Festival Panafricain de Musique - Arlette Nonault Soudan ministre de la culture par intérim, peut-on lire dans les Dépêches de Pigasse du 20 juillet 2017, a organisé un micro Fespam epsilon au restaurant Le Mami-Wata, un cabanon où on a pied dans l’eau au bord du fleuve Congo avec vue imprenable sur Kinshasa. Sirènes des eaux !

Des petites délégations d’Américains, Réunionnais, Nigérians sont venues boucher le trou d’un festival ayant tourné au fiasco. « Des présents » ont été offerts aux présents. Entendez des enveloppes rognées sur le budget lui-même rogné par les gloutons du Chemin d’avenir et les caïmans du PCT. Clotaire Kimbolo a joué au griot pendant que la sirène noire, Nonault Soudan, soudain esquissait des pas de danse en compagnie de ses invités de marque. Les Congolais attendaient la fête, ils ne s’attendaient pas à un bal en catimini d’un requin à l’appétit aussi vorace que ses compétences intellectuelles sont limitées.

Triste lot de consolation d’un pays classé pourtant berceau de la musique typique. Pour l’heure, dans le contexte des législatives truquées, on n’entend dans les rues qu’un seul cantique sur la gamme majeure du dégoût : « moyibi rh, moyibi eh » (aux voleurs, aux voleurs)

Impératifs insurmontables d’agenda

C’est l’échappatoire trouvée pour justifier l’échec. En effet, il a été difficle au PCT de mener de front les législatives et le Fespam, deux gouffres financiers.

En guise de requiem, le moins qu’on puisse dire c’est que la solution de substitution (un pot au bord du fleuve) est d’une tristesse inqualifiable. En vérité ce régime mérite le requiem de Mozart avant de monter à l’échafaud. Histoire de noyer davantage le poisson dans l’eau, le FESPAM attend d’être organisé à une date qui ne manquera pas d’être annoncée un de ces quatre.
Du pur « foutage » de gueule.

Thierry Oko