Chacun a sans doute déjà regardé les vidéos de Clarisse Akouala, égérie congolaise qui en veut à tous ceux qui ont spolié notre dignité, notre honneur et notre raison d’être.

Clarisse Akouala est une Congolaise qui réside en Allemagne. Pétrie de foi mystique, cette militante symbolise la femme en lutte et se positionne également comme la muse d’un combat qui combine le religieux et le laïc, le politique et le métaphysique. Aux côtés d’illustres Jeanne d’Arc telles Sadio Kanté Morel, Ruth-Annie Coyault, Claudine Munari, Gilda Moutsara, Marie Louise Abia, Alphonsine Mikouiza, Monique Ngongo, Ryma Danbel, Gertrude Malalou, Rebecca Moungounga, les sœurs Tamba-Tamba (Zoïa et Sanelli), Lina Badila, Sylvie Nkouikani, il faudra compter Clarisse Akouala, Kimpa Vita des temps modernes, nourrie de racines ontologiques nordiques mais transcendant les clivages ethniques en se situant dans un grand Royaume Kongo uni, unique.

A l’autre bout de celle échelle de valeur, on retrouve évidemment, des serpents à sonnettes comme Antoinette Sassou Tchibota, Arlette Nonault Soudan la fausse intellectuelle, Claudia Sassou, Adelaïde Moundélé-Ngolo, Emilienne Raoult, Dambenzet, Doukaga, Belinda Ayessa, autant de vampires insatiables de la supposée Nouvelle République de Sassou.

Les documents audio-visuels de Clarisse Akouala, visibles sur les réseaux sociaux, durent respectivement une dizaine de minutes pendant lesquelles l’Allemande croque l’actualité congolaise en lingala et en français. Sa méthode est d’une simplicité cathodique : une caméra, un micro et, le tour est joué. Clarisse, se filme en selfie. Puis par un « Soki na komi wana na sukisi » Clarisse conclue inopinément ses sermons au vitriol.

Dracula

Clarisse Akouala braque ses monologues incisifs sur Sassou dont le système répressif est basé, selon elle, sur la magie noire. « Dracula » est le nom générique quelle a gratifié Sassou et son modèle criminel. Jugez qu’à l’actif de Monsieur 8%, il y a un torrent de sang alimenté par l’égorgement de Marien Ngouabi, la neutralisation de Massamba-Débat, l’ensevelissement vif du Cardinal, l’immersion dans le fleuve des disparus du Beach, les massacres pré et post-électoraux de manifestants au mois de mars dernier, les enlèvements tout azimut d’opposants politiques assortis de disparitions, l’empoisonnement de Papa Wemba (oui lui aussi). J’en passe et des pires.

Reptiliens

Pour C. Akouala, le despote de l’Alima fait partie des reptiliens. Sans doute par allusion au serpent de La Bible, incarnation de la ruse, condamné à ramper pour avoir ensemencé Eve. Ce sont des dragons, des crocodiles sur lesquels en Psaume 91 Dieu dit qu’Il marchera pour les écraser. Ce n’est donc pas hasard si Sassou se revendique Cobra par miliciens interposés.

Dans tous les cas la bête ne crachera plus son venin puisque nous sommes sous le règne du Verseau. Après celui du Poisson incarné par Jésus Christ, nous sommes entrés dans une nouvelle ère. Sassou est alors un homme du passé dont les actuels soubresauts ne sont, effectivement, que les derniers signe de vie.
Bien que Brice Parfait Kolélas alias Pako donne des signes d’inquiétude à l’IDC-FROCAD, Clarisse Akouala a de la sympathie pour le représentant de Youki (calebasse en terre cuite)

Cette dame qui en veut à mort à l’hégémonie Mbochi a ses ascendances à Gamboma dans Les Plateaux Téké.

Gamboma terre de Prophètes

Située entre espace mbochi et téké, la région de Gamboma est un bastion méconnu d’hommes et de femmes de Dieu. Dans ce champ culturel localisé vers l’embouchure de la Léfini, à l’orée de Makotimpoko, ont cependant fleuri le kimbanguisme, le protestantisme, la doctrine de William Marion Branham et bien sûr, la foi catholique.
C’est sans surprise que l’interaction spirituelle en œuvre dans la contrée a donné le prototype Akouala. A notez que ce succès mystique local s’agrémente de patronymes éponymes non moins célèbres comme celui de l’artiste/musicien chrétien Sylvain Akouala (le frère du ministre) lui aussi héritier de Gamboma.

Clarisse est l’archétype d’une contestation septentrionale longtemps étouffée et mise à mal par l’émergence de Boundji (La Cuvette) au printemps de l’évangélisation du Territoire du Moyen-Congo au 19ème siècle. On a pu voir et admirer le modèle spirituel agencé par St-Benoît de Boundji qui a donné naissance à des laïcs comme Létambet Ambilly, Jérôme Ollandet. Mais, des Plateaux, nous est juste parvenue, peu après les Indépendances, une représentation religieuse de type syncrétique. Il se trouve qu’un négationnisme chrétien corroboré pas la thèse que Le Dieu de La Bible s’était arrêté en pays Kongo-Lari après l’avènement des spiritains (en la personne de Mgr Augouard) un négationnisme, disions-nous, a longtemps renvoyé les sociétés du Nord vers des concessions géographiques païennes, dominées par des rites Nzobi et Andzimba.

L’Allemande Clarisse Akouala nous prouve chaque jour le contraire du prétendu monopole théologique des Bakongo. Elle produit des exégèses d’une qualité spirituelle incontestable. Ceux qui croient en Dieu sont convaincus que L’Esprit Saint agit en elle. Clarisse Akouala martèle chaque jour le dogme d’un Congo libéré du poison des Nguesso.

On adhère d’autant plus à sa théologie de la libération du Congo que des "Prophètes" kongo/lari comme Ntoumi se situent à la limite de la compromission avec le satanisme de Mpila. Nous avons pour preuve la lamentable récente interview du Pasteur de Soumouna accordée au lanceur d’alerte Elie Smith où ce chef religieux a été incapable de condamner Sassou dans les massacres du Pool. A l’inverse, c’est ce que fait Clarisse Akouala à longueur de vidéos/selfies.
« Soki na komi awa na silisi. »

Thierry Oko