En 1878, La Conférence de Berlin charcuta des espaces géographiques sans tenir compte des spécificités ethniques des populations. Résultats : au 21è siècle, des petits malins comme Sassou se lancent dans des replis identitaires en faisant croire que nous vivons dans une nation unitaire.

Non à un dialogue sectaire mode Pécétiste. Oui il nous faut une conférence nationale qui va faire que toutes les régions du Congo forment un Etat confédéral. Ainsi Les régions seront souveraines. Les régions exerceront tous les droits qui ne seront pas délegués à la Confédération ou fédération. L’idée de l’État Nation ne fonctionne plus au Congo. Le régime dictatorial actuel ne considère ni ne respecte ni ne protège la dignité humaine et ni ne favorise le principe d’égalité de toutes les personnes et des régions.

Chaque région confédérée aura une grande marge de manœuvre qui tiendra compte de sa particularité. Ainsi le Congo en tant qu’Etat unitaire et fédéral laissera à chaque région fédérée suffisamment de tâches propres en respectant leur autonomie.

Ce n’est que comme cela que l’égalité en droit et en devoirs de tous les citoyens congolais sera garantie. La Confédération ou la Fédération que je défends dans mon prochain livre à paraître au début de 2019, supprimera les obstacles entravant l’épanouissement du Congolais et empêchant ainsi à tous la participation effective à la vie politique, économique, sociale et culturelle. Le régime actuel comme celui qui l’a précédé après la Conférence Nationale de février à juin 1991ont amplifié le phénomène du tribalisme, du régionalisme au plan politique, économique et socio-culturel.

Sous Sassou Nguesso comme sous Lissouba on a ignoré, la Charte de l’Unité Nationale, l’important texte fondateur qui, bien respecté et appliqué aurait pu renforcer l’unité nationale. Me Martin Mberi, dès 1993, a violé et bafoué en tant que Ministre de l’Intérieur du Professeur Pascal Lissouba, cet important texte en créant une milice et en suggérant au Président élu, des pratiques et comportements régionalistes et de guerrier. Sassou Nguesso a amplifié ce phénomène, la gestion exclusive du pouvoir est désormais entre les mains d’un groupe d’individus. Il institue l’hégémonie d’un clan, d’une secte, la manipulation politique par des groupes de pression de la même ethnie qui prennent des décisions, en lieu et place des institutions établies.

Au plan économique et militaire le pouvoir tribaliste et régionaliste de Sassou a favorisé les investissements dans sa région. Les postes de direction des entreprises, le haut commandement militaire, le recrutement et l’avancement sans consideration favorisent les seuls ressortissants Mbochis d’oyo et des environs.

NOUS RÉCUSONS LE DIALOGUE SOUS L’ÉGIDE DE Me MBERI

C’est pourquoi une concertation d’une part sans la présence du général Mokoko, de l’ancien Ministre Okombi de toute la Classe politique, de la Société civile , des Évêques du Congo, de l’arbitrage de la Communauté internationale et d’autre part sous l’égide de Mbéri en application d’une constitution contestée par 92% de la population n’accrochera pas et favorisera toujours l’hégémonisme tribal, régional et partisan.

Me Maurice Massengo Tiassé