Au terme d’une visite des structures relevant de son Département dans le Kouilou, le Ministre de l’énergie et de l’hydraulique M. Bruno Itoua (ancien DG de la SNPC) a révélé la mise en route de trois projets de fourniture d’électricité à la ville de Pointe-Noire, pour garantir son autonomie.

Depuis plus d’une décennie déjà, Pointe-Noire est confrontée à un chronique déficit énergétique. Pour un besoin de 50 Mw, la capitale économique n’est pourvue que de 30 Mw. La ville est principalement alimentée en électricité par le barrage hydroélectrique de Moukoukoulou (dans la Bouenza) à travers une longue ligne très haute tension souvent sujette à des chutes de pylônes, ruptures de câbles, etc. Et aussi par la centrale thermique à Gaz construite en 2002 à Djéno près de Pointe-Noire. Pour des raisons techniques, cette centrale ne fournit que 8 à 18 Mw sur les 25 MW prévues. Ainsi les habitants de la ville océane connaissent de fréquents délestages, coupures et des baisses de tensions qui descendent souvent jusqu’à 90 volts au lieu de 220-230V requis pour l’électricité domestique.

Pour palier ces insuffisances, le Ministre Bruno Itoua envisage d’exécuter trois projets dont les coûts et les délais d’exécution n’ont pas été précisés.
Le premier projet consiste à réaliser des travaux d’aménagement pour augmenter la puissance de la centrale à gaz de Djéno. Ces installations fonctionnent à base du gaz provenant du gisement de Kitina. Ce gaz contenant une certaine quantité d’huile ne permet pas aux turbines de fonctionner à plein régime. Un second gazoduc ne drainant pas d’huile sera construit pour renforcer la capacité de cette centrale.

Le deuxième projet consiste en la construction d’une deuxième centrale thermique, cette fois-ci à la Coraf (Congolaise de Raffinange). Elle devrait fonctionner à base du fuel lourd, avec une puissance prévue entre 21 et 23 MW. Enfin le troisième projet est relatif à la réhabilitation d’une partie des installations de la vielle centrale thermique du Centre ville. Compte tenu de sa vétusté (construite avant l’indépendance) l’opération consistera simplement à récupérer une partie des installations encore fonctionnelle.

IL faut souligner que le déficit en énergie à Pointe-Noire est tel que la plupart des sociétés et industries se sont dotées de groupes électrogènes. Ainsi l’étranger qui circule dans la ville est surpris par l’incessant ronronnement des moteurs dans presque toute la ville.
J. Malonga