Mademoiselle Merveille BAZONZELA - victime de la répression au Congo-Brazzaville. Réaction de l’association Actions pour le Congo-Brazzaville avec Jean Marie Michel Mokoko (ACB-J3M-France).

Il y a des histoires qu’on n’aimerait pas entendre, mais celle-ci en fait partie : l’assassinat de mademoiselle Merveille BAZONZELA, 22 ans, à N’Kayi dans le département de la Bouenza par la force publique.

Alors que l’incidence de l’infection à Covid-19 au Congo-Brazzaville est inexistante du fait de l’incompétence des autorités sanitaires, rien par conséquent n’autorise l’application coercitive par des gendarmes des mesures sanitaires drastiques issues du copier-coller du modèle français. A fortiori, cette barbarie à l’endroit d’une paisible citoyenne, bastonnée pour cause de non-port du masque, reste inconcevable.

Ce crime vient allonger la longue liste de tant d’autres, perpétrés par des agents des forces de l’ordre mal formés, désorganisés et inexpérimentés. Tous ces crimes restent d’ailleurs non élucidés.

L’association ACB-J3M dénonce le silence coupable d’une justice aux ordres fonctionnant à deux vitesses.

Sous d’autres cieux, une auto-saisine du parquet pour trouble à l’ordre publique, aurait dû se mettre en place pour rechercher des éventuels coupables, mais au Congo-Brazzaville, le bon déroulement des lois se fait toujours attendre.

L’association ACB-J3M-France condamne avec la plus grande fermeté cet assassinat ignoble par les éléments de la force publique et exige de la part des autorités politiques de fait, des sanctions exemplaires de toute la chaîne de commandement.

Fait à Paris, le 1er octobre 2020
Thierry-Paul IFOUNDZA
Président de l’association ACB-J3M