
Je suis vraiment en colère, et je vais vous dire pourquoi. Les bras m’en tombent, et jamais ma rage n’a atteint de telles altitudes de combustion. Grande est en effet la colère lorsqu’on réalise qu’on ne peut avoir accès aux mélodies de son enfance, de sa jeunesse, de cette époque où nous escaladions encore les murs pour “guetter” le concert de tel ou tel musicien dans le quartier Tié-Tié, plus précisément au bar Joli Soir qu’allait alors racheter mon oncle. Ailleurs, il est impensable de ne trouver nulle part la discographie de Boby Lapointe, de Georges Brassens, de Mike Brant, de Jacques Brel. Luambo Makiadi alias Franco n’est pourtant pas un artiste de seconde zone, encore moins un comparse de l’histoire de la musique du continent noir. Fin observateur de la société africaine, il est mort en 1989, à l’âge de 51 ans ( en Belgique ) et aura marqué de son empreinte de pachiderme de la rumba le fameux "âge d’or de la musique congolaise" - la décennie 1960-1970 -, nous laissant des titres inoubliables dans les années 80, comme Mario- repris jusqu’aux Antilles - avant de tirer sa révérence...
Bref, c’est pour dire que j’ai voulu acheter quelques disques de ce grand musicien et de son groupe Tout-Puissant OK Jazz dont la devise fut "On entre OK, on sort KO". Quelle n’a pas été ma surprise de constater que la discographie immense de ce géant est « indisponible » à 99,9 pour cent dans les boutiques en ligne ( Fnac.com, amazon etc.). Sur certains albums, on indique carrément « supprimé à la vente ».
Voilà donc un groupe qui est le fondement même de la "rumba africaine", l’essence de la jeune musique congolaise contemporaine ; un groupe qui a donné un rayonnement à la musique des deux Congo. Et, du fond des Etats-Unis - ou de la Mongolie supérieure, j’en suis convaincu - on ne peut acheter aucun de ses disques en ligne ! Probablement faudra-t-il espérer avoir plus de veine chez les disquaires parisiens ou du quartier Matongé de Bruxelles !...

Certes, je sais qu’il faut aller à Paris, dans le marché noir de Château d’eau ou devant les salons de coiffure de la rue Saint-Denis. A certains moments, croyez-moi, j’ai presque envie de crier « Mais où sont donc les professionnels de la piraterie ? » En effet, les pirates au moins ont le sens de la diffusion ! Si les monuments de la musique se vendent maintenant sous le manteau, nous ne sommes pas sortis de l’auberge. Depuis le ciel, Franco Luambo Makiadi doit nous regarder, jouant au passage quelques notes de guitare devant des anges médusés par son talent que les ingrats de la Terre ne peuvent perpétuer. Pendant ce temps, nos pays se targuent d’avoir des ministères de la culture... Et si, pour gagner du temps, on les débaptisait "Ministères de l’Inculture" ? Au moins auraient-ils l’ignorance du sujet, et donc l’excuse de ne pas comprendre que l’aide à la reconstitution de la discographie de nos musiciens légendaires contribuent à adoucir un peu plus les moeurs ! La révolution se fait en chantant, disait l’autre. Mais encore faut-il connaitre les paroles...
Je suis vraiment en colère est justement le titre de l’album de Franco que je recherche depuis des mois....
J’ai une vague consolation à t’offrir avec ce lien, Alain, il n’y a pas possibilité d’acheter l’album que tu cherches, mais on peut écouter un petit extrait. http://www.sternsmusic.com/discography/1532
Alain, jette un coup d’oeil à ce lien. Je ne sais si tu peux acheter, mais tu peux au moins écouter et cela atténuera peut-être ta colère : http://www.afromix.org/html/musique/artistes/ok_jazz/index.fr.html
Une honte, on devrait décréter les disques de Franco d’utilité publique. Malheureusement, je ne sais comment les réditions de disques se décident. Ceci a été le cas également avec les disques de FELA après sa mort. Heureusement depuis, plusieurs coffrets sont sortis. Espérons que ce sera le cas pour Franco, sooner or later !
Hélas, cher Kangni : je n’ai jamais vu de coffrets du vieux Kallé, un des inventeurs de la rumba congolaise. Les disques des légendes comme Bella Bella, Franklin Boukaka se vendent au lance-pierre, pour ne pas dire par quelques initiés. Personne ne réalise par exemple que Franklin Boukaka et Jacques Loubelo ont largement inspiré l’album à succes de Passi, Bisso na Bisso ( les intros, les choeurs, les "samples", les paroles...).
Je pense aussi à une autre piste : Michael Jackson avait acheté les droits de Beattles... Nos vedettes comme les Passi, Lokua Kanza, Ray Lema ou Koffi Olomidé, Manu Dibango - qui a collaboré d’ailleurs avec Boukaka- et bien d’autres, pourraient "racheter" ces légendes...
Bon, c’est toute une démarche et nous ne sommes pas sortis de "la barbarie de l’inculture" ! Je mets ce dernier terme entre guillemets parce qu’il me donne tout d’un coup l’idée du titre d’un livre que je compte écrire sur la question...
C’est triste. peut-etre qu’on devrait lancer l’idee des archives du patrimoine pop africain, et que l’Unesco les finance. Voila, pas plus complique que ca. et derriere, les maisons de disques peuvent racheter les droits et relancer les raretes sur le marche, ou bien on peut les telecharger en ligne en payant une somme modique, etc etc. On ne peut pas laisser disparaitre cette memoire, tout de meme.
Mére Eve,
merci pour le lien ! j’ai écouté des extraits , et j’aime bien ce Franco là. :-)
Alain, quand on veut quelque chose on met les moyens ! Viens passer quelques jours en France et tu pourras te ravitailler car la musique de Franco que tu cherches est proposées en rayon à la FNAC, Virgin et partout ailleurs. Je me suis moi-même fait la collection de ces grands monuments de la musiques congolaises dans ces magasins, j’y ai acquis tout le stock de Francko & le TP OK Jazz , de Tabu Ley Rochereau de Kalle et même de Wendo.
Il est tout à fait normal que ces œuvres ne soient pas proposées en ligne pour la bonne raison qu’elles sont très peu achetées par ce moyen. Nous sommes en plein libéralisme, ne l’oublions pas : on essai quelque chose si ça ne marche pas comme on le souhaite on le zappe. Tu remarqueras que même sur les sites qui commercialisent les livres en lignes comme Alapage.com, pour prendre cette référence française du commerce en ligne, les œuvres de la littératures africaines ne sont pas légions simplement parce que les commandes ne sont pas nombreuses.
Les « Ministères de l’incultures » ! Que peuvent faire nos Ministres de la Culture pour la diffusion de nos œuvres artistiques et littéraires, déjà qu’ils sont incapables de gérer le plus basique de leur fonction ! Je suis mort de rire à l’idée de t’entendre les évoquer ! serais-tu sur un nuages par rapport à nos dirigeants ! Je ne pense, pas d’autant plus que tu es originaire d’un pays dont les paradoxes relèvent de l’indicible : pays, jadis le plus alphabétisé d’Afrique, gérer par des personnes dont tous les qualificatifs qu’offre la langue française ne suffiraient pour décrire l’imbécillité et l’incompétence sur les portefeuilles ministérielles qui leur sont confiées.
Que peuvent donc faire les ministères de la cultures sur la diffusions de ces œuvres d’une richesse monumentale ? Pas grand chose à mon avis ! Il faut que nous développons une autre façon de faire, différente de celle que nous offrent nos éditeurs et distributeurs des disques, disséminés dans la régions parisiennes, qui en sont encore aux méthodes artisanales. Tout cela me fait penser à cette philosophie « essentialiste » qu’évoquait tout récemment quelqu’un sur qui nous avons tous tiré à boulet rouge parce qu’il a simplement avouer ne pas aimer le manioc en dépit de sa négritude. Faudrait-il peut-être qu’un jour, les chinois se chargent aussi de la commercialisation des disques des grandes figures de la musiques congolaises ! Nous pourrons ainsi trouver satisfaction à l’instar de celle que nous trouvons pour les produits alimentaires en France grâce à nos contemporains du soleil levant ! Tien ! Tu pourrais peut-être nous faire un livre sur la « Tristesse d’un continent » sinon sur « l’Afrique des imbéciles » ? Qu’en penses-tu ?
Monsieur Alain MABANCKOU, c’est encore moi. L’empêcheur de tourner en rond me direz-vous (rires !).
Monsieur Alain MABANCKOU, avant de pousser votre cri de colère et inciter (presque) à la piraterie des oeuvres de LUAMBO MAKIADI, vous auriez dû d’abord vous posez la question de savoir : A QUI LA FAUTE ?
A qui la faute Monsieur Alain MABANCKOU si les disques de LUAMBO MAKIADI sont aujourd’hui introuvables sur le marché ? C’EST SURTOUT PAS LA FAUTE de la FNAC, AMAZONE et consors....qui ne font qu’obéir à une logique commerciale.
LA FNAC, Amazone, etc ne sont pas des musées d’expositions d’art africains. Ce sont des boutiques Monsieur Alain MABANCKOU, et quand on tient une boutique, on est là pour vendre. Et on compte la caisse le soir. Les produits qui ne se vendent pas sont retirés du marché et on le remplace par un produit qui marche mieux.
C’est dire que si on trouve du BRASSENS et du Mike BRANT en télemarket c’est parce qu’il y a des gens qui achètent.
Oui Monsieur MABANCKOU, vous refuserez peut-être cette réalité, mais croyez-moi car je connais le problème ; après sa mort, les disques de LUAMBO ne se vendaient plus (ou mal). Les congolais (des 2 rives) l’avaient classés dans la catégorie des vieilleries. Et préféraient aller s’arracher du OLOMIDE.
Je répète Monsieur MABANCKOU, LUAMBO FRANCO a disparu des rayons par une simple logique commerciale.
Faites un test, demandez à 100 personnes de se pointer tous les jours à la FNAC pour demander l’album chanson "EN COLERE" de LUAMBO MAKIADI alais FRANCO, et vous allez voir le blanc remplir tous les bacs de la FNAC avec du FRANCO, et faire une page entière de vente de FRANCO sur Internet.(le "blanc" : c’est une provocation bien sûr).
Monsieur MABANCKOU arrêtez d’inciter les gens à la piraterie surtout pour l’oeuvre du Grand MAITRE un des patrons qui avaient toujours été honnête et corrects avec ses musiciens. Il leur versait un salaire correct et régulier, payait mêmes les allocations familiales. Il respectait les droits d’auteur de chacun. Rien que pour cela je m’étais juré de ne jamais pirater un seul disque de LUAMBO FRANCO.
J’ai chez moi une collection de 52 CD de l’orchestre OK JAZZ de LUAMBO MAKIADI. ça va depuis la création de son Orchestre jusqu’à sa mort. Et je les ai tous achetés. PAS SOUS LE MANTEAU NI A LA SAUVETTE, S’IL VOUS PLAIT Monsieur MABANCKOU, je les ai tous achetés dans des magasins de disques factures à l’appui et principalement chez OVATION à Chateau Rouge qui lui-même les commandait auprès de SONODISC.
Il y avait un catalogue avec tous les disques de LUAMBO (et des artistes de toute l’Afrique). Pour les commander chez SONODISC, il fallait un nombre minimum de disques. Malheureusement les vendeurs de Chateau Rouge (et certainement de la FNAC aussi) ne voulaient prendre aucun risque car ils étaient pas sûrs de pouvoir les écouler.
Monsieur MABANCKOU je vous en prie, je sais de quoi je parle. C’est pas hier que j’ai commencé à collectionner les disques de LUAMBO, cela fait 15 ans. Juste après sa mort.
Pendant plusieurs années, j’ai acheté à chaque fin du mois 1 CD de l’OK JAZZ de FRANCO (j’ai pas le compte bancaire d’un écrivain, sinon j’aurais tout acheté d’un seul coup). Voilà comment j’ai pu me constituer les 52 CD dont les 2 album de "EN COLERE" (Volume 1 et volume 2, que tu cherches.
Il manque encore quelques CD dans ma collection. A l’époque j’avais pas pu les avoir parceque je n’avais pas réuni la dizaine de commandes nécessaire qui aurait permis au libanais de Chateau Rouge de nous les commander à SONODISC.
JE NE RECOLTAIS QUE MOQUERIES quand je partais voir des congolais pour qu’il participe avec moi à l’achat des CD. Il fallait au minimum 10 commandes et parfois je n’arrivais pas à les atteindre.
Je n’avais plus que mes yeux pour pleurer quand je les voyais ensuite sortir de chez le libanais avec les cassettes vidéo de MAPOUKA SERRE sous les manteaux ; quand ce n’était celles de KOFFI OLOMIDE montrant ses danseuses en "position de tir".
Et voilà maintenant qu’on a retiré les disques de LUAMBO MAKIADI des rayons, les congolais vont se mettre à crier au "complot international". Le lobby blanc qui etouffe la culture nègre, etc....Franchement on a vraiment un problème nous les noirs (pardon) les congolais.
Avouons Monsieur MABANCKOU qu’il y a dans cette affaire une part de ce que dénonce justement Gaston KELMAN. Notre propre musique : "misik ya mboka na biso", comme disait ZAIKO LANGA-LANGA et dont nous disons que c’est la meilleure d’Afrique. Pour avoir un disque à PARIS, il faut que ce soit le libanais qui vienne nous le vendre (y compris les disques du NDOMBOLO).
J’ai rein contre les libanais. Au contraire je les adore. Mais sauf que quand le libanais ne peut plus nous ravitailler. On se retrouve privé de notre propre musique. Comme pour le SAFOU et le manioc. Heureusement que les chinois ne font jamais grève, sinon on serait tous entrain déprimer en FRANCE du fait de l’absence du manioc. Le chinois ayant fermé boutique.
Et voilà que Monsieur MABANCKOU pique une crise de colère parceque vous n’avez pas trouvé du LUAMBO à la FNAC.
Mais vous aurez beau exploser vos nerfs Monsieur MABANCKOU, le blanc ne gardera pas ces produits tropicaux dans son magasin sous prétexte d’exotisme ou d’oeuvre d’art. Si ça ne lui rapporte rien, il les enlèvera des rayons !!!!!
Donc des choses l’une. Ou vous achetez en masse. Et vous verrez le blanc aller même jusque dans le village natal de LUAMBO FRANCO voir s’il n’avait pas laissé quelques inédits là-bas. Ou alors nous faisons nous mêmes notre site de vente en ligne. SUR CONGOPAGE PAR EXEMPLE !
Avez-vous déjà vu des français communier dans une colère sous prétexte qu’ils n’ont pas trouvé du BRASSENS ou du BREL sur le site WEB d’un magasin américain ?
Salut Boris, salut Sami, salut Sergine, je suis de retour. Comme vous pouvez le voir, j’ai les mêmes coup de coeur qu’Alain MABANCKOU. Ha ! si Alain MABANCKOU pouvait accepter d’écrire un livre sur LUAMBO MAKIADI LOKANGA LUADJU PENE.
Attention, cela demandera 10 ans de travail et une publication en 4 tomes de 800 pages chacuns.
Rédaction à placer obligatoirement sous la direction de LUKUNKU SAMPU, avec l’étroite collaboration LUTUMBA SIMARO de MASIYA, SAM MANGWANA, YOULOU MABIALA, ESSOUS alias les 3 "S".
Veuillez excuser la longueur de ce texte et pardonner certains de mes propos si je suis allé trop loin par moment. J’étais vraiment "TRES FACHE". Tel est d’ailleurs le titre de l’une des chanson du Grand Maître LUAMBO MAKIADI LOKANGA LUADJU PENE alias MBUTA YORGHO.
Blaise
ho, Eddie KOUBA-FILA, je ne sais pas qui tu es, mais on postait en même temps et on abordait exactement dans le même sens.
Alain MABANCKOU ferait mieux d’approfondir son analayse sur cette question.
Blaise
Croyez-moi Eddie KOUBA-FILA, j’étais entrain d’écrire en ligne en même temps que vous. Je vous jure que je vous avais pas lu avant de poster et qu’est ce que je découvre !!!!!!
Tout est dit.
Blaise
Salut Blaise ! Bon retour, ce que vous (dé)montrez, Alain, Eddie et toi, c’est au moins cet attachement à une part de votre culture. Et c’est beau, tu ne trouves pas ? La même ferveur, le même amour pour ce grand Franco qui nous a tous séduits.
C’est bien plus que cela cher SAMI !
En ce qui concerne LUAMBO MAKIADI FRANCO, les congolais sont entrain de passer complètement à coté de quelque chose de grandiose. Et j’ai eu mal, très mal en voyant en plus Alain MABANCKOU taper complètement à coté de ce sujet.
J’ai longtemps hésité avant d’intervenir, j’avais peur qu’on m’accuse de vouloir m’opposer systématiquement à Alain MABANCKOU, car je connais le style de certains dans cette maison.
Je souffrais trop de voir une analyse aussi erronée trôner ici, alors je me suis dis tant pis, je me mouille et tant pis pour ce que l’on dira.
« Que le seigneur soit loué », aurait dit les fréquenteurs des églises, quand j’ai vu la simultanéité avec le message d’EDDIE KOUBA-FILA qui allait dans le même sens que moi. On aurait dit que nous nous étions concertés et pourtant on a posté en même temps, quand bien même, depuis 3 jours successivement j’écrivais et annulais mes messages au dernier moment. Je ne voulais pas être accusé polémiste. Mais en même temps, je ne pouvais pas laisser Alain MABANCKOU dire ce qu’il a dit sur un sujet aussi important.
Cher SAMI, c’est vrai que FRANCO était connu dans toute l’Afrique. Mais FRANCO au(x) Congo, ça ne s’explique pas. Il faut l’avoir vécu.
Cher SAMI, lors des obsèques du chanteur algérien LOUNES MATOUB (assassiné), une journaliste française en reportage en KABYLIE pour couvrir l’événement, demanda à un jeune Kabyle : « Que représentait pour vous Lounes MATOUB ».
Après plusieurs secondes de réflexions, les yeux remplis de larmes, le jeune kabyle répondit : « Lounes MATOUB c’est pour nous plus que ce que pour vous BRASSENS, BREL, Edith PIAFF tous réunis ».
J’avais bien aimé cette réponse typiquement méditerranéenne, et je me demande encore si la journaliste française avait bien saisi le sens de cette réponse. En tout cas, moi, j’avais parfaitement bien compris. Et aujourd’hui, je suis en mesure de donner la même réponse. LUAMBO MAKIADI FRANCO est pour les congolais plus que ce qu’est pour les français, BRASSENS, BREL et Edith PIAFF réunis.
Le problème SAMI, c’est que les congolais n’ont pas mesuré la perte quand FRANCO LUAMBO MAKIADI est mort en 1989 dans un hôpital de Bruxelles, à 51 ans seulement. Emporté par une maladie dont il n’a jamais voulu accepter ou dire le nom. Et pourtant, en même temps il nous a laissé un message d’une puissance inouie dans son tout dernier album dont le titre n’est pas autre chose que « ATTENTION NA SIDA ».
Au(x) Congo, il n’y a que LUAMBO MAKIADI qui pouvait se permettre un titre pareil (comme il en a fait d’autres titres chocs).
Je sais que les congolais n’aiment pas écouter cette dernière chanson de FRANCO (ATTENTION NA SIDA) pourtant d’une grande qualité musicale par ailleurs. Un véritable bide commercial, mais l’argent c’est sûrement pas ce que recherchais le Grand Maître en lançant cette dernière chanson. Pour la première fois de sa vie, LUAMBO MAKIADI chanta en français (lui qui a toujours chanté en lingala et quelques rares fois en kikongo). Malheureusement, personne (ou peu) a compris réellement ce dernier grand geste du Grand Maître LUAMBO MAKIADI.
Bien sûr que je fais partie des rares congolais qui ont acheté cet album. « ATTENTION NA SIDA » pouvant se traduire en bon français par « Gare au SIDA ! ».
N’eut été le très grand hommage que lui ont rendu les femmes congolaises lors de ses funerailles, LUAMBO MAKIADI aurait presque été enterré dans l’anonymat. Même si le dictateur MOBUTU SESE SEKO Kuku Ngwendu wa Zabanga, le Maréchal du ZAÏRE est allé personnellement s’incliner devant la dépouille de ce monstre de la musique congolaise.
J’en profite également pour rendre un grand hommage au journaliste congolais (zaïrois à l’époque) LUKUNKU SAMPU, qui sentant la fin prochaine du grand Maître, fit le déplacement jusque dans la clinique de BRUXELLES où LUAMBO FRANCO était hospitalisé, afin de lui accorder ce qui sera la dernière interview de LUAMBO.
Cette interview est pitoyable. LUAMBO avait peur de la mort même s’il s’en défendait. Il refusait de voir la vérité en face. Moment pathétique de la relation entre l’homme et la mort. De plus, ce mastodonte, rongé par la maladie était réduit à la dimension d’une baguette. Il ne devait plus peser qu’une cinquantaine de kilos. Quand on a connu LUAMBO, on ne pouvait s’empêcher de verser des larmes.
Cette interview a été mise en cassette vidéo et est disponible dans certains coins de vente.
Tout comme le tout dernier concert de LUAMBO MAKIADI à BRUXELLES dans le cadre du festival ZAP MAMA. LUAMBO MAKIADI qui (dit-on) se savait déjà malade mais avait encore tous ses kilos s’était énormément amusé en scène. Faisant bouger toute sa masse graisseuse tel que je l’avais jamais vu faire. Il remit la bande originale de cette cassette à un de ses amis en disant « Tu en feras ce que voudras le jour où je ne serai plus là ». Encore un grand geste de cœur du Grand Maître.
C’est mon frère malien de Château Rouge qui m’a vendu cette cassette dont je n’avais jamais soupçonné l’existence. M’apercevant au loin noyé dans une foule noire avec mes sachets noirs made in CHINA remplis de manioc, poisson salé, mfumbwa, etc achetés chez ….le chinois, ce frère malien me courut après et me rattrapa avant que je ne disparaisse dans la foule. M’attrapant par l’épaule, il me dit « camarade, j’ai quelque chose pour toi. Viens voir ». Je fis demi tour et le suivis jusque dans sa boutique où il me tendit la cassette vidéo du tout dernier concert du Grand maître LUAMBO MAKIADI. « Cette cassette est très bien ! » me dit-il. Et comme j’achète tout ce qui est LUAMBO les yeux fermés, je l’achetais et le visionnais chez moi. Je ne fus pas déçu. Un des plus beau spectacles du Grand Maître.
Tout ceci pour te dire SAMI, que les congolais sont entrain de passer à coté de quelque chose, en ce qui concerne LUAMBO et ceci simplement parce qu’il ne savait pas qui était LUAMBO MAKIADI, bien que LUAMBO soit en nous tous. De plus, nombreux sont les congolais qui n’ont jamais compris LUAMBO. Ce dernier a été longtemps qualifié de misogyne par de très nombreux congolais alors qu’en réalité LUAMBO MAKIADI était le tout premier des FEMINISTES congolais.
La compréhension de l’œuvre du Grand Maître est l’une des tâches à laquelle je m’attelles depuis bientôt 15 ans. J’ai commencé juste après la mort de LUAMBO car j’avais senti le danger que LUAMBO tombe aux oubliettes par le fait que son œuvre eut été mal compris des congolais. Depuis on mène un combat au quotidien pour expliquer qui était réellement LUAMBO MAKIADI, donner une interprétation juste du contenu de son œuvre, qui effectivement peut être compris de travers, si on avait pas compris l’homme.
A l’époque on prêchait dans le désert. Dieu merci la parole est entrain de porter et nous sommes de plus en plus nombreux à faire ce travail. LUAMBO EST ENTRAIN DE RENAITRE. 15 ans après, il y a un regain d’intérêt pour LUAMBO même auprès des tout jeune congolais. Et les plus vieux commencent enfin à réaliser le grand vide créer par sa disparition, et ils commencent aussi enfin à comprendre qui était véritablement LUAMBO MAKIADI. Un froumier de Congopage a dit que « LUAMBO MAKIADI était pour la musique congolaise ce que PICASSO est à la peinture ». Il n’avait pas tort. Et j’aime pour ma part à rajouter qu’il y avait aussi du BOTTERO dans LUAMBO MAKIADI. Cette façon d’exagérer les formes pour attirer l’oeil.
Il faudra multiplier des thèses universitaires sur tous les volets de l’œuvre de LUAMBO MAKIADI . D’après qu’une thèse de Doctorat sur LUAMBO MAKIADI aurait déjà été soutenue à l’Université de PARIS V. Mais je dis qu’une thèse ça ne suffit pas. Il en faudra 10 000 pour couvrir toute l’oeuvre de LUAMBO et son impact sur la musique et la société congolaise.
Blaise
Merci, Blaise, pour ta passion contagieuse. Que l’immortalité du grand Maître déborde les deux rives des Congo - ce qui est déjà la réalté, je crois. Que ses messages nous survivent. La première fois que j’avais entendu quelqu’un exprimer sa passion pour ce monstre sacré, que je connaissais (j’ai écouté sa chanson-message sur le sida), c’était à NDjamena : une conférnce faite par Alain Mabanckou. Il y a eu foule, sa passion avait électrisé tout le monde. Du coup, la revue Notre Libraire a consacré un numéro spécial à la musique congolaise (pas seulement à Franco). Mais ce n’est pas encore assez, je suis d’accord avec toi, Blaise. Il en faut encore plus, il en faut toujours plus pour que ce patrimoine ne meure !
Je voulais dire, Blaise, que la première personne que j’avais entendu exprimer sa passion pour la musique congolaise, pour les monstres sacrés de cette musique, pour Franco, c’est Alain Mabanckou qui en avait fait l’objet d’une conférence à Ndjamena.
Je me demande ce qui va se passer maintenant. Sonodisc, à l’époque, avait déjà eu un bras de fer sur les droits de l’artiste avec sa fille qui en était héritière - j’avais lu ça dans les journaux et ne sais comment l’affaire s’était terminée. Puis Sonodisc est devenu Next Music, en liquidation en juillet dernier. Alors, va savoir qui peut ou va s’occuper des bandes de Franco désormais.
Même si un repreneur existe, pour les droits-masters d’un artiste, il faut encore parfois retrouver les bandes en question ! Et il peut y avoir des conflits juridiques interminables encore pour ralentir le process...
Tiens, à propos de patrimoine et d’épiceries chinoises, je suis tombée sur le C... la semaine dernière. De passage dans le quartier, je vais dans une épicerie "africaine" tenue par des Chinois à côté du métro Stalingrad. Je soupèse des chikwangues, et demande au vendeur, Chinois, d’où elles viennent. Il me répond : du Togo. Ah oui ? J’étais très étonnée, j’imaginais simplement une provenance d’Afrique Centrale. Et il me dit : "bientôt, ça viendra de Chine" ; et d’ajouter que déjà on y fait pousser le piment "antillais" et les aubergines (les petites, africaines) ; des Chinois sont allés en Afrique Centrale apprendre la fabrication des chikwangues. Il vaut mieux même le Togo, non ? (à moins que je découvre qu’on mange la chikwangue aussi au Togo, confirmez-moi, que je dorme moins bête !)
Alors, qui va promouvoir et bénéficier patrimoine musical et gastronomique africain à cette allure ?
Pardon Alain, pour cette digression, mais de fil en aiguille...
Et je me souviens, Sami, d’avoir lu cette édition spéciale musique africaine de Notre Librairie disponible sur le Net, en format pdf. J’ai recherché le site, et voici 2 documents d’une excellente qualité :
Mère Evé, je ne sais même pas ce que c’est la chikwangue. Peut-être quelque chose que je connais sous un autre nom ? Ah, tu apportes des éléments nouveaux sur Franco avec la question des droits ! Comme c’est compliqué, tout ça ! Bon, la musique se mettra au-dessus de tout, non ?
La chikwangue appelée aussi kwanga, est le baton de manioc qu’on a préparé après l’avoir fait rouir, et qui est présenté emballé dans des feuilles, il a moult variantes, formes et tailles, la même fabrication au départ fait le miondo camerounais si ça te parle un peu plus. Sinon, il faudra que ce verre parisien se transforme en diner dans un bon resto ou ils passent obligatoirement des bonnes vieilles chansons de Franco ! Qu’en pensez-vous, les filles ? Où êtes-vous passées d’ailleurs ?
Salut Sami,
Je t’ai lu. Je ne peux que me réjouir si Alain MABANCKOU essaie de porter haut comme nous l’étendard du Grand Maître LUAMBO MAKIADI. Mais de grâce qu’il n’incite pas sous des raisons completement infondées au piratage des oeuvres du Grand Maître.
Si les mélomanes et en particulier les congolais se décidaient aujourd’hui d’acheter en masse les oeuvres du grand Maître comme ils le font pour Koffi OLOMIDE. Les CD de LUAMBO seront à nouveau disponible partout.
Il s’agit d’une logique commerciale, simple et basique, et qui ne tient qu’à nous. La FNAC n’attend que ça. "Largent n’a pas de couleur", le blanc et les chinois l’avaient compris depuis longtemps.
Les oeuvres de LUAMBO ont disparu des rayons simplement parceque personne ne les achetait plus après sa mort (à commencer par les congolais). Tous ceux qui, jusqu’il ya encore 5 ans voulaient réellement acheter les disques de LUAMBO pouvaient se le procurer sans difficulté y compris à la FNAC, Maisons de la Presse, etc...La preuve j’en ai acheté 52 CD à partir de la date de sa mort. Eddie KOUBA-FILA dit qu’il en a aussi plein chez lui. Donc pour un qui adore cette musique, je trouve la recherche d’Alain MABANCKOU bien tardive.
Je vais néanmoins me renseigner si je peux lui trouver son album "EN COLERE". colère. En tout cas ça ne sera pas du pirater. D’ailleurs j’ai été ouvrir mon coffret, et j’ai les 2 volumes de cet album. Dans le Volume 1, il y a MOUZI et 4 autres titres. Dans le Volume 2, il y a "NABALI MISERE" et 5 autres titres. Il me semble les avoir achetés en 1995 (il faut que je retrouve la facture car j’ai gardé toutes les factures).
ps : Puisque je vois qu’on parle de chikwangue. faisons un lien avec certains sujets de ce blog. Imaginez vous que la grande majorité des noirs Africains se disaient "ne plus aimer le manioc", comme Gaston KELMAN. Croyez moi mes frères et soeurs que LE CHINOIS finira par retirer le manioc de ses boutiques. LE CHINOIS NE VENDRA PLUS DE MANIOC, FAUTE DE NOIR AFRICAIN POUR ACHETER. N’est ce pas les amis ? c’est quand même pas les petits chinois ou les petits français aux yeux bleux qui mangent le manioc à Paris. Que vont faire alors les quelques noirs africains restés attachés au manioc ?
Réponse : Ils vont monter à la tribune pour crier au scandale parceque le chinois ne vend plus du manioc. Telle est la logique négro-africaine et croyez moi ça devient TRES TRES DIFFICILE à supporter de la part de certains autres négro-africains.
Blaise
Merci Mère Evé. Je viens donc maintenant de quoi il s’agit. J’en ai déjà mangé chez une amie camerounaise. Au Togo, hum !je ne sais pas si le manioc préparé sous cette forme existe réellement. Il y a tellement de régions et encore plus d’habitudes culinaires dans ce tout petit pays que je ne peux prétendre tout savoir. Blaise, oui, tu as raison, le patrimoine culturel, surtout quand il s’agit de la musique d’un congolais, ce n’est pas l’UNESCO qui va l’entretenir, il sera soumis aux aléas de l’offre et de la demande. Espérons que la demande sera toujours forte !
Oh, je ne me suis pas relu, Mère Evé je VOIS donc maintenant, etc. etc.
Merci de cette compréhension Sami, et merci aussi pour toutes les infos que tu as pu me donner sur ce sujet. Je profite de cette large tribune que me permet Alain MABANCKOU (de par sa notoriété), pour lancer un appel à tous les congolais (des 2 rives) en particulier, de tout faire pour perpétuer la mémoire et l’immense oeuvre de LUAMBO MAKIADI. C’est le plus grand homme que la musique congolaise n’ait jamais eu. Et pas seulement par la taille , par le talent et par la générosité et l’engagement (même si très subtile). Rappelez-vous dans une de ses chansons la phrase suivante : "Ba tuba-tuba balobi LUAMBO akimi KINSHASA. Ngaï nakima KINSHASA ? KINSHASA ya Kini malebo ? KINSHASA mboka ngaï nabotami ? allez, allez, allez, allez ....". Anodine en apparence, mais LUAMBO défiait le pouvoir en place à travers cette phrase. Au moment où la rumeur disait que LUAMBO s’était exilé. Il rentra au ZAÏRE et chanta cette phrase dans sa chanson intitulée "Lettre ouverte à Monsieur le Directeur Général".
Chers congolais, acheter, écouter et faite écouter la musique du Grand Maître, ça sera déjà un bon début. Ensuite IL FAUT ECRIRE. IL FAUDRA ECRIRE SUR LUAMBO. L’unique, le seul document à peu près intéressant que j’ai trouvé sur le WEB et qui m’ait appris quelque chose sur LUAMBO MAKIADI, c’est 3 pages que j’ai trouvées sur le site de ....kenyapage.com.
Grand merci à mes frères et mes soeurs Kenyapage.com.
Merci à Alain MABANCKOU d’avoir ouvert ce sujet sur congopage.com
De mon coté, je continue à collecter les documents et les témoignages en espérant qu’un jour je trouverai un nègre qui m’écrira mon livre au titre simple et pas du tout racoleur de : "LUAMBO MAKIADI". Tout simplement. Tant pis s’il n’est vendu qu’à 1 exemplaire. Je souhaite que ce livre soit écris un jour et surtout, bien écrit. Mais bon c’est du boulot. Car il faudra retourner enquêter depuis le lieu de naissance de François MAKIADI alias FRANCO.
Blaise
Excusez-moi chers amis. Les colères ça finit parfois par payer. J’ai retrouvé le sourire, le sourire des grands jours. Les frères congolais se sont réveillés, je viens de trouver un magnifique article sur LUAMBO MAKIADI, et écrit comme je le rêvais toujours par un frère congolais de la RDC.
Je vous donne le lien de cet article qui est :
http://www.nekongo.org/observateur/kongo-0206/Luambo1.htm
En fait l’article se trouve sur un site que je ne connaissais pas. www.nekongo.com. Je suis allé en page d’accueil de ce site et qui je vois Sony LABOU TANSI. Je suis aux anges.
http://www.nekongo.org/
hô qu’est ce que je suis content. Qu’est ce que je suis content, beaucoup à dire y compris sur la maladie (pourquoi pas) qui a emporté ces 2 monuments du Congo. Complètement rongé, SONY LABOU TANSI tout comme LUAMBO MAKIADI ont eu un comportement assez bizarre face à cette maladie. ça serait bien qu’on en parle un jour aussi, avec tout le respect que nous garderons pour leurs mémoires.
Blaise
je suis tombé par hasard sur votre site en essayant de chercher une discographie complete de Franco"de mi amor". barbarie de l’inculture et barbarie de l’ignoranse dixit : Georges Steiner, en tout les cas amnesie
je suis née en 1963 ,artiste peintre vivant à Paris. j’ai en ma possession 90 LP de Franco, une cinquantaine de 45T et quelque 78T loninghisa / N’goma et autre. en tout un bon millier d’albums de musique congolo-zaîroise tous formats confondus.
ceci a titre informatif mais aussi pour vous faire par de mon interet pour cette musique.
bien à vous. courage et confiance... avec esprit !
Vincent Michéa
J’éprouve cette même desolation, de ne pouvoir trouver sur le marché l’un de ses grands artistes qui ont marqué l’histoire de la musique congolaise. C’est dommage !
Merci Vincent Michea, saches que nous sommes un certains nombre à nous passionner de l’oeuvre du GRAND MAITRE et de chercher à continuer de la faire vivre. On y arrive, on y arrive et on y arrivera ! le problème c’est de pouvoir réussir à conjuguer tous ces efforts. Comme toi je suis né en 1963. Enfant, je disais de la musique de FRANCO que c’était la musique des "Vieux". Mais comme beaucoup de jeunes de ma génération, j’ai rallié OK JAZZ en 1978/1979 à la sortie de la Chanson "NABALI MISERE" de MAYAULA MAYONI (actuellement malade et en souffrance quelque part me dit-on). Mais le coup de foudre, je l’ai eu en écoutant "EBALE YA ZAIRE" une composition de LUTUMBA SIMARO chantée par SAM MANGWANA qui, comme tout le monde le sait, est d’origine Angolaise. Et ensuite "MATINDA", "BOMA L’HEURE", "MATATA YA MWASI NA MOBALI", "LA VIE DES HOMMES", "IDA", "NAKOMA MBANDA YA MAMA YA MOBALI NA NGAI", "LIBERTE", "TRES FACHE", "LOCATAIRE, "PROPRIETAIRE", "LETTRE OUVERTE A MONSIEUR LE DIRECTEUR GENERAL", "TU VOIS ?", "NON", "SOKI OKUTI BANA YA MBANDA",etc...
ps : SISI, si vous vous engagez à acheter, ces disques seront de nouveau disponibles sur le marché. C’est la loi de l’offre et la demande qui a fait disparaitre ces oeuvres du marché, comme je l’ai déjà dit.
Blaise
Cher Vincent,
Merci pour toutes ces informations. Je suis admiratif quant a votre amour pour la musique congolaise ! Continuez cette reconstitution. Demain quelqu’un viendra vers vous !
Chere Sisi,
C’est cette desolation qui fait que nous parlons de Franco ici. Une maniere d’appuyer sur le bouton rouge de l’alarme.
Bien a vous.
bonjour à tous. je cherche la video du dernier concert de Franco au "cirque d’Hiver" à Paris en Fevrier 1989. si quelqu’un d’entre vous à ce document contacté moi. j’etais à ce dernier show . sur la chanson "Mamou" tous le monde pleurait en dansant , c’etait terrible. j’ai ça dans ma mémoire depuis ce jour. merci à tous. Vincent
J’espère Vincent Michéa que quelqu’un pourra donner une suite favorable à ta requête. Pour ma part, la vidéo que j’aie c’est celui de son dernier concert à BRUXELLES dans le cadre du festival ZAP-MAMA. D’après que ce fût son tout dernier concert. Après, il n’est plus remonté sur scène. Il y a vraiment une ambiance d’enfer dans cette cassette qui me comble de joie à chaque fois que je la regarde (et je m’en lasse jamais). C’est la première fois que je voyais LUAMBO danser.
Blaise
cher blaise kibonzi alors peut-on esperer pouvoir rentrer un possession de cette merveille ? Je vous invite aussi a consulter un blog d’un ami ,celui ci consacre quelle ligne sur ma derniere exposition à Paris,je pense que cela peut vous plaire. http..//dubruit.blogspot.com.
a trés vite
Vincent Michéa
Cher Vincent, j’ai été jeté un coup d’oeil dans le blog que tu nous a indiqué. BEAU TRAVAIL en tout cas, du premier coup d’oeil. Et c’est déjà demain la fin de l’expo ? Dommage que j’ai pas été informé plus tôt. J’espère que d’autres occasions se présenteront. Merci de nous tenir informés.
Blaise
cher blaise, prolongation de l’exposition d’une semaine, jusqu’au 8 octobre, 13 rue de la condamine de 15 à 19h. et à partir du 13 octobre une partie de ce travail sera au Musée des Arts Derniers.. 104 rue Mademoiselle 75014 Paris. et actuellement aussi à Bâle à la galerie Klaus littmann Projekt jusqu’en Avril 2006.
Bien à vous
Vincent.
PS : bientot nous parlerons si vous le voulez bien d’un certain Henri Guesner alias Coupé-Cloué disparu dans le plus stric anonymat il y a quelque années, il etait Haïtien comme tout le monde le sait. et le rapprochement avec le grand maitre est absolument obligatoire a tout point d’oreille.
met têt ensem
V.
Ah le grand Coupé-Cloué, avec "Allez-vous en", la fameuse chanson qui annoncait parfois la fermuture des bars au Congo... Un grand homme en effet !
Noté Vincent, et merci beaucoup. Je vais loger cela dans mon agenda. Hé oui Alain MABANCKOU c’était tout à fait le générique de fin chez "KIBOSI bar" aussi à OUENZE (un quartier de Brazzaville pour ceux qui ne le sauraient pas). Le bar KIBOSI était situé à quelques mètres de mon domicile familial. KIBOSI, le nom du propriétaire du bar n’avait rien à voir avec KIBONZI mais beaucoup se laissait aller à cette confusion. Ausi certains croyaient que j’étais le fils de KIBOSI, le propriétaire du bar.
KIBOSI (si ma mémoire ne me trahit) c’est aussi le nom d’un village dans le POOL, le long du chemin de fer Congo-Océan avec une gare ferrovière du même nom (la gare de KIBOSI).
Cher Alain MABANCKOU, je ne parlerai pas ici de la parodie congolaise sur cette chanson "femme kolokinte" - le vrai titre de cette chanson dites "Allez vous en !" de l’Haïtien Coupé Cloué qui eut un succès monstre au Congo dans les années 79-80, je crois bien. D’ailleurs j’avais consacré un thread spécial à ce sujet, au forum public de Congopage sous le titre : "Mbanga za SASSOU chez KIBOSI bar". Je tenterai de retrouver ce texte et vous en donnerai le lien ici.
lé,lé allez hé allez
mbanga za SASSOU ééééééééé ya-ya !
femme kolokinte .....
mbanga za SASSOU éééééééé ya-ya !
J’arrête là, sinon certains vont encore me dire que comme d’habitude, "je retombe en enfance".
En tout cas Vincent, il y a eu une vraie histoire d’amour entre les jeunes congolais de Brazzaville et le chanteur Haïtien Coupé-Cloué autour de cette chanson "femme kolokinte". Je crois que c’était bien cela le titre exact. Je vérifierai.
Blaise
Blaise ne verifiez pas, c’est exact pour le titre de la chanson. Je vous laisse.
Vincent
Merci Vincent Michea et à très bientôt.
A tous, à travers la parodie congolaise de la chanson "Femme kolokinte" de l’haïtien Coup-Cloué (devenue "Mbanga za SASSOU", au congo) j’ai voulu simplement illustré ce que dit si bien le chanteur engagé français Bernard LAVILLIERS, lorsqu’il dit, je cite : "la musique parfois a des accords majeurs qui font rire les enfants mais pas les dictateurs". Effectrivement chers amis, imaginez-vous chers amis dans un bar des années 80, des congolais entrain de chanter à tue-tête "Mbanga za SASSOU eee ya-ya !" (les "burnes" de SASSOU) Qui l’eut cru ? Pour ceux qui ne le sauraient pas SASSOU c’est le Président de la République populaire du Congo depuis 1979, avec une "petite" pause sanglante entre 1992 et 1997.
En revenant à notre LUAMBO MAKIADI international, ce matin j’ai écouté une de ses chansons dans les années 60, intitulée ni plus ni moins (tenez vous bien chers amis) ! "LUMUMBA HEROS NATIONAL", chantée en présence de MOBUTU.
Oui, c’est vrai ! Bernard LAVILLIERS a raison : "La musique parfois à des accords mineurs, qui fait grincer les dents des grands libérateurs".
BRAVO FRANCO LUAMBO MAKIADI. Puisse ton oeuvre être connue de tous les congolais. Elle n’est pas que musical. FRANCO mérite d’être étudié ligne par ligne dans les universités, les plus prestigieuses du monde.
Allez 1ere analyse de texte. Cette phrase qui se trouve dans la dites chanson :
"Soki otali elongi ya MOBUTU lokola elongi ya LUMUMBA".
traduction : Quand tu regarde le visage de MOBUTU, il ressemble à celui de LUMUMBA.
MOBUTU n’avait du voir que du feu ! encore une fois VIVE LUAMBO.
Blaise
Alain, malgré que je ne comprends pas le Lingala, (je suis Hollandais) a mon avis Franco etait un des grands stars Africains.
Suivez le lien pour des photos d’un concert de Franco a Bruxelles en juin 1983 :
http://africambiance.com/forum/viewtopic.php ?t=79
Ronald
Cher Ronald,
Oui, Franco est une reference incontournable dans la musique africaine. Artiste genial, il a su scruter la societe africaine, railler le pouvoir, donner au peuple ce qui pouvait adoucir ses moeurs. Mercı pour le lıen Je vaıs le vısıter.
Savez*vous que plusıeurs Congolaıs ont ete nourrıs au laıt Bebe Hollandaıs je ne saıs plus sı ce laıt en poudre exıste encore...
Bıen a vous et vıve la Hollande ! ...
Alain
Je ne connais pas cette marque, peut etre c’etait seulement pour exporter.
Ronald
Et peut-etre meme que ce lait n’etait pas fabrique chez toi Hollande ! Mais que c’etait delicieux !
En fait Alain MABANCKOU, au tout début ce n’était pas un lait en poudre mais plutôt du concentré liquide. Il était vendu dans 2 type de boites, l’une toute petite et une autre moyenne. Il y avait également 2 types d’étiquettes sur ces boites, l’une rouge et blanc et l’autre vert-pâle et blanc. Sur ces étiquettes figuraient la tête d’un beau bébé blanc bien jouflou, avec en légende :"bébé hollandais". Qui sait ? c’était peut-être une photo de notre ami Ronald quand il était bébé. D’ailleurs, pour ceux qui ne le sauraient pas, c’est à cette photo que le footballeur international congolais NKOU doit son sobriquet de "Bébé hollandais". Car bien qu’il était déjà adolescent dans les années 70, NKOU, de l’époque où il jouait encore au Mwana-foot dans AS TEMPETE (j’ai assisté à ses débuts dans AS TEMPETE), avait gardé un beau visage d’enfant, très jovial et bien jouflu. D’où le sobriquet de "bébé hollandais" qui lui fut affublé car il pêtait la santé et avait des grosses joues qui rappellaient celles du bébé hollandais figurant sur la boite de lait. J’avais déjà parlé de cette histoire dans un thread spécial que j’avais ouvert au forum public de Congopage sous le titre de "NKOU, le bébé hollandais".
Il était bon le lait hollandais. Les enfants congolais adoraient tout comme les femmes congolaises adorent le WAX......HOLLANDAIS.
Blaise
Je suis passée cet après-midi rue de la Condamine voir les tableaux de Vincent, c’était une vrai plaisir ! Quelques étonnements aussi, comme ce disque des Bantous de la Capitale dont les droits sont payés à la Sabam, auraient-ils enregistré à Kin pour être affiliés à la société d’auteurs belge ? J’étais avec une amie suédoise artiste-peintre, qui elle a fait quelques toiles du groupe Viva la Musica sur scène dans les années 90.
Blaise
Ca me fait rire, mais je ne suis pas cette bebe. J’ai trouve un photo :
http://img281.imageshack.us/img281/4405/bebehollandais2jo.png
Ronald
Merci Ronald. J’ai été voir la photo, mais c’est pas celle-là qui illustrait le beau "bébé hollandais" de mon époque. Sur celle-la il n’y avait que la tête. On ne voyait pas les bras.
J’ai le regret de vous annoncer que je n’ai pas pu me rendre à l’exposition de Vincent (et je le regrette beaucoup). Comme on dit, "ne jamais remettre à demain ce que l’on peut fairer aujourd’hui". J’ai retenu la leçon.
Mère Evé, c’est pas du tout étonnant que des droits d’auteurs des Bantous de la Capitale (orchestre du Congo-Brazza) soit versés à la SABAM société d’auteurs belges. Comme tu l’as supposé toi même, à l’époque les orchestres du Congo-Brazza enregistraient dans des studios de Kinshasa. Il n’y avait pas de studio d’enregistrements de Disques au Congo-Brazza, jusqu’à la création de la SOCODI (société Congolaise du Disque) décédée ensuite et resuscitée dans les années 80 à travers le studio dernier cri de l’IAD (Institut Africain du Disque) qui fût une merveille technologique mais un véritable fiasco commercial dans ce Congo-Brazzaville des "camarades membres" (du Parti bien sûr). Les responsables de cette entreprise d’Etat, étaient choisi au nombre de citation par coeur de phrase de LENINE, KARL MARX ou FRIEDRICH ENGELS combinés à la vigueur des "Oyé, Oyé, Soutien !" proférés à l’adresse du chef de l’Etat, poing droit bien serré et levé le plus haut possible. Bref ! tout ça c’est sensé être du passé maintenant.
Aux jeunes congolais qui le ne sauraient pas, ou aux congolais qui l’auraient oublié. Sachez que tous les disques que vous écoutiez au Congo jusque dans les années 80, étaient enregistrés dans des studios au Congo et essentiellement à KINSHASA. Le magniat de la musique congolaise à certaine époque, n’était autre que le multi-milliardaire KIAMOUANGANA MATETA alias VERCKYS, alias VEVE lui-même par ailleurs musicien-saxophoniste, auteur entre autre de la célèbre chanson "NAKOMITUNAKA". Pour ceux qui ne le sauraient pas, KIAMOUANGANA MATETA alias VERCKYS alias VEVE a été le tout premier saxophoniste de LUAMBO MAKIADI Lokanga Luadju Pene au sein de son mythique orchetre TP OK JAZZ, avant d’être remplacé par MANU DIBANGO puis par ....LOPOMPO LOWAÏ, qui comme tout le monde le sait était le compagnon de la belle chanteuse congolaise (RDC) MPONGO LOVE. Mais ça c’est déjà une utre histoire. Rappelez-vous simplement "LOWAÏ lela". LOMPOMPO LOWAÏ, l’homme qui faisait pleurer la trompette. Instrument sur lequel s’est beaucoup appuyé le GRAND MAITRE et qui aujourd’hui a totalement disparu de la musique congolaise. Je regrette beaucoup.
Blaise
Erratum : lire EMPOPO LOWAÏ et non "LOPOMPO LOWAÏ".
Pour apprécier la trompette de KIAMOUANGANA MATETA d’une part et celle d’EMPOPO LOWAÏ d’autre part, je vous conseille d’écouter les chansons "MABELE" pour le premier et la chanson "FAUTE YA COMMERCANT" pour le deuxième. Toutes les 2 sont bien sûr des chansons de l’Orchetre OK JAZZ de LUAMBO MAKIADI alias FRANCO. Ce sont des compositions du poète LUTUMBA SIMARO, interprétées par SAM MANGWANA pour la première et DJO MPOY pour la deuxième.
Les chansons "MABELE" et "FAUTE YA COMMERCANT" sont des chefs d’oeuvres de la musique congolaise. Dans "Faute ya commerçant", DJO MPOY chante, je cite :
"Mobali akabi ngaï cadeau na ba leki, bazalaki ko benga ngaï yaya na nzela ya zando".
Une phrase véritablement pathétique mise dans la bouche d’une femme.
Blaise
bonjour , je participe à une exposition à partir de jeudi 13 octobre au Musée des Arts Dernier. 104 rue mademoiselle 75015 Paris. Vernissage ce jeudi à partir de 18h. vous pourrait y voir une partie de ma derniere exposition de la galerie Ligne 13. a bientot. Vincent
Ami,
Comme ta colère est légitime ! Et pourtant. Ce n’est pas difficile de trouver aujourd’hui des disques de Franco. Le week-end dernier, j’ai encore vu, les deux volumes de « En Colère », dans deux petites boutiques de disques spécialisées en musiques africaines et antillaises. Et peu importe qu’on ne les trouve pas en ligne. L’essentiel est qu’on les trouve. A ce titre Franco n’est pas à plaindre. Tandis qu’on ne compte plus les trésors des musiques populaires africaines qui sont introuvables, NULLE PART, sinon en vinyl, à des prix absolument exhorbitants (premier prix : 150 €). Oui, ta colère est légitime. De mon côté, j’enrage régulièrement devant ces pans entiers de patrimoine humain, méconnus, délaissé, abandonné... Quel désastre !
Salut Blaise, si je ne me trompe pas la chanson faute ya commerçant a été interprétéé par Sam Mangouana et non Djo Mpoy.
je suis "très jeune" pour la génération de Franco (j’ai 25 ans) et pourtant j’ai commencé a écouté la musique de Franco depuis l’âge de 15 ans. cela m’a valu la moquerie de la part de mes amies qui trouvaient que j’étais vieux jeu, je me rends compte a présent que je n’avais pas tort, écouter la musique congolaise d’aujourd’hui a l’étranger me fait quelquefois fois honte, car les gens se plaignent du fait qu’il y a trop de bruit, et parfois lorsque quelqu’un me demande d’expliquer le contenu d’une chanson je me perd car certaines chansons n’ont vraiment aucune signification je ne suis pas une nouvelle sur ce site que je consulte chaque matin, j’observe cependant ce forum de loin, mais je suis très interessé des sujets et des intervenant que je trouve très mûrs. Bravo Alain et merci pour ce blog.
Mina, pour des raisons qui me sont strictement personnel, j’ai décidé de ne plus intervenir sur ce blog mais je ne peux rester insensible à ce que tu viens de dire au sujet de FRANCO à l’heure où je lis sur ce même blog certains entrain de qualifier Koffi OLOMIDE de génie de la musique congolaise. MA TETE A FAILLI EXPLOSER EN LISANT CELA. C’est comme si on qualifiait Jean-Jacques GOLDMAN de génie de la musique française. C’est pareil. Enfin bref, j’ai assez piqué des crises de colères ici. Il faut que j’épargne mes nerfs. Puis comment vénéré un tel type qui glorifie dans ses chansons des sanguinaires en échange de quelques billets de CFA ? Koffi OLOMIDE serait capable de glorifier Rudolf HESS dans ses chansons contre une poignée de deutchmark (pardon d’euros). Et voilà des "intellectuels" congolais entrain de lui dresser une stelle ici. J’HALLUCINE !
Bref, plutôt que de continuer à se déchirer, mieux vaut que chacun encense ceux qu’il aime dans son coin. En effet Mina, moi aussi lorsqu’il ya 15 ans, j’ai commencé ma collecton des oeuvres de LUAMBO, on se moquait de moi et cela a même failli me couter le divorce avec ma femme. Elle était sensible aux moqueries de mes copains congolais quand bien même, je lui disais que FRANCO était l’un des tout grand de la musique Congolaise et que KOFFI OLOMIDE et PAPA WEMBA étaient les symboles et l’INCARNATION de la DEPRAVATION et de la DECADENCE de la jeunesse et de la société congolaise. Aujourd’hui, ce sont ces mêmes amis QUI REALISENT TRES TARD QUI ETAIT RELLEMENT FRANCO et se mettent à chercher ses disques, qui viennent s’asseoir chez moi pour écouter du FRANCO car mes CD ne FRANCO ne sortent jamais. Et il est HORS DE QUESTION de les graver. Aussi tout appel public à la piraterie des oeuvres de FRANCO ne pouvait être vécu que comme un coup de poignard dans mon coeur.
Chère Mina, continue à lire le Blog d’Alain comme moi aussi je continue de le faire tous les matins. Mais viens de temps en temps me lire aussi et corriger éventuellement comme tu l’as fait dans les forums du site www.congoplus.com, où j’ai posé mes valises depuis un moment. J’y parle beaucoup de FRANCO notamment aux forums Musique et forum Lingala.
Oui tu as semble t’il raison Mina. "Faute ya commerçant" a été chantée par Sam MANGWANA. C’est pas la voix de DJO MPOY qui elle, avait plutôt excellée dans KADIMA.
"Niongo ya mpongi suka se ofuta. Mwasi obongaki se na ndako ya MASIYA".
Je suis "présentement" sur congoplus.com, entrain de commenter cette phrase extraite de la Chanson "Faute ya commerçant". Tu peux venir lire. "Forum lingala", thread "Les plus belles phrases lingala de la chanson congolaise".
Même si tu viens pas, merci infiniment Mina. J’ai été très touché par tes propos. Mina LUAMBO MAKIADI, n’était pas qu’un grand musicien. LUAMBO MAKIADI est un héros national. J’aimerais contribuer à en faire prendre conscience à tous les congolais.
Longue vie, au BLOG d’Alain MABANCKOU.
Blaise
Ndeko Blaise,
j’ai eu le privelege de passer une partie de mon enfance a Kasa-Vubu, la Commune qui a vu grandir Luambo Makiadi, Kiamwangana Veve, Empompo Lowai, DV Moanda, les Freres Soki, Manuaku Waku...Vicky Longomba y a sa maison, l’orchestre Zaiko Langa Langa est un ensemble musical du coin aussi...imaginez donc...kie kie kie...
Chez Empompo, j’ai vu des gens comme Tshiala Mwana a l’epoque danseuse dans Tsheke Tsheke Love (Mpongo Love et Empompo), j’ai vu et entendu des repetitions en live...d’ou quand tu as parle de ce Mr Empompo, mes oreilles ont soudainement entendu le son de sa clarinette, de son saxo etc...quel genie.
Chez Petit Jean, le bar en dehors du 1,2,3 ou le TP OK JAZZ se produisait on pouvait ecouter la musique sans meme entrer dans l’enceinte meme, alors Josky, Ntesa, Jo Mpoyi, Mayaula oh la la la...
Chez Verkys, le studio etait situe sur la rue Eyala j’y suis alle plusieurs fois car on etait a l’ecole avec ses enfants et nieces...d’ou des musiciens j’en ai vu defile et chanter... Je me souviens de "Nakomitunaka" et du tolle provoque par la chanson au sein de l’Eglise Catholique...un autre chef d’oeuvre chante par Pepe Kalle...
Luambo avec des chansons comme Cherie Bondowe et Heleni qui ont ete censurees a ose parler ouvertement de la prostitution...avec "Liberte" il parle ouvertement du divorce, cette chanson est en quelque sorte l’hymne des femmes divorcees...un chef d’oeuvre Du point de vue politique, avec "kolo tonga abotoli tonga"...kie kie kie la il frappe fort car ils se moque du 1er ministre Kengo Wa Dondo qui venait de se faire ejecter de son siege...un must.
Avec "soki okuti mwana ya mbanda bokolo malembe" il frappe fort avec le probleme des maratres qui franchement est un veritable fleau chez nous... Et que dire alors de "bandeko ya basi balingaka komona basi ya bandeko ya mibali te pona nini" ? Ce titre evocateur parle de la rivalite entre belles soeurs...
Ce Mr decortiquait la societe Congolaise comme lui seul pouvait le faire...
Quant a Koffi, laissons ce garcon tranquille car il se debrouille pas mal et loin de nous l’idee de le comparer a Luambo...
En ecrivant ce texte, j’ecoute jamais kolonga, adios Tete, Independance Tshatsha, Mouzi, Liberte, Youyou...
Salut Blaise j’étais un tout petit peu occupé ces derniers temps et du coup je n’ai pas eu le temps de revenir sur le blog. pour mon plus grand plaisir je viens de retrouver une cassette de "Mario" dans mes affaires et quel a été mon bonheur. je te rejoindrai sur Congoplus.com. merci Alain et courage pour le prix que tu viens de rater cela n’enlève rien a ton génie
Merci ndeko Kula, merci Mina. Vous me faites vraiment chaud au coeur de savoir ainsi apprécier à leur juste juste valeur les faiseurs de la musique congolaise. Peu importe l’endroit, mais que tous ceux qui partangent cette passion pour le Grand Maître et la bonne musice congolaise d’hier ou d’aujourd’hui, nous puissions oeuvrer ensemble pour sa survie malgré la disparition de LUAMBO MAKIADI et la retraite de TABU LEY ROCHEREAU, l’écrasement de NYOKA LONGO Jossart de ZAIKO LANGA LANGA qui malgré tout se bat contre le tsunami NDOMBOLO pour tenter de sauvegarder l’âme de la musique congolaise.
J’ai aussi rencontré sur internet un frère nommé Ronald présent au site www.africambiance.com. Comme nous il a cette passion pour cette musique congolaise.
Ndeko Kula : "soki okuti bana ya mbanda bokolo malembe. Bazua ya mbanda na yo tika pembeni bokolo mwan’oyo".
Et surtout lorsqu’il ajoute "namosala ngaï nakendeke nakokanisa soki bana na ngaï baliaki midi".
Cette phrase me mets parfois les larmes aux yeux. Bien que je ne sois pas dans la situation.
Mina (Mario) : "Il paraît basi nionso ozuaka mosala kobebisa bango bilongi. Epayi na ngaï na stopper. Nalembi yo Mario. Mobali mabe nalembi yo. Kobetaka ngaï nalembi".
Et surtout lorsqu’il dit : "Oyo ezali na lavage nakotindela yo na bato".
C’est vraiment que la femme en avait marre.
Tiens je vais sortir mon coffret ce soir de mon coffre fort, pour les réecouter ses 2 chansons.
Merci et au plaisir de se retrouver pourquoi pas un jour en réel sur les rythmes de FRANCO.
Blaise
J’ai besoin de la procedure.Explication.
I DON’T LISTEN TO MUSIC ANYMORE, BUT YOU GUYS LOOK ATTRACTIVE, SO I THOUGHT I WOULD WRITE A COMMENT. I WENT TO AFRICA TWICE (IN 1980 AND 1983) AND DIDN’T HAVE A VERY GOOD TIME. I WENT TO APARTHEID SOUTH AFRICA, AND I SUPPOSE THAT’S THE NORMAL REACTION. I HAD TWO BLACK MEN BEG ME TO TAKE THEM TO THE DIAMOND MINE, SO I COULD SIGN THEIR BOOK OF LIFE, PAY A HIRING FEE, AND GET THEM WORK, SO THEY COULD BUY FURNITURE FOR THEIR DIRT FLOOR ONE ROOM HOUSE. THEIR WIVES BEGGED ME TO GET THEM A POST OFFICE BOX, WHICH REQUIRED BRIBING HEAVILY THE POSTMASTER : HE REQUIRED FOREIGN CURRENCY TO OPEN THE BOX, AND REFUSED TO SELL THEM STAMPS (IT WAS ILLEGAL IN APARTHEID AFRICA FOR BLACKS TO HAVE THEIR OWN POSTAL BOX OR TO BUY STAMPS). I CAME BACK THE NEXT DAY, LIED THROUGH MY TEETH, AND BOUGHT STAMPS FOR THEM, AND ALSO WAXED PAPER TO KEEP THEM IN (THEY WERE AFRAID THE HEAT IN THEIR ONE ROOM HOUSE WOULD MELT THE GLUE). I ALSO WANTED TO TAKE A PICTURE OF A GROCERY STORE, AND WAS QUICKLY APPROACHED BY A PASSERBY, FLASHING POLICE CREDENTIALS. IT WAS ILLEGAL, SINCE THE STORES WERE DIVIDED IN HALF, ONE SIDE FOR WHITES, AND ONE SIDE FOR BLACKS. LIKE I SAID, I HAVE A MISERABLE TIME, AND WHEN I RETURNED HOME, I WAS SO DEPRESSED, I QUIT MY JOB AT THE HOUSTON INDEPENDENT SCHOOL DISTRICT, WITHOUT FIRST GETTING ANOTHER. THIS IS A VERY BAD THING TO DO IN AMERICA, BECAUSE EVERY COMPANY I WENT TO, SAID EITHER I WALKED OFF THE JOB, OR I ABANDONED MY JOB. TO GET BACK TO THE POINT, I STUDIED FRENCH IN HIGH SCHOOL, BUT THE TEACHER, JEANNETTE HARDIN OF TERRELL TEXAS LEFT ME BRAIN DEAD AFTER EACH CLASS : SHE KEPT SAYING WHEN SHE DICTATED FRENCH, POINTE POINTE POINTE. GO FIGURE.
salut moi c serge mon blog est :serginholove.skyblog.com laisser vos coms
Des sites insensés comme ceux-ci n’ont pas lieu d’exister quand je cherche un truc qui est tout a fait autre je tombe dans ces genres des sites ... C’est rageant ! non !
Je pense que Luambo Franco a fait son temps. C’etait un grand monument de la Musique Congolaise. Mais, quant a l’heritage de la generation Luambo dans son ensemble, il n’est pas terrible, vu l’etat actuel de la societe congolaise.
À bas les jaloux !si Alain Mabanckou a osé écrire parceque il est doué ce n’est pas donné à n’importe qui de relater une histoire provenant d’une chanson ou mieux de percevoir ce que transmet une chanson et vous autres essayez comme lui au lieu de critiquer à tort...
bonjour à toutes et à tous
pour info , je viens d’acheter un coffret de deux disques Congo : 1- rumba on the river 2006 syllart productions (african pearls)
avec des titres de Franco, grand calle , tabu ley, nico ....
bref, rien que du bonheur !!!
independance cha cha......
Salut,je réagis positivement à cette discussion concernant l’illustre FRANCO.Seulement voilà FRANCO LUAMBO a chanter " Onde yorgho" est -ce que avez -vous eu vent de cela ? quelles leçons tirer de cette chanson ??? dites-moi vous qui en savez tant, paraît-il qu’il l’a chanter avec maestra à"l’encontre de sa propre mère bio" ? Alain MABONCKOU chévalier de la plume, avec tout le respect que je vous dois, pourriez-vous, s’il vous plaît nous faire une brève traduction avec la même satyre que l’on reconnaît au GRAND MAîTRE, ainsi qu’à la vôtre propre, ce "morceau" de FRANCO ! ET commencer si possible par la traduction de ce couplet:Na ko sala yo dengue ba salaka mindèle(...) Est-ce que o’asalaki "FUKAMA" ? Merci,merci pour ce Blog,vraiment merci !
A propos du GRAND MAÎTRE FRANCO toujours je souhaiterai, si vous me le permettrez, revenir ou pluôt souligner un quiproquo:la dérive de la jeunesse CONGOLAISE actuelle, je veux dire la dépravation de moeurs surtout en ce qui concerne les thèmes musicaux ,trouverait semble t-il leur origine en grande partie dans l’oeuvre du GRAND MAÎTRE.ET pourtant, en sa qualité de sociologue et membre fondateur du bureau de droit d’auteur, il était sensé encadrer.La dérive actuelle me semblait encore l’oeuvre de ce GRAND MAÎTRE ! Les responsabilités sont partagées, bien sûr, mais cela aussi doit-être dénoncé avec la dernière énergie car l’aculturation est un syndrome pire que KEBA na SIDA ! Vraiment Vraiment ,vraiment croire qu’un GRAND MAÎTRE aie pu ainsi avec tout son talent, contribuer à devier les "ondes YORGHO" susceptibles de tranporter les générations de melomanes dans les sphères Angeliques par la puissance des "Nkunga" du GRAND MAÎTRE !ça me nique les burnes.
salut je m’appelle glodi je suis en 2eme secondaire j’ai 13ans j’aime le congolais mais je suis français j’aime werra son et fally
j’aime le congo mais pas mon pays mon site web est elginkunde1993.space.live.com .afromix.orgj’aime le congo mais ce pas mon pays mon site web estelginkunde1993.space.live.com .afromix.orgj’aime le congo mais pas mon pays mon site web estelginkunde1993.space.live.com .afromix.org
A propos du GRAND MAÎTRE FRANCO toujours je souhaiterai, si vous me le permettrez, revenir ou pluôt souligner un quiproquo :la dérive de la jeunesse CONGOLAISE actuelle, je veux dire la dépravation de moeurs surtout en ce qui concerne les thèmes musicaux ,trouverait semble t-il leur origine en grande partie dans l’oeuvre du GRAND MAÎTRE.ET pourtant, en sa qualité de sociologue et membre fondateur du bureau de droit d’auteur, il était sensé encadrer.La dérive actuelle me semblait encore l’oeuvre de ce GRAND MAÎTRE ! Les responsabilités sont partagées, bien sûr, mais cela aussi doit-être dénoncé avec la dernière énergie car l’aculturation est un syndrome pire que KEBA na SIDA ! Vraiment Vraiment ,vraiment croire qu’un GRAND MAÎTRE aie pu ainsi avec tout son talent, contribuer à devier les "ondes YORGHO" susceptibles de tranporter les générations de melomanes dans les sphères Angeliques par la puissance des "Nkunga" du GRAND MAÎTRE !ça me nique les burnes
Cher monsieur, c’est vrai que notre musique est très mal distribué. Mais cela est du au fait que les grandes maisons ne s’y interssent vraiment pas. Alors nos producteurs préfèrent s’entretenir avec les petits distributeurs , question d’assurer leur marge bénéficiaire. Cependant, je suis capble de vous trouver toutes les musiques congolaises que vous recherchez. Ecrivez-moi donc
Bonjour Mavoula.J’aurais voulu savoir si vous savez où je pourrais me procurer les vinyls ou cd de zaiko langa langa datant des années 70 et 80 ? Merci.
Bonjour à tous, je suis un jeune ivoirien mais je suis 1 inconditionnel de Ok jazz. J’aimerais avoir la traduction de certains morceau tels que la vie des hommes, mamou et autres avec lesquelles j’ai révisé lorsque je passais mon bac en 2000. Je serais ravi aussi d’entrer en contact avec M Blaise KIBONZI. Thanks
je voudrais tout d abord dire merci a mes parents MR ET MADAME M BIZI PROSPER de m avoir berce avec la musique du tous puissant franco dans mon enfance quand j ecoute franco et le tp ok jazz ou en madilu mon esprit est enporte dans mes souvenir d enfance. et je voulais rajoute que notre musique congolaise est et le restera pour toujours la meilleure musique au monde merci.
MR MABANCKOU ! DE PRIME ABORD FÉLICITATION,ET SURTOUT MERCI POUR L’HONNEUR QUE VOUS FAITES A LA COMMUNAUTÉ. JE SUIS DE LA RDC ET J’ÉVOLUE DANS LE MONDE DU DISQUE. SI VOUS N’AVEZ PAS ENCORE TROUVÉ DE SOLUTION POUR LA DISCOGRAPHIE DE LUAMBO MAKIADI ALIAS FRANCO DE MI AMOR OU UNE AUTRE MELODIE QUI AURAIT DONNÉ DU RELIEF A NOTRE VIE, CONTACTEZ MOI AU 0619546179 (MR KAMA)JE ME FERAI UN PLAISIR DE VOUS GUIDER AFIN DE SATISFAIRE CE BESOIN QUI VOUS TARAUDE DEPUIS BIEN LONGTEMPS J’IMAGINE...A TRéS BIENTOT DONC.
Note de la rédaction :
Monsieur Kama,
Nous comprenons que votre intention n’était pas là, mais nous devons vous aviser qu’en matière de web les textes en majuscules sont considérés comme grossiers (texte en majuscules = je crie).
Merci d’éviter celà.
Il faut allez voir le site de Cyriaque Bassoka. C’est un producteur qui prend des risques et qu’il faut soutenir dans sa démarche pour la sauvegarde et la promotion de la musique traditionnelle. On peut découvrir des artistes comme les Bantous de la Capitale et Papa Kourand... Les Merveilles du Passé ; et la musique traditionnelle avec des artistes comme Kim Clotaire Douley...
De plus l’album "Les plus grands succés de T.P. OK JAZZ" avec Luambo Franco y est en vente.
Visitez régulièrement ce blog : http://regard-benin.blogspot.com il y a toujours de bonnes choses à lire sur l’Afrique et le Bénin
Je ne suis rien du tout,sinon celui se fâche contre les meilleurs artistes musiciens du monde qui ne font pas partager avec les congolais ce qu’ils expriment dans leurs oeuvres.Je voudrais vous dire que je déplore le manque total de paroles de la musique congolaise ,moins encore la traduction.Si bien que que ,quand tube est à la mode,on se conte du rythme ,mais une démodé les non congolais ne se souviennent plus de telle ou telle qui a fait fureur à telle ou telle époque.Je vous en prie envoyez- nous les lyrics de vos compositions voire-même les traductions ;vous avez tout à gagner là dessus .Merci davance
J’ai 30 ans et pas la peine de vous dire que je n’ai pu voir le Grand maitre àl’oeuvre. Je ne comprends pas lingala mais j’etais totalement seduit par Franco et le TP OK JAZZ en commencant par Princesse Kikou pour finir avec Attention na sida. Battons-nous pour promouvoir ses oeuvres. Chapeau Grand Maitre !!!!
Je suis gabonais de 41 ans et j’ai decouvert la rumba congolaise de Franco lorsqu’il a sorti "Fabrice".Alors je l’ai suivi jusqu’à sa mort le 12/10/89.Pour moi comme pour beaucoup d’autre, il reste le Grand Maitre de la musique africaine.Merci à tous pour tout vos témoignages.