
Un village - puisque c’est ainsi que vous appelez maintenant ce Blog - doit manifester son ouverture. C’est dans cet esprit que je prends donc l’initiative de publier ici de temps à autre les textes que des amis ou des intervenants me feront parvenir par l’adresse email du Blog dans le dessein de susciter la discussion. Nous l’avions d’ailleurs fait avec Achille Mbembe, nous le faisons aujourd’hui avec François de la Chevalerie (en photo, en haut, à gauche). Il est le Président de China Messengers et nous lit depuis la Chine. L’article a été coécrit avec Mohamadou Ka, actuel Conseiller Municipal de Dakar (Sénégal). Les deux ont écrit il y a quelques mois un texte paru dans Jeune Afrique-L’Intelligent...
Voici la lettre que François de la Chevalerie nous adresse, suivie de leur article collectif.
Bonjour Alain,
De loin, je lis votre site dont je trouve toujours passionnants les commentaires dont beaucoup - il me semble - provenant de lettrés. Je n’ai malheureusement pas cette qualité mais je souhaite comprendre modestement le cours du monde, ce que je m’autorise en lisant votre blog.
Peut-être est-ce une suggestion hasardeuse, mais j’ai écrit voici quelques mois un article prosaiquement économique avec mon ami, M. Mohamadou Ka sur les relations entre l’Afrique et la Chine dans le journal Jeune Afrique / l’Intelligent. Je me demandais si d’aventure il n’était pas possible d’en faire matière à débat. Cela m’intéresserait de connaître le regard de vos blogeurs.
Cordialement,
François de la Chevalerie
Le développement de la Chine, une chance pour l’afrique ?
Dans les années soixante, les relations entre l’Afrique et la Chine s’apparentaient
à une course de vitesse entre Taipei et Pékin. C’était à la capitale qui
décrocherait le plus d’Ambassades ! Dès la fin des années 70, Pékin devait
l’emporter largement confinant Taipei à de seules relations avec l’Afrique du Sud
et les pays alentours. Si le discours musclé de Pékin contre la colonisation et le
régime de l’apartheid en sont les principales raisons, jouait également une certaine
affinité entre les Etats africains ayant opté pour un socialisme à caractère
scientifique et la chine communiste. Qui plus est, la gérontocratie pékinoise
n’était pas pour déplaire aux vieux sages d’Afrique. Même si les accords de
coopération engagés à l’époque étaient modestes, des étudiants africains étaient
alors accueillis sur les campus universitaires chinois.
A la fin des années 70, cette sympathie est mise en brèche par les razzias contre ces mêmes étudiants sous prétexte de leur liberté de moeurs. Depuis cette époque, les relations entre l’Afrique et la Chine sont entrées dans une espèce léthargie sur fond d’indifférence. L’affaiblissement du mouvement des non alignés, comme un nécessaire recentrage régional expliquent aussi cet éloignement.
Désormais arrimée à une croissance exceptionnelle, la Chine d’aujourd’hui entend
redevenir une puissance mondiale. A la conférence de Bandoeng, version 2005, le
Président Hu Jintao a appelé de ses voux un nouvel élan dans les échanges entre les
pays africains et la Chine. Loin de supposées sympathies idéologiques, c’est
désormais le pragmatisme qui domine. Pour son développement, la Chine compte avec le
réservoir des matières premières africaines. En posant un pied en Afrique, la Chine
entend aussi contourner les barrières douanières qui menacent la zone Europe. De
surcroît, des entreprises chinoises souhaitent s’installer sur le continent. A
petits pas, en exportant d’abord leur produits mais avec l’ambition d’y installer à
moyen terme des unités industrielles souples et mobiles. Couplé avec l’envoi de
techniciens, cette stratégie est déjà en marche.
Quel en est l’intérêt pour l’Afrique ? La Chine s’offre-t-elle comme un nouveau partenaire ? D’entrée de jeu, le renchérissement du prix des matières premières lié à la croissance chinoise répond à la très ancienne revendication de mettre fin à la dégradation des termes de l’échange. Certes, tous les pays africains ne sont pas logés à la même ancienne mais d’ores et déjà, l’augmentation du cours des matières premières est à l’origine d’un regain de croissance, notamment, en Afrique australe. Plus encore, grâce à la compétitivité des produits chinois, l’Afrique peut s’équiper à moindre coût sautant ainsi l’étape des infrastructures lourdes à la rentabilité hasardeuse. C’est vrai dans le domaine informatique comme également pour les produits « essentiels » (industrie pharmaceutique). Dans ce dernier cas, leur accessibilité favorise une amélioration de l’état sanitaire et par là, concourt au développement économique. In fine, le coût opérationnel des coopérants chinois est quatre fois moins élevé que celui des occidentaux. A critères techniques égaux, mieux vaut donc les recevoir.
Au-delà de ces éléments, il est possible d’aller beaucoup plus loin mais il faut
pour cela une véritable prise de conscience en Afrique. Au lieu de privilégier l’axe
européen, mieux vaut élargir le cercle, voir ailleurs. D’une certaine manière avec
la Chine, l’enjeu est clair. Nul retour sur l’histoire, nul débat post-colonial. En
outre, comme les Chinois ne sont pas partisans de la politique des dons, les règles
sont plus simples. Avec la Chine, c’est la politique du win-win qui domine, chacun
doit y trouver son compte dans l’heure. En Afrique australe, certains pays ont déjà
compris la mécanique. Par exemple, des étudiants kenyans se forment désormais aux
méthodes chinoises. D’autres pays devraient emboîter le pas. Le coût d’apprentissage
en Chine est cinq fois moins élevé que celui dispensé dans les universités
occidentales et ce, pour des résultats plus efficaces puisque l’axe pédagogique est
articulé autour du concret. Dans un délai de deux ans, des techniciens kenyans
seront capables d’installer de petites unités industrielles souples et à moindres
frais.
Comme le disait naguère Cheikh Anta Diop, le jour viendra où « déconnectée d’un trop étroit et laborieux partenariat avec l’Europe, l’Afrique deviendra libre ». Le rôle croissant de la Chine peut y concourir. C’est une chance à saisir, celle de « s’enrichir ensemble, loin de la pauvreté, de la fatalité » comme le rappelait récemment le Président Hu jin Tao.
François de la Chevalerie, Président de China Messengers
Mohamadou Ka, Conseiller Municipal de Dakar
Le developpement de la Chine est avant tout une chance pour les chinois.
Maitenant,comme le souligne le texte , la montée de la puissance chinoise permet aux africains de se détourner un tant soit peu du seul modéle de developpement économique à leurs yeux c-à-d l’occident.
Mais pour cela, les africains ne doivent pas se contenter de reproduire les mêmes schémas usités avec les anciennes métropole , à savoir se limiter à l’économie de rentes ( la vente des raw materials).
Malheuresement sur le terrain les africains continuent de persister sur cette voie de garage à savoir la vente des produits du sous-sols et importations massives des produits manufacturés made in china.
Pour profiter de ce nouvel partenariat , les africains devront éxiger les tranferts de technologies pour chaque contrat conclu comme le font si bien les chinois(achats d’air bus avec téchnologies ).
Si ces régles ne s’appliquent guerre L’Afrique sera toujours sur les trefonds des abîmes où apparement , il ne se sent pas si mal.
Un proverbe chinois dit"il est préfèrable d’apprendre à un homme de pêcher au lieu de lui donner du poisson".
Et je vous signal que la chine n’a attendu l’essor de L’afrique pour engager son developpement.A méditer.
Tout projet de developpement pour qu’il soit efficace devra venir des entrailles des pays du continent africains eux-memes. Comme est venu celui de la Chine. Avant elle celui l’Europe avec les Lumieres. En d’autres termes, si un projet n’est pas endogene mais plutot exogene, eh bien meme si c’est avec la potion magique chinoise, rien ne marchera en l’etat actuel des choses chez nous en Afrique (faiblesse des institutions administratives, civiles et militaires). Au fait cher M. François de la Chevalerie, juste par simple elan de curiosite, qu’entendez-vous par DEVELOPPEMENT ? La consomation ? Encore et toujours la course effreinee a la consomation comme c’est la regle en Occident ? Non, j’espere(rire)... Bref. En attendant de savoir ce que vous entendez par Developpement, je me permet de vous dire que le partenariat commercial, voire economique avec la Chine sur lequel votre papier est axe est en realite une tres bonne chose pour les Africains. Une vraie aubaine meme pour l’Afrique. Il est prometeur. Malheusement, a mon humble avis, je crains que le commerce, les transfers des technologies ou l’installation d’industries legeres sur le contient ne suffisent a eux seuls a faire de l’Afrique un continent "developpe", c’est a dire un continent qui produirait elle-meme, avec maitrise et de facon perene les 3/4 de l’ensemble des biens materiels, alimentaires, culturels et spirituels... que ces populations consoment. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. L’Afrique tout en s’ouvrant au monde devrait d’abord poser les jalons solides de son "developpement" future grace a une maitrise par elle des domaines de l’education et de la culture, de la sante physique et spirituelle de ces populations, etc. L’inverse, de mon point de vue, serait mettre la charrue avant les boeufs. L’Afrique partira un jour au bal des nations "developpees" d’Europe, d’Amerique et d’Asie. Mais elle doit se preparer. Enfourcher le cheval chinois pour prendre des racourcis vers le bal "developpement" sans s’assurer de l’existence ou non des fadamentaux, me parait dangereux. Toutefois, je conviens avec vous que pour les Africains, la Chine presente l’avantage de ne pas trainer un passe colonial, comme c’est le cas de l’Europe. De facon pratique, les urbains africains dans leur quotidien vivent deja a leur chinoise. Dans l’electronique comme dans l’habillement, les articles made in China ont remplace ceux en provenance d’Europe ou d’Amerique jadis. Mais la qualite de ces produits bons marches est de plus en plus contestee... par les concurrents occidentaux ! C’est de bonne guerre, non ?
Monsieur François de la Chevalerie, j’ai longtemps hésité avant de réagir à votre article. Mais comme je crains qu’une fois de plus, les africains se mettent à crier "EUREKA !" en découvrant le fil à couper le beurre, je me permets de vous dire ce qui suit : Cher Monsieur, les africains n’ont pas attendu votre article co-signé avec ce frère sénégalais et encore moins la surcroissance chinoise des années 2000, pour comprendre qu’une coopération (au vrai sens français du terme - et non pas au sens "politique française" du terme) avec la CHINE leur serait beaucoup plus profitable que les relations économiques qu’ils entretiennent avec certains pays occidentaux, la FRANCE notamment. J’avais pas 10 ans encore, j’étais gamin en culotte courte dans Brazzaville lorsque je l’avais saisi, ainsi que bon nombre de mes petits camarades au Congo. Je tiens d’abord à rappeller à tous, que Les chinois ne découvrent pas l’Afrique aujourd’hui. Ils y étaient déjà dès les années 60. A 12 ans, en allant au collège, je disais "nihon !" à des ouvriers chinois qu’on voyait sur des chantiers à Brazzaville. La ferme de KOMBE qui inonda BRAZZAVILLE de légumes de toute sorte est l’oeuvre des CHINOIS, et nous sommes dans les années 70. Le Palais de Congrès de Brazzaville au Congo, est une construction CHINOISE. Idem, nous sommes (je crois bien) au début des années 80 (si ce n’est fin année 70). Et mieux encore, le barrage hydro-électrique de MOUKOUKOULOU qui assurait au Congo-Brazzaville son autonomie en matière d’électricité EST UNE OEUVRE CHINOISE, qui date de la fin des années 70 également (je crois bien). malheureusement, ce barrage hydro-electrique, connait depuis les guerres du Congo, de difficultés pour approvisionner le Congo-Brazzaville en électricité. C’est pas la FRANCE dont la compagnie TOTAL exploite le pétrole là-bas, qui va y construire un barrage à la vitesse V, avec lesquelle les chinois ont réalisé MOUKOUKOULOU.
Tout récemment, j’ai appris que les chinois avait relancé la cimenterie de LOUTETE au CONGO-BRAZZAVILLE. Cette cimenterie anciennement exploité par une société française, puis nationalisée avant de faire faillite est restée fermée pendant presque 20. Et le Congo-Brazzaville se mit à importer du ciment d’Espagne. Je dis bien "importer du ciment d’Espagne". Et ce jusqu’il y a 6 ans à peine. Avant que les chinois ne viennent relancer cette cimenterie. Malheureusement, cette fois ci, (semble t’il) pour envoyer le ciment ...chez eux.
Oui Monsieur François de la Chevalerie, il y a vraiment quelque chose d’agaçant dans les discours des "africanistes" d’aujourd’hui. Vous nous reprenez exactement le même discours que celui des années 60, et que nous avons fait et avons obtenu de bon résultats. Vous nous parlez ensuite de techniciens chinois. Faut-il encore des techniciens chinois pour aller développer l’Afrique ? Et que dites vous de ces milliers d’ingenieurs et de BAC+10 scientifiques africains qui traînent dans des loges de gardiens d’Immeubles en occident ? Ne pourrions nous pas nous mêmes aller travailler pour l’Afrique ? tout en poursuivant bien sûr cet excellent travail de coopération que nous avions déjà ouvert avec la CHINE dans les années 60. Le premier Président congolais à avoir ouvert la coopération avec la CHINE (presque au détriment de la FRANCE) fût Alphonse MASSAMBA-DEBAT, Président du Congo-Brazzaville de 1963 à 1968. En effet comme vous le dites, le Congo envoyait déjà de nombreux étudiants étudier en CHINE, notamment dans le domaine de la Médecine, d’ailleurs pendant qu’on y est l’excellente (à l’époque) FACULTE DE MEDECINE du Congo-Brazzaville était connue sous le nom de TCHEULIMA, hommage à la cooprétation chinoise qui permis de construire ses batiments. Voyez-vous Monsieur c’est pas aujourd’hui que certains africains et notamment les congolais de ma génération découvre les bonnes raions d’une coopération avec la CHINE. Gamins, nous les avons vu à l’oeuvre. Et savons ce qu’ils nous ont apporté. Malgré l’absence étonnante de mémoire dont de nombreux congolais (pour ne pas dire africains) font preuve. Alors on semble découvrir la présence chinoise en Afrique aujourd’hui, même si c’est vraie qu’on assiste à un raz de marée qui gagne toute l’Afrique et ne se limite plus aux "pays frères", comme c’était le cas dans les années 60-70.
Donc, Monsieur François de la Chevalerie, il ne s’agit pas d’un problème de prise de conscience de ce qu’une coopération avec la CHINE pourrait apporter à l’Afrique. Cette conscience nous l’avons déjà. Elle date des années 60. la seule chose qui change aujourd’hui c’est que la CHINE par sa surcroissance et sa population, est subitement devenue une puissance économique. Et cette puissance économique est entrain de se transformer en puissance politque. On peut presque dire aujourd’hui que la CHINE est la 2ème puissance mondiale. Et à ce titre, c’est pas la FRANCE (malgré son arme nucléaire qui ne sert plus qu’à dissuader les terroristes) qui va l’empêcher de s’imposer en Afrique. C’EST VERITABLEMENT LA SEULE DONNE qui change entre aujourd’hui et les années 60-70 où la FRANCE empêchaient même la vente à bas prix des voitures japonnaises en Afrique afin de ne pas concurrencer les marques françaises. J’ai néanmoins la crainte que le retour des chinois en Afrique ne se fassent pas avec les mêmes motivations que celles des années 60. A présent la CHINE se comporte en Etat capitaliste. Elle va en Afrique soit pour écouler ses produits (vous l’avez dit), soit pour aller prendre ce qu’elle a besoin. En tant que Géologue de formation, je sais qu’ils soont entrain de lorgner à présent sur les gisements de fer d’Afrique. La CHINE étant devenu le plus gros consommateur d’acier au monde. Et les sources d’approvisionnement sont entrain de s’épuiser. Il faut en trouver de nouveau. Donc ils sont capables d’ouvrir des chantiers d’exploitation en Afrique, pour ramener la matière première chez eux. Et cela dans une logique purement capitaliste. Car n’oublions pas que la CHINE vise le leadership mondial. Passé devant les américains. Et c’est pas en allant essuyer les larmes des africains qui pleurent assis qu’ils vont y arriver. Les chinois ne reviennent pas en Afrique pour jouer les mères Thérésa. C’est ce qu’il faut que les Africains comprennent. Sinon ça va se terminer comme à CHATEAU-ROUGE, ils nous vendront le manioc pour ramener l’argent en CHINE. Tant qu’on ne voudra pas se bouger les fesses pour saisir cette opportunité.
Tiens parmi les réalisations chinoises dans le Congo des années 70, j’ai failli oublier l’Hôpital de TALANGAÏ, le quartier pauvre dans lequel j’ai grandi à Brazzaville. C’était la première fois que notre arondissement était doté d’une structure que tout le Congo nous enviait. Cette structure hospitalière digne de ce nom à l’époque. Et où l’on se soignait gratuitement.
Je n’irai pas jusqu’à prononcer des phrases nauséabondes du type "méfions nous de la peste jaune", ni "Le péril jaune est à nos portes" comme s’écria le Général DE GAULE. Mais je demande aux africains d’être vigilants. Une fois de plus nous risquons d’être le dindon de la farce, de ce rallye auquel se livre à présent Américains et chinois pour savoir lequel arrivera le premier à Abidjan que les français vont quitter bientôt pour laisser les 2 grands s’affronter. Les 2 grands s’affronteront-ils en Afrique ? la réponse est NON. Les USA et la RUSSIE ne se sont jamais affrontés en Afrique. L’un (l’OURS) occupait l’Afrique politiquement, tandis que l’autre (les USA) l’exploitait économiquement soit directement soit indirectement avec l’aide de son valet la FRANCE. C’est ce qui risque de nous arriver encore. L’AMERIQUE s’interesse à l’Afrique pour des raisons économiques bien sûr, MAIS SURTOUT SECURITAIRE ! La Chine s’interesse pour des raisons économiques. Cher Monsieur François de la Chevalerie, vous parliez de l’hebdomadaire africain L’INTELLIGENT. J’avais 15 ans, et j’étais collégien au Congo, lorsque le très brillant hebdomadaire (à l’époque) Jeune Afrique publia une photo insolite qui montrait des soldats russes assurant la garde devant des plates formes pétrolière angolaises appartenant à des compagnies.....américaines. Ce jour là, le petit nègre que j’étais avait commencé à comprendre comment fonctionnent les blancs.
Non je rigole cher monsieur François de la Chevalerie. Voilà, je vous aurai donné mon avis. Personnellement je n’espère rien de ce retour en force des chinois en Afrique. Les chinois version V2, pilleront l’Afrique comme d’autres avant eux l’ont pillé. On parle même déjà de la mafia chinoise sur le continent. Non, monsieur François de la Chevalerie le développement de l’Afrique passera par une voie et une seule. celle de la DEMOCRATIE, et c’est ce que nous attendons de nos lieux d’exil où nous sommes condamnés. L’Afrique a besoin des ses fils et filles. De ses forces vives et non pas des techniciens chinois. Malheureusement toutes les forces vives de l’Afrique sont à l’extérieur. Faute de démocratie. Commençons d’abord par démocratiser l’Afrique et le reste suivra car nous sommes prêts, pour relever ce défi nous mêmes. Cher monsieur.
Blaise
Bien chers,
Je me demande si la Chine viendra véritablement avec une autre façon de faire affaire avec l’Afrique.
L’Afrique francophone par exemple souffre non seulement des contrats plus ou moins pipés toujours au détriment des pays africains, elle voit souvent peu d’investissements dans des domaines clés du bien -être de leurs populations. Ces pays sont générallement pris en otage dans tous les sens et tous les domaines.
La Chine va t elle aider ces pays à gagner un peu plus de liberté vis à vis de leurs mentors occidentaux ?
La Chine va t elle aider ces pays à investir dans les domaines attendus par le plus grand nombre ?
La Chine va t elle brandir sa force pour rassurer ces pays et obliger les occidentaux à lacher un peu de lest sur ces pays ?
Car si elle vient en Afrique avec pour seule mission de faire des affaires et s’enrichir sur le dos de ces peuples, la Chine perdra vite le crédit qu’elle a toujours bénéficié en même temps qu’elle arrêtera net l’espoir des africains en elle.
Kitmien.
A Blaise. Les batiments de la fac de medecine de "TCHEULIMA" a Brazza ont ete construits par le Nord Coreens, pas par les Chisnois, meme s’ils sont voisins ! Portes toi bien. Mathieu
C’est une logique de survie pour toute espèce vivante de migrer quand son lieu de vie arrive à saturation. Je crois que les Chinois n’ont pas d’autre choix que d’anticiper les conséquences de leur développement et de chercher à maintenir leur développement, l’Afrique est le continent la plus riche de la Planète, avec le plus d’espace vital, une destination de rêve ! Même si on dit les motivations chinoises plus économiques que politiques, y a-t-il vraiment une distinction sur le résultat tout au bout ? Quand donc les Africains arriveront-ils à produire et exploiter eux-même leurs richesses au lieu d’être toujours en dépendance de l’autre ? OK pour l’échange, mais en esprit gagnant-gagnant !
Ah oui, un petit commentaire sur la photo du haut, après celle de l’auteur : elle m’a fait penser à une peinture de Chéri Samba, il n’y manque que les bulles ! Est-ce une image de presse, Alain ?
En effet, M. Evé, la photo que j’ai choisie ici est de Reinhard Krause de l’agence Reuter. On voit donc sur l’image en question le président chinois Hu Jintao accueillant son homologue nigérian, Olusegun Obasanjo, à son arrivée à Beijing pour une visite officielle. C’était le 14 avril 2005.
A +
BAKIMA, merci pour cette correction concernant TCHEULIMA (la FACULTE de médecine de Brazzaville). J’ai pourtant eu un doute en me demandant pourquoi c’est pas les chinois qui y enseignaient. Car la pratique chinoise (et c’est l’un des points sur lequel j’étais déjà très critique à l’époque malgré mon jeune âge), était de vous livrer des ouvrages clé en mains ou d’être eux-mêmes employés dans les oeuvres qu’ils construisaient. Les chinois construisaient tout avec leurs ouvriers chinois qu’ils faisaient venir de chine. ça aussi, il faut le savoir. Même à la ferme de KOMBE, celui qui plantait le légume c’était le chinois. Le congolais attendait à BRAZZA pour manger. A ce sujet rappellez-vous chers congolais pour ceux qui ont la mémoire courte, la première fois que la Pastèque fît son apparition au Congo ce sont les chinois qui nous les plantaient à la ferme de KOMBE. Mais comme on trouvait ce fruit/légumes ( ?) bizarre et qu’on voulait pas les manger, il y a eu des campagnes d’explications à la radio et à la télé pour nous montrer comment manger la Pastèque. Un journaliste dira même, "N’ayez pas peur même si elle est grosse. La pastèque, ça se mange comme une papaye, c’est comme la papaye". Je me souviens de mon analphabète de mère qui, en écoutant cette phrase à la radio, dit alors "Pourquoi alors faire venir les chinois d’aussi loin pour nous planter des fruits dont les équivalents existent déjà au Congo". Bref ! laissons un peu de coté ces réflexions de mon analphabète de mère et poursuivons ce débat entre personnes lettrées sous le contrôle du non lettré (c’est lui qui le dit) François de la Chevalerie.
Oui mon frère BAKIMA, on viellit et la mémoire commence à flancher. Ecrivons vite !, sinon on va encore faire avaler n’importe quoi aux Africains. Je sais très bien que "ventre affamé n’a point d’oreilles", mais disons quand même à ces chers Africains que tout ce qu’on leur raconte aujourd’hui, nous l’avions déjà fait avec succès dans l’Afrique des années 70. On veut nous ramener le discours des années 60. Ces débats nous les avons eu en Afrique (et au Congo en particulier pour ce qui me concerne) on avait 11,12,13,14, 15 ans PAS PLUS ! On était élèves au Collège mais on lisait déjà René DUMONT dans "l’Afrique Noire est mal partie", qui nous a beaucoup éclairé. Et nous sommes mêmes allés plus loin, en adoptant à la fin des années 70, l’idéologie de la coopération SUD-SUD, c’est l’époque où tous les grands spécialistes mondiaux annonçaient l’éveil du BRESIL. En fait ce qu’a fait la CHINE, tous les analystes à la fin des années 70 le voyait venir du coté du Brésil. Et l’Afrique s’était déjà positionnée vis-à-vis du BRESIL qu’on voyait comme notre futur locomotive. LULA n’invente rien, quand il parle de l’axe Brésil-Afrique. Il ne fait que reprendre ces idéaux qui nous ont porté à la fin des années 70. J’avais 17 ans, et j’ai participé à Brazzaville à des réunions de réfexion entre élèves et étudiants sur la consolidation d’un tel axe. Et rappellez-vous que nous avons critiqué le gouvernement congolais durant les grands chantiers de construction de routes au congo au début des années 80. La réalisation était louable (sûrement la seule bonne chose faite par SASSOU NGUESSO en 30 ans de pouvoir au Congo), mais nous reprochions au gouvernement congolais le choix des constructeurs pour ces routes. Simple élèves et étudiants, nous essayions de peser sur le choix du Brésil car non seulement moins cher et symbolisant cette coopération SUD-SUD, mais (encore mieux), les compagnies Brésiliennes avaient plus d’expertise dans la construction des routes en zone Equatoriale. Malheureusement ce sont les compagnies françaises ou Italiennes telles que REO, RAZEL, etc.. qui furent choisies. Pas étonnant à un moment où le Congo pissait le pétrole par tous les trous. Nul doute que des "amis personnels" ont dû peser sur le choix des ses compagnies françaises par ce fidèle ami de la FRANCE qu’est le Président congolas Denis SASSOU NGUESSO. Je le rappelle pour la n-ièmes fois, nous ne sommes pas dupes. Cessez de penser que tous les africains sont dupes. On sait pourquoi les choses se passent comme ça. A 13 ans au collège ou étudiant au Congo on savait déjà ce qu’il fallait faire pour l’Afrique et vous croyez que c’est à 43 ans avec des BAC+10 en poche, qu’il faut qu’on vienne nous dire ce qu’il faut faire ? NOUS SAVONS DE NOUS MEMES CE QU’IL FAUT FAIRE EN AFRIQUE, ET CE QUE NOUS DEVONS FAIRE. Arretez de nous jeter de la poudre aux yeux. La condition sine qua none au développement de l’Afrique aujourd’hui, elle est unique. C’EST L’ETABLISSEMENT DE LA DEMOCRATIE. Et pas des "démocraties" héritières de père en fils, soutenus par des amis personnels de la famille. On veut des vraies démocraties en Afrique où c’est le peuple qui décide. Et vous verrez dès lors que l’Afrique repartira. Tout le reste n’est que diversion. Regardez donc ce qui est entrain de se passer en Amérique Latine, L’oncle SAM a laché un peu la bride et ils sont repartis. Ils organisent des élections libres que l’oncle SAM respecte (à l’exception du Pérou), le peuple a la parole. C’est lui qui choisit ses dirigents, qui choississent ensuite leur politique. La croissance revient sur ce continent qui peu à peu retrouve sa dignité. L’Afrique sombre parceque toute l’intelligence africaine est aujourd’hui à l’extérieur. 90% des africains qui reconstruisent l’Afrique sur des blogs et sur le net, sont à l’extérieur de l’Afrique. POURQUOI ? C’est pas la famine qui a fait fuir les BAC+10 que nous sommes, de ce continent. C’EST L’ABSENCE DE DEMOCRATIE. Alors comment voulez-vous que l’Afrique puisse se développer sans ses cerveaux pensant ? Tout dernièrement j’ai suivi le Cheick MODIBO DIARA dans ses oeuvres au MALI. Il arrive à le faire parceque le MALI est un des pays les plus avancés sur le continent en matière de Démocratie. Laissez donc se développer la démocratie dans tous les pays d’Afrique et vous verrez plusieurs MODIBA DIARA apparaître. Pas besoin de techniciens chinois sinon que dans le cadre d’une collaboration d’égal à égal. Nous sommes là, et nous sommes prêts.
Blaise
Le développement de la Chine, une aubaine pour l’Afrique ? On ne peut s’empêcher d’esquisser un sourire face à cette interrogation qui s’insère parfaitement dans cette logique de culpabilisation de l’étranger sur le sous-développement (le mot est faible, ce n’est plus de sous-développement qu’il faut parler mais plutôt d’extinction de l’Etat en Afrique) qui enfonce l’Afrique dans une absolue paupérisation enfin, tout au moins pour ce qui concerne les masses populaires.
Non, le développement de la Chine est loin d’être une aubaine pour l’Afrique. Blaise a majestueusement souligné la présence de la Corée du nord et de la Chine déjà en Afrique noire, en particulier au Congo. Il faut ajouter que cette présence n’était développée que dans les Etats d’obédience communiste dans une logique d’échange autre que celle qui s’inaugure avec l’accession de la Chine au rang de deuxième puissance économique du Monde. Kitmien et Mère Evé le soulignent de façon très pertinente : la chine qui débarque en Afrique est capitaliste, donc rien n’à voir avec celle qui a construit des bâtiments au Congo-Brazzaville dans les années 1970-80.
Elle y va pour un intérêt économique bien manifeste. D’ailleurs Blaise évoque une première action économique qui illustre cette nouvelle perspective même si l’information reste à vérifier : la réouverture de la Cimenterie de Loutété (Congo-Brazzaville) pour fournir la Chine en ciment !!!!! Surréaliste ! La donne est annoncée. C’est une autre sorte d’exploitation conforme à la logique capitaliste qui se mettra progressivement en place, il n’y a donc pas de quoi rêver. Les Africains pourront peut-être essayer de négocier des contrats équitables pour que l’une des parties, l’Afrique en particulier ne soit lésée. Mais ça, les Africains savent-ils le faire. On est en droit de se poser des questions quand on voit ce qui s’est fait pendant des décennies tant sur le plan bilatéral que multilatéral.
A mon humble avis, le problème de la coopération avec qui, pourquoi, dans quelle perspective est certes important, même primordial pour les Etats normaux, je suis tenté de dire, mais demeure secondaire en l’état actuel des choses en Afrique . En appeler à la démocratie comme le fait Blaise relève pour moi d’un vœux pieux, car le plus important, ce qui mine l’Afrique est encore là et restera là si on ne remets pas en question la société africaine en générale avec tout le courage, la franchise et la détermination requise : les mentalités africaines .
Superposer la démocratie sur la société Africaine telle qu’elle existe actuellement ne servira absolument à rien. (C’est ce qui s’est d’ailleurs passé avec les différentes pseudo conférences nationales qui ont accouché de grosses souris indigestes)Même chez ces fameux cadres et élites exilés (les ingénieurs, les technocrates qu’évoquent Blaise), le travail psychologique pour la transformation des mentalités reste à faire. Combien de fois n’avons-nous pas, dans les veillées mortuaires, les fêtes et autres retrouvailles des Africains, été surpris d’entendre des inepties de la bouche de nos pairs qui se disent technocrates parce que détenteur de tel diplôme d’une école européenne (A l’époque on parlait de la Sorbonne, aujourd’hui ce sont les écoles de Commerce, de Management, de MBA... et même l’ENA qu’on évoque).
On peut aisément comprendre qu’avant de parler des relations avec l’extérieur, comme l’ont fait les chinois, d’ailleurs, les Africains doivent d’abord régler les problèmes de mentalités qui sont internes à chaque Etat . Il faut une sorte de révolution culturelle qui intègre tout le monde sans exception : homme politique et population civile . Cette révolution permettra d’éveiller la conscience nationale, le patriotisme et la volonté d’œuvrer ensemble sans aucune velléité tribaliste, tous ces aspects qui font cruellement défaut en Afrique. Cette prise de conscience permettra d’évacuer la mauvaise gouvernance, la corruption et l’irresponsabilité à tous les plans qui minent terriblement ce continent. Voilà le grand préalable à toute instauration de la démocratie et à une ouverture à l’étranger.
L’Afrique noire a encore un départ à prendre car rien n’à été fait depuis l’esclavage qui soit propre et qui viennent de ce continent. Lors des indépendances, elle a été embarquée dans un kit clé en main avec tous ces maux et imperfections pré-établi par les puissances coloniales , d’où la subsistance des structures ahurissantes comme le Commonwealth et la Francophonie où les anciennes colonies font encore allégeance à leurs anciens maîtres.
Enfin, je m’inscris en faut contre René Dumont cité par Blaise, L’AFRIQUE NOIRE N’EST JAMAIS PARTIE, elle ne peut donc pas avoir pris un mauvais départ. Ce départ reste à prendre.
Lorsqu’on observe et etudie les raisons qui ont pousse les nations du Nord a se "developper", on comprend aisement que l’instinct de survie propre a tout animal y compris l’Homme a une tres grande place. Or qu’est ce que nous proposent les "developpeurs" ? Des recettes toutes faites, des partenariats providentiaux ! De mon point de vue, cela tuerait forcement cet instinct de survie, dont Le Bon Dieu(la nature pour les personnes athees)a aussi pourvu aux Africains. Puisque d’autres auraient reflechi et tout trouve a leur place. Ce qui resterait aux Africains, serait de consommer. Un point ! Non mes ami(e)s. C’est ce qu’ils font depuis l’aube des independances : consomer le superflu en provenance de l’Occident. Je vais le souligner encore une fois : tout projet de "DEVELOPPEMENT" du continent africain pour qu’il connaisse un succes et soit integre dans le conscient et plus tard le subconscient des populations doit partir des Africains eux-memes. Ca devrait etre un processus endogene, pas le contraire. Si a la sortie des independances nominales, le continent africain ne disposait pas encore d’un grand nombre de cadres, agents de maitrise ou d’autres techniciens, force est de constater qu’aujourd’hui, l’Afrique se tape meme le "luxe" d’exporter vers le Nord ses medecins, ses ingenieurs, etc. Sur le continent on compte des chauffeurs de taxi ou des vendeurs ambulants bardes de diplomes, et donc de connaissance dans des domnaines les plus varies. Comme l’ami Blaise et bon nombre d’entre nous ici sur la place du village, je reconnais que la DEMOCRATIE est importante pour l’Afrique. Elle devrait pouvoir permettre aux Etats africains de poser les bases de leur "developpment". Mais en meme temps, je dirais que la democratie n’est pas la seule voie au "developpement". Remarques Blaise, j’aimerais te rappeler (tu le sais bien) qu’il y’a aussi dans l’histoire des nations et des peuples de la terre des pays qui se sont "developpes" sous des regimes non democratiques : les dragons du Sud Est asiatique, a l’execption remarquable de Hong Kong(sous mandat britanique)etaient tous des etats non democratiques. Et l’autre exeption qui confirme la regle dans cette partie du monde, c’est le pays-continent l’Inde qui nous l’apporte. Pour le reste, ce sont regimes militaires qui ont jete les bases du deveveloppement econmique de leur pays. Ils se sont "democratises" dans un passe recement. Et meme la Chine elle-meme dont l’auteur du papier en discussion, M. François de la Chevalerie nous vend ou re-vend les avantages, n’est pas une DEMOCRATIE encore. Pourtant elle se "developpe" ! Je pense que les regimes issus des partis uniques d’Afrique pouvaient construire des fondamentaux infrastructurels de developpement comme l’ont fait leurs homologues de l’Asie du Sud Est. C’est pourquoi lorsque je revois les ex-chefs de junts militaires africains revenir au pouvoir en Afrique en troquant le kaki contre le costume trois pieces, je me dis "Mathieu, faire la democratie avec les ex chantres du parti unique et donc de la pensee unique ne peut conduire au developement". Je ne suis pas nostalgique du parti unique, mais je constate avec le multipartisme, les Etats africains qui se sont ouverts a la Democratie pluraliste connaissent des problemes d’instabilite. Bien souvent entretenues par certaines puissances d’argent en Occident. Or un investisseur serieux ne peut pas miser sur un marche instable, comme c’est le cas des pays de l’Afrique du centrale, de l’Ouest et de l’Est. Pas tous heureusement, mais un tres grand nombre tout de meme. Par ailleurs, la democratie ne se mendie pas aupres d’autres democraties. Quand je lis ou ecoute les Africains dire qu’on encourage la democratie chez eux, je me dis "ne comprennent-ils pas que si la democratie prend corps et racines chez nous en Afrique, les vielles democraties d’Europe du Nord n’auront plus la maitrise de leurs politiques en matiere d’energie ? En fin de cette semaine, Chirac le president francais a menace clairement ceux qui s’attaqueraient aux interets strategiques de son pays et a leurs amis(entendez par-la les pays producteurs du petrole ou la France pombe a volonte une grande partie de son energie). Les plates formes petrolieres qui fournissent les liquides qui a leur tour font rouler les voitures, font volers les avions, font chauffer les maisons en Hexagone se trouvent sur le Golf de Guinee, en Afrique. Dans ces conditions, je comprend aisement que celui qui disait a Abidjan il y’a une quinzaine d’annees que : "la democratie est un luxe pour les africains" ne peux pas accepter l’existence d’une vraie democratie cehz nous en Afrique. Car une vraie democratie chosirait de couper le cordon embilicale d’avec l’ex metropole, pour multiplier des partenariats economiques. Par exemple vendre le petrole ou le bois aux chinois ou japonais plutot qu’aux Europeens. Mon cher Blaise, tu comprendras pourquoi les marches de la construction des routes au Congo n’avaient pas donnes aux compagnies bresiliennes, qui pourtant maitrise la construction en zone tropicale. Il fallait bien que les compagnies francaises gagnet ces marches-la. Bien des fois au detriment de la qualite des infrastructures qu’elles ont construi chez nous. Le financement occulte des partis politiques francaise tu connais bien. Sauf qu’a l’epoque tu etais encore en culotte courte (rire) ! Mais bon, ce debat ne finira pas avec notre generation. Il est aussi vieux que nos etats modernes. @+ Mathieu
François et Mahamadou , j’avais lu votre article dans JA/I, que j’avais trouvé intéressant et fort à propos, surtout concernant la question de la compétition Chine continentale Versus Taiwan. J’aime bien observer la manière dont nos Etats (sub-sahariens notamment) signent avec l’une des parties, construisent des infrastructures (utiles ou pas), puis le lendemain font de même avec l’autre, confirmant simplement ce que le Grand Charles avait dit « [...] il n’y a pas d’amitiés, il n’y a que des intérêts permanents ». C’est ce que nous devrons hélas ! intégrer dans nos crânes, si on veut avancer. L’autre aspect que j’ai apprécié dans cet article, c’est de voir le pragmatisme et la clairvoyance des dirigeants Kényans qui envoient se former là-bas leurs éléments. Pour le reste, je ne crois pas non plus que tous les modèles de développement soient transposables comme mécaniquement ou autrement, chaque cas ayant sa spécificité. Ce que j’apprécie le plus chez les Chinois, c’est le fait qu’ils n’injectent pas des milliards dans les poches de nos dirigeants (en tout cas pas directement). Je conseille comme lectures à ce sujet les ouvrages du Pr Elénga NGAPORO (Congolais) Le Japon, l’Asie et l’Afrique, Pour une Afrique performante (éditions Silex) et celui du Français Erik IZRAELEWICZ(Français) Quand la Chine change le monde (Grasset) où ces enjeux sont décryptés à la loupe et de fort belle manière. Le 1er est professeur d’économie à l’Université Marien NGOUABI de Brazzaville et le 2nd directeur de la rédaction du quotidien Français les échos. Quant à la phrase de Cheikh Anta DIOP, ce n’est hélas pas pour demain qu’elle sera appliquée. Comme vient de nous le dire le Pr Théophile OBENGA samedi dernier à Paris lors de la conférence sur l’héritage coloniale, « le colonisé aime tellement le colonisateur qu’il ne peut pas vivre sans lui ». Voilà le genre de carcans dont il faut se libérer. Je ne pense pas qu’il y ait des formules toutes faites, livrées clés en mains qui pourraient nous aider à sortir des marasmes dont lesquels nos Etats sont enfoncés : « X est meilleur qu’Y, copions tout là bas et ça marchera », ce serait une belle manière d’aller vers de nouvelles mélancolies. A ce propos, méditons Henry de MONTHERLLANT qui nous dit que « Même les changements les plus souhaités ont leurs mélancolies ». Cela se vérifie tous les jours dans contrées où en 1990 on applaudissait tous une certaine démocratie. 16 après, quid de tout cela ? @+, M82
Mon frère M82, en ce qui concerne ELENGA GAMPORO, pour être complet, tu pourrais aussi préciser "ex- membre du Comité Central du Parti Congolais du Travail" (parti d’odédience marxiste), et ex- inamovible Ministre congolais. Il a je crois bien même occupé le Poste de Ministre du commerce Extérieur en remplacement de l’autre inamovible Minsitre Marius MOUAMBENGA, même si ces 2 deux là, n’ont pas battu le record de l’autre inamovible Ministre Jean-Baptiste TATI-LOUTARD. Ce Monsieur dont on dit écrivain et que je n’ai connu que MINSITRE depuis l’âge de mes 12 ans jusqu’à mes 43 ans fêtés hier. L’écrivain TATI LOUTARD est donc SANS INTERRUPTION, Ministre au Congo depuis au moins 25 ans. Juste un petit break pendant les 5 années de l’Alternance démocratique survenue au Congo en 1992-1997. Avant que le Général en veste SASSOU NGUESSO ne revienne par la force des armes "rétablir la démocratie" en chassant du pouvoir le Président élu Pascal LISSOUBA dont "le peuple ne voulait plus". SASSOU NGUESSO reinstallé au pouvoir avec l’aide "des amis personnels", notre grand écrivain Jean-Baptiste TATI LOUTARD a de son coté retrouvé aussi son poste d’inamovible Ministre aux Cotés de SASSOU NGUESSO "l’homme des masses, l’homme des actions concrêtes". Non mes frères, que voulez vous faire dans des Etats pareils ? Tant qu’on enracinera pas la démocratie sur le Continent, ça sera tout le temps ça. On continuera à être réveillé tous les matins par des bruits des bottes des membres du "Comité du Salut du Peuple" ou autre "Comité pour la réconciliation nationale" voire "Comité pour la restauration de la démocratie". De quoi faire saliver d’avance la mafia chinoise, s’il suffit d’armer le premier va-nu-pied du coin pour chasser le Président en place, ou alors couper le pays en 2. Mais bien sûr que ça fera le bonheur des puissances occidentales comme ce que nous connaissons aujourd’hui en Cote d’Ivoire. Plus longtemps le pays restera coupé en deux, plus le cacao arrivera moins cher à AMSTERDAM. Mes frères, il n’y a que la démocratie qui pourra nous permettre de limiter les effets d’une part de ce gangsterisme d’Etat que pratique les pays occidentaux sur l’Afrique et que risque de pratiquer la CHINE capitaliste de façon encore pire avec sa réputée mafia. Oui Eddie KOUBA FILA, je crois en la DEMOCRATIE A L’OCCIDENTALE, c’est le meilleur système au monde. COPIONS LE ! On s’habille bien à l’occidentale non ? Il y en a même ici qui se foute des fautes d’orthographe en français de Blaise KIBONZI car tout africain écrit un français impéccable sans faute, mieux que le français lui-même. Comme nous sommes souvent fiers de le répéter. Et pourquoi alors n’arriverions nous pas à copier ce que les occidentaux ont de meilleur au monde ? LA DEMOCRATIQUE PLURALISTE ? Mon frère, chez moi,c’est-à-dire dans ma tête, qui dit démocratie dit ETAT DE DROIT. Et c’est tout ce qui nous manque en Afrique aujourd’hui. Tout le reste on l’a (l’Afrique était bel et bien partie) . Et nous sommes arrivés. IL NE NOUS MANQUE PLUS QUE LA DEMOCRATIE. Si je crains aujourd’hui de rentrer au Congo ou d’investir au Congo, c’est pas pour des raisons politiques. Je ne suis pas politicien, je n’ai jamais fait de politique et je ne ferai jamais de politique car la politique c’est pas mon truc. C’est cependant l’absence de l’ETAT DE DROIT qui me fait craindre d’investir ou de m’investir au Congo, où je suis sûr que je peux pourtant apporter. DEMOCRATIE rime avec ETAT DE DROIT. Et un état se développe si le Droit y est présent. Qui dit droit, dit respect des règles. Tu as raison Eddie, la CHINE n’est pas une démocratie au sens occidentale du terme. Mais au moins là-bas, les règles sont respectées. Chez nous quelles sont les règles qui sont respectées ? Quelles sont les règles qui sont censées régir nos sociétés ? Elles sont toutes basées sur les lois de l’ex-colon, alors prenons tout de l’ex-colon et avançons.
Cher frère Eddie KOUBA-FILA, A PROPOS DE LA CIMENTERIE DE LOUTETE (au Congo-Brazzaville). En effet, il nous faudra vérifier où va le Ciment congolais produit par l’usine de LOUTETE. Mais s’il y a une chose qui ne souffre d’aucun doute, c’est que cette cimenterie a été belle et bien reouverte par les CHINOIS. Et elle tourne à plein régime. Cette usine a même défrayé la chronique, il y a 1 ou 2 ans, avec ses ouvriers qui s’étaient mis en gève). cher Eddie, tout comme toi mon frère, mes oreilles avaient sifflé quand j’ai appris que la cimenterie de LOUTETE avait été relancée. J’ai commencé à croire au miracle ce jour là. Mais mon coté scientifique m’a vite rattrapé, et en bon ex-géologue j’ai pris mon microscope et ait commencé à regarder cette affaire à la loupe. Ou plutôt au fort grossissement (comme on dit chez nous les géologues). J’ai fini par apprendre que la CHINE était devenue le premier importateur mondial de ciment. Et malgré les millions de tonnes de ciment qu’elle importe chez elle, cela ne suffit pas à satisfaire sa boulimie. Quand tu sais ça et que tu apprends qu’en 10 jours les chinois ont relancé une Usine de ciment fermée au Congo depuis 20 ans, t’as pas besoin qu’on te fasse un dessin.
Blaise
Je fais allégeance aux précédents développements tout en étant prudent. Car , lorsque Réné Dumont dit"l’Afrique est mal partie". A mon humble avis , elle a eu à faire un pas ,une avancée quoi que timide dans son histoire en passant par la conquête des indépendances jusqu’aux démocraties fantoches actuelles sous la férule des monocrates reconvertis .Pas ou timide avancée , caractérisé par une mauvaise gouvernance , par l’exacérbation de l’ethnocentrisme , des mentalités rétrogrades , bêtise humaine ... Bref ! l’Afrique a fait un pas à reculons .
S’agissons du développement de la Chine , une aubaine pour l’Afrique ? Oui et Non dis-je . Oui , parce que l’Afrique ne saurait vivre en autarcie . Elle doit être à la hauteur de traiter d’égal à égal dans cette coopération . Que l’on ne se leurre pas que le politique tout comme l’économique dans les relations bi ou multilatérales ne fait appel qu’aux intérêts à connotation capitalistique . Non , dans la mesure où pour bien maîtriser les politiques d’extraversion et s’arrimer au rang des "nations" dites développées , l’Afrique doit créer de solides soubassements de son introversion et ce, par les africains épris du bon sens vertueux , du respect des institutions républicaines dans une démocratie , la vraie . Le désenclavement des mentalités suivra son cours avec l’action positive des vrais et grands hommes en charge du destin de l’Afrique . Que les africains arrêtent de se sous-estimer . Dans la mesure où les européens en l’occurence les français ne nous "estiment" t-ils pas eux , dans l’acception de l’immigration , fut-elle choisie des cerveaux venant d’Afrique . Ce qui , à n’en point douter , prouve en espoir de cause que l’Afrique peut s’industrialiser d’une manière industrialisante par les africains eux-mêmes . Loin s’en faut de faire le mimétisme des théories Samir Aminiennes .
Moko pericle, on pourra engager un débat là-dessus si vous voulez. Mais pour moi, l’Afrique noire était belle et bien partie. Peut-être aussi parceque nous avons tenu compte de tous les signaux d’alarme allumés par René DUMONT. D’ailleurs voyez à quel point nous étions intelligents à l’époque. On avait pas lancé la fatwa contre René DUMONT pour avoir écrit un livre au titre de "L’Afrique noire est mal partie". Bien au contraire nous nous étions appropriés ce livre, que nous avions décortiqué ligne par ligne alors qu’on avait même pas 15 ans pour certains. La première fois que je l’ai lu j’avais 14 ans, et je l’ai relu chaque année jusqu’à l’âge de 17 ans. C’était le livre de chevet de beaucoup d’élèves et étudiants au Congo. Et on l’achetait s’il vous plait. Ce n’était pas des dons, ni des livres de la bibliothèque. Notre but était précisément de démentir René DUMONT, mais par des faits et non pas des paroles inutiles. Par exemple lorsqu’il insiste sur l’absence de cadres techniques en Afrique, nous on choisit massivement les formations scientifiques et techniques. Pourquoi croyez-vous que nous avions été si nombreux à choisir les filières scientifiques ? la raison c’est bien celle là. Personnellement j’ai eu un gros dilemne après mon BAC (18 ans), je venais de découvir la philosophie en classe de terminale, et j’étais tombé amoureux de cette science. Je voulais faire philo à l’Université. Mais, j’ai pensé à René DUMONT, alors j’ai choisi de faire sciences. Arrivé à la Faculté des sciences à Brazzaville, nouveau dilemne. Je voulais faire biologie et en particulier ENDROCRINOLOGIE (Une science qui me passionnait : L’étude des hormones. j’aime toute les sciences qui sont logiques), mais arrive soudain le 2ème GRAND BOUM pétrolier congolais. On se dit alors que le pays a besoin de Géologues et d’ingénieurs en pétro-chimie. Ce qui n’est pas faux car on voit même des recruteurs venir à la FAC chercher à recruter des étudiants en Géologie et en Chimie. Quand je rentre à l’Université Marien NGOUABI au Congo en 1982, il y a 4 étudiants seulement en MAITRISE de géologie. Tous les enseignants au département de Géologie sont blancs (à 2 exceptions près). le seul Docteur en géologie connu au Congo est Monsieur MASSENGO, à l’époque Secrétaire Générale de Mines. Il m’a enseigné à l’Université malgré son emploi du temps de Ministre. Il nous exhorte à faire de la géologie. Il y a le congolais RDC VUEMBA qui traverse le fleuve tous les matins pour venir donner des cours de métallogénie à Brazzaville, suivra ensuite le gabonais NGOUMA. Il n’y a pas assez de géologues congolais. On s’engage là-dedans pour aller renforcer les rangs. D’autres amis sitôt après la réussite au BAC partent étudier en Algérie pour faire Ingénieur en Pétrochimie dans cette très prestigieuse école de Pétro-chimie (encore une fois la fameuse coopération Sud-Sud. L’Algérie ayant pris entièrement en main le contrôle de son industrie pétrolière et de gaz). ho les gars, OUVREZ LES YEUX. mais qu’est ce qu’on veut encore nous faire avaler ? Avez-vous oubliez tout cela déjà ? Il faut se rappeller l’Algérie de Ben BELLA, cette locomotive africaine des années 70. On avait pas besoin de venir en FRANCE ou d’aller aux Etats Unis pour devenir Ingénieur en Pétro-chimie. On se formait en Afrique, en Algérie et ça donnait des cadres de dimensions internationales dans le domaine du Pétrole. Et le Congo a envoyé plein d’étudiants étudier en Algérie. Et où est tout ce monde ? Les diplômes nous les avons. certains les ont obtenus dans les Universités françaises, d’autres dans les universités américaines. Et où sommes nous ? A bosser pour ces pays. POURQUOI ? Détrompez vous les gars car les occidentaux eux le savent. Ils savent pertinenmment que si on démocratise chez nous, le lion va se réveiller et l’occident tremblera. Oui Moko Pericle, l’Africain se sous estime. Même si moi j’appelle cela "la peur de gagner". Nous avons tout ce qu’il faut aujourd’hui dans nos maisn pour gagner. Et qu’est ce que je vois ? L’africain qui recule. Parce qu’il a peur de gagner. Enfin, je terminerais en disant que : "s’il ya avait un seul et unique combat sur lequel les africains devaient se concentrer, c’est le combat pour la DEMOCRATIE". Démocratisons et tout le reste suivra. C’st ce qui est entrain de se passer en Amérique LATINE longtemps dirigée comme l’Afrique par des juntes Militaires se disant du "salut du peuple". Faisons la même chose chez nous et vous verrez l’Afrique décoller. Mais si partout en AFrique où naît une lueur d’espoir de démocratie comme au Congo-Brazzaville, Cote d’Ivoire, Togo on voit surgir la main noire du colonisateur, on pourra même faire appel aux marsiens JAMAIS l’AFRIQUE ne s’en sortira. J’en ai terminé.
Blaise
Blaise a écrit : « C’st ce qui est entrain de se passer en Amérique LATINE longtemps dirigée comme l’Afrique par des juntes Militaires se disant du "salut du peuple". » Voilà une piste que l’on peut, que l’on doit même explorer. Martin Luther KING nous a montré une méthode, Malcolm X une autre. Si on peut faire mettre dans un shaker les deux, on peut faire de très grands pas. si ça ne marche pas, je suis désolé, mais la voie « Malcolmienne » sera peut-être notre salut. @+, M82
Qu’ils savent réagir le "sang d’Afrique" (sourire, rire et soupir !).Allons à l’essentiel, à la substantialité ou à la substantifique moelle (Rabelais).l’Afrique selon vous, est bel et bien partie , pourquoi elle n’arrive pas assurer son "take off",son décollage ? C’est toujours la main noire du colonialiste . Et, oui nous le savons et alors que faisons-nous de nature à contourner cette main (Est-ce la Françafrique !). A l’époque d’antan, clin d’oeil retrospectif oblige, il ya eu les MSA (J.Opangault),PPC (J.F.Tchicaya),l’UDDIA (F.Youlou),j’en passe...le multipartisme et très vite les africains ont trouvé pour ancrage le monolithisme ce, aux fins de tirer les états africains vers le bas. A l’époque actuelle des monocraties métamorphosées en "démoncraties". Résultat,le chaos,la bêtise humaine,la fuite des cerveaux. Cela s’appelle quoi si ce n’est un pas à reculons. Je préfère une avancée à tâtons. Eh ! dans le tâtonnement, fut-il Walrasien vous avez trouvé, que même les Marsiens pourraient être de la partie , elle ne décollera pas tant que subsistera cette invisible, parfois visible main noire. Vous parlez Démocratie, oui suis d’avis, car actuellement c’est le meilleur système de sacralité et de sacralisation de l’espèce humaine bafouée par ses congénères à des fins "pouvoiriennes". Oui le rêve de M.Luther, l’expérience des latino-américains,...Puisque nous tâtonnons,nous avancerons à tâtons avec elle,chers panafricanistes. Petite réflexion, les africains sont distingués dans des organismes supranatinaux, là ils sont intellectuels. Dans les hautes responsabilités nationales, ils deviennent non pas intellectuels mais intelligents(ventrilogues).Sûrement la main noire est aussi dans leurs caisses noires étatiques.
Il s’est glissé un hiatus sripturaire. j’ai voulu dire, sûrement la main noire coloniale est aussi dans leurs caisses noires étatiques, mon admirable Blaise ?
Cher moko pericle , voulais-tu dire sripturaire , au lieu de sriptuaire ? @+, M82
Comme Alain le dit je ne laisse une question en selle losque suis sur la selette. Il ne s’agit nullement des script(s).Le français n’est pas ma langue, mais je prends langue pour ne pas languir avec le terme scripturaire, fidèle au terme oblige.t’en remercie M.82
Merci Moko pericle, je t’ai bien saisi.
Oui mon frère MAYOMBE82, arrêtons d’être naïfs, regardez ce qui est entrain de se passer à présent sous nos yeux en Amérique LATINE. C’est exactement cela qu’il nous faut faire aussi chez nous en Afrique. Emparons nous de l’arme de la DEMOCRATIE A L’OCCIDENTALE. C’est celle là qui va nous protéger d’abord vis-à-vis de nous mêmes et ensuite vis-à-vis de la main mise étrangère. Même les indiens d’Amérique viennent de le comprendre. Excusez moi le "même", il n’est pas péjoratif, mais c’est pour dire. Finies ces histoires de la "préservation de la culture Indienne" sous la houlette de 3 prétendus écologistes suédois, alors que votre peuple est entrain de disparaître, de mourir à petit feu et que les types "européens" sont installés aux commandes du pays, profitent des richesses du pays, tout en flattant les indiens d’être "restés sains et attachés aux traditions de leurs ancêtres". C’est des conneries ça. Maintenant les indiens ont compris. Ils vont aux élections à l’Occidental, en présentant leur candidat. Ils sont majoritaire dans le pays, résultat ? ILS GAGNENT. C’est SIMPLE NON ? C’est ce qui vient de se passer au Pérou. C’est ce qui s’est passé en Afrique du Sud. Après la fin de l’Apartheid, Nelson MANDELA ne s’est pas trompé de combat. Il s’est focalisé sur un seul point : "ONE MAN, ONE VOTE". Et il avait raison, il s’est pas dispersé avec la question de savoir s’il fallait faire appel aux chinois, aux français, anglais ou Américains. les noirs sont au pouvoir de façon légale et démocratique. Et si THABO MBEKI a pu se débarasser de son vice-président ZUMA devenu trop encombrant avec ses histoires de pots de vins. C’est aussi grâce au support de la DEMOCRATIE à l’occidental. Et coment croyez-vous qu’Hugo CHAVEZ résiste à celui qu’il traite de "brave crétin" (George BUSH) ? C’est une fois de plus, grâce à la DEMOCRATIE à l’occidental. Rappellez-vous lorsqu’il a failli être renversé. Il est allé redemander sa légitimité au peuple qui l’avait élu. Et il a été réelu après référendum populaire (je crois).
Les Africains sont aujourd’hui entrain d’être détournés du seul et vrai combat qui nous restait à mener. LE COMBAT POUR LA DEMOCRATIE. Une démocratie à l’occidental exactement avec les mêmes règles. On a appris à manger leur nourriture, à porter leur vêtements, à parler leur langue mieux qu’eux-mêmes. Pourquoi serions donc nous incapables d’adopter et appliquer leur système de démocratie, d’autant plus que c’est le meilleur au monde ? Pour une fois que les Occidentaux ont quelque chose de bien, que nous aimerions adopter par nous mêmes sans coup de fouets dans le dos, qu’est ce qu’on entend ? Jacques CHIRAC dire que "La démocratie est un luxe pour les africains". NON c’est pas un luxe. Si Jacqes CHIRAC ne veut pas voir les démocraties s’implanter en Afrique, c’est bien parcequ’il SAIT et est CONSCIENT que c’est la plus belle parade que l’Afrique aura face aux agissements néfastes de la FRANCE sur le continent Africain, et qui entrave son développement. Des chefs d’Etats élus sont entrain d’être destitués en cascade en Afrique par la FRANCE et remplacé par des militaires déguisés en civil, et on dit rien. Aucune voix d’intellectuels africains (ou presque) ne se fait entendre aux portes de l’Elysée. Chacun veut préserver son gagne pain. La raison du ventre l’emporte. PATASSE a été éjecté en Centrafrique et remplacé par la Général BOZIZE, LISSOUBA au CONGO remplacé par le général SASSOU. Laurent GBAGBO combien de temps tiendra t’il encore face à ses 4 000 soldats surarmés aux portes de son palais. Dont de temps en temps des "erreurs de manoeuvres" font passer des blinder à 03 heurs du matin dans la rue présidentielle. Mais on nous prend véritablement pour des ENFANTS. Nous sommes des ENFANTS. Faure EYADEMA qu’on nous impose au TOGO. Et qui dit quoi parmi les intellectuels Africains ? Et pourtant c’est cela, le seul vrai combat qu’il nous rester à mener pour enfin voir l’Afrique sur le chemin de la croissance comme actuellement en Amérique latine. Nous avons le potentiel humain et les ressources naturelles qu’il faut. MODIBO DIARA qui a envoyé un robot sur Mars, saura bien résoudre le problème de l’eau au Mali non ? maintenant que BALAVOINE n’est plus ? LA DEMOCRATIE, RIEN QUE LA DEMOCRATIE. On doit désormais apprendre à REFUSER face à la FRANCE que des Présidents africains élus démocratiquement par le peuple africain, soit déboutés de cette façon là ! Si PATASSE est mauvais, si LISSOUBA est mauvais, si GBAGBO est mauvais, si Faure EYADEMA méritait de succéder à son père, c’est en allant aux élections dans le respects des institutions et de la constitutions que nous devons le faire. Comme cela s’est passé au Bénin où Nicephore SOGLO s’était pris une claque, après avoir déçu tous les espoirs que nous avions placé en lui. C’est aux urnes que le peuple béninois lui a réglé son compte. Il n’y a pas eu besoin de va-nus-pieds se pointant aux portes de COTONOU, canette de bières dans la main gauche, lance roquête posée sur l’épaule droite, bandanas rouge sur la tête, et se disant venir "rétablir la démocratie". C’est ça qui aujourd’hui tue l’Afrique, au grand bonheur de l’Occident. Tant que la Cote d’Ivoire restera divisé en 2, le cacao arrivera moins cher au port d’Amsterdam. Tant que BOZIZE sera au pouvoir en Centrafique, le diamant rentrera tranquillement en FRANCE, tant que SASSOU sera au pouvoir Congo, TOTAL y fera ce qu’il voudra. Tant que Faure EYADEMA sera au TOGO, ça sera une voix d’assuré pour la FRANCE lors des votes à l’ONU.
Ne vous trompez pas de combat mes frères. Le seul combat qui reste en Afrique c’est celui-là. Le combat pour la DEMOCRATIE. Et curieusement, sur ce terrain là nous ne battons pas assez. Attention je ne veux pas dire engagement politique. Je dis engagement pour la DEMOCRATIE. Et là tout le monde peut s’engager y compris les écrivains. battons nous pour ancrer la culture démocratique en Afrique, et vous allez voir comment la fusée africaine va décoller car on a dès aujourd’hui ce qu’il faut pour decoller. Mais sans DEMOCRATIE, 200 ans après nous en serons toujours au même point, sinon pire encore avec les chinois et leur prétendue redoutable mafia, que déjà même en occident personne n’arrive à contrôler. Au moins si on a des systèmes démocratiques garantissant une alternance politique. On peut quelque peu limiter la casse.
Blaise
Ridha KEFI(Tunisien), collaborateur de JA/I, que je salue au passage (je sais que certains au 16 Bis Rue d’Auteuil nous lisent) a écrit un article que j’avais trouvé fort intéressant, très lucide et très courageux, en 2000. Je m’en souviens d’autant plus qu’un de mes frères s’apprêtait à être papa et on se posait des questions sur l’avenir de nos enfants, se demandant ce que nous pourrions leur léguer de bon comme héritage, pas forcément en termes de comptes en banques ou de meubles, mais en termes d’idéaux et d’avancées socio-économiques pour notre pays, et notre continent. Dans son article, il s’en prenait aux Arabes dont il ne comprenait pas l’apathie face aux différents désastres qui se déroulaient sous leurs yeux (quels que soient les pays), alors que les Argentins qui en avaient marre de leurs dirigeants, des diktats du FMI (on disait même le pays en cessation de paiement) étaient dans la rue, sans armes à feu ni couteaux, certains avec des casseroles, des marmites et j’en passe. Un autre collaborateur de même magazine, Chérif OUAZZANI (Algérien) a écrit un jour toujours à propos de ses congénères Arabes qu’ils avaient touché le fond et qu’ils continuaient à gratter. Si ma mémoire ne me trahit pas, c’est ce que j’avais retenu de ces 2 textes (je ne peux retranscrire ici les articles d’origine). Tout ça pour dire, cher Blaise et chers autres que l’évolution en cours en Amérique Latine doit nous interpeller au plus haut point. Certes, leurs Etats sont plus vieux que les nôtres, mais ils sont sortis pour certains il n’y a même pas 50 ans, voire 20 de dictatures féroces ( NORIEGA, SOMOZA, STROESSNER et j’en passe) qui n’avaient rien à envier aux nôtres. Comme l’a dit le Pr Théophile OBENGA récemment, nos chefs d’Etat ont peur. Il n’y a qu’à voir comment au Congo-B, il fut interdit de diffuser les images d’un Samuel DOE implorant le pardon de son tombeur, le chef de guerre Prince JOHNSON, qui en compagnie de ses hommes découpait DOE en morceaux. A nous de profiter de cette peur et de changer, ne serait ce qu’un iota, la donne. Ché GUEVARRA : « Soyez réalistes, exigez l’impossible ! » Aujourd’hui, Evo MORALES, Hugo CHAVEZ sont dans la ligne de mire de la CIA et autres barbouzes amerloques. Comme CASTRO l’Infidèle depuis qu’il a publiquement viré de bord en avouant son option communiste. Wait and see. @+, M82
Chers amis, sûrement mon dernier mot sur ce sujet. Et aussi ma réponse (qui n’engage que moi) à François de la Chevalerie. Je venais d’apprendre que le Président congolais Denis SASSOU NGUESSO (ce général d’armée déguisé en civil) et qui est revenu au pouvoir au Congo en 1997 à l’issue d’une guerre fratricide d’une horreur rarement atteint dans l’histoire des guerres, faisant par ailleurs près de 300 000 morts au Congo (sur une population de 3 millions) puis poussés de très nombreux congolais sur le chemin d’un exil sans aucun espoir de retour. Ce général putschsite contre un Président démocratiquement élu, venait d’être désigné président de l’OUA (Organisation de l’Unité Africaine). Certes la Présidence de l’OUA est tournante ; ce qui devrait déjà posé un problème. Car si le moindre va-nu-pied, bandana à la tête, qui s’installe au pouvoir avec l’aide d’un lance-roquête pouvait devenir Président de l’Organisation de l’Unité Africaine sous prétexte que la Présidence tournante échoit à son pays, je vous laisse juger du ridicule que nous africains nous infligeons à nous mêmes, tant que nous n’aurons pas ancrée la culture démocratique sur notre continent. Justement SASSOU NGUESSO aurait été choisi par ses "pairs" au motif qu’il fallait empêcher au SOUDAN dont la présidence de l’OUA revenait de Droit (sur le principe de la ristourne) d’occuper ce poste du fait que ce pays ne respecte pas machin-machin, tralala-tralala. Mais quel est donc en Afrique le pays qui respecte les Droits de l’homme et ses engagements internationaux ? Si ce n’est peut-être l’Afrique du Sud aujourd’hui, et dans une certaine mesure le MALI et le BENIN qui seraient dans une bonne voie. Alors on a 50 dictateurs qui se réunissent pour élire le représentant de l’Afrique. Et il y a 49 d’entre eux qui donnent les leçons à l’autre dictateur et aux 3 seuls démocrates présents et minoritaires. Comment voulez-vous que l’Afrique soit respectée ? Franchement parfois j’ai pitié et Honte pour Thabo MBEKI, quand j’imagine qu’il se retrouve avec des gens pareils. L’Afrique du Sud devrait faire comme Israël, se rattacher politiquement, économiquement et même sportivement à un autre continent. Et laisser les africains dans leur merde. C’est le Président Ivoirien Laurent GBAGBO arrivé au pouvoir par la voix des urnes qui va apprécier cette désignation du Président congolais SASSOU NGUESSO à la tête de l’OUA. Déjà que Jacques CHIRAC se servait des "africains" pour justifier ses tentatives d’éviction de GBAGBO en Cote d’Ivoire, comme il l’avait avec LISSOUBA au Congo, PATASSE en Centrafrique, et été installé Faure EYADEMA au TOGO. Rappelez-vous la phrase du super menteur Jacques CHIRAC qui du haut de sa tribune à Marseille dit, je cite "La FRANCE intervient en Cote d’Ivoire sous mandat de l’ONU et avec l’accord de l’ensemble des Africains". Avec ses amis personnels SASSOU NGUESSO, gendre de BONGO lui même ami ami de longue date de la FRANCE. Ce serait un miracle si GBAGBO était encore vivant (pardon au pouvoir) jusqu’à à la fin de 2006. Je crois que le dossier prioritaire que SASSOU NGUESSO aura à traiter c’est bien celui-là. Je me demande d’ailleurs, s’il n’a pas été désigné uniquement pour ça. Et c’est lui et BONGO qui iront bientôt donner des leçons à GBAGBO avec les appréciations de la FRANCE. L’OUA déposera des résolutions à l’ONU où Faure EYADEMA ajoutera sa voix pour sanctionner GBAGBO, bloquer ses comptes bancaires à l’étranger, etc, etc.... MAIS DE QUI SE MOQUE T’ON ? Nous sommes des enfants. Les africains sont des Grands enfants. C’est pour cela que le monde entier se permet de se foutre de nous. Allez donc faire appel même à des marsiens dans ces conditions là. Aucun continent ne peut se développer dans ce contexte.
NON ! Monsieur François de la Chevalerie. La CHINE n’est pas une chance pour l’Afrique. La seule et unique chance pour le développement l’Afrique c’est la DEMOCRATIE. Et ça, c’est aux africains EUX-MEMES d’aller la chercher avec leur intelligence et aussi avec leurs trippes.
Blaise KIBONZI
À la question de savoir si le développement de la Chine est une chance pour l’Afrique je réponds :Oui et Non.
Oui,si l’Afrique se donne les moyens de traiter sur un pied d’égalité ou presque avec la Chine ou n’importe quel partenaire.
Non, si l’Afrique se contente d’occuper les strapontins autour de la table de négociation ; plaçant ainsi ses "Parenaires" sur un piedestal.
Or l’état actuel des choses nous conduit à penser que l’Afrique ne s’est pas encore dotée d’arguments économiques et surtout politiques susceptibles de lui donner la possibilité de défendre ses intérêts avec succés.
Nous disons bien arguments surtout politiques car - Et là nous abondons dans le sens de Blaise KIBONZI - il faut d’abord asseoir un cadre politique qui rende possible l’épanouissement économique et culturel du continent.Pour cela,Eddie Kouba-Fila a raison de poser comme condition la révolution culturelle.Blaise et Eddie présentent ainsi deux points de vue différents, mais pas contradictoires ;ils présentent deux opinions différentes et complémentaires.Toutefois, nous persistons à privilégier la politique : une Politique Culturelle ou Éducative particulière peut susciter l’avènement d’une Révolution Culturelle ; une Politique Économique bien adaptée peut poser les jalons d’une économie prospère.
En République du Congo par exemple,certaines personnes ont transformé la sphère politique en chasse gardée, en terrain privé sur lequel il ne faut pas s’aventurer quand on ne fait pas partie du sérail.Les hommes politiques n’ayant pas de compte à rendre au peuple se complaisent à signer des contrats qui très souvent ne servent pas les intérêts de ce dernier.
Dans MARCHÉS TROPICAUX N°2176 du 18 Octobre ... 2002( ?),on nous informe que "Le Congo et la Chine ont crée début octobre une nouvelle société de fabrication de ciment remplaçant la Cimenterie du Congo. (...). La nouvelle structure est dotée d’un capital de FCFA 6,7 milliards(10,2millions d’euros), détenu à 56 °/(pourcent) par la Société nationale chinoise des travaux des ponts et chaussées(SNSTPC) et à 44°/(pourcent) par l’Etat congolais." Nous ne sommes pas en possession des stipulations exactes de ce partenariat ; mais nous pouvons, compte tenu de l’apport majoritaire de la Société chinoise, affirmer sans risque de nous tromper que l’État congolais ne pèse pas lourd dans le processus décisionnel de cette structure.
Si le Congo était une démocratie- quelle qu’eut été la forme :à l’africaine...- dotée d’une Opposition conséquente,la Partie congolaise seraient plus exigente envers elle- même et à l’égard de l’autre Partie.Elle exigerait la formation de nationaux pour pallier - à court et moyen termes -la fâcheuse et fameuse tendance chinoise à vouloir à tout prix s’installer avec sa propre main d’œuvre. Ceci dans la perspective d’une appropriation à long terme de la technologie.Cette maîtrise est le gage d’une souveraineté économique et politique effective.
La Chine d’hier était mue par des raisons idéologiques.Celles-ci étaient nobles même si elles se sont avérées utopiques.La Chine de jadis s’etait beaucoup impliquée dans le social en Afrique. La Chine d’aujourd’hui est motivée par des enjeux économiques.Elle investit et s’investit surtout dans l’industrie extrative.Elle est à la recherche d’approvionnements et de débouchés.On ne peut pas le lui reprocher car il ne s’agit pas d’une organisation humanitaire avec des visées philanthropiques.
Il faut que l’Afrique se donne les moyens de se faire représenter par ses fils les plus dignes, par des hommes politiques qui mettent l’intérêt des peuples au centre de leur préoccupation.C’est dans ce sens que le rôle du Politique devient incontournable. Les pays du sud-est asiatique n’ont certes pas goûté aux délices du boom économique grâce à la démocratie ;mais il faut aussi reconnaître qu’ils ne connaissent pas la forme moderne du colonialisme qu’est la Françafrique. Si le rôle de la Politique n’était pas primordial dans le développement ou plutôt le sous-développement et l’exploitation de l’Afrique,la Françafrique ne se mettrait pas en quatre pour maintenir au pouvoir les dictateurs Africains que tout le monde connaît. En Afrique et à quelques exceptions près, les hommes politiques intègres ont toujours été éloignés du pouvoir et pour cause.
J’ai lu avec attention les interventions. Beaucoup repose sur une idée. L’Afrique est riche.
L’Afrique, c’est quoi ? C’est une terre. C’est des Hommes.
Quand une terre apparait-elle riche ? Quand des Hommes y voient beaucoup d’opportunités d’exploitation. Quand leur niveau de technologie leur permet de l’exploiter de manières variées. Mais aussi lorsqu’ils ont les moyens de tenir cette terre face à d’autres Hommes.
L’Afrique est une chance pour la Chine, comme elle l’a été pour les démocrates.
Dans les deux cas, rien n’indique que cette chance puisse être partagée par les peuples africains.
En démocratie, dans ce véritable monde de Hobbes, la capacité à défendre son droit à l’exploitation d’un bien est primordiale. Elle passe souvent par un rapport de force armée qui est sous jacent à toute discussion politique.
La démocratie en Afrique n’y changera rien : tout au plus, permettra t-elle de maintenir un semblant de droit consenti par les puissants. Les Etats Unis n’ont pas ce droit à l’exploitation par eux mêmes de leur sol par consentement. Il l’impose aux autres.
L’Afrique est devenue indispensable au bloc démocratique qui en a besoin pour maintenir son niveau de vie et sa paix sociale intérieure. Plus la Chine progressera en Afrique, plus elle fondera son développement sur l’Afrique, plus elle aussi aura un besoin vital de l’Afrique.
Dans cette vue, est-il possible que tous deux souffrent d’une contestation sur leur exploitation de la terre Afrique ? Avoir des gouvernements démocratiques ne changera rien dans les rapports de force existants.
Le Congo est riche en Uranium, coltran, diamants... Est-il possible que la France démocratique voit sa politique énergétique menacée parce que les Congolais leur disputent l’uranium en ayant acquis le pouvoir de leur dire non ? Que le monde hi-tech se voit soumis aux désiderata des Congolais ? Que les diamantaires du monde entier voit leur train de vie menacé par une filière diamant qui possèderait à la fois la matière à transformer et les compétences pour la transformer ?
Avoir des dirigeants démocrates ne changera absolument rien à cela. L’Afrique est surtout riche dans le regard des autres (qu’Africains). On remarquera par ailleurs que l’avénement de la démocratie en Afrique du Sud s’est faite au détriment de la possession de l’arme nucléaire qui donnait au précédent régime la possibilité d’user de son sol sans subir la pression armée des autres. Chavez est souvent cité en exemple. Mais qu’a t-il apporté ? Rien si ce n’est de montrer les lapsus des démocrates qui y voient dans son élection démocratique l’avénement d’un dictateur.
L’Afrique ne sera riche pour les Africains que lorsqu’ils seront capables de l’exploiter extensivement par eux mêmes en ayant la possibilité d’en exclure les autres.
Cher Jean Pierre,
En disant ceci :
L’Afrique ne sera riche pour les Africains que lorsqu’ils seront capables de l’exploiter extensivement par eux mêmes en ayant la possibilité d’en exclure les autres.
Tu nous donnes bien la clé de notre hypothétique sortie ... mais la peur qui m’habite est celle de nous voir arrivés bien trop tard pour la fabriquer (cette clé) !
Avec tous les obstacles qui nous font face, nous avons besoin probablement de ruser en accusant le coup en attendant de nous reconstruire une carapace unitaire et conquérante...
Et oui, les chemins déjà balisés et entièrement occupés par les autres sont maintenant difficiles pour nous...
Allons nous envisager d’en construire d’autres à notre convenance ? En avons nous le courage et les moyens ? Arriverons nous à savoir les construire sans qu’ils ne soient torpillés par les autres ?
Kitmien.
J’avais dit avoir posté mon dernier message sur ce sujet, mais je viens d’être rattrapé par l’actualité. Vous avez tous appris ce matin la victoire du HAMAS lors des éléctions dans les territoires de l’autonomie palestienne (je crois bien que c’est comme cela qu’on appelle "diplomatiquement" les territoires occupés de la Paslestine par Israël). Je n’ai aucune sympathie particulière pour le HAMAS dont je ne connais rien de la nébuleuse. Mais ces élections dans les territoires palestiniens vient une fois de plus corroborer ce que je disais à propos de la DEMOCRATIE, ou plutôt du système électoral multipartiste à l’occidental ; qu’il nous fallait absolument nous aussi nous approprier en Afrique, si on veut se développer. Après les indiens d’Amerique, voilà le HAMAS qui s’empare de ce joli joujou pour couper l’herbe sous les pieds aussi bien du FATAH que d’Israel. Ils remportent ainsi, ce qu’ils n’auraient jamais réussi à emporter dans une guerre armée contre Israël qui, je rappelle, est une vraie démocratie et à toujours bénéficié à ce titre de ma mansuétude. Malgré les déclarations tapageuses de ce matin ISRAEL n’a plus le choix que de traiter avec le HAMAS. De toute les façons c’est AUSSI dans l’Interêt d’Iraël car le HAMAS devenu représentant légal du peuple palestinien ne pourra continuer à se comporter comme un goupuscule terroriste.
Appliquons les mêmes règles du jeu partout, à savoir le système démocratique à l’occidental (à laquelle la CHINE finira fatalement par y adhérer) et vous verrez enfin l’Afrique commencer à se développer. Tout le monde est entrain de comprendre cela, sauf une fois de plus l’Afrique qui se trompe de combat. pas étonnant dans ces conditions là, que nous soyions et restions bon dernier. Loin, loin derrière.
Blaise
Il ne faut pas juger un fruit avant d’y avoir goûté.
Le Hamas vient d’être élu. Pour l’instant, aucune conséquence, bonne ou mauvaise, ne peut en être tiré.
Israël forcé de dialoguer avec le Hamas ? Pourquoi ? Des ruptures diplomatiques peuvent arriver entre démocraties. La démocratie ne préserve en rien de cela. Israël peut se sortir renforcé de cette élection en transférant le caractère terroriste du Hamas sur la majorité de la population palestinienne, donnant corps à la version population palestinienne, population terroriste. Cette élection peut aussi saper les soutiens externes dont bénéficie la Palestine et accroire l’unitéralisme d’Israël.
La Chine viendra sûrement à la démocratie mais entre temps, elle fait très bien sans. Elle obtient transferts de technologie, concessions d’exploitation de richesses et autres sans être une démocratie.
Le problème de la direction en Afrique peut être résumé à suivant : les dirigeants africains tirent plus leur pouvoir des relations extérieures, avec les démocraties et la Chine, que du peuple qui les a élus.
Un dictateur serait plus puissant s’il est en bons termes avec les démocrates qu’un dirigeant démocratiquement élu brouillé avec les démocrates.
Le devoir comptable des gouvernements suppose une autonomie dans la prise de décision. Il y a énormément de transnationalité en Afrique, aboutissant au fait que non seulement les dirigeants africains doivent des comptes à leur peuple mais aussi à beaucoup d’autres peuples étrangers qui y ont beaucoup d’intérêts dont dépendent leur niveau de vie.
D’ailleurs, plus la Chine avancera en Afrique, plus les dirigeants, démocratiques ou non, auront de comptes à rendre à la Chine.
On voit mal comment la démocratie pourrait être un succédané au manque de puissance.
Pour finir, dans le souci de bien être entendu, je soutiens l’avancée de la démocratie en Afrique. Pour la simple raison qu’elle permettra de vérifier ou non ce qui a été dit auparavant.
Merci infiniment Jean-Pierre pour tes analyses qui sont parfaitement acceptables aussi bien pour ce que tu dis concernant la victoire électorale du HAMAS que sur l’Afrique et la Chine.
J’espère pour la Palestine que nous n’irons pas vers ce scénario catastrophe que tu évoques (mais bien possible). J’espère qu’Israel choisira la mienne (rires) c’est à dire traiter avec le HAMAS. Tout en l’emmenant à rompre avec le terrorisme. Comme il l’avait fait d’ailleurs avec l’OLP de Yasser Arafat. A mon sens le HAMAS a encore plus de légitimité.
Je ne sais pas qui vous êtes cher Monsieur Jean-Pierre, mais puisque vous semblez analyser si bien la politique internationale permettez-moi de vous demandez ce que vous pensez de la situation en Cote d’Ivoire ? Je sais que c’est un sujet qui fache et qui tout de suite soulève des passions. Mais ça me permettra de suivre un peu mieux votre raisonnement sur ce que vous avez dit sur l’Afrique dans votre message (que je trouve juste également). La situation en cote d’Ivoire n’est-elle pas un exemple concrêt, de ce que vous dites ?
Merci d’avance.
Blaise KIBONZI
La grande majorité des pays d’Afrique noire ont ceci en commun : ils n’avaient pas d’Etat ou un embryon d’Etat avant la colonisation (si d’ailleurs ces pays existaient)
La colonisation n’a pas permis ou favorisé l’éclosion d’un Etat national enraciné dans la Nation. Pendant longtemps, l’Etat tira son efficacité de la force de l’empire français, de son armée, de son système bancaire, de son économie. Que des sources étrangères.
Il n’y avait pas ce lien direct entre la population et l’Etat, une population forte faisant un Etat fort.
L’Afrique est une collection de singularité mais la Côte d’Ivoire n’échappe pas à cette règle.
On retrouve cela aujourd’hui : les dirigeants ivoiriens opérent un Etat qui est adossé à une armée étrangère, à un système bancaire, monétaire étranger... Tout aspirant au pouvoir se voit donc confronté à une situation de gros lot : celui qui emporte la timbale gagne un Etat qui doit peu aux partisans adverses.
Dans les pays dont l’Etat est historiquement lié à la question du Peuple, de la formation de la Nation, tout parti qui arrive au pouvoir se voit limité par le fait que l’Etat ne sera puissant que s’il y a un coopération minimale avec les perdants car ils contribuent eux aussi à la puissance de l’Etat.
J’ai d’ailleurs l’impression que la Côté d’Ivoire peut supporter un niveau relativement haut de guerre civile, une guerre civile partielle sans que cela affecte le rendement économique. Une question que l’on peut se poser : combien d’Ivoiriens sont réellement nécessaire au maintien de la puissance de l’Etat ivoirien ?
Ce qui manque à l’Afrique, à mon sens, ce sont des institutions pérennes, efficaces et enracinées dans la Côté d’Ivoire elle même et non pas dans tel ou tel population, réseau... Des institutions qui peuvent passer le cap de la transmission d’un dirigeant à un autre sans bouleversement. Après, que ces institutions soient controlées démocratiquement serait un plus en effet.
Il y a bien sûr d’autres facteurs mais très souvent, la dissociation entre une origine étrangère du pouvoir et la population est négligée.
On met en avant la corruption des dirigeants, l’absence de démocratie... mais quel serait le plan d’une équipe de direction idéalement honnête qui arriverait au pouvoir démocratiquement ?
C’est ce que j’aimerais lire.
Merci Jean-Pierre D. pour ta réponse à ma question concernant la Cote d’Ivoire, j’apprécie également l’analyse. Alors ma question : QUELLE SOLUTION POUR L’AFRIQUE ? Doit-on aller d’abord retrouver nos "racines" comme le prétendent certains, ou s’emparer de l’arme de la démocratie à l’occidental comme je le propose ? Je suis pour ma part convaincu que la soltuion la plus simple et aussi la plus sûre, c’est d’adopter les modèles démocratiques occidentaux.
Je venais d’apprendre ce matin que George BUSH lui même a déclaré qu’il n’excluait pas une possible reconnaissance de l’autorité palestinienne majoritairement dirigé par la HAMAS (ça va dans le sens de ce que je souhaitais et que j’avais déclaré plus haut). Qu’on le veuille ou non, politiquement parlant la palestine vient peut être de remporter sa plus grande victoire politique et ce grâce (paradoxe) au HAMAS qui est allé aux urnes à travers une élection démocratique et pluraliste à l’occidental. La voie de sortie de l’Afrique se trouve là également. Pourquoi donc le monde entier (y compris les indiens d’Amérique et les terroristes du HAMAS) seraient-il capable de comprendre et d’assimiler le fonctionnement d’un régime démocratique à l’occidental sauf les nègres d’Afrique ? auxquels on ferait plutôt avaler le chinois comme cure au développement ?
J’ai bien peur que tout ce tapage sur la percée chinoise en Afrique, ne ressemble qu’à ce tissu rouge que le matador agite devant le taureau pour détourner son attention. La foule hurlant "Olé !".
Les Africains devaient rester concentrés sur une seule chose : LA DEMOCRATIE A L’OCCIDENTAL.
Blaise
On peut se placer dans le cas d’un pays d’Afrique dont l’équipe dirigeante soit composée de membres totalement intègres et incorruptibles, tous arrivés au pouvoir par voie démocratique. Ce qui sous entend l’existence de la démocratie.
Que devrait faire cette équipe ?
Autre question : que faut-il comprendre par démocratie à l’occidentale ?
C’est vrai qu’actuellement les dirigeants Africains n’ont de compte à rendre qu’aux États des pays dits développés, aux Sociétés multinationales,aux Institutions financières, ... .Ils n’ont, à quelques exceptions près, aucun compte à rendre aux Peuples qui dans la plupart des cas ne les ont pas élus.Ce qui place les États et Organisations qui commercent avec l’Afrique dans un état de confort tel qu’ils peuvent proposer ou imposer subtilement des contrats léonins. Ces contrats injustes leur accordent la part du lion en même temps qu’ils gantissent le maintien au pouvoir des dirigeants souvent corrompus.Le cas du Congo est un exemple éloquent de cet état de choses.M. SASSOU NGUESSO a été aidé dans la conquête du pouvoir par des "Amis" dont il s’était engagé à préserver les intérêts.De ce marché de dupes les Peuples ne gagnent rien,même pas la portion congrue.Ils en paient plutôt les pots cassés.
Or, dans l’hypothèse où les dirigeants Africains arrivaient aux affaires par la voie et par les voix démocratiques,ils auraient comme interlocuteurs les États et organisations déjà cités d’une part,et les Peuples d’autre part.Les termes du partenariat s’articuleraient alors autour des intérêts des États tiers d’un côté et des intérêts des Peuples Africains de l’autre.Les dirigeants Africains auraient des comptes à rendre à la fois aux entités étrangères et aux Peuples qui les auraient élus.Et lorsqu’il faudra choisir entre les intérêts des uns ou des autres, c’est tout naturellement que les dirigeants Africains feraient avant tout prévaloir les intérêts de ceux qui les auraient portés au pouvoir.
Nous n’en sommes pas encore là ; mais c’est à mon avis un Objectif auquel l’Afrique doit tendre, un Impératif dont elle doit tenir compte.
La Chine et les pays du sud-est asiatique n’ont certes pas pris l’essor économique à la faveur d’un vent démocratique.Mais comparer ces pays, qui ont un contexte politico-historique différent, aux pays Africains ne me paraît pas raisonnable.
Tout à fait cher MOUSSITOU YOULOU(comme aurait dit l’autre), et je vais embrayer la dessus pour répondre à Jean-Pierre sur sa question me demandant ce que j’entends par "DEMOCRATIE A L’OCCIDENTAL". C’est tout simplement le système démocratique actuellement en vigueur dans tous les pays occidentaux et pratiqué y compris dans les monarchies européennes telles que l’Angleterre, l’Espagne, la Belgique, etc....En fait un système basé sur le multipartisme et qui garantit l’alternance politique par le suffrage universel direct ou "indirectement direct" (comme aux Etats Unis, Allemagne). Pourquoi diables serions nous les seuls au monde (avec les chinois) à ne pas adopter ce système qui a fait ses preuves et fait ses preuves partout. Même chez les ayatollah enturbannés en IRAN, ils ont su le faire. Sauf à admettre que nous sommes encore des gros singes non évolués , je ne vois pas pourquoi les africains seraient les seuls imbéciles au monde incapable de faire fonctionner correctement ce système. L’ALTERNANCE POLITIQUE, renforcerait ce que dit MOUSSITOU YOULOU, car même si le Président en place joue d’abord les interêts de ses amis "personnels" ou des pays qui lui sont amis personnel, il sait (y compris les amis personnels) que dans 5 ans, c’est devant son peuple et non pas les amis personnels qu’il ira chercher les voix pour se faire reélire (même si l’ami personnel peut l’aider en cela - frais de campagne). Mais c’est le peuple qui mettra le bulletin dans l’urne. Le milliardaire et libéral Chilien PINETA ( ?), venait d’en faire les frais face à la BACHELETTE (pardon) Mme Michèle BACHELET. Si nous, nous faisons la même chose en Afrique, les présidents élus seront obligés d’équilibrer entre le peuple qui les élit et les amis personnels avec lesquels ils sont liés dans la MAFIA internationale. Ils feront moitié-moitié ou 60-40. Mais pour le moment c’est ZERO pour le peuple tout pour les amis personnels ou les pays dont ils sont ami personnel. Jacques CHIRAC nous a bien rappelé qu’"EYADEMA était un ami de la FRANCE, et aussi un ami personnel". Avec ça, les choses n’ont jamais été aussi claire. Aussi, tant que c’est l’ami personnel qui emmene et maintient au pouvoir des Présidents comme dans le cas du CONGO, de la CENTRAFRIQUE, du TOGO, du GABON par la force des armes ou à la faveur des élections dite à la "sauce Omar" (l’expression est d’un journaliste Burkinabé), parfaitement controlé par l’ami personnel avec 40 000 légionnaires patrouillant dans les cotes atlantiques africaine et prêts à intervenir au cas où ça se passerait mal, afin d’aller "évacuer les ressortissants français" au biais des opérations baptisées "COLOMBE BLANCHE sur l’EQUATEUR". Comment voulez-vous que ces Présidents apportés au pouvoir de cette façon là puissent "craindre" ou tenir compte de leur peuple ? Voilà pourquoi NOTRE PREMIER COMBAT A NOUS AFRICAINS devrait être cela. Le combat pour l’ENRACINEMENT DE LA CULTURE DEMOCRATIQUE EN AFRIQUE. Seul gage à l’alternance politique par la voie des urnes avec des élections au suffrage universel direct dans un contexte de multipartisme comme en occident FAUT-IL LE RAPPELLER ! car Blaise COMPAORE (le mal prénommé), n’a t’il pas dit dans l’hémicycle français que "Démocratie ne rime pas forcément avec multipartisme". Ce qui lui avait valu (heureusement) le prix de l’humour politique décerné par les journalistes français. Et Jacques CHIRAC lui même, en visite chez "un ami personnel" en TUNISIE, n’avait-il pas déclaré devant un parterre de journaliste que c’est "à chaque pays de choisir son système démocratique". On nous prend vraiment pour des couillons. Pourquoi, ils ont pas dit la même chose à la POLOGNE, la ROUMANIE, etc....Et si la TURQUIE avait choisi "son propre système démocratique", seraient-ils entrain de discuter avec elle pour une éventuelle entrée dans EUROPE ? On se fout simplement de nous. C’est un mépris d’un niveau inqualifiable. Je me demande encore s’ils ne continuent pas à nous considérer encore comme des gros singes à peine sortis de la fôrêt. Moi, je dis, LE SYSTEME DEMOCRATIQUE DOIT ETRE LE MEME QUE CELUI PRATIQUE PAR LES OCCIDENTAUX. C’est le meilleur au monde ! C’est bien pour cela qu’ils ne veulent pas que nous l’adoptions car c’est l’arme qui va se retoruner contre eux, comme ça a été le cas en Cote d’IVOIRE avec GBAGBO dont Jacques CHIRAC a accusé le régime de dérive "fasciste", quand bien même il va reinstaller SASSOU NGUESSO au Congo en marchant sur les cadavres de 300 000 congolais. Il va piétiner PATASSE en Centrafrique pour Installer le général BOZIZE. Insulter le peuple togolais tout en entier et qui souffre encore des 30 années de cruelle dictature d’EYADEMA. Et que font les africains ? que font les intellectuels africains ? On va se laisser distraire par le petit mouchoir rouge chinois qu’on nous agite à gauche, tandis qu’on nous transperce le ventre coté droit avec une baillonnette. MAIS BON SANG, réfléchissons C’EST QUOI LA CHINE ? Vous vous imaginez ce qui peut arriver demain en CHINE, si un paysan amorçait la longue marche vers PEKIN, petit livre violet (cette fois-ci) dans la main ? Quelle légitimité a donc le pouvoir de PEKIN ? Qui nous dit qu’on est à l’abri d’un autre Tienan Men ? Sinon que la pratique de la torture, la délation, le flicage, le bafouement des libertés individuelles sur lesquelles tout le monde ferme les yeux pour quelques poignées de dollars. Je suis désolé, mais le Président iranien a, à mes yeux 1000 fois plus de légitimité que le Président chinois. Et dans 5 ans le Président Iranien, lui retournera devant ses électeurs pour rendre des comptes. Et notre JING-JENG-JONG de Président chinois, il rend des comptes à qui ? Une fois de plus, voulez-vous que l’Afrique aille scellé son avenir sur une "démocratie populaire" ? N’avons nous pas tiré la leçon de l’OURS ? Quand l’Union soviétique s’est effondrée. Certains pays frères se sont pourtant aperçu de ce que ça donne d’être liés à des pays dirigés par des guides "éclairés".
Cher Jean-Pierre, je répondrai plus tard à ta question : "Une fois les Présidents élus arrivés au pouvoir - en Afrique - que doivent-ils faire ?". Une partie de la réponse a été déjà donnée en termes de conséquence directe de leur arrivée même, au pouvoir par la voie des Urnes.
Blaise
J’ai lu ces nouvelles contributions avec attention. L’impression que j’en retire est qu’elles survolent ou ignorent un problème pourtant central que je veux résumer en cette formule :
existe t-il un pouvoir populaire en Afrique Noire ?
Tout ce qui suit est très succint et un peu taillé à l’emporte pièce.
On a bien souligné une existence tri-partite dans le cas africain :
le peuple ou les peuples africains réunis dans une nation.
les dirigeants africains, personnages de pouvoir.
les influences étrangères.
Or, le dialogue de pouvoir entre dirigeants et dirigés peut-il s’instaurer en Afrique ? Le pouvoir appelle des hommes qui veulent l’exercer et qui goûte le pouvoir comme une vertu à exercer. Ils sont donc intéressés par exercer le plus de pouvoir à exercer.
Dans la configuration tripartite de l’Afrique, cela signifie que le pouvoir proposé par la nation africaine doit être un meilleur appât que le pouvoir que peut tirer d’une alliance avec les influences étrangères. C’est un jeu complexe. Dans la création des autres états démocratiques, il y a toujours eu un moment privilégié où les dirigeants ont été forcé de se retrouver dans un dialogue avec leurs dirigés.
L’une des bases précurseurs de la démocratie est celle de la nécessité pour les dirigeants de partager leur pouvoir avec la masse des dirigés sous peine de voir leur propre pouvoir s’affaiblir. Sans cette contrainte ou cet appât, le dirigeant n’a pas d’intérêt à céder du pouvoir au peuple.
C’est là qu’il me semble que la valorisation de la démocratie comme porte de sortie pour l’Afrique est faible.
Comment faire pour que les dirigeants ne soit pas séduits par ce plus de pouvoir qui leur est conféré lorsqu’ils passent contrat avec les influences étrangères ?
La grosse différence entre la Chine et l’Afrique est que tout dirigeant chinois tire son pouvoir du peuple chinois, ce qui fait qu’il doit à un moment ou à un autre prendre en compte les intérêts de son peuple.
Il me semble que pour espérer une amélioration, un peuple africain doit pouvoir appliquer une force de coercition sur tout dirigeant potentiel.
Donc y a t-il un pouvoir populaire en Afrique ?
Cher Jean-Pierre, là je ne vous reconnais plus. Y a t’il 2 Jean-Pierre ici ?
Dans tout ce que vous dites dans la première partie de votre texte, vous vous coupez les cheveux en 4 pour rien. La réponse c’est ce que j’ai appelé moi la DEMOCRATIE A L’OCCIDENTAL, puisque celle ci établi justement ce fameux lien dont tu parles, entre dirigeants et dirigés. C’est exactement ce que je m’époumonne à vouloir expliquer ici. Pourquoi aller créer d’autres systèmes politique puisque ce système existe déjà et fait ses preuves même chez les Indiens d’amérique, le HAMAS et les Ayatollahs qui viennent de l’adopter. Sauf à admettre que l’Africain est le seul sous-homme sur cette planète donc incapable d’appliquer un système que tout le monde arrive à appliquer quand ils le veulent ? Ce sur quoi les Suds africains nous démentirons y compris le Bénin, le Mali, le Mozambique aussi (je crois) qui ont déjà fait l’expérience de l’Alternance démocratique en toute transparence. Résultat dans ces pays la culture démocratique est entrain de s’ancrer. Et c’est cela qui va faire avancer les choses sur le continent. Ils nous montrent la voie. THABO MBEKI rend compte à son peuple. Raison pour laquelle il a même pu se débarasser si facilement de son ex-encombrant Vice-président ZUMA éclaboussé par des scandales financiers dans des réseaux des affaires où son nom était cité. En l’absence de culture démocratique en Afrique du Sud, il aurait au contraire bénéficier du soutien financier de ces réseaux pour faire un coup d’Etat contre MBEKI. Afin que ces affaires ne soit jamais su, ni les noms des sociétés étrangères impliquées. Mais c’est cela l’avantage de la Démocratie et MBEKI savait qu’il ne pouvait plus garder longtemps un ZUMA qui traine toute ces casseroles car quand lui MBEKI va quitter le pouvoir dans 4 ans. Il aimerait laisser une chance au candidat de l’ANC qui sera qu’on le veuille ou nom juger sur le résultat de MBEKI. C’est pas Tony BLAIR ni la Reine d’Anglettre qui désigne le Président de l’Afrique du SUD comme CHIRAC nomme le 1er Ministre Ivoirien. Là on peut aussi abordé une autre question celle de la ligne de partage qui existe entre l’Afrique francophone (l’éternel enfant) et l’Afrique anglophone. Le boulet de l’Afrique c’est l’Afrique francophone mais simplement parceque nous n’arrivons pas à installer la DEMOCRATIE chez nous. Cherchez pas loin. Quant à ta phrase suivante (je te cite) : "La grosse différence entre la Chine et l’Afrique est que tout dirigeant chinois tire son pouvoir du peuple chinois, ce qui fait qu’il doit à un moment ou à un autre prendre en compte les intérêts de son peuple".
ça me laisse simplement pantois !!!!!
Je vais entammer une montée des Alpes et espérer arriver jusqu’au sommet pour méditer en toute quiétude sur cette phrase : "tout dirigeant chinois tire son pouvoir du peuple chinois".
C’est de l’humour noir ou quoi ?
Blaise
Ce n’est pas de l’humour noir. Simplement l’affirmation d’une vérité.
Un dirigeant chinois est puissant autant que le peuple chinois est puissant. Il y a donc un intérêt minimal pour le dirigeant à assurer les conditions de la puissance du peuple chinois.
Cet intérêt minimal ne me semble pas exister pour bon nombre de pays africains où les dirigeants peuvent être puissants malgré leur peuple ou par une expérience de la pensée sans leur peuple.
Pour le cas du Mali et de l’Afrique du Sud, j’y reviendrai.
Je reviendrai aussi sur cette sous condition de l’Africain et cet incapacité à apprivoiser la démocratie.
PS : c’est bien le même Jean-Pierre ou Jean-PierreD.
La situation de l’Afrique du Sud est différente des autres pays d’Afrique Noire en ce sens que la colonisation sud africaine fut obligée d’ancrer un Etat dans le local. Bien que le gouvernement sud-africain eût des liens très étroits avec de nombreux gouvernements démocrates, les racines de l’Etat se trouvaient dans la terre d’Afrique. Contrairement aux autres pays dont les racines de l’Etat se trouvaient en Europe. D’ailleurs, les Africains du Sud s’étaient dotés de la bombe atomique. L’Afrique du Sud a donc hérité des structures institutionnelles relativement bien ancrées dans le pays même et qui ne dépendaient pas tant de l’étranger. Le cas du Mali est différent en degré en ce sens qu’il y eut un royaume du Mali assez perdurant pour permettre une ébauche de structures institutionnelles.
Bien avant de penser au contrôle démocratique d’institutions, de l’Etat, il faut construire ces institutions.
La Chine a apporté beaucoup au monde. Elle a par exemple montré et obligé les économistes démocrates à intégrer le fait que la possession de ces institutions est une condition sine qua none pour un développement profitant au peuple indigène.
Demander la démocratie sans avoir ces institutions est comme exiger de conduire quand on n’a pas de voiture.
Pour finir, personne ne sait vraiment comment les Africains devraient faire pour construire de telles institutions, surtout pas les démocrates qui n’en ont aucune idée.
Cher Jean-Pierre,
Je suis d’accord avec ce que tu dis sur l’Afrique du Sud et le Mali. Mais les arguments que tu avances sur c’est 2 exemples me donnent je crois bien, encore un peu plus raison. Par exemple, tout le monde a été surpris et tout le monde reste surpris par la façon que les noirs d’Afrique du Sud ont su s’accomoder de ce système politique (pour ne pas dire électoral). Même BUTHELEZI a fini par rentrer dans les rangs et l’adopter. Le hasard fit que j’étais en vacances en Afrique du Sud lors des dernières élections Présidentielles. Battu dans un canton de son KWAZULU natal (fief de l’INKHATA comme tout le monde le sait), BUTHELEZI fit un recours auprès de la Comission Indépendante chargée de contrôler les éléctions. Celle-ci confirma la défaite de BUTHELEZI qui se soumit à ce résultat de la commission. Qui l’aurait cru ? Alors que 8 ans auparavant BUTHELHEZI (adepte de BANTOUSTANS où il était sûr d’être chef coutumier) étaient à deux doigts de déclencher la guerre civile en Afrique du Sud, n’eut été la sagesse, le charisme et la force de conviction d’un MANDELA qui lui disait "ONE MAN, ONE VOTE !" ; ce que les Sud africains noirs n’avaient pourtant jamais appris à faire nul part. Même dans l’Afrique du Sud "antique" ? Ils ont appris à le faire en 1994. Et ils montrent bien qu’on peut très bien l’assimiler, même s’il n’est pas natif d’un peuple. Il suffit d’éduquer les gens. Travail que l’Afrique du Sud a fait avant d’engager la population dans une élection. Et que nous on a pas fait dans nos pays. Effectivement là oui, c’est conduire sans le permis. Ou plutot sans avoir jamais appris à conduire.
En matière de démocratie, il suffirait d’éduquer les gens pour qu’ils comprennent. C’EST UNE CULTURE. Il faut que les africains l’adoptent en disant que nous n’accepteront plus JAMAIS des vas-nus-pieds qui viennent se pointer aux portes des capitales lance roquette posée sur l’épaule droite, canette de biere dans la main gauche et bandana rouge à point blancs sur la tête en se disant venir "rétablir la démocratie". Hugo CHAVEZ a été sauvé par son peuple au VENEZUELA grâce à cela. Et dans une certaines mesures GBAGBO tient en Cote d’Ivoire grâce à cela aussi. Le pire (et malgré tout ce que l’on peut reprocher à GBAGBO) c’est d’entendre dire même de la part de certains (dit-on) "intellectuels" africains que GBAGBO doit négocier avec des rebelles. Cela prouve que nous n’avons rien compris de ce système politique. Nous sommes justes dignes de retourner dans la fôret, retrouver nos amis les animaux sauvages. On n’a pas notre place dans le monde des civilisés.
Il y a en ce moment HAITI qui est entrain (pour la n-ième fois) de refaire l’actualité. Là c’est pareil : les noirs, toujours les noirs, partout où il y a des noirs rien ne va. L’Afrique du Sud exceptée. C’est à se demander effectivement que deviendrait l’Afrique du SUD si tous les blancs s’en allaient ? Forcément que ça sera la misère qui va prendre place. Elle sera pire que la RDC aujourd’hui.
Revenons à HAITI. On peut ou ne pas aimer le paire ARISTIDE, critiquer son bilan tout ce que l’on veut. Mais tous les noirs de la terre devait être unanimes pour condamner ces vas-nus-pieds qui sont venu le déloger du pouvoir par la force des armes. C’est là que nous pêchons. Si à chaque fois qu’un Président élu démocratiquement dans une élection pluraliste et transparente était menacé par des hommes en armes, si tous les Africains quelque soit le pays se dressait comme un seul homme pour condamner cela, on serait déjà engage dans la bonne voie. Or regardez comment nous rasons tous les murs dans le cas GBAGBO. On a même pas le courage d’aller au secours de GBAGBO. Chacun tient à son ventre que la mère FRANCE nourrit.
Blaise
salut, Tout d’abord je voudrais avertir tout le monde de la faiblesse potentielle de mon argumentation et seul une once de témérité et un fond d’(intellectualisme ?)me font prendre la parole. Au dela de la simple question du developement,je penses que le probleme reside surtout dans la façon que nous africains nous concevont et concevont nos rapports avec les autres civillisations et en particulier l’occident. Jai pris le temps de lire quelques unes des réflexions postées,à la fois afin de ne pas me retrouver hors sujet,mais aussi afin d’emprunter(chiper ?) quelques iddées pour etayer mon argumentation.L’enjeu actuel et véritable de la politique avantageuse de la CHINE n’est aucunément dicté par un quelcoque altruisme mais répond aussi à des considérations plus matérielles(économique,politique et diplomatique)mais aussi à une certaine forme de domination d’une culture(en l’occurence la culture chinoise) sur une autre ;nous revoila donc à l’eternel conflit des civillisations(cf la thèse de Samuel HUTTINGTON)et l’Afrique se retrouve prise dans la tourmente.A l’heure ou la civilli sation ccidentale moribonde essaie desurvivre,une autre plus jeune et plus dynamique s’élève pour la contester.Je penses alors que c’est en cela que repose la véritable opportunité pour l’Afrique car une fois encore(avant c’était durant la guerre froide) l’Afrique redevient un continet stratégique et aprement disputé ;l’exemple le plus probant etant la rivalité entre japon et alemagne pour l’obtention d’un siege au conseil de sécurité de l’ONU-les deux ayant besoin des voix africaines. Je penses que nous africains devrions alors jouer de cette rivalité afin de faire pencher les decisions en notre faveur et cela très vite car ce genre de période historique-clé ne se deroule pas tout les jours,c’est en cela que reside la chance de l’Afrique.
Une fois encore je m’excuse pour un argumentation et un style assez incohérent et peut etre hors de propos-mon excuse étant que mon niveau intellectuel(je suis en premiere année d’université en FRANCE)ne permette pas de meilleures connaissance géopolitique
Même si Jean Pierre trouve que ma modeste contribution, celle de Blaise Kibonzi et d’autres encore " survolent ou ignorent un problème pourtant central", je me réjouis de constater que ce dernier reconnaît- tout compte fait- les changements que la Démocratie pourra apporter dans les relations entre les pays africains et les entités tierces.
À la question de savoir s’il existe un pouvoir populaire en Afrique, je réponds par l’affirmative.
Ceux qui s’intéressent à l’Histoire du Congo se rappelleront que le premier Président de la République du Congo,l’Abbé Fulbert YOULOU,fut évincé du pouvoir à la faveur d’un mouvement populaire.On se rappellera également que le Président avec l’energie du désespoir esseya de rallier à sa cause les Congolais de la même ethnie que lui en s’adressant à eux en Lari sur les ondes nationales.Il fut néanmoins contraint à la démission par les Congolais qui à cette époque-là estimaient qu’il n’était plus en mesure d’assumer les Hautes Fonctions.
C’est le Pouvoir Populaire qui permet à Laurent GBAGBO de se maintenir au pouvoir malgré les actions qu’il a initiées et sur lesquelles on peut ou ne pas être d’accord.Ce Président, en disgrâce auprès de la France tutélaire et de la Communauté dite internationale, aurait pu perdre le pouvoir sans l’appui populaire d’un nombre considérable d’Ivoiriens.
Au Togo, le Pouvoir Populaire n’a certes pas empêché le fils ÉYADÉMA de se maintenir au pouvoir, mais l’on sait qu’il existe, on l’a vu en action.Il a au moins fait fléchir l’arrogance des Généraux du clan Éyadéma.
Le Pouvoir Populaire existe bel et bien en Afrique.Ce qui lui manque ,c’est une structuration conséquente,une prise de conscience.Ce Pouvoir est souvent affaibli par le tribalisme.Mais je ne pense pas que ce fléau soit permanent.Des politiciens véreux l’instrumentalisent pour conquérir le pouvoir.Faut-il pour autant penser que cela va prévaloir ad vitam aeternam ? Je ne le pense pas.
Au Congo les populations commencent à comprendre qu’il ne suffit pas d’être de la même région ou de la même ethnie que le président pour voir son quotidien amélioré.Le tribalisme, dans sa manifestation actuelle,se nourrit du terreau de l’ignorance.Lorsque le paysan de Kinsimba ira vendre ses produits à Oyo,lorsque le paysan de Souanké ira vendre ses produits à Diosso,lorsque les congolais d’une même couche sociale et de différentes régions se fréquenteront et se connaîtront,ils se rendront compte qu’ils ont toujours enduré les mêmes souffrances quelle que soit l’origine régionale ou ethnique du Président.Ils comprendront par exemple qu’à Oyo la grande partie de la population souffre autant que celle des autres régions.
Cette prise de conscience ne peut être suscitée que par la volonté politique.Il faut que l’Homme Politique de demain s’attèle à l’éducation des population dans ce sens, qu’il fasse construire des infrastructures qui permettent aux populations de mieux se connaître. Tout ceci conduira à la consolidation en Afrique de la Démocratie qui n’est pas l’apanache de quelques peuples génétiquement disposés à en connaître l’expérience. Le Pouvoir Populaire pourra alors peser de tout son poids dans les contrats entre pays africains et autrui.Ainsi, la Compagnie nationale des travaux publics de Chine par exemple ne pourra plus se permettre de venir construire 27000 logements en Algérie avec dans ses bagages 6 ou 8000 travailleurs Chinois.Ceci est d’autant plus inadmissible que plus de 20% de la jeunesse Algérienne est au chômage. Ce n’est pas un reproche que je formule à l’égard de la Chine qui agit comme devrait le faire tout État garant du bien-être de ses ressortissants.C’est aux dirigeants Africains de poser des conditions favorables à leurs populations.
Pour résumer les débats, je dirais que
d’une part, il y a un avis accentuant l’absence de structures fortes du pouvoir populaire, structures qui forceraient tout dirigeant à se retourner vers son peuple pour exercer au maximum son pouvoir. Je remarque qu’ici et là, on parle bien du manque de structuration conséquente etc... d’autre part, il y a les avis accuentuant l’urgence de la prise de contrôle par voie démocratique de ces institutions.
Je ne pense pas que le contrôle d’institutions faibles, de structures de pouvoir populaires vacillantes par moyen démocratique changera grand chose.
A l’évidence, comme certains l’ont écrit, le contrôle démocratique de ces structures est vu comme un moyen de renforcer la force de ces structures.
La question reste en suspens, même si on peut s’inspirer des exemples des autres où les révolutions démocratiques ont permis au peuple de saisir le contrôle d’institutions déjà fortes ou le cas de la Chine qui n’ayant pas de contrôle démocratique sur l’appareil d’Etat s’en sort bien.
J’ai à ce propos repéré un livre Democratic Peace : In the Spectrum of Conflicts in Sub-Saharan Africa by Cage Banseka que je vais essayer de lire tantôt. Il semble aborder ce sujet.
J’aime mieux te lire comme cela cher Jean-Pierre. Merci les amis pour tous ces échanges qui auront été finalement très enrichissants sur la question. Tu nous feras un résumé après lecture de ton livre. Surtout s’il est en anglais. Moi l’anglais c’est que dalle. Déjà qu’en français c’est très souvent limite (rires). J’espère néanmoins que vous auriez tous compris le fond de ma pensée, même quand j’écris "Le paire Aristide", en lieu et place de "Le père Aristide). La pensée aura courru une fois de plus plus vite que les mots. Merci à tous. Et à bientôt. Blaise
bonjour à tous, est-ce que quelqu’un pourrait me dire s’il a effectivement lu le livre "quand la chine change le monde" d’erik izraelewicz. car je dois remettre un résumé de toute les pages (du livre entier) à l’école pour le lundi 6 mars. si quelqu’un a ce résumé, pourraît-il me l’envoyer à mon adresse e-mail : nawal_taufik@hotmail.com merci infiniment
http://us.share.geocities.com/tslinparis/THESE-entiere.pdf
je voudrai avoir une formation en pétro-chimie pour cela j’aimerai s’avoir quelles sont les conditions à remplir. MERCI
j’aimrai savoir qu’elles sont les conditions a remplir pour faire une Etude en Pétrochimie ? et qu’elles sont les différentes branches qu’ils contient ? et les ouvertures d’embauches apres la formation ?merci
j’aimerai savoir qu’elles sont les conditions à remplir pour faire une Etude en Pétrochimie ? qu’elles sont les differentes branches qu’ils contient ?y’a t il les possibilités d’emploi apres la formations ?
Bonjour à tous, Je rébondis sur ce thèse de coopération chine-afrique que j’ai trouvé intéressant. J’ai lu toutes les réactions et je dois dire que je suis super heureux de nombreux témoignage.
A mon seul regret, c’est que je trouve que c’est toujours le même problème chez les africains. Au lieu de chercher à trouver une solution, on continue à polémiquer. Je me permets de dire que le DEVELOPPEMENT passe par la CREATIVITE dont elle-même vient avec la proposition d’idées.
Certes, le problème décromatique est un frein au développement de l’Afrique. Mais de là à dire que sans démocratie l’Afrique ne peut pas se développer, c’est à mon avis se fier à la fatalité.
J’opte pour un optimiste africain qui doit réfléchir à une stratégie basée sur le potentiel africain et sur un transfert technologique....
Ibu
aidez moi svp. je recherche une ecole chinoise sur laquelle il y a eu un reportage et qui abrotait des etudiants africains en economie ou en commerce. merci
BONJOUR
Je suis de la santé et je désire faire une spécialisation en chirurgie esthétique dans une école chinoise. Je voudrais que vous m’aidiez obtenir une bourse. Je suis ivoirien vivant en CÔTE D’IVOIRE et travaillant dans un centre hôpitalier régional de côte d’ivoire au service de chirurgie. MERCI
je suis très content en lisant toutes les reflexions des amis en ce qui concerne le developpement de l’Afrique. Personnellement,je pense que les pays Africains doivent savoir utiliser les managers scientifiques comme ressources pour leurs developpement. Ceux-ci pourrons reflechir et trouver des solutions concretes pour arriver à sortir leurs pays dans le sous developpement en appliquant la strategie de l’autonomie . En plus , former d’avantages les managers et savoir les utiser dans les pays . si possible de me communiquer les sites qui traites le sujet du managemet
merci
je cherche un site internet qui peut me renseigner sur le management car, j’ai besoin des informations dans ce domaine qui est encore nouveau chez nous dans le Pays. En plus , je veux savoir pourquoi le management est encore peu connu en RDC du moment où il y a quand meme des cadres formés dans ce domaine. Quel difference y’a t’il entre la RDC et la Belgique sur le plan développement. Merci d’avance pour les reponses
Une chance oui mais......... Les chinois sont en Guinée Conakry depuis le debut des années 60 : les principales réalisations sont le Palais du Peuple de Conakry, la Briqueterie de Kankan, le Barrage hydro électrique de Kinkon, des équipes médicales chinoises,etc. Seul point d’inquitétude : comment assurer ce transfert de technologies : bien que les données changent avec le nouveau contexte, les chinois après plus de 4 décennies de présence évaluent à leur juste valeur le fruit de leurs recettes. Les guinéens ont été associés aux travaux mais les étapes délicates dans les interventions ne passent jamais en présence des nationaux. La question clé n’est pas seulement de savoir quel mécanisme pour assurer ce transfert de technologie mais aussi comment contrer la Mafia Chinoise en pleine expansion pour atteindre l’objectif de développement souhaité.
Bonjour ! Je suis très content d’avoir lu ls choses sur la Chine et je voudrai faire savoir aux africains que l’Afrique à effectivement besoin de la chine pour son developpement,cependant il faut faire très attention à un envaillissement de ce continent par les chinois.
Le Tchad pays d’Afrique centrale à grandement bèsoin de la chine pour son developpement.puisque la chine une fois en Afrique met sur ls marchès africains ses multiples articles industriels,et le Tchad dans ce domaine a bèsoin grandement de la Chine pour se developper.
"Nous souhaiterions que la Chine dirige le monde et quand ce sera le cas, nous voulons être juste derrière vous." de olesegun Obasanjo Comment est ce possible ?Devons nous toujours derriere, ?a t-il mesure l’ampleur de cette phrase ?De la part d’un president s’il vous plait
Bonjour freres africains. Je crois que mon intervention sur le sujet est tardive, mais mieux vaut tard que jamais. Je commencerais par m’excuser de l’absence des accents dans mon document, parce que je me trouve exactement en chine et que mon clavier est en anglais. Alors moi je voudrais bien comprendre qu’est ce qu’on appelle une puissance economique. Parce que je suis en Chine aujourd’hui et je frequente la chine la chine depuis 1990, c’est quoi les criteres d’une puissance economique ? Par ailleurs je vous invite a lire ces quelques donnees sur l’aide recu par la Chine des vraies puissances economiques du monde. Pour finir je vous rappelle qu’ici en chine un professeur d’universite avec habilitation gagne 3000 RMB(350 usa dolars par mois), et que les chinois qui sont dans la recherche apprennent au Japon et aux usa quand nos pays nous envoient ici dans des universites ou les structures sont aussi vestustes si ce n’est plus vetustes qu’en Afrique. En plus jusqu’a preuve du contraire les chaines de production chinoises sont tenues dans la partie conception et developpement par les europeens, les japonais et les americains. Sans oublier qu’ici le peuple ne sait pas ce que ca veut dire developpement et puissance economique, les populations locales continuent a fuir en masse par tous les moyens cette puissance economique. Cela personne en Europe n’en parle, mais nous les africains nous devrions nous poser les questions simplement en regardant le type de chinois qu’on trouve dans la rue a Yaounde, Douala, Abidjan, Libreville et Lagos pour ne citer que ces quelques villes africaines. L’Afrique n’a rien a tirer du pseudo developpement de la chine. L’Afrique doit etre penser par les africains eux memes bien sure en regardant chez les autres pour ne pas reinventer la roue. Merci et bien des choses aux africains
JE PENSE QUE L’entrée de la chine sur le marché africain est un véritable danger pour la stabilité du continant visité mon blog
je suis tres ravi à plusieurs lecture sur l’aide de la Chine au pays Africains, c’est bien mais je tire l’attention de tout africain, nous devons savoir que la chine ne vient pas pour nous developper, faissons attension car ce pays cherche son expension sur les richesses des pays africains. que nos dirigeants fassent beaucoup attention à ce mostre pays. que l’histoire de l’Europe nous enseigne.