Les pays francophones du sud présents au 57e Festival de Cannes

Le Congo (B) absent au village international

Dix réalisateurs de huit pays francophones du sud sont invités par l’Agence de la Francophonie pour présenter leurs dernières œuvres au Marché international du film de Cannes, offrant ainsi à leurs films la vitrine internationale qui leur manque souvent.

Des projections spéciales de ces films sont programmées sur le stand « Cinémas du Sud. » ainsi qu’au Palais E.

L’Agence de la Francophonie qui offre, à travers son Fonds francophone de production audiovisuelle, une aide à la production, une aide au développement et à la finition d’environ 120 heures de productions originales (cinéma et télévision), s’emploie également à faire connaître ces réalisations et à faciliter leur mise sur le marché. En accompagnant les créateurs et producteurs des pays francophones du sud, il s’agit de renforcer leur place dans les courants mondiaux d’échange d’images et contribuer aussi à la défense de la diversité culturelle, l’un des fondements de la Francophonie.

Les cinéastes invités par la Francophonie à Cannes, du 12 au 23 mai 2004

Nom du RéalisateurPaysŒuvre
Ben Diogaye BeyeSénégalUn amour d’enfant
Hassan BenjellounMarocLa Chambre noire
Taieb LouhichiTunisieLa Danse du vent
Fanta Regina NacroBurkina FasoLa Nuit de la vérité
Ho Quang MinhVietnamLe Temps révolu
Idrissou Mora KpaiBéninSi-Gueriki, la reine mère
Raso GanemtoreBurkina FasoSafi, la petite mère
Zeka LaplaineRD CongoLe Jardin de papa (Lauréat 2003 de la Bourse de promotion internationale d’un film du Sud)
Mweze NganguraRD CongoLes Habits neufs du gouverneur (en préparation)
Jean-Claude CodsiLibanUn Lézard au soleil (en préparation

Source : agence.francophonie.org


On peut dire, vu les problèmes qui le minent, que le cinéma n’est pas une priorité pour le Congo. Ce qu’on ne peut pas dire c’est que Brazzaville manque de moyens. L’or noir (aujourd’hui a 41$ le baril) est une source de revenus qui devrait permettre au gouvernement ou à la SNPC de soutenir une petite industrie cinématographique de qualité qui vanterait au mieux les capacités artistiques du pays.

Mais sans doute, quand on voit les nations du sud présentes cette année sur la croisette, doit-on devoir penser que le pétrole ne favorise pas l’expression artistique, aucune de ces nations ne possédant de production pétrolière significative.

Le pétrole serait-il une malédiction ?

Niaou