Dès sa fondation, Pointe-Noire a connu un très fort taux de croissance démographique qui conjugué avec les habitudes locales d’habitat privilégiant la construction à l’horizontale, ont eu pour corollaire une consommation boulimique d’espace. La ville a consommé tout d’abord tous ses espaces constructibles intra-muros, dans un rayon de 15 kilomètres (sauf en ce qui concerne le centre ville un peu mieux contrôlé que la cité), puis elle est sortie de ses limites. Du fait de la pression et de la faiblesse économique des nouveaux arrivants, les espaces inconstructibles, voire même les voiries publiques, ont été progressivement occupés et habités.

Pointe-Noire de la fondation à 1931

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Pointe-Noire dans son environnement

Pointe-Noire ne doit son implantation qu’a la perspective de la construction du port et du chemin de fer. Lors de sa fondation en 1922, la ville n’est pas encore une agglomération mais juste un camp de chantier pour la construction de ces infrastructures. Loango, à une quinzaine de kilomètres de là, conserve le siège des administrations et gère le commerce intérieur et extérieur.

Dès 1923, le problème de l’aménagement de la ville est posé.

En 1924, Pointe-Noire est dotée de son premier plan directeur de développement. Il consacre la partition en deux de la ville, la zone européenne et la zone indigène. Dans ce premier plan, seule la partie européenne est structurée en particulier dans les quartiers du Losange et du Damier autour de la mission catholique (actuel évêché). Plus tard les voies seront bétonnées par la société Batignolles.

La gestion foncière est régie par les dispositifs du Code Foncier Noir dans les Colonies (1920). Il reconnaît le droit coutumier : la terre non fertile appartient à toute la communauté. Les colonisateurs français, soucieux d’éviter les conflits avec les autochtones se réservent les zones de marécages, impropres à l’agriculture et vides de population.

Si l’on excepte le petit village Ndjindji, autour du port et du chemin de fer (avec la gare centrale). La cité indigène est repoussée vers les villages, en particulier celui de Tié-Tié (première gare du chemin de fer au kilomètre 15) et de Mvou-Mvou avec le quartier Mayumba (quartier Ba Lumbu) à côté. Ce sont les travailleurs des deux grands chantiers (C.F.C.O. et port) qui composent en majorité, au début la population de la ville indigène. La ville va bien vite attirer une foule de gens intéressés par les emplois induits, commerçants en particulier, surtout les étrangers venant des autres pays d’Afrique (Gabon, Dahomey, Togo et Ghanéens).

En 1928 la population est estimée à 3 000 âmes.

En 1931, selon Pierre Vennetier, Pointe-Noire, n’est encore qu’un semis de constructions éparses parmi un quadrillage de rues en terre que l’on commence à empierrer.

La ville se limite toujours au centre ville actuel qui comporte cependant déjà toutes les caractéristiques d’un espace urbain pouvant fonctionner en zones résidentielles et zones de production, écoles, terrains de sport... bien définies.

Pointe- Noire en 1936

Avec l’achèvement du Port et du chemin de fer en 1934, et l’installation de la société coloniale d’électricité (UNELCO), la ville va voir ses activités décoller.

L’abondance d’embauche provoque l’arrivée massive de populations de l’intérieur (que les autochtones appellent ‘bilanda lail’ "suiveurs du rail"), et leurs besoins en logement le développement de la cité.

L’hôpital est construit, le marché s’agrandit, c’est la formation de la première couronne.

Le premier quartier africain, loti est le Camp Chic, non loin du grand marché et du commissariat de Police, il est construit par la SIC (Société Immobilière su Congo). Les maisons sont construites sur des parcelles d’environ 250 m². Elles comprennent pour essentiel deux chambres à coucher, un petit séjour, une douche, un W-C et une cuisine.

Le centre-ville se densifie par l’occupation des terrains vides contenus dans le tracé directeur. Le quartier Ndjindji se développe le long des grands axes. Il n’y a pas de nouvelles voiries. Les constructions sont encore simples, peu de bâtiments à étage, presque pas. Les constructions sont de plein pied.

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Pointe-Noire 1936

Si le paysage urbain, change peu, le développement économique induit l’explosion du quartier du port et une forte consommation d’énergie (eau et électricité)

La ville progresse vers l’Est. Le chemin de fer du Kouilou est construit en direction de Loango.

La ville se découpe en îlots.

Une quatrième avenue est créée au quartier du damier de l’évêché.

Pointe-Noire de 1936 à 1945

En 1936, on pense que la ville a atteint ses limites, et que le développement devra désormais se faire a l’intérieur de celles-ci. Pointe-Noire reste essentiellement européenne, c’est ce que l’on appelle la ville, depuis lors ce terme est resté dans le langage courant.

L’achèvement des deux grands chantiers, en 1934 pour le CFCO et en 1942 pour la complétion de la digue intérieure du port, voit l’implantation définitive dans la ville de la plupart des ouvriers débauchés. Ils vont devoir se reconvertir dans d’autres métiers de services et de manutention.
Cette sédentarisation entraîne le développement du village africain. Il va se faire lui aussi dans les limites fixées dans le plan directeur de 1924, c’est-à-dire à l’intérieur de sept voies pénétrantes qui sont en partant en arc de cercle depuis la place de Brazza (actuelle place Lumumba), et d’Ouest à l’Est :
-  L’avenue Raymond Paillet, qui devrait rejoindre le Nord et la route de Brazzaville au rond point Sympathic ;
-  L’avenue Emile Gentil, elle aussi en partance pour le Nord jusqu’à l’actuelle avenue de l’indépendance au carrefour de la maison commune de Mvou-Mvou et le premier cimetière pour africain.
-  L’avenue Monseigneur Derouet
-  L’avenue de Ma Loango. Cette voie départage le village en deux parties comme une ligne de démarcation ethnique, à l’est vivent les originaires du Kouilou-Niari (quartiers Mayumba et Mvou-Mvou), à l’ouest les autres ethnies arrivant sur la ville.
-  L’avenue Shoelcher, qui rejoindra plus tard la mission des Sœurs de Saint-Joseph et le quartier Culotte.
-  L’avenue Moe-Pratt qui aboutissait sur l’actuelle avenue de l’indépendance au rond Point Mawata et se termine par le quartier Foucks.
-  L’avenue de France,(actuelle avenue de la Révolution) comme limite Est.

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Pointe-Noire vers 1945

Il est à noter que le village africain est entouré sur son flanc Ouest par la rivière Tchikobo et les marécages autour du camp Génin (actuel camp 31 juillet) tandis que sur son flanc Est la ville s’arrête à la rivière Tchinouka (avenue de France actuellement avenue de la Révolution) et, son développement ne peut donc se faire que dans la direction Nord vers le village Loandjili.

A cette époque le village africain est limité au Nord par l’actuelle avenue Felix Tchicaya, cette avenue reliait deux camps militaire, le camp colonel Genin (actuel camp 31 juillet) et le camp Saint Pierre aujourd’hui disparu.

Le marché central sera installé de la deuxième à la troisième ligne entre l’avenue Monseigneur Derouet et L’avenue Schoelcher. Cet emplacement a été choisi pour créer une dynamique centrifuge à la ville, le marché sera point de contact des populations africaines et européennes séparées par la frontière naturelle que constitue la rivière Tchikobo.

La trame urbaine de ces quartiers sera en disposition radiale. A l’intérieur de ces sept voies, l’aménageur va disposer des voies secondaires, pour donner un découpage urbain en îlots trapézoïdaux.

Ce découpage est destiné à permettre à l’administration coloniale de mieux contrôler les populations, surtout en cette période de conflit mondial. La distance séparant les avenues secondaires entre elles ne dépasse pas 200 mètres, de façon à permettre le contrôle par les forces de l’ordre positionnées à chaque intersection.

A l’intérieur de sept voies, l’aménageur va disposer des voies secondaires, pour donner un découpage urbain en îlots à quatre cotés. Tandis que la logique ne sera pas respectée à l’intérieur de chaque îlot, en effet les rues seront parallèles aux voies secondaires.

Ce découpage a été fait pour permettre à l’administration coloniale de mieux contrôler les mouvements des populations, surtout en cette période de conflit mondial.

La liaison entre ville et la cité indigène (dizaine prononciation des autochtones) ne se fait que par un seul point, le pont sur la Tchinouka, au niveau de l’école Jean-Joseph Loukabou (ancien parlement).

Pointe-Noire de 1945 à 1950

Dans cette période on voit l’apparition de la première occupation dite illégale du sol. Au quartier du Kilomètre 4, situé au sud des ateliers du C.F.C.O., malgré les interdictions des autorités, le quartier connaît un développement fulgurant rendant son urbanisation impossible sans des mesures de déguerpissement coercitives.

La construction des habitations du village et du quartier Kilomètre 4 est précaire. On y trouve des constructions en matériaux bruts non traités, comme la tôle ondulée, des planches de bois, des déchets industriels.

L’urbanisation se poursuit selon les axes des voies principales. Au début des années 1950, le village sort de ses limites initiales et s’étend jusqu’à l’avenue de l’Indépendance. Le découpage est du même type, mais la taille des îlots devient plus grande. Cet aménagement se fait sans intervention de l’administration coloniale, d’où sans doute la rupture dans la taille des ilots.

La surface occupée par le village va bientôt égaler celle de la partie européenne. On assiste à la naissance des quartiers Roy, Mawata, et l’extension du quartier Mvou-Mvou.

Le poids démographique et la surface occupée passent à l’avantage de la cité indigène.

Pointe-Noire de 1950 à 1955

La cité poursuit sa croissance exponentielle. Du fait de l’ambiguïté des lois foncières coloniales, le développement de la partie africaine de la ville dépend des intérêts des propriétaires terriens, leurs droits étant reconnus dans le Code Foncier Noir des Colonies.

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Pointe-Noire vers 1955

Le village africain abandonne définitivement la logique de l’îlot de type haussmannien.
Désormais la division en petites ruelles non rectilignes prévaut. Les parcelles y sont inégales. On peut constater dans les quartiers Matende, par exemple, une absence de places publiques ou de terrains libres dans le village africain.

Les activités économiques et l’augmentation de la population blanche poussent à la densification du quartier européen. Le quartier du Losange va connaître un deuxième développement. De nouveaux bâtiments s’y construisent, quelques routes et avenues y sont être créées.

Pointe-Noire de 1955 à 1960

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Pointe-Noire 1958

Le quartier Mvou-Mvou se développe au nord vers la rivière Songolo. Sa population se densifie. On voit apparaître le quartier Planches deuxième quartier dit illégal de la ville, avec son église Saint-Christophe en planches de bois blanc.

Comme toujours dans pareil cas l’occupation des terres se fait anarchiquement. Ce quartier va vite trouver ses limites, car coincé entre la route de Brazzaville et la rivière Tchikobo.

Le cimetière de la ville qui devrait se trouver hors du périmètre urbain, est totalement entouré par un nouveau quartier.

A la fin de 1960, Pointe-Noire a consommé ses meilleurs terrains, il ne reste plus que des terres marécageuses. Le développement de la ville ne peut plus se faire que par une densification des quartiers. Tant que l’administration fonctionne encore.

Pointe-Noire de 1960 à 1970

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Pointe-Noire vers 1965

1960 voit un tournant dans l’évolution de la ville, il faut noter que c’est l’année de l’indépendance, même si l’indépendance n’est pas encore effective, les rapports sociaux ont changé. Les forces conservatrices reprennent de la vigueur.

Le développement spatial de la ville que l’on croyait terminé reprend de plus belle, les limites naturelles que sont les rivières (Tchikobo, Tchinouka, Songolo, Mamiwata) et les forêts (Makaya-Makaya, Mpaka) sont franchies.

Ce sont les naissances des quartiers Culotte, Makaya-Makaya (qui veut dire en langue locale feuilles-feuilles, cela pour signifier qu’il y a là une forêt très touffue), Mbota, Mbota-Louissi, (respectivement du nom des rivières, petits affluents de la Songolo) et Nkouikou.

le centre va se densifier, ce sera le début de l’aménagement de la partie située au delà de la rivière Tchinouka, c’est la naissance du quartier O.C.H. (Office Congolais de l’Habitat, organisme d’Etat).

Entre l’avenue de la Révolution (Ex avenue de France) et le quartier O.C.H. se trouve une zone marécageuse, et comme la nature a horreur du vide, en dépit des interdictions de construire frappant cette zone, celle-ci va être occupée, par des populations originaires pour la plus grande part des pays du Niari (Bouenza, Lékoumou et Niari). L’origine et l’ordre d’arrivée des nouveaux arrivants se retrouve dans la toponymie des quartiers qui se créent successivement depuis le Rond point Lumumba (Ex place de Brazza) en allant vers Tié-Tié. :
-  Les originaires du Niari : quartiers Dibodo et Cocotier du Niari ;
-  Les ressortissants de la Lékoumou : quartier Pont de la Lékoumou ;
-  Enfin ceux de la Bouenza : quartiers Mouyondzi et Pont de la Bouenza

Le découpage de ces quartiers est différent des autres quartiers de la ville, très peu de rues et de grandes avenues, c’est le village total. La taille des parcelles dépend de la force humaine ou des moyens financiers des habitants.

Ces populations ont été attirées par les activités portuaires et pétrolières en plein essor.

Pointe-Noire de 1970 à 1990

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Pointe-Noire vers 1975

Entre 1970 et 1985, avec les découvertes des gisements pétrolier et minier de potasse, la ville connaît un boom économique, attirant une forte immigration de populations africaines et européennes, et une intensification de l’exode rural vers des emplois plus rémunérateurs.

Cette période est marquée par un boom immobilier en centre ville. Les sociétés internationales prospèrent et sont de plus en plus demandeuses de logements pour leurs expatriés et de bureaux pour leurs sièges. Ainsi la COMILOG, (Compagnie Minière de L’Ogoué), ELF-

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Pointe-Noire 1986

Congo, C.P.C.(Compagnie des Potasses du Congo) et d’autres se dotent d’ensembles immobiliers dans les Zones d’Aménagement Libre (ZAL).

Dans la partie Est (village) les quartiers périphériques se développent, en poursuivant la deuxième phase de densification et l’amorce d’une mise en valeur réelle.

Pointe-Noire de 1990 à 1992

A compter de la fin 1985, du fait de la crise économique qui frappe le pays la ville se tourne sur elle même, et tente de créer son économie. On voit naître les petits métiers du secteur dit informel.

La physionomie de la ville ne change pas, mais elle continue sa forte croissance démographique.

A partir de 1992 du fait des changements politiques majeurs intervenus à Brazzaville, on assiste au developpement des zones situées le long de la mer du Nord au Sud.
C’est ainsi que le quartier dit de la foire se développe, la raffinerie est vite encerclée par des habitations, le village de Siafoumou est avalé par la ville de Pointe-Noire qui acheve sa progression sur Loandjili (ancien village et district devenu l’arrondissement IV de Pointe-Noire), Il en est de même pour les premiers villages se situant sur la route de Diosso.

Cette urbanisation va entraîner la naissance d’un deuxième axe pendulaire de transport avec un goulot d’étranglement au carrefour Davum, du fait de l’ouverture quelques années auparavant, du pont reliant la quartier OCH au quartier des ateliers CFCO et des usines de déroulage de bois.

Tous les quartiers aux alentours du marché sont progressivement occupés par des musulmans, en particulier Ouest-africains. C’est ainsi que l’on assiste à la construction des deux édifices religieux les plus hauts de la cité indigène : la mosquée du marché et celle du quartier Roy sur l’avenue Jean-Felix Tchicaya. Les quartiers Mayumba et camp chic Tchitchelle voient leurs populations autochtones les quitter. Elles sont remplacées par des maliens, sénégalais, béninois, et autres ouest africains.

Au sud, on voit le développement des quartiers Tchibamba, Mpita et, après la guerre de 1993, suite à l’afflux de réfugiés en provenance du Pool, le début de l’urbanisation du village Ngoyo, le long de la RN4 menant à la frontière cabindaise.

Pointe-noire post conflits

La guerre de 97 et surtout celle de 99 provoquent l’exode des populations nibolek [1] particulièrement touchées par la répression des forces cobra et angolaises. Elles affluent en grand nombre vers le havre de paix que constitue Pointe-Noire.

La ville dès lors, et en dépit des efforts de ses maires successifs, se montre incapable de contenir les habitants dans des limites administratives raisonnables. Les propriétaires terriens voient leurs ambitions s’accroître. Ils lotissent tout et n’importe quoi avec la complicité des services du cadastre. On voit s’ériger des logements y compris entre les voies du CFCO. Mais surtout le périmètre urbain explose.

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Pointe-Noire 2006

La ville entoure désormais l’aéroport et force les autorités à démolir de nombreuses maisons construites sur l’emprise même de la zone aéroportuaire jusqu’à 8 mètres de la piste. Les terrains d’Eucalyptus du Congo (ECO) au delà de l’avenue Thystère Tchicaya à Mont Kamba qui marque la limite de l’agglomération, sont squattés. Les constructions y sont démolies par ordre de la municipalité. Sitôt détruites, sitôt reconstruites. Les congolais jouant sur le fait accompli, finissent par voir les autorités abdiquer.

A Tchimbambouka, des terrains appartenant à un congolais d’origine française sont vendus par des familles vili s’en prétendant légitimement propriétaire. Le détenteur des titres fait raser les maisons et gagne son procès.

Siafoumou croit à toute vitesse vers le nord, profitant de l’accès désormais facilité par la reconstruction de la route nationale 5. Mais, si, bien sûr, c’est le long des routes que se lotissent les premiers terrains, bien vite la toile d’araignée s’étend au foncier environnant. La ville phagocyte des terres jusqu’alors réservées aux cultures maraîchères.

Ngoyo, entre Mpaka et Côte Matève, devient un nouveau quartier, populaire à l’est de la RN4, et beaucoup plus résidentiel à l’ouest. Les terres bordant l’Océan attirant toutes les convoitises. La spéculation va bon train.

De pseudos propriétaires fonciers poussent leur appât du gain au point de lotir les cours d’école, comme à Tchimbamba.

Mais la ville elle même n’est en rien exempte de ces abus, les terrains de la GKN, société d’exploitation des potasses, sur la côte Sauvage se voient vendus et construits au profit de hauts dignitaires soucieux de se créer un patrimoine sur un emplacement prestigieux.

CARTE : PNR 2006

Toutes ces occupations sont de nature illégale et abusive, elles ont cependant lieu dans une indifférence/impuissance/complicité des autorités. Aucun schéma d’urbanisme n’existe, pas plus d’adduction en eau et électricité, quand aux réseaux d’égouts, nul n’en a cure.

Dans la cité, pourtant une nouveauté se fait jour : la communauté ouest africaine commence à construire à la verticale, optimisant l’espace. On peut cependant douter de la qualité de ces immeubles érigés sans calculs, souvent en surélévation d’une construction existante.

Pointe-Noire compte probablement aujourd’hui plus d’un million d’habitants, pour la plupart sans emploi, et elle semble incapable de maîtriser son expansion. Melting-pot de toutes les ethnies que compte le pays qui ne se mélangent guère entre elles, ainsi que de vastes communautés étrangères, elle constitue une poudrière à laquelle il ne manque qu’un détonateur pour exploser.

Recherches et textes : Mouelé Kibaya (Architecte DPLG)

Pointe-Noire post conflits : Ya Sanza

Cartographie : Ya Sanza sur croquis de Mouelé Kibaya.

NB : Les cartes s’agrandissent lorsqu’on clique dessus.

[1contraction du nom des trois départements qui composent le Grand Niari : Niari, Bouenza, Lékoumou