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Ministre Ikouébé copieusement injurié

Que s’est-il passé, ce 29 juillet, sur le tarmac de l’aéroport de Maya-Maya au moment ou Sassou et sa très forte délégation s’apprêtaient à s’envoler pour Washington au sommet USA/Afrique ? Que s’est-il passé pour que la directrice de cabinet d’Antoinette Sassou, Blandine Loumandé, pète (comme on dit) un câble ? On va vous le dire.

Pressentie pour faire partie de la délégation présidentielle, la Blandine Loumandé, une pote à Antoinette, était toute contente d’aller faire (comme d’habitude) son shopping dans la capitale américaine. Quelle ne fut pas sa surprise quand, durant les formalités, elle se rendit compte que son passeport diplomatique ne faisait pas partie du lot des voyageurs. Son regard se tourna vers Basile Ikouébé, Ministre des Affaires Etrangères de la Francophonie et de la Coopération, le seul habilité de valider les passeports diplomatiques depuis qu’on décela un réseau de trafic de faux documents au ministère ad ’hoc.

Ikouébé faisait, lui aussi, partie du voyage vers le pays d’Obama. « Veuillez m’excuser madame, mais j’ai oublié de signer le vôtre » dit platement le ministre. Oui, un trou de mémoire. Ce que l’intéressée mit en doute et trouva suspect. « Oubli ou punition ? » se demanda la malheureuse servante de la Première Dame. Son sang ne fit qu’un tour.

Noms d’oiseaux

Puisant dans son répertoire le plus abject des noms d’oiseaux du ciel et de la terre, de mammifères terrestres et amphibiens, Mme Loumandé a alors déversé une bordée d’injures sur le pauvre patron des Affaires Etrangères et de la Coopération. L’assistance ébahie n’en est pas revenue. Ni Sassou ni Antoinette n’ont rien fait pour la malheureuse dame en furie. A l’heure qu’il est, la Dircab est en train de se morfondre à Brazzaville alors que ses potes sont en train de se la couler douce à Washington.

Ainsi que le souligne Rigobert Ossébi (Congo-Liberty.com 31 juillet 14), à Washington les membres de la très forte délégation jouissent de la dolce vita en attendant la douche froide que Barack Hussein Obama va administrer aux tyrans noirs (Sassou en premier) qui veulent s’agripper à vie au pouvoir. Car trop c’est trop. Les singes ne veulent pas lâcher le fruit. Yayi Bony du Bénin semble le seul à faire exception à la règle sauvage du pouvoir ad vitam aeternam. Au grand dam de Sassou.

Calendrier du chemin d’avenir

En effet Sassou n’a pas envie de jeter l’éponge malgré les coups qui pleuvent de toutes parts. Au contraire lui et sa bande ont leur petite idée sur tout ce qu’ils ont l’intention de faire d’ici à 2016.

Il est prévu que le 15 mai 2015 le PCT va faire son congrès à l’issu duquel sera désigné le candidat aux présidentielles de 2016. Un référendum sera ensuite organisé dans la foulée, juste avant les Jeux Africains.

« Il va modifier » disent avec assurance ses sbires à propos de la Constitution. Il est vrai que le pronostic inverse est douloureusement envisageable par le tyran de l’Alima notamment quand on lui fait miroiter le sort qui est arrivé au couple roumain, monsieur et madame Ceausescu. Sassou veut coûte que coûte « modifier », certes. A-t-il seulement songé aux impondérables ? Beaucoup d’eau peut couler sous les ponts entre le Sommet de Washington et le 15 août 2016.

Remaniement ministériel

Sassou rentre d’Amérique à compter du 8 août prochain. Quelle que soit la puissance de la claque qu’il recevra de Barack Obama, l’homme d’Oyo se rendra à Sibiti pour célébrer la Fête Nationale. Dans l’entre-deux, il procèdera à un mini-remaniement ministériel au sujet duquel circule une rumeur : « Alain Akouala serait sur le départ  ».

Ce ministre (Alain Akoualat Atipault dit "Trois A") n’est plus en odeur de sainteté à Mpila où Claudia Sassou qui fait la pluie et le beau temps veut absolument sa tête. Surnommé « Ministre-touriste » parce qu’il passe son temps à voyager (comme s’il était le seul à le faire -NDLR) Alain Akouala ne sait plus à quel saint se vouer. «  Ce n’est pas la première fois qu’on fait une fiche sur moi » s’est-il confié à des proches. Malheureusement pour lui, sauf coup de théâtre, cette fois-ci, il peut chanter « Au revoir Kamalamalé  ». Espérons qu’il a assuré ses arrières depuis qu’il possède un maroquin car rien n’est plus cruel que le chômage au Congo de Sassou.

Si son passeport diplomatique est toujours valable après la fiesta de Sibiti, le ministre-touriste pourra au moins venir à Paris se livrer à ses vraies passions : la sapologie et la musique.