jeudi15 décembre 2005
Noël avec Muna Mingole

Connaissiez-vous Muna Mingole surnommée « La Flamme Bleue du Cameroun » par les médias du Québec ? Moi, j’en avais entendu parlé et je l’ai rencontré cette semaine pour la première fois. Elle fait partie de ses artistes qui vous séduisent au premier coup d’œil. La dame est charmante. A l’image de sa musique finalement.
D’ailleurs pour ceux qui seront dans la région de Montréal le dimanche 18 décembre 2005, Muna organise son spectacle de noël « Un noël rempli d’espoir » au Kola Note à partir de 20h. Elle nous promet de nous faire oublier le rude hiver québécois en nous faisant bouger de tout notre corps aux rythmes du Makossa et du Bikutsi.
Découverte
Muna qui veut dire « enfant » en douala découvre ses racines au Cameroun en 1985 (elle est née en France et a vécu au Canada). A son retour à Montréal, elle fonde Sunroots avec des amis, un groupe multiculturel dans lequel elle compose et interprète des pièces aux rythmes africains, antillais et cubains. Le groupe marche bien, il fait des tournées à travers le pays.
Pourtant en 1999, elle part en solo et ça marche ! Elle décide de se rapprocher plus de ses « roots » sur le plan musical soit le Makossa et le Bikutsi. L’année suivante, les Francofolies de Montréal la présente comme « la nouvelle révélation du word beat ayant effectué l’ascension la plus rapide et spectaculaire de la scène afro-québécoise ». Un beau compliment lorsqu’on sait que la scène afro-québécoise se porte bien. Demandez à Corneille et aux autres.
« Munakossa »
Ensuite sa carrière va en crescendo : prix du « Meilleur espoir musical 2002 » du gala montréalais des Flambeaux africains, elle chante en l’honneur de la Reine Elizabeth II à Ottawa, lors de ses spectacles elle a déjà partagé la scène avec rien de moins que Angélique Kidjo, Kanda Bongo Man, Zitany Neil, Lorraine Klassens, Yeleen et les camerounais des Têtes Brûlées, Henry Njoh, André-Marie Tala et beaucoup d’autres. Une artiste curieuse et ouverte aux différentes cultures.
Toutes ces expériences, toutes ces rencontres se retrouvent, à divers degrés, dans son album « Dipita » (qui veut dire espoir) paru à l’automne 2004. Un cocktail sonore de très bon goût. Des rythmes entraînants accompagnés d’une voix chaude et sensuelle, la sienne. En français, en anglais et en Douala on sent que Muna s’est fait plaisir et du coup ça nous fait plaisir aussi. Je vous défi de ne pas danser sur les 12 titres qu’elle propose.
Sympa la Muna !
Muna est également porte-parole du Centre d’encadrement pour jeunes filles immigrantes (CEJFI) à Montréal. « C’est pour redonner à la communauté », m’a-t-elle dit tout simplement lors de notre rencontre. Le CEJFI est un organisme qui vient en aide aux jeunes filles de 12 à 35 ans en facilitant leur intégration sociale, économique, culturelle et civique.
« La femme, c’est la base, a expliqué Muna. Si la femme ne s’en sort pas socialement et économiquement, on a assiste à des dérives comme le décrochage des jeunes, les phénomènes des gangs de rue... »
A l’actif du centre en 2004-2005 : accueil et aide de plus de 340 filles notamment en matière d’emploi, dépannage alimentaire, vestimentaire et offre de plusieurs ateliers et des services de soutien juridique et psychosocial.
Certains paliers gouvernementaux appuient le centre mais, il en faut encore plus car le nombre de nouvelles arrivantes ne décroît pas. Aussi le CEJFI à lancé une campagne de financement.
« Le CEJFI recevra 10% de chaque vente de Dipita durant la campagne de financement », a annoncé Muna.
Donc il ne nous reste plus qu’à se donner rendez-vous le 18 décembre au Kola Note (pour ceux qui sont à Montréal) pour s’amuser en soutenant une belle cause.
Liens :
Centre d’encadrement pour jeunes filles immigrantes (CEJFI)
Tel : +1 514 744-2252
<- Retour| Lien Permanent |Haut de pageCommentaires sur cette note
alé vs fer enculé
