que le monde croie . » Comment le monde peut-il prendre notre message d’amour et de réconciliation au sérieux alors qu’il voit les chrétiens s’affronter ? Nous qui nous disons le corps du Christ, Saint Paul nous interpelle : «  Le Christ est-il divisé ? » C’est de la conscience aiguë de ce scandale qu’est né le mouvement œcuménique.

Au temps présent, le regard analytique avisé de la crise de gouvernance de notre pays ayant un caractère multidimensionnel avec des effets collatéraux du genre l’avilissement des églises au profit de la classe gouvernante contraint tout fils et toute fille de cette république de se lever pour combattre ces fléaux au risque d’une désintégration de la république à l’avenir. Il est aussi à noter que cette crise est le résultat d’une gouvernance chaotique, hasardeuse ethnocentriste et clanique.
La récréation doit cesser.

Collinet Makosso est le chien d’attaque que le système a envoyé au sein de l’église évangélique du Congo pour obtenir l’avilissement, moyennant des contributions financières. Corruption. Quand hier les marxistes voulaient faire de nos églises des musées, nos prêtres et pasteurs suivent l’appât du gain. Ils donnent à César ce qui est à Dieu. Le peuple des chrétiens est sacrifié à l’autel de leurs ambitions terrestres.

Par ces temps très durs pour le peuple congolais, afin d’impacter positivement dans la recherche des pistes et issues de sortie de cette crise, le concept Devoir de mémoire ; le sang des martyrs et des héros de la république réclame Vérité, Justice et Réparations pour une nation réconciliée, littéralement traduit en kikongo par Nsimou ni Mayela, qui se considère comme un fruit de l’œcuménisme au Congo a eu à initier un projet ayant un double caractère : chrétien- religieux et citoyen, celui de créer un pont tridimensionnel entre :

– La France, ancienne puissance coloniale, fille de l’église catholique qui a prit corps au Congo, est devenue aussi après l’indépendance le premier partenaire du Congo. Il sied de rappeler que pendant l’occupation Nazie de la France, Brazzaville fut la capitale de la France libre, durant trois années consécutives de 1940 à 1942 . Selon une vérité de bon sens, «  c’est dans les moments difficiles que l’on reconnaît ses vrais amis. » L’Eglise catholique de France n’est pas toujours bon Samaritain. Elle passe son chemin alors que des bandits sont en train de rosser le Congo.

– Le Congo, qui vit sous une dictature plus que plus que jamais féroce, fustigée par les communautés nationale et internationale, qui a contraint au moins 1/10e de sa population a émigré hors des frontières nationales, partie de la population qui entend aussi positivement impacter dans l’alternance de gouvernance de la république soit la chute du régime sanguinaire de Brazzaville, a décidé de nommer « Paris, ville des lumières, capitale du Congo libre ».

« Venez à moi, vous qui êtes fatigués » disent les Saintes Ecritures.

Le transfert de la capitale s’est opéré depuis que la calife d’Oyo avait décidé de lancer la procédure de confiscation du pouvoir, au souverain premier, après être passé par les deux étapes préliminaires, à savoir l’accession, et la conservation avec l’appui des crimes de différentes natures dont ceux de sang.

– En troisième et dernière position de ce pont se trouvent les pays de l’Europe scandinave, avec pour ancrage la Suède, un Etat lié au Congo depuis près de 110 ans. La Suède se trouve être le berceau du christianisme évangélique protestant prôné dans certaines institutions religieuses du Congo. Dans l’histoire de son développement, c’est aussi un pays qui a dû connaître des situations de crise. La résolution a été en grande partie l’œuvre des citoyens suédois ayant émigré dans le monde en général et au Congo en particulier. Quelque chose de bon peut-il sortir de Nazareth ? Oui. Dans les pays nordiques, la diaspora congolaise a un modèle.

De tout ce qui précède, un lobbying pointu est en train de se réaliser entre les trois capitales avec différents acteurs. Pour une pentecôte. Au souverain primaire, à toutes les expressions des diasporas de notre beau pays sans oublier aux partenaires extérieurs qui suivent de près l’évolution de cette crise multidimensionnelle de gouvernance du Congo-Brazzaville.

Le peuple meurt faute de connaissance, mais tout ne se dévoile pas non plus.

La réussite de ce projet est à comprendre dans le décryptage du poème de Rudyard Kipling paru en 1910 dans sa version initiale en anglais et traduit en français, en 1918 par André Maurois sous le titre ci-après :

« Tu seras un homme mon fils »

Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou, perdre d’un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;
Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre
Et, te sentant haï sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;
Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d’entendre mentir sur toi leur bouche folle,
Sans mentir toi-même d’un seul mot ;
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;
Si tu sais méditer, observer et connaître
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ;
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n’être qu’un penseur ;
Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage
Sans être moral ni pédant ;
Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,
Alors, les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire,
Tu seras un Homme, mon fils.

Comprenne qui pourra. « Ka y bandi mboma ya ba kwe mpidi » ne soyons pas longs, soyons brefs.

Ce texte a été enseigné et traduit aux générations entières par l’ensemble des ressources humaines congolaises et étrangères inculpées à tort dans les événements douloureux du mois de mars 1977, dont certaines jugées au procès des mois de janvier-février 1978.
« Puisse le peuple KONGO, prôner le rassemblement et l’Unité ! Mieux seront Nous, Forts et Intelligents… »

A suivre !

Jean Richard Amédée SAMBA DIA NKOUMBI

Notes :

Sur la photo ; Étreinte fraternelle en Jésus Christ entre Jean-Richard SAMBA DIA NKOUMBI et le pasteur Goran ZETTERGREN, dernier président de la Svenska Missionskyrkan de la Suède lors du dîner commémoratif du centenaire de l’évangélisation protestante du Congo-Français dans la paroisse de Mayangui, consistoire de Brazzaville II de l’ E..E. C.

La vidéo accompagnant l’article est celle de la procession de la diaspora de l’Église Évangélique du Congo de l’intérieur du temple de l’Église Réformée Unie de Nantes en Loire-Atlantique à sa devanture suivie d’une prière en chant pour le Congo-Brazzaville « Nzambi samuna e tsi yéto » https://youtu.be/BH14YWP7kC4