Epouse du plus « beau Président africain », on peut traiter Antoinette Sassou de putain de la République, de vieille rombière, de sorcière, de championne du lifting, de kleptomane, de nymphomane du futile, de mythomane de la gloriole, monomane introspective, d’opiomane de l’inhumanitaire, mélomane de l’indigeste, de mégalomane, de Pompadour de Kakamoéka, de voix rocailleuse de fumeuse de Siat rouge, d’obsédée de pierres précieuses, de bientôt future ex-première dame ; on peut la traiter de tous les noms ( Tchibota, Ngouli, Matalana) ça passe. Mais la chose que la femme du plus beau des chefs d’Etats africains (Sassou) ne supporte pas c’est qu’on la traite de menteuse, de femme qui n’a pas de parole.

C’est ce que Médard Milandou, griot repus de Mpila, avait semblé oublier, l’inconscient. Il en a fait les frais. En effet à la bamboula de Sibiti, le 15 août 2014, à en croire nos confrères Zenga-Mambu et Brazza news, le bonhomme aurait osé traiter Antoinette Sassou (la chouchou de Koffi) de fieffée menteuse devant l’ancienne et la nouvelle MISS CONGO. La vérité, dit-on, blesse.

« Vous ne m’avez jamais donné la voiture que vous m’avez promise à mon élection de miss Congo  » avait accusé l’ancienne Miss.

-Est-ce vrai ? » insista lourdement Médard Milandou en toisant Antoinette Sassou.

A ces mots, à ces maux, blessée dans son amour-propre, le sang de Ngouli ne fit qu’un tour. Son visage se rida et vieilli de dix ans comme celui de Mme Ceausescu de Roumanie peu avant son exécution.

De sa voix de chanteuse de blues ayant abusé de « Brazza fortes  », Tchibota botta en touche : « Voyons ! Je ne vous ai jamais promis une voiture  »

En vérité tout le monde se souvient que la dame Marcos de Njinji (autre nom de Pointe-Noire) fit la promesse selon laquelle la nouvelle Miss allait rouler au volant d’une belle voiture. Malheureusement la demoiselle ne vit rien venir.

C’est fou comme les femmes du pouvoir (on le voit avec Laurentine Milongo) manient le mensonge avec dextérité ! De véritables langues de vipère.

Tout le chapiteau n’avait de regard que sur l’interrogatoire en live que Médard Milandou était en train de soumettre à Antoinette Sassou. Tchibota suffoqua. Même si au Congo le ridicule ne tue pas, jamais elle ne s’était sentie autant humiliée.

Sourire sur la commissure des lèvres, Médard Milandou, n’eut de cesse d’enfoncer le clou de lèse majesté, sans se rendre compte qu’il était en train de crucifier, du coup, sa propre personne, de creuser sa tombe professionnelle.

Conséquences

Antoinette Sassou embraya rapidement. Le lendemain, les effets de l’humiliation d’Antoinette Sassou ne se firent pas attendre. Elle accéléra la vitesse de la sanction.

Médard Milandou est limogé. On ne l’entendra plus, le lendemain 15 août, commenter la fête de Sibiti. Ca s’appelle être victime d’un accident d’antenne.

Un récidiviste de l’invective

Médard Milandou n’est pas à sa première sortie de route. C’est un récidiviste de la boulette. On se souvient qu’à la bamboula de Kinkala, voici deux ans, il effectua déjà un dérapage incontrôlé en plaisantant lourdement sur la liaison clandestine entre l’ancien ministre Jean-Pierre Ngombé et la sulfureuse chanteuse et fille de Pasteur Pémbé Shéro. Bon prince, Jean-Pierre Ngombé ne donna pas une suite judiciaire à l’affaire. Il leva le pied de l’accélérateur de la riposte judiciaire.

Malheureusement, Antoinette Sassou n’est pas Jean-Pierre Ngombé, notoire franc-maçon. Ngouli à la rancune mauvaise, la mémoire éléphantesque comme son mari qui en veut toujours aux Congolais de lui avoir fait mordre la poussière en 1992.

Voilà donc Médard Milandou en train de prendre la voie de garage pour une stupide histoire de voiture.

Tam-tam d’or

Il ne jouera plus le tam-tam au village d’oyocratie. Qu’Antoinette ait mis un frein aux activités de ce flatteur, personne ne va klaxonner pour manifester son indignation. Le tam-tam, Médard l’a trop longtemps battu et très mal battu. S’il a longtemps distribué des tam-tams d’or, il sera désormais tenu au silence...d’or. Un silence en or ? Pas tant que ça. Car, ipso facto, la mise au garage l’éloigne définitivement de la mangeoire. Molinga akomi civil.

Jadis bon journaliste-télé, Médard Milandou avait fini par vendre son âme au diable comme nombre de ses confrères ayant choisi (à l’image de Joachim Mbanza de La Semaine Africaine) de rouler à gauche, de brûler les feux de la déontologie journalistique.

A quelques jours de la fin du régime de Sassou (le 15 août 2016 à 14 h) les Congolais commencent à péter la durite. Le système (voire-même la personne) de Sassou leur est devenu insupportable. Plus personne (comme l’a résumé Mathias Nzon ou Paulin Makaya) ne veut plus voir Sassou, pas même en peinture.

C’est également le message que tous les leaders de l’Opposition (comme le président de la coordination des Assises de la diaspora Jean-Luc Malékat) lancent à l’attention de Sassou, un chauffard ayant conduit le Congo droit au mur en trente ans de mauvaises manœuvres politiques et économiques.

Le fait d’avoir repris les clés de contact au boy-chauffeur de la propagande présidentielle (Médard Milandou) est symptomatique de l’arbitraire d’un régime qui ne supporte aucune critique et qui passe son temps à faire et à défaire ceux qui le servent.

Que dire sinon souhaiter « bonne arrivée » au perroquet Milandou dans les vastes rangs des opposants au régime de Sassou.

Simon Mavoula