Ce modèle tire son origine de l’ouvrage de Michel-Innocent Peya intitulé :« Entre le Bon Sens et l’Alternance Absolue, l’Afrique à la croisée des chemins. Les réalités têtues de l’histoire se répètent ».
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Lors de sa conférence - débat à Kigali au Rwanda, dans la salle des conférences de l’Hôtel « Mille collines  » en 2014, Monsieur Michel-Innocent Peya relevait en ce temps que dans deux ans, plus de vingt-six Chefs d’Etat Africains seront à la fin de leur mandat présidentiel Constitutionnel. De ce fait, l’auteur projetait qu’il y aura, si on n’y prend pas garde des conflits, des tensions et des crises du fait de la fracture sociopolitique qui va en découler. Aujourd’hui, les événements politiques d’origine électorale ne contredisent pas ses projections. La RDC, le Burundi, le Gabon, la Centrafrique, la Gambie et bien d’autres sont des cas illustratifs. Face à la dégradation de perspective de la paix et de la stabilité en Afrique, gage d’un avenir prometteur pour les filles et fils du continent, Monsieur Peya s’est illustré ces deux dernières années, par la conception de construction théorique du type paradigmatique et métaphorique dont la valeur épistémologique retient l’attention du monde des idées. A titre de rappel, il convient de signaler que dès l’apparition des premiers signes annonciateurs des crises politiques relatifs au renouvellement et à la modernisation des institutions étatiques des régimes politiques en Afrique, Monsieur Peya avait lancé le métaphore du mythe de la de la termitière, ainsi que celle de la dictature de l’urgence dans son ouvrage « Entre le Bon Sens et l’Alternance Absolue, l’Afrique à la croisée des chemins », de la page 63 à 148.

L’intensification des conflits à l’échelle continentale l’a amené, une fois encore, de publier « La théorie de l’unité de sens » à partir de laquelle il demande aux Africains en général et à leurs dirigeants en particulier de définir le sens qu’ils veulent donner au destin des générations présentes et futures en terme de sens comme signification, du contenu des politiques et messages d’une part ; le sens comme direction où l’on amène le continent d’autre part. Deux ans après, les décideurs africains semblent n’avoir pas saisi l’opportunité d’exploiter ces richesses théoriques afin de prévenir ou de gérer les conflits. Le constat seulement de la persistance mais de la diversification des conflits, crises et tensions d’alternance politique, a poussé Monsieur Peya à puiser dans les calebasses ancestrales et dans son expérience scientifique ou professionnelle pour mettre sur le marché du savoir une construction théorique qu’il a dénommé « Modèle Nelson Mandela  » pour la paix et la stabilité en Afrique.

Nos recherches ont démontré que ce n’est pas la première fois que Monsieur Peya exprime sa considération et son estime pour ce grand Africain dont la renommée a débordé les frontières continentales. Jadis, dans le même ouvrage ci-haut cité, Michel-Innocent Peya lui consacrait une grande administration de la page 84 à la page 89 en sa qualité de leader visionnaire. (Entre le Bon Sens et l’Alternance absolue). Ainsi, ce modèle dont nous avons pris connaissance à travers les médias en ligne ici à Kinshasa et en Europe, est fondé sur le PARDON ; vertu du vécu politique de l’ancien Président Sud-Africain Nelson Mandela. Le pardon fruit de la Sagesse et du bon sens permet de rassurer les chefs d’Etat fin mandat, qui, par leur gestion ou par celle de leurs collaborateurs, aurait heurté physiquement ou moralement les intérêts des autres membres de la communauté. Dieu Merci, à peine sorti, le modèle fait parler de lui. Déjà, dans la recherche des solutions à la crise postélectorale en Gambie, le Président du Sénégal, Monsieur Macky Sall a évoqué, il y a trois jours « qu’il est possible de trouver une solution positive à la crise en lui assurant la garantie de sa sécurité après son départ du pouvoir ». Dans le même ordre d’idées, un diplomate africain de haut niveau déclarait : « La paix et la stabilité en Afrique seront des vains mots si on ne veut pas pardonner et rassurer une vie digne aux anciens chefs d’Etat qui ont géré nos pays dans le contexte peu démocratique ». L’exhortation de notre rédaction est de voir les classes politiques africaines en général et celles de notre pays en particulier, d’expérimenter ce modèle que Michel-Innocent Peya propose afin d’inciter et d’encourager les alternances politiques apaisées et préserver les vies humaines. A bon entendeur salut.

Source www.rdc-news.com