Le chanteur Paul MIZELE est mort le mercredi 20 Mai à l’hôpital du Camp Lufungula de la commune de Lingwala à Kinshasa , des suites d’une longue maladie. Malgré le dévouement sans faille des équipes soignantes, ses forces l’ont abandonné.

L’annonce de la mort de Paul MIZELE a bouleversé le monde de la musique du bassin du Congo. Paul MIZELE, qui avait rendu des services importants dans ce que l’on peut appeler « La Famille Fiesta » a écrit et chanté les textes de trois des ses morceaux phares : « Pablito », « Saouda » et « Marie Pauline ».

MIZELE : C’était plus qu’un chanteur, c’était un couturier de la chanson, Avec sa disparition, la chanson congolaise perd une part de son âme.

MIZELE fait partie des artistes congolais très humbles , et qui n’aimait pas s’afficher au grand public. Il a surtout auparavant vécu dans l’ombre de Tabu Ley « Rochereau » et Nico Kasanda pour lesquels il a fourni avec plaisir des compositions à succès.

Sa carrière commence vers la fin de l’année 1959 dans l’orchestre « Jazz Africain » de LUTULA « Edo Clary », puis dans l’African Fiesta en 1964 en duo avec Rochereau. Après l’éclatement de l’African Fiesta , il intègre en 1967 l’African Fiesta Sukisa du Dr Nico Kasanda, où il constitue avec Sangana, Chantal, Dionga « Apôtre », et Vigyn Vigny, la meilleure attaque Chant.

Par la suite MIZELE va successivement évolué dans « L’African Soul » (1968/69), GO Malebo en 1970, dans le groupe « Bisengo » de Gérard Madiata en 1972. Avant sa mort, il a compté parmi les fervents animateurs de l’orchestre du patriarche Jeannot Bobenga.

Enfin, un appel qui demeure historique : Après l’expulsion en 1964 des ressortissants du Congo-Brazzaville, du Congo-Kinshasa par le 1er Ministre Moïse Tsombe , Mizele manifestera son grand chagrin, au point de composer une chanson « Pablito » pour prier le chanteur Pablito à regagner Kinshasa.

Adieu l’artiste, que la terre de nos ancêtres te sois légère.

Clément OSSINONDE