lundi5 décembre 2005

Mais qui sont les Québécois ?

Le Québec, sans entrer dans de grandes considérations historiques, est un endroit particulier. J’y vis depuis cinq ans et j’ai toujours été fasciné par une chose : comment ses gens ont su imposer la langue française et un certain mode de vie latin dans un univers anglo-saxon ?

C’est une culture très jeune qui a dû composer avec un climat rude (des hivers à 40 degrés sous zéro à des étés à 40 degrés au-dessus de zéro). Vu sous cet angle, le climat peut sembler hostile.

Pourtant, pour beaucoup d’immigrants (c’est comme ça qu’on appelle les étrangers ici) d’Afrique francophone notamment, c’est une terre fascinante, remplie d’opportunités professionnelles pourvu qu’on s’y prennent bien. Sinon, c’est le chemin de la désillusion.

Le bi-hebdomadaire québécois, l’Actualité, dans un de ses numéros spéciaux a entrepris de comprendre le Québec en 101 mots (le 101 faisant référence à une loi passée dans les années 70 qui obligeait primauté du français dans la province car le Québec n’est pas un pays). 101 intellectuels québécois de tous horizons ont choisi un terme pour expliquer le Québec. Dany Laferrière, auteur d’origine haïtienne, figure parmi ces intellectuels. Si vous voulez en savoir plus : http://www.lactualite.com/

En 10 adjectifs

Ce qui m’a le plus captivé, c’est le portrait du Québécois (appelé aussi l’Homo Quebecensis) dressé par Alain Giguère, fondateur d’une importante maison de sondage à Montréal. En 10 adjectifs précis :

On apprend que les Québécois fiers. Ils ont le souci de leur apparence et veulent toujours être dans le « vent » contrairement au ROC (Rest of Canada). C’est également des hédonistes, la gratification orale est très importante pour eux et les étrangers n’oublient jamais de vanter la « joie de vivre » des québécois basée sur les plaisirs qu’ils mettent avant les devoirs et les obligations. Au Québec, une aventure extraconjugale n’est pas très condamnable par l’opinion publique !

Mais ils peuvent être aussi bouillants. Ce sont des êtres qui peuvent dire noir aujourd’hui et blanc le lendemain et ce, toujours avec la même passion. Ses actions et ses opinions varient en fonctions de ses humeurs et de ses sentiments.

Ils sont très rebelles et donc individualistes. Ils respectent la liberté des autres... surtout parce qu’ils ne veulent pas qu’on essaye de restreindre la leur.

Les Québécois sont insouciants. Ils aiment vivre comme ils l’entendent jusqu’au moment où il a des problèmes. Il souhaite alors être pris en charge par la société. À titre d’exemple, c’est la société la plus endettée en Amérique du nord.

Tolérants, s’il y a un mot qui les caractérise vraiment c’est bien celui-là ! Au sujet de l’homosexualité, du suicide assisté, de l’échangisme les Québécois font preuve d’une grande ouverture d’esprit. Imaginez plutôt le leader d’un parti politique qui est homosexuel qui avoue avoir consommé de la cocaïne en pleine campagne électorale et qui est tout de même élu avec près de 60% des voies (sur près de 100 000 votants). Si ce n’est pas de la tolérance ça !

Bien qu’individualistes, les québécois sont grégaires. Ils adorent malgré tout le fait d’être ensemble, d’échanger sur le plan émotionnel. « Aller prendre une p’tite bière ou un café en gang (entre amis) ou aller souper chez des amis » est un sport national. À condition de payer soi-même sa facture.

Les Québécois sont très enracinés dans leur histoire. Ils sont fiers d’être ce qu’ils sont et ont besoin de l’être. Ils ne sont pas racistes. D’ailleurs on peut voir des minorités ethniques réussir mais, à condition qu’ils parlent comme eux (avec l’accent et les expression sti !).

Les Québécois prennent peu de risques. Ils sont très prudents Ils veulent le respect et la reconnaissance mais ne veulent prendre aucun risque. L’industrie des assurances en tout genre est très florissante au Québec.

Enfin, ils sont machos ! Étonnant non ? En effet, les Québécois ont du mal à considérer les femmes sur un même pied d’égalité. Bien que vivant dans une société matriarcale, l’homme sent une supériorité chez la femme (qui ne se gène pas pour le lui rappeler) et se rebelle d’où son image de mâle dysfonctionnel et irresponsable.

Cela dit, vous constaterez une constante dans ces 10 caractéristiques : le paradoxe. Les Québécois sont des êtres paradoxaux, c’est sans doute ce qui fait leur charme !

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Commentaires sur cette note

Posté par Venga,le12 janvier 2006

Pour ceux et celles qui ne connaissent pas les Québécois, nous sommes tout à fait différents des autres Canadiens, et complètement différents des Américains made in USA, même si nous vivons côte à côte et en Amérique nous aussi.

Je suis tout à fait d’accord avec tous les adjectifs énoncés sauf pour le dernier : Machos. les hommes ne sont pas MACHOS, ils ne le sont justement pas assez !!!! Les femmes sont plus MACHOS que les hommes, pour les raisons mentionnées plus haut. Effectivement les hommes ne trouvent pas leurs places si facilement. Dur dur d’être un homme au Québec, les pauvres.....

C’est un peuple à connaître les Québécois c’est vrai.

le30 mars 2006

venga ta gueul

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