
Puisque par nostalgie j’écoute en ce net moment un ancien album de Koffi Olomidé, V12, je me dis que jamais les paroles de ce musicien n’auront été aussi proches de notre vie quotidienne. C’est aussi le sens de l’observation, la poésie cueillie au coeur des petites gens, la douceur d’une voix unique, une voix de velours comme diraient les poètes maudits du dimanche en mal d’inspiration et toujours prompts à larmoyer avec la tombée de la grisaille ou la dévaluation intempestive du franc CFA...
Certes, on le dit, on le rapporte : Koffi Olomidé - une des grandes vedettes actuelles de la chanson africaine - se chante lui-même, est extravagant dans ses tenues vestimentaires, parle de ses exploits à la troisieme personne - comme Alain Delon ? -, il vante ses passages à l’Olympia, à Bercy, au Zénith... Mais il a du talent. Il compose. Il manie la guitare rythmique, il arrange, il produit, il dirige tout un groupe, il fait des émules et que sais-je encore... Et cela donne des boutons d’adolescence à certains qui pensent que le talent se ramasse en se réveillant d’un songe mielleux ou en faisant de la musculation dans le gymnasium du quartier... On dit qu’il a la grosse tête, qu’il est vaniteux.
Je pense d’ailleurs à l’outrecuidance notoire du Grand et Légendaire Mohammed Ali à qui on demandait pourquoi il affichait une telle
vanité, et qui répondait, calme et serein : "It’s hard to be humble, when you’re as great as I am". (c’est dur d’être humble, surtout quand on est grand comme moi). Ces mots sont d’ailleurs répandus dans le monde entier grâce à une belle carte postale disponible dans les grands aéroports des quatre coins de la Terre... Et ce sont souvent ces mots qui sont repris partout comme "quotation" (citation) de Mohammed Ali !
Mais revenons à cet album V 12 dont il est question, digression à part. Du génie, de l’art, de la poésie, de la chanson comme on l’aime. Je remets avec bonheur la chanson Andrada, celle qui ouvre l’album V12. Des paroles de sagesse à méditer. J’essaie de traduire du lingala comme je peux.
Quelques exemples des propos "koffiens" :
Jésus a été victime de la cabale de ceux-là mêmes à qui il avait donné du pain et du poisson.
Toi l’envieux, compte le nombre de gens à qui tu as fait du mal et qui t’ont pourtant fait du bien, quelle ingratitude !
Laisse ta convoitise, ton aigreur, ouvre ton cœur que Dieu y entre.
L’homme agité est souvent sans assurance, tandis que celui qui a « le cœur calme » va de l’avant.
Sache que l’avenir, la réussite relèvent du domaine de Dieu.
Et pour le méchant, l’envieux, les aigris, ces paroles :
Il y a des jours où, assis tout seul, tu te demandes s’il ne faudrait pas que tu laves ton cœur avec de l’eau de l’Océan, ton vrai ennemi c’est toi-même.
Ou encore : cherche ailleurs, ce n’est pas moi ton ennemi, celui qui t’empêche de t’envoler...
Et dans la chanson Dossier du jour, Koffi est plus prolixe quand il nous avertit :
Parfois le sorcier n’est autre que celui qui mange avec toi dans la même assiette...
Finalement ce Koffi Olomidé est plus qu’un démiurge, non ? Malembé, Malembé ! (Doucement ! Doucement !) entonne-t-il...
Alain tika di !Voici un sujet bien a propos avec tout ce qui a ete ecrit ces derniers temps sur le blog.Je sens deja L’ami Blaise bouillonner d’envie d’intervenir sur un tel sijet,n’est ce pas ?Ah Koffi Olomide !oui quel talent ce type qui change de surnom a chaque album qu’il sort.Tenez on l’a connu rambo du zaire,la golden star, l’orfevre,papa bonheur,papa plus,Mopao,bientot on l’annonce heros national ou peut-etre Benoit XVI,s’il s’entete a garder ce surnom que l’eglise du Zaire(desole je suis nostalgique) l’empeche de porter. Mais effectivement quoique l’on dise de l’homme et de ses extravagances,ce Koffi est un musicien bourre de talent et de sagesse,a tel point que nombreux de ses collegues le jalousent.Alain pour te completer dans le domaine des citations Koffiennes : 1-Je jette la pierre dans le noir,celui qui fera "aie",ca veut dire qu’elle est tombee sur lui(le fameux libanga na molili).
2-Un chauve,il a beau se raser completement la tete,un connaisseur saura toujours qu’il est chauve.
3-Le mensonge prend toujours l’ascenseur,la verite par contre prend l’escalier mais elle finit toujours par arriver.
4-C’est dans les vieilles casseroles qu’on prepare les bonnes soupes.
Bon je m’arrete la sinon ca risque d’etre un post "Kibonzien". En tout cas Alain,tu m’as donne envie d’aller sortir mes vieux albums de koffi et de tout ecouter en commencant par "Ngobila". Kasi Mere Eve olobi nini ?(Mere Eve tu dis quoi ?)
Mbote Boris ! Salut à tous !
Je dis quoi... Eh bien... pour ce qui est des citations... "koffiennes", et je précise bien que je ne suis pas congolaise (ma culture est naturellement limitée pour une critique tout à fait large de tous ses textes), il me semble que ces citations ne sont pas toutes des créations maison, mais je crois que le gars a tout de même l’art de les assembler et de les employer au bon endroit avec une pertinence pointue, il a le talent pour raconter et l’art de la formule.
Pour rendre à Blaise ce qui lui appartient, si ma mémoire est bonne, il me semble que c’est lui qui avait expliqué à l’époque au Forum Lingala, ce proverbe sur le mensonge et l’ascenseur. Pour les vieilles casseroles, c’est un dicton populaire, et ça me rappelle que j’avais beaucoup ri de celui du chanteur Gloria (Viva la Musica de Wemba) qui pour justifier de son papillonnage avait déclaré qu’il ne pouvait pas manger tous les jours dans la même assiette !
"Et pour le méchant, l’envieux, les aigris, ces paroles :" "Il y a des jours où, assis tout seul, tu te demandes s’il ne faudrait pas que tu laves ton cœur avec de l’eau de l’Océan, ton vrai ennemi c’est toi-même." Savoureux ce choix des citations de Koffi. Alain, doit-on comprendre que tu te sens entouré comme, Koffi, de gens jaloux ? Après tout ce n’est pas faux de te considérer désormais comme le "Koffi" de la plume. Méfie-toi de Mopao Koffi ; maintenant que tu l’as encensé dans ton blog, il est capable de te citer dans son prochain album. Pour ma part, je trouve Koffi trop sentencieux. Bon, si c’est ça la sagesse, alors je n’aime pas les chanteurs sages. Ils endorment. Il manque une vision politique dans son texte. J’attends toujours le "Gainsbourg" de la chanson congolaise dont la phrase iconoclaste suscite cette petite révolution culturelle de la pensée. Simaro Massia (Bana Ok), dans ses constructions, y arrive parfois. A la décharge de Koffi, il avoua qu’il était le fils spirituel de Simaro. Mais un héritier pas assez rebelle à mon goût.
C’est grâce à Koffi olomidé que j’ai commencé à m’interessé à la musique congolaise,au depart avec l’influence de mes frères,j’ecoutai des slow en francais,selon mes freres c’etais bien pour que j’ameliore mon niveau en francais,mais un jour j’ai écouté une chanson,en une langue que je comprenais mieux que le francais,en lingala et la profondeur du texte m’avais tellement touchée que j’ai cherché à connaitre le nom de l’artiste,et l’artiste s’appellais simplement koffi olomidé, et la chanson c’est "coucou",à partir de ce moment j’ai essayé de regrouper ses cassettes et de les ecouter tranquillement et j’ai compris que s’il y a un chanteur en afrique qu’on pouvait approcher à Julio Iglesias ,ca ne pouvait etre que Koffi olomidé, eassayer d’ecouter des chansons comme Zero faute,Ngobila,Henriquet,Miriam immortelle,parking ya ba baba,civilisé,les prisonnier dorment,que sais je encore...pour moi Koffi à beaucoup fait pour la musique africaine et je pense qu’il a vraiment le droit de se vanter car il connait"ko yeba mossala essalaka elengi moko boyé"c’est rare de voir un musicien faire plus de 20 ans de carriere en restant toujours au top,il n’y aque le Papa Top Mukulukulu la Force des Réactions Rapides. Les Samedi je me reveil souvent en écoutant la chanson "Mbabula" linga ngai ti na langwa" faites un peu attention à la musique intrumentale de cette chanson " boko yeba ke mopao aza na ye mokonzi"
Etugva, je te suis sur ce terrain, je suis tout a coup contente comme tout de ne pas comprendre le lingala parce que je trouverais qu’il sent un peu son cure, notre koffi, et je rangerais ses disques au placard. Crotte alors et moi qui voulais l’apprendre, le lingala.
Je ne suis pas sure que la musique, la danse et la morale chretienne fassent forcement bon menage. Bon, mais moi je suis une blanche decadente, comme chacun sait......
Alain, ne nous fais pas un coup de parano, moi je n’entends dire que tu bien de toi quelle que soit l’oreille que je tende, donc evidemment qu’il y a toujours des gens jaloux de ceux qui ont du succes, mais franchement, qu’est-ce que ca peut faire ??????
Et je ne vois pas non plus en quoi ces paroles de Koffi concernent les blogueurs de notre village, qui a part une petite flambee de folie autour des 15000, ont toujours encense les succes de patron. Nulle part je n’ai senti le gout de fiel de la jalousie meme dans les debats les plus enfievres a propos de Kelman ou de Bile...
allez, relax and enjoy man, et je risquerais la conclusion qu’on prefere Koffi en artiste qu’en predicateur... -surtout que la sagesse en chansons ca risque d’etre du meme acabit que la philosophie selon Eric Emmanuel Schmidt, et la berk berk berk...
Oh notre Diva,
Ne voyons pas de nains partout... Ceci n’est qu’un post, une espece de respiration musicale. Les chansons de Koffi sont truffees de ces citations a mourir de rire... et qui nous atteignent tous parce que c’est une pierre qu’on lance au hasard, dans les tenebres. C’est le sens de la formule "libanga na molili" mise entre parentheses dans le titre du post. Allons, nous voulons que tu apprennes le lingala... comme Mere Eve qui m’a epate au salon du livre d’Outre-mer en parlant en parfait lingala !
Memes reflexions pour Estugva...
Bien a vous.
Salut tout le monde, Depuis environ 3 ans, je n’ai plus acheté uns seul album de Koffi OLOMIDE car comme beaucoup de nos chanteurs des 2 rives, ils passent leur temps de plus en plus à citer machin, truc et bidule, moyennant des kopecks souvent. Entre autres, je le trouve trop prétentieux. Cela n’enlève rien à son talent, par contre. C’est dégoûtant et lassant à la fois. Quand je me retrouve avec ceux qui sont « à jour », je suis souvent, hélas déphasé : les derniers pas ? Connais pas ! Les paroles ? Connais pas ! On se moque de moi, mais ils connaissent mes arguments qu’ils partagent malgré tout, même si certains d’entre eux me comprennent. Mais là, cher Alain, tu me tues complètement en ramenant de merveilleux souvenirs avec ce magnifique album qu’est V12. Quand je dois classer les albums de Koffi, celui est toujours dans les 3 1ers. A l’époque où il est sorti, j’étais un véritable fan. Je connaissais les paroles de ses chansons du début à la fin, du 1er au dernier album. V12 est un chef d’œuvre. Les paroles que tu as traduites, je les connais par cœur, tellement elles sont belles et merveilleuses. Je me rappelle aussi quand il dit : Ngaï mboto o sangisi nga na malagwa ; o kakoli ngaï sans que o tuna motuya na gaï. Visa ya bonheur ba zuwa ka wapi, ambassade é kangama na libanga ; to zali ébélé, molongo molayi, to zoh zéla. Et quand je pense à Mariama Barry qu’il a chanté avec Papa Wemba, je saute au plafond. Alain, écoutes-tu ces paroles : moto quelques fois a kufaka zoba, moto il fallait a kufa jeudi a kufi mercredi heureux ; bo zob’ésala ngando ézali’histoire a lélo té ; depuis la nuit des temps ésaléma sé boyé @+, M82
Cher Mayombe,
Tes citations en lingala meritent une explication pour nos intervenants qui ne sont pas lingalophones. Je note grosso-modo les significations suivantes, avec la liberte due au traducteur en herbe que je suis :
1. Comment ferai-je pour trouver le visa du bonheur, l’Ambassade est fermee et nous sommes si nombreux a attendre dehors...
2. Il y a en qui meurent betement, et qui etaient censes mourir jeudi mais meurent malheureusement le mercredi. L’imbecilite du crocodile ne date pas d’aujourd’hui ( Ndlr : le crocodile est souvent raille du fait qu’il fuit la pluie sur la rive pour aller s’abriter dans l’eau )
Enfin, s’il fallait que je retienne trois albums de Koffi que je tiens pour des chefs-d’oeuvre, voici mon classement :
1. Ultimatum
2. V 12
3. Loi
En bonus j’ajoute les albums suivants :
1. Droit de veto
2. Monde arabe...
Bon j’arrete la sinon je vais tout retenir.
En effet, cher Alain, emporté par ma passion du Koffi de l’époque que j’aimais j’ai oublié que tous les visiteurs ne sont pas « lingalophones ». Merci d’avoir réparé cette erreur. Monde arabe, je le boycotte pour l’instant, mais j’avoue que d’ici peu, je vais l’acheter et l’écouter. Je l’ai envoyé à ma mère qui a l’air d’apprécier. Ton classement est pas mal, moi je mettrai l’album où il y a la chanson NGOBILA. Qui date de la fin 70 début 80. Morceaux choisis : 1 Nakoma lokolo porte oyo fungola ébunga ; 2 na koma lokolo nzété oyo mopépé éboya ko niningasa ; 3 na koma ko mona mbéto éléki monènè pona ngaï moko na kati ya butu. Essais de traductions : 1-Je ressemble à une porte qui a perdu sa clef ; 2- Je ressemble à un arbre que le vent ne veut plus secouer ; 3- J’ai l’impression que le lit est devenu trop grand, rien que pour moi dans la nuit. Stop, ma tête devient folle. @+, M82
Vous connaissez certainement mieux que quiconque le poids des mots, mais de là à en conclure la grandeur d’un homme. Je reste indéfiniment sur ma faim quant à l’analyse que vous livrez du personnage dont on dit bien des choses et pas que du bien. Si la grandeur d’un homme doit se limiter à ce qu’il chante et non à ce qu’il accomplit comme actes au quotidien, je dois reconnaître alors que je n’y connaîs rien au monde des mots.
je suis reconfortee ! je prefere de beaucoup les nouveaux morceaux choisis, et je remets tout de suite les disques de koffi sur la platine ... Merci Alain merci Mayombe d’avoir eclaire mon ignorance. Et desolee pour l’explosion un peu be-bete, mais vous me connaissez un peu maintenant, c’est mon cote soupe au lait....
Donc bon, le lingala.... il va falloir que j’aille faire un tour sur le site special de Blaise...
L’homme etant ce qu’il est,j’ai personnellement cesse de m’occuper de la vie privee d’Olomide et de ses frasques pour ne s’occuper que de sa musique,parce que que l’on le veuille ou pas,ce type a du talent a revendre. Alain pour le choix des meilleurs albums de Koffi,heureusement qu’il est personnel,car pour moi les meilleurs sont :
1-Effrakata(avec des titres comme destination),2-L’orfevre(avec Zero faute),3-Noblesse oblige(avec classe tendresse)4-V12(et l’incontournable Fouta Djallon),5-Loi(Avec Airways ou SOS),enfin Monde Arabe(avec le tube du moment:Silivi).Et meme la je sens que j’en ai manque un ou deux. Bref ce qui est sur c’est que tous on tombera d’accord quant a dire qu’Olomide lui au moins a deja une oeuvre,n’est-ce pas Nicolas ?
oui, surtout que si on ne devait s’interesser qu’aux artistes a la vie irreprochable, il n’en resterait pas des masses a mon avis.... et je dis ca sans mechancete, mais c’est juste que l’art, la loi et la morale font rarement bon menage. Ca peut arriver. Mais c’est pas souvent.
je remercie Alain et toute l’equipe pour ses commentaires. j’aimerais aussi dire un petit mot au sujet de Koffi pour souligner que si cet artiste fait et continue de faire un aussi bon travail, il le doit certainement a son instruction. Koffi est de loin - a quelques exceptions pres - le plus instruit de ceux de sa generation, d’ou ses resultats et le management dont il fait preuve alors que nombre des musiciens de sa generation qui ont pourtant eu de grands departs sont depuis sortis des pistes... Bravo Olomide et merci Alain !
Pourquoi nous remercier M.Jose ?au nom de qui ?etes-vous le porte parole de Koffi Olomide dont nous apprecions le talent et la musique ?Si tel est le cas,alors quel Jose etes-vous(parce qu’il y en a tellement qu’on lance dans les chansons si bien qu’un eclairage serait gentil de votre part)
Salut Alain,
Merci de diversifier encore plus ton champs de reflexion sur la musique, car je me souviens encore de cette épopée avec un autre musicien, le sapeur !
En effet, sans te rappeler que ces deux musiciens que tu cites font l’objet de discorde entre partisans. Si je comprends le sens de tes propos, tu sembles mieux apprécier, sinon, plus pencher vers ce dernier "KO", car le 1er t’a paru un peu trop zélé pour t’avoir exigé d’écrire de bonnes choses sur lui ?
Je m’attends finalement à ton prochain titre de roman, essai ou portrait ... "Koffi Olomide : Sage et précurseur de la musique africaine !!!"
Salut
Salut à tous !
Un petit mot à Diva, en premier, Si tu as le temps, vas-vas-y, apprends le lingala par tous les moyens ! Sur le forum animé par Blaise, le site de Pascal Grouselle, et des bribes sur celui de Congopage qui a hélas perdu ses archives, dans les livres, etc. Cette langue est magique, imagée, propice à la création (et il y a de grands débats entre ceux qui veulent préserver sa version académique et ceux qui soutiennent son évolution, je devrais dire "ses", d’ailleurs ; je crois qu’une langue et ses argots sont loins d’être incompatibles).
Les réflexions ici t’inspireront peut-être pour un autre sujet, Alain : sur l’association ou la dissociation d’un homme à son talent. Un écrivain antisémite, un chanteur trafiquant d’êtres humains ou mégalomaniaque, bref, des "prescripteurs" auprès d’une partie de leur public qui profitent de leur art ou de leur notoriété pour agir d’une drôle de façon, ou bien qui tiennent de beaux discours dont ils sont en réalité bien éloignés en tant qu’hommes.
Pour revenir à Koffi, je l’aimais bien à l’époque où sa (déjà) grosse tête n’était pas encore énorme au point de ne pouvoir passer une porte, c’est peut-être une nostalgie de la "belle époque", celle de Tcha-Tcho et les chansons Henriquet, Elle et Moi ou V.I.P. D’ailleurs, une anecdote "méchante" m’a été racontée à propos de Koffi : certains le surnomment mutu nguba, c’est à dire tête d’arachide, et il serait complexé à cause de cette forme de sa tête ce qui expliquerait qu’il a souvent un chapeau dessus ; alors, aurait-il un cerveau pour son art et un autre pour son ego démesuré ? ;-)
Durant la décennie 90, Koffi nous a vendu la même soupe joliment pimentée par des mots, des expressions, des formules talentueuses diriez vous, mais côté musique, côté tempo, nous retrouvons la même sauce. (Ceci n’est pas une affirmation gratuite et je rebondirai preuve à l’appui si contradiction il y a à ce sujet).
Sans rentrer dans des discussions de fans, je pense que la répétition, mieux la reproduction de soi à l’identique, pour tout créateur (artiste, écrivain, peintre, ...même Dieu) n’est pas un signe encore moins une qualité de talent. En science de l’évolution, cela s’appelle le clonage et cela est voué à la régression, à la dégénérescence d’un être qu’elle qu’il soi.
Nous attendons de Koffi et de ses alter ego de la créativité dans les textes et surtout dans la musique, une exploration et pourquoi pas une appropriation des autres types ou styles de musique, pouvant contribuer à l’évolution de notre patrimoine musical.
Ainsi, les « mbisi ata akola na ebale... », je laisse à Alain le loisir de terminer, ne sont pas de nature à sortir notre musique du ghetto. Aussi, les koras obtenus seront vite oubliés et ne serviront bientôt plus qu’aux bibliographes pour l’illustration d’un passé glorieux ?
Cher Gomath faut savoir ce qu’on veut dans la vie.Vous reprochez a Olomide de nous servir la meme sauce,apres tout n’est ce pas ce qu’on lui demande(a lui et a tous les autres d’ailleurs)quand ils nous ont habitues a un genre ? Dites-moi si on aurait aime un Ali par exemple boxant differement que dans son style dansant ?si on aurait aime Julio nous faire du rock ?ou, laissez-moi pousser le cynisme plus loin si on aurait aime Kanye West nous faire du Coupe Decale ?(je sais que j’exagere sur le dernier exemple).Cela pour dire qu’on aime les sauces qu’Olomide nous sert.La preuve n’avons-nous pas ete les premiers a critiquer sa musique quand il s’est (tout a coup,subitement) embarque dans l’aventure du ndombolo(qui curieusement a transforme sa carriere). On regrettait le Koffi de Ngobila,de Coucou,de Diva,etc.Si bien que l’ayant compris et puisqu’il a les moyens de sortir deux albums par an(un avec son groupe et l’autre solo),il nous gave de rumba dont il a seul le secret dans ses albums solo.Car mis a part le fait qu’il deborde maintenant dans ses "mabanga" que peut-on reprocher a la musique d’Olomide ? Tenez par exemple vous qui voulez qu’Olomide nous serve autre chose(encore que vos ne dites pas quoi ?),Wemba lors de son aventure avec Peter Gabriel a essaye de le faire,mais on constate que ca n’a pas marche car le public n’a pas suivi,donc...
Vous parlez de reproduction,non il ne s’agit pas a mon avis de reproduction mais plutot de rester dans le registre qui vous sied le mieux ou encore auquel des milliers de fans vous identifie. Un peintre surrealiste ne va tout de meme pas sur un coup de tete se mettre a faire dans l’existentialisme,hein ? Et puis entre-nous,avouez qu’on verrait mieux Rocco Sifredi dans un film du genre Comment faire l’amour a un negre sans se fatiguer que dans le silence des agneaux par exemple.(faut pas exagerer non plus) Bref,tout ceci pour dire que changer pour changer,ca ne vaut toujours pas la peine surtout quand la majorite ne semble pas se plaindre,car du Olomide a la sauce Monde Arabe ou V12,on ne se lassera jamais d’en redemander.
Pour moi Koffi est grand dans son art de la composition, et comme parolier. Quant au reste, ce n’est pas tant sa vie privée (je m’en fous complètement) mais son côté prétentieux qui me dérange absolument et me révulse et surtout ce temps interminable qu’il prend pour citer X, Y et Z dans ses chansons, au lieu de nous faire des mélodies dignes de ce nom. Boris, c’est clair que l’on ne tombera pas d’accord sur nos classements Koffiens (de la diversité devrait jaillir la lumière, n’est ce pas ?). La preuve, Effrakata serait parmi les derniers que je classerai. Sans hésiter @+, M82
Alors là, Mère Evé, t’es vraiment très bien informée. En effet, on l’appelle souvent mutu nguba à cause de cela. Cela vient, paraît-il du groupe de Papa Wemba (qui sait, peut-être que c’est lui-même le kuru qui lancé cela ?) A chacun ses complexes. Si à 49 ans, il n’est toujours pas capable d’assumer sa forme de tête, je le plains. Lui-même n’a pas hésité à s’en prendre au nez proéminent de son aîné Jules WEMBADIO, en 98 ou 99 je crois. Alors que peu de temps auparavant, pour montrer au reste du monde qu’il n’ y avait pas l’épaisseur d’une feuille d’aluminium entre eux, ils avaient sorti l’excellent Wake up (avec des chansons comme Mariama Barry dont j’ai parlé plus haut). Ce mec qui disait qu’il ne pouvait pas manger tous les jours dans la même assiette, j’espère qu’il changeait quand même de repas ? Les trafics auxquels se livrent nombre de nos artistes est plus que déplorable, même si ceux qui sont « lâchés » dans la nature parisienne croient avoir atteint le paradis. Je connais même des gens qui ont hypothéqué les parcelles de leurs parents pour ça...Misère, quand tu nous tiens ! @+, M82
Mayombe ! Franchement je ne te comprends pas ! Effrakata est sans doute, le meilleur album de Koffi Olomidé, mais V12 (la préférence du maître des lieux), peut être classé 1er aussi. Tout de même, il me parait un peu réducteur de cantonner Koffi au seul mérite d’être compositeur et parolier d’exception ! Mais, c’est le plus grand musicien contemporain d’Afrique (francophone tout au moins) ! Cependant, il faut reconnaître que certaines de ses postures et ses prises de position, tendent un peu à éclipser son rayonnement au plan international. Mais là aussi, il faut reconnaître à Koffi, son caractère humain, c’-à-d, ses qualités et ses défauts ! On ne peut l’en tenir rigueur !
Je sais, que pour le classement, on se dirige droit vers l’impasse !
Fabien
À vous lire, on prendrait presque Koffi pour un exemple. On pourrait quand même s’interroger plus rationnellement sur l’œuvre de cet artiste. Par exemple sur le Non-engagement de son œuvre musicale.
Si à la louange de Koffi, on peut lui concéder de divertir, de produire à travers son œuvre musicale, matière à évader, à adoucir quelque peu l’existence des couples, jeunes, adultes et vieux des deux rives du fleuve Congo ; On peut aussi, et très rationnellement, s’interroger sur les valeurs véhiculées par l’œuvre musicale d’Olomidé ; ou plutôt sur le Non-engagement de son œuvre musicale. Inutile ici de vous faire un portrait de ce qu’est la Rdc, à la fois socialement, économiquement, politiquement... À une période aussi critique de l’histoire de ce pays ; il aurait été louable, que dis-je, tout simplement normal que ces artistes participent par leur art à susciter l’Union, le goût du travail... Koffi lui, a une audience auprès des citoyens de ce pays. Il a une notoriété. Mieux qu’un bon livre, sa musique peut de tout le monde être entendue... Qu’en fait-il ? Pourquoi ne peut-il engager son art ? À la vérité, Koffi est à la fois un produit et un vecteur du misérabilisme de nos sociétés. C’est un très mauvais exemple. Un médiocre ! Il glane peut être ça et là des proverbes, des adages, qu’il cite à tout-va. Mais Koffi est aussi un artiste qui diffuse des non-valeurs : la corruption, la prostitution, le clientélisme, la pédophilie, la fraude, le décapage de la peau, la vanité, l’intérêt futile pour les vêtements, bref la misère sociale africaine.
Trotski.
Cher Trotski
La pire des choses qui puissent arriver a l’art c’est qu’on le pousse inutilement vers l’engagement, donnant ainsi a l’artiste le role de sapeur-pompier des societes africaines...
Il y a de l’engagement dans plusieurs chansons de Koffi. Je te conseille par exemple d’ecouter de tres pres le magnifique album "Affaire d’Etat", et le titre eponyme. Une tres belle chanson sur le travail, le Congo, l’unite nationale, le voeu que cessent les guerres ethniques etc.
Bien a toi
Zut Alain !tu m’as chippe la reponse.Toi aussi tu fais maintenant dans le plagiat,hein ?tu lis dans mes pensees. Et d’ailleurs,teconcernant cher Alain,avec le petit(mais vraiment miniscule)succes que tu es entrain d’avoir,je vois deja ces memes la te reprocher bientot ton manque d’engagement.Tu vois ce que je veux dire n’est ce pas ? Ah que veux-tu,dis-toi au moins quand tu en arriveras la,c’est qu’on reconnait ton pouvoir. Et comme tu dis non seulement Koffi a travers l’album Affaire d’Etat a chante l’unite de son pays,mais il l’a aussi fait dans son duo avec Wemba dans l’album Wake Up.Et puis quand on fait bien attention,on remarque bien que les derniers titres des albums d’Olomide sont assez engages(Affaire d"etat, Ultimatum,Droit de Veto, Attentat,etc). Mais remarque que s’agissant d’Olomide y en a qui trouveront toujours des choses a lui reprocher tout simplement parce que c’est Olomide.
Peut être suis-je un peu trop exigeant envers ces artistes, ou encore suis-je un trop utilitariste... Cependant je continue à penser que lorsqu’une guerre arrache à une nation près de 7% de ses enfants, traumatise des millions d’autres à vie ; lorsque certaines maladies, insidieusement, déciment une population ; lorsque certaines tares ou pratiques sociales réduisent une société à un état des plus humiliants... L’on devrait, parce qu’on a une audience, parce qu’on a entre les mains le moyen le plus efficace de conscientiser une société majoritairement analphabète, faire autre chose en plus de divertir, faire autre chose que proposer ses danseuses « en position de tir », faire autre chose qu’être au service de sa propre gloriole, faire autre chose que ressasser ces lieux communs... Bref, il y a tant à dire. La musique de la Rdc a aussi, on ne saurait l’occulter, une grande part de responsabilité dans la dépravation des mœurs dans les deux Congo ; et Koffi, le premier de ces artistes, pour l’intérêt qu’il suscite, en porte aussi le blâme.
Enfin, à Alain, je me permets de dire, que l’art par delà la recherche du beau, outre sa nature à divertir, peut aussi, et vu qu’il s’agit ici d’un artiste qui vient d’un pays où l’horreur toute triomphante a élu domicile ; que l’art peut faire se lever les hommes, les secouer, leur insuffler l’envie, l’inébranlable envie de se battre pour s’en sortir. J’aime bien Guernica moi. Ou F. Boukaka ou encore Franco. « Affaire d’État », Koffi y chante l’unité pour son pays. Mais bref, c’est bien plus que ça que j’aurais aimé le voir faire. Dans un pays où il est déjà arrivé de recourir à un musicien en l’occurrence Werrason, pour arrêter un début de révolte populaire ; Un musicien, ça aurait pu être Koffi, pouvait incarner l’aspiration populaire pour l’unité, la paix, le changement... C’est vrai, j’en demande un peu trop... Trotski.
Mais Trotski, c’est parce que tu t’appelles Trotski que tu vois les choses ainsi.... ou le contraire... On a deja vu ca par les contrees ou j’habite ces temps-ci (Europe Centrale), l’art qui preche l’unite et la grandeur nationale. Et tres vite ca s’appelait de la propagande... C’est toujours difficile de demander a l’artiste de defendre une cause decidee d’avance, vraiment sur le fil. Rares sont ceux qui le font avec talent. Et l’artiste dit souvent plus sur le monde et la societe qui l’entourent en parlant de ce qui le touche, sans intention didactique preconcue. La, je suis completement d’accord avec Alain !
Et puis si le talent d’un musicien donne a ceux qui l’ecoutent tellement de bonheur de vivre qu’ils retrouvent l’energie d’affronter le jour suivant, il a surement fait plus pour l’unite nationale qu’en truffant ses chansons de discours dictant aux gens quoi faire et quoi penser.
Mere Eve, ma copine, tu me donnes encore plus envie d’apprendre le lingala, youpi ! je vais me faire polyglotte !
Trotski, Vos propos sur "le goût du travail", "la dépravation des moeurs" et votre désir de "conscientiser une société majoritairement analphabète" me donnent froid dans le dos. Quant à votre conception de l’art, elle me paraît pour le moins réductrice. C’est sans doute parce que les oeuvres d’art ont vocation à libérer que les tyrans se méfient tellement des artistes (et font plus que s’en méfier, y compris lorsque leurs oeuvres ne sont pas, au sens où vous l’entendez, "engagées"). Avez-vous lu la chronique de notre hôte sur Aminata Sow Fall ?
Diva, je pensais exactement à la même chose que vous. Kafka, si je me souviens bien, a été longtemps censuré dans les contrées dans lesquelles vous vous trouvez et pourtant, il n’était pas "engagé". Quant à Kundera, avec "L’immortalité" et "L’art du roman", il a plus fait pour ma conscience politique que n’importe quel pamphlet contre ceci ou cela. Idem pour "Verre cassé". Alors, Trotski, qu’en pensez-vous ? Et pourquoi diable avoir adopté un tel pseudonyme ?
Chère Diva, C’est certainement parce que vous vivez en Europe centrale que vous avez interprété ma pensée au regard de l’histoire des peuples d’Europe centrale. Bob Marley, Lucky Dube, Alpha Blondy et d’autres encore, ont bien prêté leurs voix pour défendre la liberté, la dignité, et que sais-je encore... Je ne demande nullement à un artiste de faire le griot d’un monarque, ou d’un système quelconque. On a beau être artiste, on en est pas moins homme. Et comme tous les hommes, face à l’innommable, à la barbarie, face à l’horreur, à la pauvreté qui décime les siens ; un artiste peut avoir des sentiments, mieux des convictions... Mais lorsque dans une telle situation, un artiste s’illustre plutôt par ses danseuses « en position de tir », par sa gloriole, par sa peau décapée, par d’imbéciles querelles ; Trotski pense qu’il pourrait mieux se servir de son art. Applaudissez Koffi comme vous le voulez. Pour moi, la place de cet homme est en prison, car c’est un truand. Je préfère Bob Marley, Lucky Dube, Boukaka, Blondy, et d’autres encore, qui ont su épousé les grandes causes de leur peuple. Trotski.
"incarner l’aspiration populaire pour l’unité, la paix, le changement"...hum...c’est une vision bien idéalisée des hommes !
Trotski, de grace, ne mettez pas les musiciens en prison, car peut-etre pourrons nous mieux nous consacrer a l’unite nationale, mais nous en mourrons de tristesse. Non, j’ai parle d’Europe Centrale a cause de votre nom, et aussi parce que sous le communisme, l’instrumentalisation des arts destinee a eduquer le peuple (que vous semblez appeler de vos voeux) a abouti, vous le savez bien, au controle des ames devenues grises. Je ne cherchais absolument pas a dire que les artistes europeens avaient le monopole de la conscience politique, ca surement pas. Et Ok, Bob Marley et Alpha Blondy sont « de grands artistes qui ont su epouser les causes de leur peuple ». On est d’accord. Mais ca ne veut pas dire qu’ils soient le seul et unique modele. L’idee qu’aucune tete ne depasse me terrifie....... Il y a mille manieres d’avoir une conscience politique. Et meme si on n’en a pas, mais qu’on a un talent fou, ca ne fait pas une raison suffisante pour se faire jeter en prison.
L’artiste et l’engagement. Moi, je vois les choses assez simplement : il y a plusieurs libertés à conquérir, ou plusieurs moyens de travailler à l’éclosion de la liberté. Il y a la liberté politique, extérieure, que l’on va défendre sous les préaux par le discours, parfois par les armes (mais la liberté a la mauvaise habitude d’attraper toujours les balles perdues). L’artiste peut s’y commettre, parfois avec bonheur, mais on reste toujours dans le produit dérivé ; l’art est en amont ou ailleurs. C’est le raccourci de l’artiste engagé, plus facile et plus séduisant, comme le coté obscur de la force, mais combien risqué. Car, à forcer l’allure, il arrive qu’on meure pour des idées n’ayant plus cours le lendemain. Or, s’il est une chose amère, désolante, en rendant l’âme à Dieu c’est bien de constater qu’on a fait fausse route, qu’on s’est trompé d’idée ...
Et puis, il y a liberté intérieure, la prise de possession de soi par rapport à son ventre, à ses désirs et à ses peurs, par rapport à sa tête, à ses préjugés et à ses représentations. L’artiste travaille plutôt d’abord avec cette liberté intérieure, c’est sa matière première, sa glaise. Il explore son enfance, ses souffrances, il écoute l’écho des bruits du dehors sur les parois intérieures de sa carcasse. Il travaille cette terre par nécessité vitale, il pourrait mourir de ne pas écrire, pour plagier Rilke. Il pourrait mourir et se perdre de ne pas pouvoir dire ce qu’il a trouvé au fond de lui-même. C’est pourquoi il faut lui foutre une paix royale et ne rien lui enjoindre jamais.
Parfois les deux libertés se rejoignent, l’artiste devient représentatif sans le moindre bulletin de vote. Le bougre a pincé une corde qui n’en finit pas de résonner au fond de chacun d’entre nous. Tous les badauds ont l’impression qu’il a parlé de nous et pour nous. Là, alors, mon cher Lev Davidovich Bronstein, l’art et la politique peuvent se rencontrer sans que le premier perde son âme.
Morceau d’anthologie, Ndoi ! Bravo !!!!
Attention, Mon cher Bamba ! Le morceau d’Anthologie de Ndoi juste avant ton message est un petit pastiche interessant, un pastiche de genie, et notre ami Ndoi doit bien sourire...
Il ecrit en effet ci-dessus : "Or, s’il est une chose amère, désolante, en rendant l’âme à Dieu c’est bien de constater qu’on a fait fausse route, qu’on s’est trompé d’idée ..." Ce sont des paroles d’une chanson d’un de mes artistes preferes, Geaorge Brassens, "Mourir pour les idees"... Chapeau Bamba !!!
Bien a toi
Ami Ndoi, attention, tu risques de rejoindre la famille de Beyala et compagnies...Mais, je suis convaincu que c’est juste une coïncidence d’idées et de phrases entre Brassens et toi. Quant à Trotski, je crois qu’il ne faut pas tout mettre sur la tête de musiciens, ils ont déjà une longue guerre de survie à mener contre les pirates. L’éducation d’une nation aussi diversifiée que la RDC ne saurait être l’apanage seul de notre ami Koffi Olomidé. C’est avant tout d’abord, l’affaire de toute une nation, à commencer par les femmes. En effet, ne dit-on pas que éduquer une fille c’est éduquer toute une nation ? Or, à la faveur de différentes crises qu’a connue ce pays, l’une des conséquences certaines difficiles à guerrir, est l’éclatement ou l’effondrement du socle familiale, laissant installer la politique de la débrouillardise là où l’autorité du père doit primer.
Mais, au fait, Koffi n’est pas le seul musicien du Zaïre (RDC) !
Bamba, Alain, Fabien, la phrase extraite par notre hote appartient bien à Brassens, à la virgule près ! C’est donc bien du plagiat jubilatoire ! J’ai bien essayé de mettre les guillemets mais ça casse la phrase. Sur vos conseils, je commence immédiatement à préparer ma défense en justice.
Monsieur le Président, Monsieur le Substitut, Mesdames et Messieurs les jurés... non, faut pas déconner, on n’est pas devant les Assises, quand même. Je disais donc, le véritable coupable de ce délit est un soûlard répondant au nom de Verre Cassé. Ce monsieur s’est échappé un bon matin d’un roman d’Alain Mabanckou, non sans avoir empoché auparavant les 15.000 euros honnêtement gagnés par l’auteur et déjà dépensés par ses lecteurs. Les fugues sont fréquentes dans ce genre de littérature, Monsieur le Président, et les précédents sont nombreux. Les personnages créés par ce garçon prennent peu à peu une épaisseur étrange et finissent par vivre leur existence propre, bien après que vous ayez refermé l’ouvrage. Ils se mêlent de votre vie, y répandent le désordre, altèrent votre façon d’écrire sans même que vous vous en aperceviez. Attendu que ce sont là des faits qui sont inconnus du droit occidental mais dont le juge doit tenir compte...
Ndoi, bravo, Brassens t’inspire en tous les cas, mais tu as vu, le maitre des lieux est vigilant, et on ne peut pas masquer ses sources a son regard.... il voit tout.
Bel hommage a Verre Casse et a ce blog dans ton post de defense.
et Fabien, c’est quoi ce truc avec l’education des filles et l’autorite des peres ? J’ai pas suivi.
Diva, Dans les sociétés africaines, l’éducation de la famille est en général l’apanage de la femme. Elle disposerait plus de temps, donc resterait plus longtemps au contact de sa progéniture. De cette façon, elle aurait la lassitude de les suivre et d’inculquer les valeurs les plus nobles de la société à ces enfants. Ainsi, l’éducation des enfants reflétait plus celle que leur mère aurait elle-même reçue de ses propres parents. L’homme n’étant là que pour « réguler », trancher en dernier s’il y a problème. Mais, je sais que cette conception purement patriarcale, ne rencontrera pas ton assentiment. Je te vois déjà bouillonnant d’envie de brandir la sacro-sainte égalité homme femme. En RDC, l’effondrement de ce système est total. Dernièrement, JAI (Jeune Afrique l’Intelligent, si je ne m’abuse), publiait un sondage dans lequel, près de 35% de femmes reconnaissaient avoir au moins une fois échangée un service sexuel contre de l’argent. Je crois que cela est largement illustratif de la déconfiture de cette société et de l’effondrement du socle familiale dont je faisais allusion dans mon post. Mais que peut-on reprocher à une famille qui n’a que 20$ US de revenu mensuel ? Voila pourquoi je disais à Trotski, qu’il fallait relativiser son blâme envers Koffi qui d’après lui, serait l’un des promoteurs des anti-valeurs en RDC
Salut et felicitation pour tout ce que tu fais.Tu parle de koffi ! Ah ! C’est un extra terrestre de la musique africaine .Je suis beninois mais je savoure la rumba congolaise comme tu ne peux l’imaginer .Pour la petite histoire je me suis procurer ce matin a la FNAC le dernier album de DIDIER MBILA(sans ratures) sur lequel le grand mpao a fait deux titres c’est un delice comme d’habitude. Pour son arogance je ne peux pas le crois car je l’ai eu en interview a la radio ou j’animais au benin franchement il etait d’une grande simplicite mais que veux tu on ne peut jamais contenté tout le monde. Pour ceUX qui existe encore a reconnaitre en lui un orfevre voici une recette : Prenez "le monde arabe" faites une compilation des rumbas de l’album attendez 22h et eteingnez toutes les lumieres il ne vous restera plus que les eclaireurs de votre hifi ajustez le volume pour ne pas deranger le voisin ,etendez vous dans le canape et commencez par faire le bilan de la journee et les projections de celle a venir vous me direz apres ce que vous resentez. AVANT ....IL Y AVAIT DANS MON COEUR DE LA PLACE POUR 5.6.10 AMOURS MAIS DEPUIS QUE TU ES APPARUE DANS MA VIE MON COEUR PARAIT BIEN PETIT POUR CONTENIR TOUT L’AMOUR QUE JE TE PORTES. Au passage bonjour KOFFI lui au moins il nous faire revez d’une BELLE AFRIQUE CELLE QUI SERA IN CHA ALLAH UN EL DORADO POUR SES ENFANTS A bientot
IL Y AVAIT DANS MON COEUR DE LA PLACE POUR 5.6.10 AMOURS MAIS DEPUIS QUE TU ES APPARUE DANS MA VIE MON COEUR PARAIT BIEN PETIT POUR CONTENIR TOUT L’AMOUR QUE JE TE PORTES. Kouf, ce sont les paroles de ce génie Koffi ça, cette irritante platitude ? Ah, les chanteurs, quand ils s’y mettent, ils peuvent viser si bas ! Mais bon, si on peut faire rêver avec des paroles aussi plates, bonjour les rêves africains ! Et on comprend mieux beaucoup de choses !
C’est peut-être vraie que Koffi est un grand parolier ! Mais, Alain, nous savons tous que les véritables paroliers croupissent dans l’anonymat. Enfin, si nos musiciens pouvaient être honnètes et dire la vérité sur l’origine de leurs chansons.... Mes félicitations aux poetes anonymes !!!!!
Cher ami, On ne peut pas dire de Koffi qu’il n’est pas un vrai parolier... Il me semble qu’il a meme pendant longtemps "nourri" Papa Wemba. Certes nous etions des gamins...
Les paroliers sont souvent dans l’ombre, cher ami, meme lorsqu’on les mentionne dans un album. C’est le cas des paroliers de Johnny, de Sardou etc. Sauf quand c’est Jean-Jacques Goldman qui ecrit les paroles et les musiques d’une Celine Dion. Ou quand c’est Gainsbourg qui ecrit pour Vanessa Paradis ou Joelle Ursule... Bref, tout un debat...
Alain, Encore une fois, je souhaiterais que tu dévoiles tes intentions. Dis-nous franchement que tu as un penchant pour cet artiste comme je l’ai mentionné ci-avant. En effet, il n’y a pas l’ombre d’un doute, ni matière à débattre sur le talent de koffi qui, à ce jour, est arrivé au sommet de la musique congolaise. J’insiste, pas un seul congolais n’aura porté cette musique à ce niveau de KO. Aurez-vous des doutes, des hésitations à clore ce débat, sinon à ouvrir un autre qui, consiste à dire et reconnaître que notre Alain national nous prépare à recevoir son prochain titre. Celui-ci portera sur un musicien, type "Voix cassée" (pour ne pas dire casser la voix), suite de "Verre cassé". Quant a moi, j’attends impatiemment cet arrivage. Allez Alain à ta plume ... Tiens, avant que j’en finisse, aurez-vous eu vent de la nouvelle serie sur DRTV sur les congolais de France ???? A+
Mbemba Lukuku, Ton message est vraiment incompréhensible. Tantôt tu accuses Alain d’être parmi les admirateurs de Koffi (je ne vois pas d’ailleurs où est le problème, Mr Mabanckou peut aimer la musique qu’il veut, tout comme vous !), tantôt tu accuses Koffi d’être responsable de la décrépitude (supposée) de la musique Congolo-Congolaise. Tout cela sans apporter le moindre élément susceptible de corroborer vos dires. Par exemple, commencer par répondre à question suivante : vous écrivez « ...sinon à ouvrir un autre (débat) qui, consiste à dire et reconnaître que notre Alain national nous prépare à recevoir son prochain titre ». Il faut être plus explicite. De quoi parlez-vous ? Bref !
Enfin, pour finir, Alain Mabanckou est aux USA, donc ne peut voir une émission d’une télévision émettant au Congo (DRTV). Il est connu que cette chaine n’émet pas sur satellite. Deuxième question : Qu’as-tu vues sur les noirs en France ?
Mon cher alain, tu as vu juste, ce type est un as en matière de musique bieu que de temps en temps je letrouve extravagant et cynique, mais c’est un grand artiste que nous avons là et qui doit faire , je crois , l’objet d’etude.
THIERRY
En effet cher Thierry ( J’allais dire "Tout a fait Thierry !")... Bon , le cote extravagant on le voit chez beaucoup d’artistes dont le talent est indeniable : Michael Jackson, Boy George, James Brown, Elton John et que sais-je encore ?
Bien a toi.
Alain,il y a un intervenant qui t’avait qualifie de Koffi de la plume,et cela semble de plus en plus se confirmer, puisque d’ici la on risque de t’appeler "Quadra Kora Man" si tu remportes le Renaudot dans lequel tu viens de faire une entree remarquable dans la derniere liste.Car cela fera bien quatre trophees en une annee comme Mopao a une certaine epoque. Allez tous derriere Alain,le Koffi de la plume.Comme dirait Olomide : "Nous allons tous a la meme ecole,mais moi j’y vais le matin et les autres l’apres-midi". Mais de grace ne devient pas aussi extravagant que ton artiste prefere.
A Mbembe Likuku,
Oui j’admire ce chanteur, et je crois que c’est pour cela que je lui consacre ce sujet. Ses extravagances m’interessent, attirent mon attention. Certains romanciers te diront meme que c’est l’extravagance qui donne de l’epaisseur aux personnages !
Tiens, en prenant l’avion hier soir pour New York, j’ecoutais une compilation que je me suis faite dans mon "iPod" . Et j’ai tire plusieurs de ces phrases vaniteuses qui m’ont fait encore rire en face d’un voyageur meduse qui me prenait pour un cingle. J’essaie de les traduire :
"Il y a les wagons, et puis il y a la locomotive, le Grand Mopao, toujours imite mais jamais egale"
"C’est toujours moi qui commence, les autres suivent. Nous sommes dans la meme ecole, mais moi je debute le matin. Donc vous autres les mouches du midi, laissez passer Le Chef afin que ses disciples le suivent."
"Toi la mouche, ne t’agite pas inutilement, je suis un epervier et tu ne vaux pas la peine"
"Quelle que soit votre vindicte, le Grand Mapao restera toujours aussi longtemps que Dieu lui pretera vie"...
Je m’adresse ce con de Mbembe LIKUKU.Cher monsieur, il ne faut pas confondre les choses Ton KOFFI que tu adores, n’est pas egal a DIEU.Tous ceux que tu venais de cite c’est fait par Dieu. ton Imbecile de KOFFI ne fait qu’ imiter. Il fallait plutot nous parler de WERRASON le roi de la foret, lui au moins semble etre genereux, mais pas KOFFI. Je deteste Kofi, c’est un grand feticheur.
Boris, tout en respectant ton opinion, j’ose te dire que c’est faire une insulte à Mabanckou que de dire de lui qu’il est le Koffi de la plume. Un, il est écrivain et non chanteur, deux, il me semble qu’en tant artiste, il est infiniment au-dessus de Koffi qui n’est pas ma tasse de thé mais que je ne juge pas à ses extravagances. Monsieur Mabanckou a réussi par son talent à sortir du ghetto, mais il y a certains qui, croyant l’aduler ainsi, l’y renferment. C’est un écrivain qui a gagné son respect dans son milieu, et à ce titre, il n’est le national de personne, mais l’écrivain sur son chemin de l’universel. Un peu moins de chauvinisme rendrait les choses moins réductrices, je me trompe peut-être !
Oh, M. Alain, qu’est ce que vous nous servez ici ? Franchement, qu’est ce que vous vouliez au juste dire sur l’artiste Koffi Ollomidé ? Je me pose ses questions tout simplement parce que je n’arrive pas à trouver le fond du débats tel que posé. Mais je dois avouer que je reconnais le grand talent artistique de Koffi, de même que, volontier, je lui reconnais comme un bon (excellent pouquoi pas ?) auteur-compositeur. Mais qu’est ce que tu nous as dit de plus sur son travail, en dehors du fait qu’il a le génie d’assaisonner les mots qui renferment notre sagesse à tous. Pour ta gouverne Koffi a aussi été surnommé « le massèssèiste » ; ce néologisme inspiré du lexique du Langage « Indu Bille » ou « Langue Bille » des années 70, vient du mot massèssè qui signifie contes, histoire, en français. En ce sens, Koffi est dans le droit file du Grand Poète, LUTUMBA, Le Grand LUAMBO et les autres... Alors, M. Alain, je serai ravi de toi sur ce sujet, si tu avais voulu parler de l’oeuvre de Koffi à proprement parlant ; mais hélas ! tu viens de faire, peut-être sans le vouloir, le même travaille que les fameux « porte-paroles » autoproclamés des musiciens. Je n’en veux pour preuve que la qualité du débat introduite par les intervenants ; elle est insipide. Laissons les débats des ébats des quartiers dans les coins de rues. N’oubliez pas M. Alain nous sommes ceux-là qui veulent que nos artistes soient. Donc aidant les à aller toujours de l’avant, à améliorer leur travail. Je constate avec regret que notre musique a beaucoup perdue de sa musicalité et de sa chanson ; et Koffi n’y échappe pas. Il y a trop de bruits autours, de nos jours, que de la musique qui réelement adoucie les coeurs. Bien sûr quelques bonnes paroles n’y manquent pas. Mais vous conviendrez avec moi que la musique des deux Congo a prit du recul. Kofingana (injures),Mabanga (les pierres ou cailloux ; ici ça se rapporte aux longues listes de noms que l’on cite dans une chanson)...polluent cette musique, malheureusement. Conscient du fait que nos actes peuvent ternir notre image surtout quand on est une figure publique ou une star nous devons nous efforcez d’ètre humble : « O mikitissa bongo Nzambi atombola yo » (Rabaisse-toi afin que Dieu te hisse là haut), c’est aussi de Koffi. Alors allez y comprendre...
Oui, cher ami, se rabaisser pour que Dieu vous hisse, mais encore faut-il aussi ne pas toujours attendre tout de Dieu. "Aide-toi toi-meme, le ciel t’aidera". Ce n’est pas de Koffi, je suis desole...
Dans l’ensemble je partage vos arguments, et vous aurez pourtant compris que loin de jeter la pierre a Koffi je lui voue une sincere admiration. Quant aux analyses plus poussees sur la musique congolaise, je vous conseille un numero de la revue "Notre Librairie" intitule "Musiques et litteratures". J’ai essaye de rappeler ce que vous appelez "libanga" (pierre), ces noms qu’on lance dans les chansons. Il est aussi evoque la question de l’evolution du lingala etc. Au fait, d’ailleurs l’article est repris sur ce site, reportez-vous sur les archives de Juillet de notre Blog, tout en bas, a droite de votre ecran.
Merci de nous rendre visite.
Bien a vous Liwa Mabe...
A Mabe Liwa ! Sans y participer je suis ce debat des son lancement. Mais votre intervention me donne l’occasion de dire de facon lapidaire ce je pense de la musique des deux rives du Congo. D’abord, je partage l’essentiel(70% !) de votre analyse. En effet, la structure de la chanson congolaise d’aujourd’hui se resume a quelque paroles hachees, vites dites, et par la suite s’ensuit une litanie des noms d’amis et de villes europeennes(rarement un musicien a "lance" le nom de son village natal. Au contraire, on entend Bana Lausanne, bana Paris, etc) sous fond d’une a deux guitars et d’un synthetiseur d’accompagnement et d’une cimballe a casser les oreilles. Alors que les chansons de Lutumba Simaro, Ley Rocherau, Sam Magouana, Franco Luambo, Come et Pierre Moutuari, Pamelo Mounka ou Youlou Mabiala etaient beacoup plus riches et varies (thematiqument parlant). Meme les premieres chansons du debut de la carriere de Koffi sont meilleurs que celles d’aujourd’hui. Ensuite, j’aimerai ajouter que meme dans les choix des decors de clips qui accompatrent la sortie d’un CD par exemple, on verra Koffi entrain de contempler sa garde robe, au volant d’une voiture de marque, et bien souvent ces clips sont tournes dans les villes europeennes. Quelle aberration ! Comme si nos pays n’aveient pas des sites susceptibles d’etre expoites. Johny Halliday chanterait-il la gloire de Kin la belle ou de Brazza la verte ? Tournerait-il un clip chez nous ? Je suis desole de le penser ici et de le confesser : je trouve que les artistes et musiciens de la presente generation sont quelque peu incultes. Desole ! C’est pas une insulte, c’est la verite, ma verite. Le genie ne suffit toujours pas pour un artiste. A l’oppose, les musiciens ouest-africains eux chantent leurs patelins, tournent des clips dans leur villages et dans leurs villes. Pourtant ils sont loin d’etre aussi doues que le sont les congolais, y compris Koffi. J’aime bien regarder les clips des artistes et musiciens west african, Ecouter leurs chansons meme sans comprendre ce qu’ils disent te procure du bonheur.
(Suite) Enfin pour terminer mon cher Mabe Liwa, a ce jour, j’avoue ne pas comprendre grande chose aux disputes, aux jetons que les musiciens se lancent a travers leurs micros entre eux po par medias interposes ! Autrefois, gamins, on apprenait que Luambo et Rocherau ne s’entendaient pas, mais jamais, aucune fois on avait appris que les fans de l’Afrisa et de l’OK Jazz s’etaient livres a des rixes ! Ou que ceux des Bantou de la capitale et du Peuple sur la rive droite du fleuve s’etaient rentres dedans. Aujourd’hui c’est courant. Pourtant d’apres discutions y en avait du temps de l’OK, l’Afrisa et des Bantou. De nos jours, la presse aussi s’en melent bien des fois. Les ministres de cultes aussi s’y invitent a travers les preches ! Un musicien qui ne desaprouve pas ce type d’agissements, meme s’il a une belle voix, joue un instrument avec dexterite ne merite pas le respect d’un melomane. Surtout le miens ! Un artiste se respect, respect son metier et son public. Que trouve t-on chez nos "stars" y Koffi, pour ne parler que lui : il arrive tres en retard aux concerts, ne chante que pendant un quart d’heure et s’en va. Un exemple : il y’a 5 a 6 ans en arriere, Koffi a s’etait comporte de la sorte a Geneve. Croyez-moi, la communaute africaine de Geneve l’avait lapide, copieusment insulte... Les portes fermees, il fut contraint de s’expliquer. Il declarait que ce n’etait sa faute, c’etait la faute a l’organisateur de la manif(qui n’avait pas remlpi la totalite de son engagement) ! D’ou vient que les fans payent pour un spectacle de 3 heures et n’obtiennent que 15 minutes de prestation ? Si le musicien se fait rouler dans la farine, c’est a lui d’assumer. Pas au public. C’est pas a ceux qui ont deja paye pour le spctacle et achetent tes CD ou K7 de trinquer. Franchement !
Merci Cher M.BAKIMA ! Je suis ravi de constater que vous avez compris l’essentiel de ma pensée. Effectivement, je n’ai pas voulu faire la « polémique ». Mais, modestement, demander que l’on ne confonde pas les milieux, parce que nous sommes suivis et lus, pas exclusivement par des congolais... M. BAKIMA, vous avez fait allusion à ce que font les West Af. ; je dis que t’a raison, car ils nous dament le pion aujourd’hui alors que nous étions des maîtres en la matière. Eux, au moins, savent mettre du sérieux qu’il faut dans ce qu’il font. Reconnaissent les méritent des leurs et respectent et font respecter leur pays. Mais nous ? « Kiaadi,Mawa... »
Merci aussi, à M. Alain. Merci pour l’orientation vers quelque chose de sérieux et d’instructif. Voila ce que bon nombre de lecteurs voudraient lire à coeur joie. Ce genre de reflections aideront les melomanes de mieux comprendre notre musique et d’en exiger une meilleure qualité. C’est ce que je voulais dire ; et merci que vous l’ayez compris ainsi. Oh, M. Alain, permettez que je vous demande quelque chose, entre frère, j’entends. En effet, vous avez poussé la pointe de votre humour un peut plus haut. Mon intuition me pousse à croire que ce fut à dessein. J’espère que je ne me trompe. Il s’agit de mon pseudonyme. Mabe Liwa est très loin different de Liwa Mabe ; ce sont là deux choses opposées l’une de l’autre. Voyons, Mabe Liwa refère à une exclamation qui elle signifie : le pire serait la mort, tandis que Liwa Mabe, signifierait : une mort atroce. Cher ami, Alain, je tenais à le préciser « nkanda tè mpe zua tè » (sans rancune ni colère). Mabe liwa, nde to kutani, ndeko. (Sauf la mort, on se verra, cher ami.)
Cher Mabe Liwa,
Ces bonnes precisions en lingala auraient fait plaisir au "defunt" Blaise Kibonzi. Oh, sans doute que vous ne le connaissez pas, que vous ne voyez pas ce que je veux dire : en fait Blaise etait un intervenant qui, comme vous, avec la meme passion, avait a coeur ces problemes linguistiques et defendait son domaine contre toutes les attaques...
Bien a vous.
Mabe Liwa, Alain, vos discussions theologiques m’agacent. Etre humble, se rabaisser pour que dieu vous hisse, aide toi le ciel t’aidera, etc. etc. cette morale chretienne de l’humilite est ce qui a contribue (et contribue toujours) a maintenir les peuples domines dans un etat de soumission presque consenti (voyez Fanon et Cesaire n’est-ce pas). Si Rosa Parks avait suivi ces preceptes, elle n’aurait jamais refuser de ceder sa place a un blanc, et ne serait pas devenue la grande dame que nous saluons ici.
L’avenir n’appartient pas aux humbles, c’est moi qui vous le dis, et c’est aussi pour cela qu’on essaie de leur faire croire a un espece de paradis de pacotille avec angelots et petits nuages : pour qu’ils triment toute leur vie en pensant a la vie future. Mais les nuages et les angelots, c’est du pipeau. Le temps nous est compte ici-bas pour rendre le monde meilleur, car il n’y en a pas d’autre. Le seul monde meilleur, c’est celui que nous pouvons rever pour nos enfants, et c’est a nous de le construire, personne d’autre ne va s’en charger a notre place, et surtout pas dieu, qui s’il existe, brille quand meme essentiellement par sa discretion.
Les puissants se rejouissent de l’humilite des pauvres et des desherites de tout poil. Car pendant que qu’ils acceptent leur sort en remerciant Dieu, eux continuent de s’organiser pour tout s’approprier : le pouvoir, l’argent, la sante, l’education, et meme la beaute. gnarf, c’etait mon coup de geule du dimanche soir. Les trucs de cures m’enervent vraiment, je vous le dis les gars.
Monsieur MABANCKOU, c’est affligeant ce que l’on peut lire ici quand Blaise KIBONZI a le dos tourné. Je suis attéré par tout ce que je lis dans ce sujet depuis son ouverture. C’est d’une misère intellectuelle indéfinissable !!!!
Les paroles lingala de KOFFI OLOMIDE que vous citez sont d’une banalité infantile. Et vous osez situer Koffi OLOMIDE dans la lignée du grand poète LUTUMBA SIMARO de MASIYA ? ça me laisse juger de votre niveau en lingala notre belle langue nationale congolaise.
Oui, c’est vrai, ceux qui me connaissent savent que j’ai été fan de KOFFI OLOMIDE dans les années 78-79, j’avais alors 15-16 ans. C’est l’époque où Koffi OLOMIDE suivait des études universitaires en Europe et était en même temps parolier de PAPA WEMBA, à qui il cèdera entre autre la chanson SENZA.
KOFFI se mettra d’ailleurs lui même aussi au chant avec les chansons ANIBO et ASSO qu’il interprétera lui-même au sein de l’Orchestre VIVA LA MUSICA de PAPA WEMBA aux cotés de KING KESTER et autres BIPOLI NA FULU, Jadot le GAMBODGIEN et j’en passe. Non je dis de n’importe quoi. ANIBO fut chantée par PAPA WEMBA. KOFFI ne chantera qu’ASSO.
KOFFI OLOMIDE n’est pas un GRAND de la musique congolaise. C’EST UNE GROSSIERE ERREUR QUE DE LE PENSER. A titre de comparaison KOFFI Serait l’équivalent de Jean-Jacques GOLDMAN en FRANCE. Rappelez-vous celui-ci s’était également mis à chanter et il a eu beaucoup de succès. Mais ce n’était qu’un chanteur pour minettes. C’est exactement cela KOFFI OLOMIDE. N’eut été la nostalgie de l’immigré qui nous habitent les congolais de ma génération (qui est presque celle de MABANCKOU a 3 ans près) n’écouterait pas du KOFFI. C’est de la musique pour minettes.
Ce que fait KOFFI OLOMIDE n’est autre que de l’escroquerie intellectuelle. IL N’Y A PAS D’AUTRES MOTS. Quelqu’un l’a rappellé ici, KOFFI OLOMIDE est l’un des très rares musiciens congolais (RDC) instruit. IL SE JOUE DE CETTE INSTRUCTION dans un milieu d’analphabètes pour devenir le grand seigneur. Les rares musiciens congolais RDC instruits genre EMENEYA KING KESTER, JOSSART NIOKA LONGO (ce dernier étant l’un des inventeurs de la 3ème école de musique congolaise au sein de l’Orchestre ZAIKO LANGA LANGA) ne feront jamais ce que fait KOFFO OLOMIDE, car eux font de la musique. ILS FONT DE l’ART. La preuve KING KESTER EMENAYA MUBIALA reste domicilié à KINSHASA. Nyoka LONGO de son coté se bat pour préserver le patrimoine culturel congolais qu’est ZAIKO LANGA-LANGA. Ils ne se prostituent pas, et ne prostituent pas la musique congolaise en échange de quelques poignées d’euros.
Ce que fait KOFFI OLOMIDE c’est de l’ESCROQUERIE INTELLECTUELLE. KOFFI OLOMIDE disparaitrait (ce que je ne lui souhaite pas). La conséquence sur la musique congolaise sera NULLE. Or aujourd’hui voyez le vide crée par LUAMBO MAKIADI (créateur de la 2ème école musicale congolaise avec TABU LEY). La 1ere école étant celle du Grand KALLE. La 3ème reconnue comme telle étant ZAIKO LANGA LANGA qui a produit, les PAPA WEMBA et autres.
D’ailleurs à propos de PAPA WEMBA, je me souviens encore dans les années 87-88, quand le jeune Reddy AMISI occupait la place que KOFFI occupe aujourd’hui. PAPA WEMBA son parrain lui avait formellement interdit le NDOMBOLO. car le NDOMBOLO c’est la mort de la musique congolaise. KOFFI OLOMIDE disparaîtra tout comme a disparu Grand père BOZI BOZIANA qui succéda à Reddy AMISI et précéda KOFFI. Le seul mérite de KOFFI c’est qu’il sait gérer son argent. KOFFI a compris qu’il y a une vraie source d’argent dans ce qu’il fait et il en profite à MAX, sans scrupule et sans vergogne.
Cher Alain MABANCKOU, vous m’attristez. Dans la liste des phrases de génie prononcées par KOFFI OLOMIDE, vous en avez oublié une qui est celle-ci ( prononcée dans l’une de ses chansons), je cite : "Na OYO toliaki bien !"
Traduction : "A OYO on avait bien mangé".
Allusion faite, aux festivités organisés dans son village natal d’OYO par le Président congolais (de Brazzaville) Denis SASSOU NGUESSO au pouvoir au Congo-Brazza depuis 1979 ( règne juste interrompu par une pause meurtrère entre 1992 et 1997, ayant fait plus de 300 000 morts. Brazzaville mis à feu et à sang). Donc 22 ANS DE POUVOIR SANS PARTAGE. Et KOFFI OLOMIDE est devenu le griot attitré de ce pouvoir, KOFFI OLOMIDE dédiant même la chanson "PAPA BONHEUR" à SASSOU NGUESSO. Rappelez-vous la campagne électorale congolaise de 1992.
Alain MABANCKOU, Vous rendez-vous compte de ce que vous faites ici ? en honorant publiquement KOFFI OLOMIDE dans votre blog ? Vous êtes entrain de contribuer à l’abrutissement total du peuple congolais. C’EST EXCESSIVEMENT GRAVE CE QUE VOUS FAITES !
KOFFI OLOMIDE se touche un cachet à chaque de plusieurs millions de CFA à chaque fois qu’il vante les mérites des généraux au pouvoir au Congo. Et le prix de ce cachet dépasse le coût de réparation des ascenceurs du CHU de Brazzaville dont vous savez (peut-être) comme moi Monsieur MABANCKOU qu’ils sont en panne depuis plusieurs années. Les malades accèdent aux 5 étages de cet hopital en étant portés à dos de zaïrois (ces compatriotes de KOFFI OLOMIDE dont le métier de Porteurs de malades au Congo-Brazzaville est devenu le seul moyen de survivance). Mais arrêtez Monsieur MABANCKOU, ARRETEZ !
Et les congolais de Brazzaville malades, doivent payer à ces congolais RDC (compatriotes de KOFFI) 1000 CFA (moins de 2 euros) par étage franchi avec un malade sur la dos. Pendant ce temps KOFFI OLOMIDE s’enrichit, s’engraisse en vantant le régime qui a mis ce peuple dans cet état. Et vous dites qu’il ne faut faire aucun lien entre les talents d’un artiste et les a cotés de cet artiste ? C’EST GRAVE.
Ce qui l’a conduit a vénéré le rebelle SORO dans une de ces chansons ? Se retractant ensuite pour dire qu’"il ne savait pas qui était SORO" ?
Revenant à notre Centre Hospitalier Universiatire de Brazzaville, que les congolais qui savent le poids des mots ont fini par qualifier de CHTUE (plutôt que CHU), Monsieur MABANCKOU vous devez le savoir comme tout congolais. Le portage à dos de zaïrois des malades dans cet hôpital concerne également les femmes enceintes sur le point d’accoucher. La maternité étant situé au 5ème étage. Imaginez-vous une femme à terme, qui faute d’ascenceur doit s’aggriper sur le dos d’un zaïrois pour être transportée par les escaliers jusqu’au 5ème étage où elle doit accoucher. Et à chaque étage franchi, la femme enceinte ou le malade doit donner les 1000 CFA au risque de se voir abandonner au pied des escaliers sans avoir atteint l’étage souhaité.
Voici, voilà la réalité du peuple congolais des 2 rives. Pendant que KOFFI OLOMIDE glorifie SASSOU NGUESSO en le qualifiant de PAPA BONHEUR dans l’une de ces chansons. Et en remerçiant Mme SASSOU (épouse du chef de l’Etat) à travers la phrase "Na OYO toliaki bien". ("à OYO - village natal de SASSOU - on avait bien mangé). Pense t’il au moins ce KOFFI OLOMIDE au peuple congolais exclu de ces festins où OLOMIDE est systématiquement invité ? Et d’où il ressort avec gros cachet à faire palir le banquier de Gaston KELMAN ?
Et ce peuple congolais tout con qu’il est, va danser au rythme de cette même chanson qui glorifie des généraux au pouvoir qui les affame et les contraint à l’exil ? PAUVRES CONGOLIAS, PAUVRS CONGOLAIS. JAMAIS, JAMAIS je n’aurais cru de ma vie qu’un jour, je verrai le peuple congolais de Brazzaville abruti comme celui de Kinshasa. SASSOU NGUESSO (Congo-Brazzaville) a réussi avec KOFFI OLOMIDE ce que MOBUTU (Congo-Kinshasa) avait réussi avec PAPA WEMBA. L’abrutissement total d’un peuple !
Merci au prix nobel de la litterature congolaise (pardon) africaine de contribuer à cet abrutissement du peuple africain.
MAIS OU SONT DONC LES INTELLECTUELS AFRICAINS capables d’éclairer réellement ce peuple africain complètement à la dérive ? déboussolés ? Quel gachis !
Blaise KIBONZI
Errata : "Koffi OLOMIDE dans l’une de ses chansons". "revenons au CHTUE" au lieu de "revenant", etc.....
Je continuais à vous lire Monsieur MABANCKOU, mais maintenant, je préfère m’arrêter même de vous lire.
Je ne vous connaissais point Monsieur Alain MABANCKOU. J’ai souvent entendu dire du bien de vous. Et en lisant votre interview sur Congopage, j’avais vu qu’on s’interessait à peu près au même sujet. Je croyais que tu aurais pu être un vrai porte-parole. Malheureusement, je m’aperçois que vous traitez les sujets avec une légéreté hallucinante. C’est peut-être votre styles romanesques, mais de grâce ne l’appliquez pas à des sujets aussi graves qui compromettent parfois l’avenir de tout un peuple. Même si ces sujets sont en apparence bénins.
En réalité Monsieur MABANCKOU, je m’aperçois que vous n’avez qu’une vision très partielle et parfois très superficielle des sujets que vous abordez. Et vous voulez vous érigez en PASTEUR dans une messe où l’auditoire vous serais acquis. Malheureusement pour ce que vous évoquez du Congo, sachez qu’il y a des gens qui maîtrisent 1000 fois mieux ces sujets. Quand vous parlez de Muhammed ALI par exemple, qu’est ce que j’aurais aimé abordé ce sujet avec vous. J’avais 11 ans quand Muhammed ALI a combattu George FOREMAN à KINSHASA (vous en aviez donc 8). Quand vous parlez d’ANGWALIMA (le Arsène lupin zaïrois). J’aimerais également en parler avec vous. Monsieur Alain MABANCKOU, j’ai compris que les 3 années qui nous sépare (je suis né en 1963) pèsent beaucoup en votre défaveur. Vous parlez des choses qui sont plutôt de ma génération. J’ai grandi et j’ai baigné dedans. Vous me semblez avoir observé tout cela de l’extérieur et de loin. D’ailleurs, vous dites que vous ayez grandi à POINTE-NOIRE, moi j’ai grandi à BRAZZA. A Brazza on avait par exemple le gros avantage de capter la télévision zaïroise en direct, ce qui n’était pas le cas à POINTE-NOIRE où à cette époque là, on captait même pas la télé Congo. Et pourtant croyez-moi Monsieur MABANCKOU, on en apprenait des choses à la télé à cette époque. De plus Monsieur Alain MABANCKOU à Brazza on parlait lingala, ce qui n’était pas le cas à POINTE-NOIRE.
Quand vous parlez de Sony LABOU TANSI, j’ai aussi envie d’en parler avec vous. Car j’ai vu les débuts difficile du Grand Sony. Idem entre l’âge de 8 et 13 ans, j’ai serré tous les week-end la main de Jean MALONGA, le père de la litterature congolaise. Il avait déjà 60 ans passé.
Monsieur Alain MABANCKOU, quand vous parlez de KOFFI OLOMIDE, sachez que je suis de la génration qui suis Koffi OLOMIDE depuis 1978 (j’avais 15 ans, et aujourd’hui j’en ai 42). Et pour peu qu’on sache analyser, je peux vous dire que le phénomène OLOMIDE n’est pas autre chose que le phénomène PAPA WEMBA, grossi par 1000. L’élève ayant dépassé le maître. Monsieur Alain MABANCKOU, si je m’exprime ici sous ma vraie identité, c’est pour donner tout le crédit à ce que je dis car on peut vérifier tout ce que je dis. J’ai grandi à Brazzaville jusqu’à l’âge de 22 ans où j’ai quitté ce pays pour venir faire mon DEA puis mon DOCTORAT en FRANCE (j’ai eu ma maîtrise des sciences de la terre au Congo). J’avais 19 ans en 1ere année de FAC au Congo (vous en aviez donc 16 et deviez encore être au Lycée) lorsque je pris publiquement la parole à l’amphithêatre de la FACULTE DES SCIENCES à Brazzaville, pour m’opposer contre la sélection de PAPA WEMBA pour animer le bal de fin d’années des étudiants de la FACULTE DES SCIENCES.
J’étais seul au départ contre plus d’une centaine d’étudiant acquis à la cause de PAPA WEMBA. Mais je réussis à la fin à renverser la tendance grâce à une démonstration claire, nette et précise. PAPA WEMBA fut éliminée au profit de YOULOU MABIALA (ZAÏKO LANGA LANGA coutant trop cher). J’avais convaincu l’assistance qu’invité PAPA WEMBA à un bal d’étudiant c’était cautionner l’influence néfaste que PAPA WEMBA jouait auprès de la jeunesse congolaise. Rappelez-vous ce Monsieur est celui qui se décapait la peu du visage pour devenir plus blanc que blanc. Entrainant avec lui dans ces conneries toute (ou presque) la jeunesse congolaise. Sans compter le phénomène de la SAPE et autres, qui détournait la jeunesse congolaise DES VRAIS PROBLEMES. MOBUTU n’aurait pas régné aussi longtemps et rendre exsangue un pays aussi grand et riche sans l’appui (à l’insu de leur plein gré sûrement) des artistes comme PAPA WEMBA, auquel je reconnais pourtant d’indéniables qualités artistiques. Mais comme nous disions à l’époque MOBUTU chargeait PAPA WEMBA (à l’insu de son plein gré ) de distraire la jeunesse congolaise pendant ce temps, il pouvait voler tranquille.
Le régime MOBUTU s’est servi de PAPA WEMBA pour abrutir la jeunesse de ce grand peuple qu’était le peuple congolais RDC. WEMBA a essayé de se faire une virginité en arrivant en FRANCE. Mais nous, on le connait depuis là-bas. Tout comme on connait l’histoire de KOFFI OLOMIDE. Le régime de SASSOU NGUESSO se sert aujourd’hui de KOFFI OLOMIDE exactement de la même façon que MOBUTU s’est servi de PAPA WEMBA. D’ailleurs à l’heure où j’écris, j’apprends sur Internet que tout le clan SASSOU est dans son village natal, où toute la clientèle politique (partisan comme "opposant" l’a suivi). Je parie que KOFFI OLOMIDE fait également partie du voyage. A la fin pour endormir le peuple, KOFFI OLOMIDE, à la demande de SASSOU NGUESSO fera un méga concert exhibant des "filles en position de tir", le petit doigt pointé sur le sexe comme sur cette photo que vous venez de nous ajouter (c’est triste Monsieur MABANCKOU). Et le peuple rentrera se coucher remerciant le chef de l’Etat pour ce moment inoubliable de bonheur qu’il leur a procuré, commentant pendant les six mois qui suivront les tremblements des fesses de la dernière trouvaille d’OLOMIDE. Voilà à quoi est réduit le peuple congolais. Pas étonnant que ce peuple crache sur des DOCTEURS ès Sciences comme nous (qualifiés de frustrés qui avancent des bêtises sur Internet). pas étonnant que ce peuple ne connaisse même pas qui est Alain MABANCKOU, sauf si OLOMIDE le lance en le citant dans sa future chanson bien sûr. QUELLE MISERE. QUELLE MISERE SOCIALE et quelle MISERE INTELLECTUELLE.
Vive le prix nobel de la littérature, le nigérian Wole SONYNKA, Vive le grand musicien nigérian FELA RANSOME KUTI. La jeunesse africaine n’est pas près à en revoir des comme ça. Nous on les a vus.
Blaise KIBONZI (Merci pour toutes les moqueries qui suivront. Mais je mets ma fierté de coté pour poster ces 2 messages. C’était très important). A l’heure où l’Afrique, le monde se meurt suite à l’éviction des intellectuels par des intégristes de tout bord. Certains "intellectuels" préférant aujourd’hui se prostituer, ou survivre au moyen de l’escroquerie intellectuelle.
Salut Blaise,
Sans épouser ton texte dans sa totalité, tu m’en vois surpris, mais surtout enchanté de constater qu’il t’arrive des moments de lucidité ; je dirais mieux des moments d’intelligence !
J’ai moi aussi déploré que l’on porte en louange Koffi en ce lieu, lequel lieu j’ai tôt fait de présumer qu’il était investi, peut-être pas d’intellectuels, c’est un bien grand mot ; mais d’hommes et de femmes qui « ont acquis le minimum de savoir » permettant d’analyser avec sérieux et rigueur notre monde, notre quotidien.
Quand ceux-là même, à qui on pourrait accorder quelque crédit du fait de leurs œuvres intellectuelles, devant la multitude, et avec passion, en viennent à soutenir que Koffi est un sage, un exemple... À l’échelle intellectuelle, cela équivaut à un génocide ! Oui Blaise, bien des choses, à travers ce petit exemple, peuvent trouver explication chez nous... Et on comprend aussi pourquoi, les « intellos » chez nous sont vomis par le peuple ; Les premiers ont épousé le « vulgaire », et n’ont de ce fait plus rien à apprendre au peuple...
La rigueur d’analyse... dépouillée de toute complaisance ! L’exigence du bilan... Nous en manquons, pas seulement avec nos politiques, mais aussi dans notre quotidien...
Bravo Blaise ! Moi, j’ai bien aimé ton intervention... Même si tu aurais mieux fait de la polir de toutes ses encombrantes considérations personnelles.
Trotski.
Mon cher Blaise, En premier, je dirai à Alain Mabanckou de ne pas faire attention aux commentaires désobligeants que tu lui as servi dans tes posts qui d’ailleurs, ont battu le record de longueur.
Mais c’est aussi triste de constater comment tu te contredis ! Je ne pense pas que Fela Kunti, drogué et prostitué en même temps, puisse être cité en exemple de moralité ou ayant tout au long de sa vie, véhiculé la moindre valeur susceptible de servir de modèle.
Mon cher Blaise, je ne serais pas trop long. Comme, tu déclares détenir un doctorat es Sciences, sache que le scientifique est avant tout un être de synthèse, quelqu’un de concret dans sa pensée et dans ses faits. Aussi, en toute chose, il faut savoir être modeste. Tu as un doctorat es Sciences (en quoi ?), j’ai aussi un doctorat es Sciences, spécialité, Molecular Biology obtenu comme tu aimes le dire, avec mention très honorable et les félicitations du jury. Mais cela ne me donne pas l’orgueil de le chanter en tout bout de phrases sur ce blog ! Aussi, sache au moins rester reconnaissant envers ton pays, au lieu de le jeter en pâture. Il est vrai que le Congo est très mal gouverné, que très peu de gens aime Sassou et sa bande de vautours, mais où le problème de Mabanckou ? Quel lien avec le fait qu’il aime ou non la musique de Koffi ou de tout autre musicien au Congo ? Il faut aussi être concret dans ce que tu dis ! Il n’y a pas longtemps, j’ai fais le tour du Congo dans le cadre de mon travail. Nulle part, je n’ai vue ou entendu que les Zaïrois transportaient les malades dans des hôpitaux au Congo. Cela a pu être le cas il y a quelques années au sortir de la guerre, mais il faut être honnête pour dire que ce genre de pratiques n’existent plus, en tout cas pas au CHU que je connais assez bien ! Même l’entrée est très difficile pour les praticiens des hôpitaux, combien de fois un badaud ? Bref, cher ami, comme tu déclares être maintenant français et avoir déchiré volontairement ta carte d’identité congolaise, cela ne doit t’ôter toute lucidité lorsque tu parles de ton ancien pays. Enfin pour revenir à Monsieur Mabanckou dont l’écrire serait très légère d’après toi, je suis encore plus triste ! Un simple post n’est pas un exerce de philosophie. C’est un espace de culture certes, mais aussi un lieu de détente, de relaxe. Juste un petit moment de respiration. Tu es scientifique ? J’ai regardé sur pubmed pour voir tes travaux, je n’en ai trouvé aucun ! Alors, si tu écris des articles scientifiques, tu comprendrais peut-être un peu mieux que, ce qui est recherché, c’est non pas tes valeurs linguistiques, mais le contenu de tes papiers ! Alors, que reproches-tu à Mr Mabanckou ? D’aimer Koffi ? Mais tu es libre d’aimer Mozart ou Guisbourg ! Mais, je ne te donne pas le droit de dire que tous ceux qui aiment le Mapoka ou le Ndombolo, sont des abrutis ! Franchement, tu es étonnant Blaise ! J’aimerai bien que tu nous dises dans ce blog, qu’as-tu fais d’exemplaire qui puisse susciter l’admiration et les félicitations de tes compatriotes français ? Même un seul article scientifique dans ton domaine, il n’en existe aucun ! Je me trompe ?
Cher ami, une fois de plus, tu peux lire et écrire tout ce que tu veux, mais reste modeste et pondéré dans tes réactions. Ainsi, tu te feras beaucoup d’amis et suscitera l’admiration des autres, comme c’est aujourd’hui le cas pour Mabanckou, même si je sais que tel n’est pas ton point de vue !
Il y en a qui doivent vraiment avoir une vie ennuyeuse en Occident,au point de gueter chaque fois qu’ils se reveillent ce que post Alain Mabanckou sur son blog.Pourtant ce sont les memes personnes qui font des declarations tapageuses en jurant sur leur honneur ne plus jamais revenir sur ce blog.Helas on constate que l’honneur est un mot dont ils ne semblent pas connaitre le definition,encore moins la signification,ce qui est triste.Je l’avais dit une fois,ce blog ne mourra jamais(ni de faim,ni de soif)si certains qui estimaient que leur presence le faisait vivre partaient. Mieux encore le blog respirait un bon coup de fraicheur avec leur depart.(on en avait fini avec les messages kilometriques,les opinions bidons,les louanges aveugles a la France,etc).Helas notre repit n’aura ete que de courte duree puisque certains docteur es sciences(a verifier d’ailleurs)se prennent maintenant pour des docteurs en musicologie. M.Mabanckou,c’est vrai que vous n’etes pas un adepte de la censure,mais dans ce cas vous si vous l’aviez fait vous aurez oblige certains a respecter leur parole d’honneur.Finalement c’est moi qui avait raison de dire,et je paraphreserai Koffi "Le blog d’Alain c’est comme l’eau,meme si tu dis que tu n’en bois pas,tu te laves avec". Et pour terminer,tout le monde est temoin que mon post ne comporte le nom de personne,donc c’est le fameux "libanga na molili",celui qui reagira ca veut dire qu’elle tombee sur lui.Et d’ailleurs on s’en fout.(comme dirait Passi).
Mon cher Alain, je constate avec étonnement que vous n’avez pas seulement la manie de la provacation ; mais,surtout, le pouvoir de ressucité les morts. Celui qui, en me repondant, vous aviez qualifiez de ’defunt’, a curieeusement réagit ; et de quelle mannière, eh ? C’est un Doc...Docteur SSSSSSSSS, et son cousin, lui aussi Doc. a vite fait de préciser la couleur de son Doc. Ah, beno bacongolais yayi, kaka lumputu ya inda na inua, oh doktère, doktère... « Ah, toi ti as doktère de où ? », j’ai en tout cas voulu dire comme le Grand Nkabanduri. Oui, mon cher Alain, c’est cela notre belle « Messe d’idées », n’est ce pas ? Je vous en tiens pour responsable car vous avez munisieusement orchestré et lancé ce débat en espérant justement ce genre de réactions bidons où l’on mélange tout avec tout. Pour une petite chose d’aussi simple, les doc. s’agitent comme des feuilles mortes dans le vent. Mon cher Alain, même si c’est pour la détente, le rire, propose nous quelque choses de plus consistant, nous qui ne sommes pas doktéres en... Vous m’aviez envoyé lire votre article sur ’La Musique Congolaise’, j’ai vraiment aimé la qualité du texte ; et surtout noté que vous savez bien être serieux. J’ai surtout compris que vous avez sciemment ecorché mon pseudonyme. C’est cela l’autre face de votre personnalité que je commence à comprendre... À toutes et à tous, quoique l’on fasse ou que l’on dise, n’oubliez jamais, le nom du Congo sera lavé et hissé haut par les congolais que nous sommes tous ; même si il y en a qui d’entre nous, pour des raisons propres à eux, sont devenus français. Mais le Congo reste la prémière terre qui les a vu naître. À très bientôt, Mabe Liwa.
Fabien, Boris,
Je note simplement que comme à chaque fois que quelqu’un partage mon analyse, il y a toujours des tirs groupés pour venir noyer ce qu’a dit Blaise. le mettre en minorité pour le faire passer pour un fou isolé. ET POURTANT .... C’est ce qui s’était également passé après mon intervention sur les propos de Serge BILE vantant ses 50 000 exemplaires vendus avec "les noirs dans les camps nazis".
Alain MABANCKOU a droit d’aimer KOFFI OLOMIDE, mais tous les lecteurs de ce blog ont aussi DROIT de savoir qui est réellement KOFFI OLOMIDE. Je rappelle qu’on est pas sur le site d’Alain MABANCKOU ici. Il tient un blog sur un site devenu un peu vitrine de beaucoup de choses grâce à l’excellent travail accompli par l’équipe de ce site. Il y a eu des virtuoses de la musique classique qui ont collaboré et servi le régime NAZI d’HITLER. Le monde entier le sait car ça a été écrit dans les manuels d’histoire. KOFFI OLOMIDE n’est même pas une vituose. Et il est utilisé par les régimes congolais pour endormir le peuple congolais, et tout le monde a droit de le savoir. LE NDOMBOLO EST L’OPIUM DU PEUPLE CONGOLAIS. Si nous sommes tombés aussi bas. Les derniers d’Afrique (pire que le LIBERIA) à l’heure où nous parlons malgré que les 2 Congo réunis en feraient le pays le plus riche d’Afrique, le NDOMBOLO y a contribué à 70%. Aujourd’hui nous n’avons plus que l’EXIL comme moyen de sortie. Et pour ceux restés au pays le NDOMBOLO seul rêve pour s’en sortir comme le football l’est pour les jeunes des favelas au Brésil. Et cette situation arrange parfaitement nos dictateurs locaux. Voilà pourquoi il subventionne à coup de millions de CFA OLOMIDE, l’érige en héros pour nous abbreuver encore davantage avec le NDOMBOLO et tant que le congolais pensera NDOMBOLO, il ne pensera pas à savoir qui est le responsable de sa misère. La preuve en est que même dans notre EXIL nous dansons au ryhtme des cris d’OLOMIDIE vénérant les généraux au pouvoir au CONGO, et sur lesquels pèsent chez certains des lourds soupçons de génocide. ON NOUS A ENLEVE LE CERVEAU. De notre exil, on lève les bras en l’air quand KOFFI OLOMIDE parle de "PAPA BONHEUR" qui n’est autre que SASSOU NGUESSO. ça nous met en transe de joie. Et lorsqu’il dit "NA OYO toliaki bien". Et on crie au génie. PAUVRES CONGOLAIS !
Fabien, Boris, si je n’ai rien fait pour mon pays. J’aimerais au moins faire le peu que je fais. Lui ouvrir les yeux. LE DEBUT D’UNE PRISE DE CONSICIENCE. Coment voulez-vous qu’on s’en sorte si des Universitaires comme vous n’avez même pas conscience de ce que je viens de démontrer ? KOFFI OLOMIDE nous fait danser en citant ds généraux au pouvoir au Congo. C’est comme si des français en exil à LONDRES pendant l’occupation allemande dansaient sur une valse citant les noms de Rudolf HESS, Adolf HITLER. Et que les intellectuels français leur disait "non, faites pas attention aux noms qui sont cités, laissez-vous juste entrainer par la musique". Et que tout le monde se mettait à jouir au son de cette musique. Et pourtant (toute proportion gardée) c’est ce que nous vivons avec KOFFI OLOMIDE. Il n’y a que l’intellectuel pour le montrer. malheureusement que font les "intellectuels" congolais ? Ils encensent encore ce même Koffi OLOMIDE. C’est ce que je voulais monter.
Fabien, renseigne toi bien sur le CHU de Brazzaville rebaptiser CHTUE par les congolais de là-bas. Je l’ai visité quotidiennment pendant 5 jours en août 2002. Tout congolais le sait. Il n’y a même pas d’ampoules dans les toilettes, pas de femmes de ménage, pas de lits, etc.. Un simple cachet de ce que les hommes politiques congolais donnent à KOFFI OLOMIDE pour chanter leur gloire suffirait à réparer les ascenseurs au CHTUE de BRAZZAVILLE. Et au lieu de cela, c’est ce même KOFFI qui nous nargue dans la chanson hommage à Mme SASSOU en disant "Mère Na OYO tiloaki bien", en citant au passage le général Jean-François DENGUET, le général DABIRA . Et les congolais s’arrachent le disque. PAUVRES CONGOLAIS. Réalisez-vous, jusqu’où nous sommes tombés ? Ce peuple congolais de Brazzaville dont on disait qu’il était avant-gardistes en Afrique ? On se laisse bouffer le cerveau par un Koffi OLOMIDE ? OUVREZ LES YEUX MES FRERES !
Blaise KIBONZI
décidement : "pas de femmes de ménage", lire plutôt : "pas de personnel de ménage" (homme ou femme donc). Mes excuses.
Blaise (ancien homme de ménage chez Mc Do, Doctorat mention très honorable en poche).
Eh ben dis donc Blaise, tu n’y vas pas de main morte, moi je ne connais pas le sujet donc je ne peux pas entrer dans le debat, mais tu m’impressionnes.
Quant a Fabien, je ne vois pas pourquoi tu mets la morale de Fela Kuti sur le tapis, je te rappelle que ses prises de position politiques contre le regime en place ont quand meme amene les dirigeants du Nigeria a l’epoque a faire assassiner sa mere, ce n’est quand meme pas rien. Donc qu’il se drogue ou qu’il baise avec qui il veut ne change rien au fait que ce type a pris des risques (y compris dans sa musique) au nom de principes politiques.
Et toi, Boris ton post de denonciation anonyme me debecte franchement. Si tu veux t’engueuler avec Blaise, fais le ouvertement, on sait tous qu’il peut se defendre, et ne va pas le foutre dehors de maniere aussi sournoise.
Blaise, ca n’empeche que tes post sont quand meme trop longs. Relis toi et coupe, merde, sinon tu vas enerver tout le monde, et ce serait dommage, car ce que tu as a dire a toute sa place dans les debats. Et arrete de nous repeter que tu as un doctorat, sinon tout le monde se met a deballer son cv, c’est pathetique. Allez, un effort !
Diva,c’est justement tout le sens du fameux "libanga na molili"car etant donne que je ne cite personne comment sais-tu que je m’adresse a quelqu’un en particulier ?Chere Diva pour dire a quelqu’un que sa tete ne nous plait pas on n’est pas oblige de lui dire crument "tu es vilain",n’est ce pas ? et permettez-moi de citer ceci pour terminer :"Oui ALAIN MABANCKOU,je suis un homme de parole et un homme de principe.J’ai dit que je quittais ce blog (de mon propre gre)..." que fait-il alors encore parmi nous l’auteur de cette phrase ?a quoi rime ses menaces etant donne qu’Alain Mabanckou n’a jamais chasse personne de son blog(car c’est bien le sien).Dans ce cas intervenons librement sans chercher a se prendre trop au serieux. Bravo Alain,je ne savais qu’en plus du don de nous emouvoir et de nous amuser que Dieu t’a donne a travers ta plume,il t’avait aussi donne celui de ressusciter les morts(au sens figure bien sur).
Blaise, tu dis des choses tellement intéressantes qu’on en vient à regretter que tu ne connaisses pas la mesure ! On a du mal à te lire jusqu’au bout, et tu te répètes trop. Tu noies ta lucidité dans un flot de mots dont certains auraient gagné à rester dans ta poubelle personnelle. Fais un effort pour ne dire que l’essentiel, peut-être ! Je ne sais pas pourquoi l’autre docteur t’accuse de renier ton pays pour être français. Décidément, on en vient à croire que les docteurs es-truc ont des idées emrbouillées, qu’ils se déversent et ne s’écoutent pas. Bon, vous vous êtes déjà tellement dépensés pour les obtenir, vos doctorats, qu’on ne peut trop exiger de vous surtout à ces âges-là ! Je rigole, bien sûr, pour l’âge ! Sinon, les doctorats, s’ils pouvaient sauver un pays, le Congo n’en serait pas à ce niveau lamentable que Blaise, en amoureux de son pays, décrit avec sa douleur et sa passion à lui l’inoubliable bavard. Sacré Blaise, cher Docteur !
Cher Bamba,
IL ne m’est jamais venu à l’idée de faire étalage de mes qualifications académiques ou de quelques titres que ce soit ! J’ai simplement voulu rappeler à Blaise que, avoir soutenu une thèse n’est pas la fin du monde pour que, à chaque phrase, on en vient toujours à dire : je suis Docteur SSSSSSS comme disait Boris. Après le doctorat, je pense qu’il y a encore plus grand, c-à-d, l’agrégation. J’ai aussi voulu simplement préciser que, chacun est libre de croire en ce qu’il veut, d’écouter ou d’apprécier tel ou tel musicien ! C’est son droit le plus absolu ! Bien entendu, le commentaire est aussi libre !
Cher Diva, en citant Felli Kunti, j’ai voulu rappeler à notre Ami Blaise, que personne n’est parfait ! Kunti fumait du Chanvre Indien, de ce côté il ne peut être un exemple pour le peuple Nigérian. De l’autre, son engagement politique est un modèle ! Je pense que là, il n’y a pas débat. Il en est de même pour Bob Marley, Jackson, E. Presley et que s’ais-je encore ! Mais diable, pourquoi ce qui est toléré pour Kunti ne le serait pas pour Olomidé ? Personne n’a jugé Koffi ou vouloir le porter en triomphe pour ces divers « dérapages » tant verbaux que comportementaux. Ce que nous apprécions, c’est certaines de ces chassons, l’étendu de son talent et rein d’autre. Nous reconnaissons aussi que Koffi peut faire mieux ! Je pense qu’il faut demander à Blaise, si Koffi est à l’origine du misérabilisme ambiant, « marque de fabrique » désormais de notre pays ! C’est Koffi qui a conseillé à Mr Sassou et sa bande de massacrer certain de leurs compatriotes ? C’est Koffi qui empêche Sassou de s’occuper un peu de son peuple après 21 ans de pouvoir ? C’est encore Koffi qui fait qu’un simple ascenseur fasse trois ans dans un CHU avant d’être réparé ?
Je crois qu’il faut faire la distinction entre le musicien et l’engagement politique. Cette prise de conscience (les deux Congo en ont vraiment besoin !) ne doit pas être du simple fait de la musique ou des musiciens. C’est avant tout d’abord, de la responsabilité des « intellectuels » donc de toi-même Blaise, y compris les musiciens, les écrivains.... Donc, ne déplaçons pas le débat inutilement et tu ne peux demander à Mabanckou d’être opposant comme Sohinkka (prix Nobel de littérature) au Nigéria.
Ce débat prend une autre direction, intéressante. Blaise, empêtré dans sa mégalomanie et ses contradictions bien connues, met en avant un fait indiscutable, le soutien de certains artistes aux gouvernants, et si la corruption n’est pas toujours établie, il n’y a pas de doute sur la compromission. Mieux vaut encore se taire que chanter les louanges des dictateurs et des corrompus en place, à moins d’être soi-même corrompu. Il y a une liberté d’un artiste à ne pas mêler ses opinions à son œuvre, voire à ne pas en avoir, mais je trouve qu’il y a une grande responsabilité morale des stars comme le sont les chanteurs du Congo/Kin qui sont immensément prescripteurs auprès de leurs auditeurs.
On peut imaginer que ces artistes sont sollicités par le pouvoir, flattés, approchés dès qu’on voit en eux une possibilité de faire passer un discours, ou d’endormir le peuple en complicité avec les brasseries qui dans certains pays d’Afrique sont de véritables soporifiques côte-à-côte avec l’explosion du culte religieux à outrance.
On n’est pas dans les coulisses pour savoir comment est passé le fil à la patte aux artistes, soudoyés ou menacés ou autre ? Tiken Jah Fakoly a dû se réfugier au Mali pour son discours dénonçant la Françafrique et la corruption. Alpha Blondy s’était vu réclamer une chanson de louanges par le président ivoirien Houphouët en son temps, il s’y est plié, mais avec ironie, déclarant que Houphouët est un rastaman, il a fait beaucoup pour nous ses petits, mais on ne peut pas demander au bon dieu sa barbe ... (Il faudrait que je retrouve la bande, je n’ai plus les paroles précises à l’esprit).
Mais je crois que tout est faussé et extrêmement compliqué pour démêler l’écheveau de ce qu’on devrait attendre des relations entre artistes et gouvernants en Afrique (et pas seulement d’ailleurs, et de tous temps, n’est-ce pas ?). D’un côté, on reproche aux gouvernants de ne pas soutenir leurs ambassadeurs culturels (le chanteur Youlou Mabiala abandonné dans une déchéance et santé graves...) ou de s’y impliquer à tort (Kabila qui paie la caution de Wemba pour le sortir des geoles françaies)... Encore un autre aspect du débat !
Chers lecteurs, J’aimerai, très respectueusement, vous inviter à relire avec sérénité le poste de Mère Evé de Paris. Elle vient, avec toute sa douceur fémine, d’ouvrir une fénêtre qui, à mon avis, donnerait plus crédit au débats.Il est question, pour l’essentiel de ce que j’ai compris de Mère Evé, de chercher à comprendre, mieux saisir quelles relations devraient-elles exister entre un artiste et le pouvoir ? Quel pas ne deverait-il (artliste) franchir pour ne pas tombé dans le « grionisme » ? (ça c’est de ma follie, pardonnerz moi, donc.) Je crois savoir que parfois, notre exigence vis-à-vis des autres nous fait oublier l’essentiel. Je crois que l’artiste (prenez le mot au sens large) l’est d’abord avant de se frotter au pouvoir. Prenons les choses sur cet angle ; car je reconnais volontier qu’il y en a de fabriqués de toutes pièces par le pouvoir... Parfois, il est obligé par la force des choses (risque de perdre sa carrière, pire sa vie) de chanter ou d’écrire pour le pouvoir. C’est pour cela, d’ailleurs que la plus part d’entre vous avez choisi, contre votre gré, je suppose, de s’exiler en Europe. Alors, je me demande, et demande votre contribution, sur ce que serait la place de l’artiste (musicien, écrivain, peintre... continuez la liste) dans la société ? Dans le cas du Prince Youlou Mabiala, le pouvoir de Sassou, l’a abandonné à son triste sort là-bas en France. Supposons que ce pouvoir policier s’était pleinement investi à prendre en charge les frais des soins du Prince Youlou, dans ces conditions, dis-je, que chanterait Youlou ? Ne serait-il pas tenter de qualifier le Prince de Mplia de ’bienfaiteur’ ? Alors que faire ? Jusqu’où doit aller notre critique pour ne pas nous contredire ? Merci à tous. À très bientôt, Mabe Liwa.
Comme ca Blaise est de retour a la place du village ! C’est une bonne nouvelle, enfin je pense (rire). Le plus important pour moi c’est le sujet en debat. Mon frere Blaise, certains de vos critiques sont justes, mais a mon avis, tu vas loin dans ta charge contre Alain. Tes comparaisons d’ages entre toi et notre hote, ta trajectoire personnelle et bien d’autres choses n’interessent necessarement pas tout le monde. Autre chose par exemple, toi et moi devrions poursuivre un echange sur l’assimilation des pygmees a la culture bantue, comme les Bantus l’ont ete par les Gaulois(tes ancestre) !!! Et je t’avais promis mon post dans une semaine, car pris par le temps et le decalage horaire, il est difficile que je reagisse a temps... Patatras, tu disparais du village et moi je perd ma memoire. Et la, tu reviens a la place du village pour etaler ta connaissance discutable a certains points sur le sujet en debat. N’oublies pas mon cher Blaise il n’y pas que les Congolais des deux rives qui nous lisent ou participent a ce forum. Tu n’est pas contraint de reagir a tous les sujets. J’admire ta disponibilite et ton apport a la vie de ce blog, mais de grace arretes de nous parler de toi, dis nous ce que tu penses du sujet. Simple. Et ca, tu sais le faire pourtant. Pourquoi personnailises tu les debats ? Le hote c’est pas toi tout de meme ! Je ne suis pas un fan de Mambackou ou meme un de ses lecteurs assidus comme tu pourrais le penser (je suis plutot Biyaoula, Emmanuel Dongala...), mais je trouve que tu denigres ton hote, le notre aussi, tu cites ton doctorat a longueur de lignes... Si profitant d’un sujet tout membre de village etalait son parcours academique et/ou profossionnel, vive la CONFUSION a la place du village !!! Blaise, ne me pousses pas a donner raison a un certain Fatigue (tu sais de quoi je parle). Les Congolais ont un myth autour du DIPOLME. Et tu sembles en etre le parfait exemple. Dieu seul sait quel tort les diplomes ont fait a leur pays, le Congo (ton ex patrie) pour ne parler que de lui. Le President Alphonse Massambat Debat(instituteur) a ete meilleur que Lissouba (Doc, Prof d’Uni). Dans un contexte de guerre froide (les Soviets a Brazza et les Yankees a Kin), Massamba Debat evita une guerre civile a son pays et une autre guerre contre son voisin. Alors que dans un contexte de detente et de paix non armees dans le monde, Lissouba trouve moyen de laisser une guerre civile a son pays comme legue...). Justement tu parles d’Alain qui fait la promotion de Koffi, qui lui est un chantre de Sassou. N’est-ce pas un Doctor comme toi (Lissouba) qui a ramene Sassou aux affaires ? Si sa these et son experience de prof a Vincennes et a la fac des sciences a Brazza lui avaient ete utiles, ton ex pays le Congo n’en serait pas la. Mais bon ca c’est un autre debat. Pour le sujet, tu as deja lu ce que je pense de Koffi par le biais de mse deux postes. C’est petit genie inculte. Au propre et au figure. Passez, rien n’avoir ! Meme si je pense que le role d’un blogueur c’est aussi d’aborder des sujets aussi varies que possible... Bien a toi Blaise and welcome again ! Mathieu
Ho Medhi Ben BARKA, Medhi landa nzela a ya LUMUMBA Medhi landa nzela a ya Albert LUTULI Medhi landa nzela na yo ya BONGADA eeee
ôho ya Tiers monde, hoho ya Libération ya ba peuple.
SAVEZ-VOUS DE QUI SONT CES PAROLES ? à l’heure où é été inauguré dans le 6ème arrondissement de Paris une place Ben BARKA ?
Ces paroles sont du chanteur congolais (de Brazzaville) Franklin BOUKAKA mort assassiné par les politiciens congolais en 1972. J’avais 9 ans, Alain MABANCKOU devait en avoir 6. Il a évoqué Franklin BOUKAKA dans le sujet sur LUAMBO MAKIADI.
Oui les ouvres de Franklin BOUKAKA étaient interdites au Congo. Mais je fais partie de cette génération des congolais qui à l’âge de 15 ans, s’échangeait les disques de Franklin BOUKAKA sous le manteau. Donc à 15 ans au Congo, j’avais écouté tous les disques de Franklin BOUKAKA. Si on y surprenait vous allez droit en prison.
La 1ere fois de ma vie que j’ai entendu le nom de Ben BARKA c’est dans cette chanson de Franklin BOUKAKA qui lui rendait hommage. C’est aussi la toute première fois de ma vie que j’entendais le nom d’Albert LUTHULI. C’est en visitant le musée de l’Apartheid en Afrique du Sud, que j’ai compris qui était Albert LUTHULI. J’ai écouté des extraits de ses discours. On aurait dit qu’il les a prononcés hier.
Soyons clairs, je ne demande pas un musicien de devenir tous des militants. Mais un musicien qui fait l’apologie des Dictateurs, des criminels, des fossoyeurs de l’Afrique comme OLOMIDE et qu’on trouve le peix nobel de la litterature congolaise (pardon africaine) pour le vénérer et l’érigé au niveau de génie pour un talent de merde !!!
Ces phrases lingala sont des gamineries. Si vous voulez, moi (qui maîtrise le lingala) je peux vous en fournir des vrais merveilles du lingala.
Ce sujet n’est pas fini. MOBUTU est le 1er DICTATEUR au monde à avoir assis sa dictature entre autre sur la musique comme OPIUM du peuple. SASSOU NGUESSO au Congo est exactement entrain de s’inspirer du modèle MOBUTU et s’appuie en cela sur Koffi OLOMIDE. SASSOU NGUESSO règnera au Congo-Brazza jusqu’à la prostate, comme MOBUTU a régné au ZAÏRE et ce grâce à des musiciens comme KOFFI OLOMIDE <