Eric Mackoumbou, fils du général Anselme Mackoumbou Nkouka, a été conduit à sa dernière demeure ce jeudi 3 mai 2018 au cimetière de Bonneuil sur Marne dans le 94.

C’est une foule immense qui l’a accompagné pour ce dernier voyage. Après avoir écouté la messe de requiem le cortège a marché jusqu’au cimetière situé à proximité de l’église St-Paul de la plaine. Le temps était beau pour la saison et la foule digne dans sa douleur car le défunt, ancien enfant de troupe, était beaucoup aimé.

« Vous êtes tous si beaux. Où allez-vous ? » demande une riveraine étonnée par la solennité de la procession. « A un enterrement  ». Un signe de la croix sera sa réponse.

Les Congolais sont très solidaires dans le deuil et l’adhésion à des associations transforment les obsèques en un phénomène de masse. Un fardeau partagé est moins lourd.

Au cimetière alors que le cercueil d’Éric est extrait du véhicule funéraire, un tonnerre d’applaudissements retentit dans la foule. Le rite d’inhumation est agrémenté de chants de circonstance entonnés par un chœur de femmes. Les roses blanches pleuvent dans la fosse. Peu avant la dernière motte de terre, peu avant qu’on ne dresse la sépulture, toute la famille Mackoumbou (père, mère, enfants), s’ébranle vers la sortie du cimetière laissant aux anges la mission d’aider le défunt à traverser la vallée de la mort dont parle le psalmiste.

Enterrer un fils et très dur pour une mère, un père. Le professeur Mackoumbou a dû puiser dans ses valeurs éthiques pour pouvoir transcender cette inversion métaphysique du départ dans l’au-delà.

Dans une salle de la ville, une collation a commué en moments de douceur la pénible épreuve vécue au vieux cimetière de Bonneuil où Eric, à 46 ans, repose dans la paix du Seigneur.

La rédaction
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A l’église, la foule, compacte, sur l’esplanade
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