Les élections législatives congolaises, fixées au 16 juillet 2017, ne laissent pas indifférentes les Congolais de l’étranger. Beaucoup se sont déclarés candidats, sans la moindre chance d’être élus. Mais y participer constitue déjà une victoire, comme le souligne Parfait-Landry Mambou, Congolais vivant en France et candidat déclaré dans la première circonscription de Mvouti, dans le Mayombe.

A vos marques… Prêt ? Partez ! La majorité des partis politiques congolais sont dans les starting-blocks des élections législatives du 16 juillet. Le parti congolais du travail, le parti au pouvoir, a quasiment bouclé ses investitures. Parmi elles, celle de Parfait-Landry Kibinda Mambou, un jeune congolais déterminé à s’investir dans la bataille à venir. « Je ne suis pas candidat par plaisir, mais par devoir  », assure celui qui était élu municipal dans sa ville d’adoption, Vezin Le coquet. Et de poursuivre : « Je suis candidat pour vraiment, une fois élu à l’Assemblée nationale de mon pays, représenter les miens, de retranscrire leurs aspirations et d’en être le porte-parole. C’est ensemble que nous pourrions faire un chemin. »

Consultant- manager-industriel en France, Parfait-Landry Mambou effectue régulièrement des voyages sur sa terre natale. Mvouti, c’est tout simplement sa vie. Il y est né ; il y a grandi ; il y a connu ses plus beaux moments de sa vie. « Aujourd’hui, je veux rendre aux miens ce que j’ai reçu d’eux, à savoir l’amour du prochain et du travail bien fait, la volonté inébranlable d’aller de l’avant en dépit des obstacles », ajoute-t-il.

La quarantaine révolue, Parfait-Landry Mambou souhaite implanter à Les Saras, terre d’immigration et d’émigration s’il en est, une Coopérative bananière. Le projet est presque bouclé : il ne reste plus qu’à finaliser quelques détails avant de passer à l’étape supérieure. A terme, Parfait-Landry Mambou envisage d’étendre le projet dans les départements voisins, aussi commencera-t-il par mettre en place une société de transport, comme pour relier Mvouti et Dolisie, voire jusqu’à Sibiti. « Oui, je veux absolument que Mvouti rayonne de mille feux dans les cinq, dix ans à venir. Même avec des petits moyens, nous pouvons réaliser de beaux rêves  », conclut-il.

Julienne Oboura-Mbouala