
L’hebdomadaire Jeune Afrique - qui en est aujourd’hui à sa 46 ème année - peut se vanter d’être l’un des plus anciens organes de presse qui traitent des problèmes du continent africain. Il a été créé à Tunis le 17 octobre 1960 - pendant ce que nous appellerons avec Kourouma les soleils des indépendances... Toutefois, la préoccupation de cet hedomadaire a été depuis ces dernières années de s’ouvrir à "l’international". Est-ce dans cet esprit que le qualificatif "intelligent" fut rajouté au nom emblématique Jeune Afrique il y a six ans, à la grande stupéfaction des lecteurs ?
Et comme me le rapportait un vendeur de journaux aussi bavard que ma concierge : il y avait déjà L’Idiot International, et voici que nous avons désormais
"L’intelligent"... En plus, le nom "Jeune Afrique" apparaissait tout petit sur la couverture de l’hebdomadaire, tandis que la nouvelle appellation d’origine incontrôlée, "l’Intelligent", crevait les yeux avec sa couleur jaune or. On en était à se demander si l’idée de ce magazine n’était pas de s’éloigner du nom Jeune Afrique, d’entrer dans une espèce de neutralité. Certains ne lisait plus Jeune Afrique, mais L’Intelligent !
L’intelligent ? C’est certain que cela paraissait presque comme une vanité de la part de ce magazine malgré les louables explications du Président-Directeur général, directeur de la publication, Béchir Ben Yahmed. C’est en effet lui-même qui décida que l’hebdomadaire ait désormais pour nom Jeune Afrique/l’intelligent. Il revient aujourd’hui sur ses raisons, et on peut les lire dans la dernière livraison du magazine (numéro 2355) désormais modestement appelé Jeune Afrique avec un sous-titre qui coupe court aux débats : Hebdomadaire africain et international indépendant. Béchir Ben Yahmed tient un éditorial devenu légendaire et intitulé "Ce que je crois". Et dans cet éditorial, voici comment il explique cette hoistoire de changement de nom de son hebdomadaire :
"Il y a six ans, nous avons osé ce que nous-mêmes, à l’époque, avons appelé une audace. Nous nous sommes imposé - et plus grave, nous vous avons imposé - le changement de titre de notre... hebdomadaire./.../ Jeune Afrique est devenu Jeune Afrique/l’intelligent. Cela s’est fait à mon instigation, mais je vous prie de le croire, ce n’était pas par lubie ni caprice".
Et pourquoi alors revenir six ans après à l’ancien nom Jeune Afrique ? Béchir Ben Yahmed répond avec conviction :

"L’attachement viscéral au nom mythique "Jeune Afrique" est demeuré très fort. Je constate comme tout un chacun que la décison mise en ouevre il y a six ans n’a pas rallié vos suffrages et n’a pas donné les résultats que nous escomptions. Il nous faut donc nous résoudre à l’annuler. Sans pour autant revenir au statu quo ante, car en six ans, votre journal s’est modifié pour devenir africain et international"
Ce qui est intéressant c’est que Béchir Ben Yahmed a reconnu son erreur. Et il est toujours pathétique de voir un grand chef passer à confesse, illustrer la faillibilité humaine. Et pour que cela soit très clair et définitif, le responsable de l’hebdomadaire convoque la sagesse chinoise :
"... car je suis, et cela depuis des décennies, le modeste

disciple du grand Deng Xiaoping, fondateur de la Chine moderne..." Deng Xiaoping qui énonçait les préceptes suivants :
"Il faut essayer d’aller lus loin si on voit que c’est bon. S’arrêter, revenir en arrière si l’on s’aperçoit qu’on s’est trompé. Mon premier principe est de ne pas craindre de faire des erreurs ; mon second est de les corriger dès qu’elles apparaissent".
Bon, espérons que ce coup va passer et que Jeune Afrique ne va pas une fois de plus rallonger son nom...
Je suis de ceux qui se réjouissent le plus que l’ancien nom revienne. Ce changement de patronyme ne m’a jamais plu. Ce que j’ai le plus apprécié dans l’édito de BBY que j’ai dévoré comme d’hab’ lundi matin, c’est l’humilité avec laquelle l’homme reconnaît ce relatif échec. Quant à la phrase de feu Deng Xiao PING, nous devrions tous nous en inspirer dans nos entreprises quotidiennes : qu’elles soient amoureuses, professionnelles, familiale, amicales et autres. @+, M82
C’est déjà bien de reconnaître que l’on s’est trompé, ce qui est sûr Ben Ben Yahmed s’est rendu que son journal est depuis longtemps hors course des mutations qui s’opèrent en Afrique, et seuls les publi-reportages consacrés à des gouvernants incompétents qui maintiennent encore le journal. Pour ma part depuis longtemps je ne lis plus ce journal.
Encore une fois merci Alain MABANCKOU de nous apporter des si beaux sujets. J’en vois encore qui vont se donner à coeur joie en se payant la tête de Béchir. Aussi avant que cela n’arrive, je me précipite pour rendre hommage à ce GRAND HOMME, "digne fils de l’Afrique" (comme auraient dit certains propagandistes africains). J’en vois beaucoup qui jete la pierre aujourd’hui à Béchir Ben Yahmed, et pourtant je dois vous dire que cet homme a éclairé toute une génération d’Africain (la notre en particulier), et ce dans un contexte particulièrement difficile où JEUNE AFRIQUE devait faire face à des censures pouvant durer plusieurs mois dans un pays (suite à un article jugé anti-gouvernemental par le gouvernement du dit pays. Cela représentait des manques à gagner ENORMES pour JEUNE AFRIQUE qui pouvaient rompre son équilibre budgetaire lorsque les pays qui pratiquaient la censure s’appellaient Cote d’Ivoire ou Zaïre par exemple. JEUNE AFRIQUE ne s’était pas pour autant laisser aller à vendre son âme. Il restait de tout le temps dans sa droiture. JEUNE AFRIQUE n’a jamais trahi sa ligne éditorial pendant toutes les longues années de lutte en Afrique. C’est facile de critiquer Jeune Afrique aujourd’hui, mais à l’époque nous n’avions pas des télévisions par satellite ni d’Internet pour s’informer. on avait que la PRAVDA local et puis JEUNE AFRIQUE qui était le seul à nous renseigner OBJECTIVEMENT et de façon éclairée d’ailleurs sur ce qui se passait en Afrique et dans le monde. JEUNE AFRIQUE nous expliquait les choses face à la propagande de nos gouvernements dont les journaux nationaux se contentaient de chanter les louanges des "guides éclairés". Et il faut aussi dire que JEUNE AFRIQUE a tenue la draggée haute à l’autre émanation de la PRAVDA qu’était AFRIQUE ASIE cet hebdomadaire digne de l’organe central du PCCUS. Les "Ce que je crois" de Bechir Ben YAHMED dans JEUNE AFRIQUE furent des merveilles. Et bien souvent Béchir voyait juste. J’ai été un lecteur assidu de "Ce que je crois". Et Béchir s’est rarement trompé. Souvent l’histoire lui a donné raison. Et pourtant qu’est ce qu’il se mouillait dans ses "ce que je crois" !!!! Enfin je voulais apporter ce témoignage que j’avais déjà livré il y a plusieurs mois (sinon année) sur le forum de Congopage. A ma connaissance, JEUNE AFRIQUE ne fut censuré qu’une seule fois au Congo-Brazza. Ce fut le numéro qui avait titré sur l’assassinat du Président Marien NGOUABI en 1977. J’avais 14 ans à l’époque. j’étais en classe de 4ème au Collège. Mais je m’en souviendrai toute ma vie. Nous avions été coupé du monde entier par les autorités militaires congolaises qui les larmes aux yeux s’étaient aussitôt installées au pouvoir après la mort de NGOUABI, en nous promettant de poursuivre l’oeuvre du président Marien NGOUABI "assassiné par l’impérialisme aux abois" (comme le disait le communiqué officiel annonçant au peuple la mort du président Marien NGOUABI dans la torpeur qui s’était emparé de ce même peuple congolais qui vivait son 1er assassinat d’un Président de toute sa petite histoire). Marien NGOUABI assassiné par "L’impérialisme aux abois", un Comité Militaire du Parti composé de 11 membres pris le pouvoir pour organiser (disaient-ils) les Obsèques du Président. Décrétant par la même occasion un couvre-feu pour une durée d’1 mois avec "interdiction de rassemblement de plus de 5 personnes" (selon les termes d’un deuxième communiqué officiel). A la radio nous n’avions plus que de la musique militaire et des chansons mortuaires se faisant l’écho du peuple qui pleurait son chef (toujours selon les communiqués officiels). On essayait de capter RFI pour avoir des nouvelles autres que la version officielle. Mais curieusement RFI se faisait avare d’Informations également à ce sujet. Alors nous savions que seul JEUNE AFRIQUE pouvait nous renseigner réellement. On attendait donc avec impatience la parution du prochain numéro de JEUNE AFRIQUE. malheureusement, à sa sortie, ce numéro de JEUNE AFRIQUE fut saisi au Congo par les autorités militaires. Quand on se rendit dans nos coins de vente habituel de JEUNE AFRIQUE. On ne vit pas ce numéro de JEUNE AFRIQUE. On s’était dit aussitôt qu’il y a anguille sous roche. Les frontières congolaises étant fermées, nous avions réussi à apprendre néanmoins grâce à nos frères de KINSHASA que le dernier numéro de JEUNE AFRIQUE parlait de l’assassinat du Président Marien NGOUABI. Alors, nous avions réussi à nous organisé pour faire rentrer clandestinement via KINSHASA, quelques numéros de JEUNE AFRIQUE. Et ce sont ces quelques numéros là, qui firent le tour de Brazzaville sous le manteau. Quand tu avais fini de lire, tu partais le glisser clandestinement à un voisin, qui lui faisait de même, ainsi de suite. ET ON NE COMMENTAIT PAS. CHACUN GARDAIT L’INFORMATION POUR LUI. Je me souviens que le code que mon grand frère m’avait donné pour me dire que le journal est à ta disposition c’était de me dire : "Il y a à manger pour toi dans la chambre". Et je partis me cacher dans la chambre pour lire ce numéro de JEUNE AFRIQUE et quand nous avions fini. Mon frère le mis dans son pantanlon (heureusement que la légende du sexe surdimensionné des noirs existe) pour aller le donner aux voisins. Le journal circulait uniquement entre collégiens, lycéens et étudiants. c’était un réseau des jeunes en fait. Mais si on vous surprennaient avec c’était la prison et la tabassage par les militaires. Voilà comment JEUNE AFRIQUE avait pu nous éclairer, nous jeunessse congolaise sur ce qui se passait réellement au Congo à ce moment là. Tout le monde se souvient de cette photo dans JEUNE AFRIQUE montrant les 11 membres du CMP (Comité Militaire du parti) en tenue camouflée, brassard noir noué autour du biceps gauche en signe de deuil. Sous cette photo, JEUNE AFRIQUE mit pour légende : "Les assassins du Président Marien NGOUABI avaient sûrement des complices dans l’armée". Et c’est cette phrase qui dérangea les nouveaux hommes forts du Congo parmi lesquels en tête le Colonel Joachim YHOMBY OPANGO, secondé par le Minsitre de la défense un certain Denis SASSOU NGUESSO (commandant à l’époque) et en 3ème position le taciturne Commandant (à l’époque), Louis Sylvain NGOMA, puis 8 autres, tous compagnons d’armes du Président assassiné, et s’autoproclamant "fidèle continuateurs de son oeuvre", devant un peuple pourtant dubitatif. Nous avions compris tout le sens que Béchir Ben YAHMED voulait donné à la phrase : "Les assassins du Président Marien NGOUABI avaient sûrement des complices dans l’armée". Car nous savions lire du Béchir Ben YAHMED. Nous avions appris à lire Béchir Ben YAHMED. Il y avait comme une complicité entre Béchir et la jeunesse africaine. Il nous parlait de façon presque codée afin d’échapper parfois à la censure. Malheureusement même ce code qu’il utilisa envers le peuple congolais suite à l’assassinat de NGOUABI, ne passa pas à la censure congolaise. La revue fut saisie à sa descente d’avion à Brazzaville. Nous dûmes donc clandestinement aller chercher des numéros de JEUNE AFRIQUE à KINSHASA car nous savions que Béchir allait nous parler. Et il nous parla. Je tenais à rendre cet hommage à JEUNE AFRIQUE et à son Directeur Béchir Ben YAHMED qui aura fait beaucoup pour l’Afrique. A l’heure où malheureusement JEUNE AFRIQUE souffre des maux que connaissent tous les journaux à travers le monde. Après avoir longtemps resisté, JEUNE AFRIQUE a malheureusement comme même certains grands journaux dans le monde (dont le quotidien français LE MONDE) finit par vendre une partie de son âme pour survivre. Aussi j’étais très content quand JEUNE AFRIQUE changea de nom pour devenir l’INTELLIGENT. Ce ridicule avait au moins l’avantage d’éloigner le torchon qu’il était entrain de devenir, de cette REFERENCE HISTORIQUE AFRICAINE qu’était l’hebdomadaire JEUNE AFRIQUE. Puisse ce retour au nom de JEUNE AFRIQUE soit également un signe de retrouvaille de la partie de son âme perdue entretemps.
Blaise KIBONZI
Post-à-la-blaise-Kibonzi, bien sûr, comme l’aurait dit Edwidge H.
Blaise
Très belle démarche en effet que de revenir à l’ancienne appellation plus sobre et porteuse du mythe et de l’espoir d’une Afrique "jeune", en construction...Et puis on ne cherchera plus entre les pages les traces de l’intelligence mais celles plus engageantes de l’objectivité et de la cohérence... des points de vue s’entend ! Cependant, ne s’agit-il pas aussi d’aller au-delà de l’éternel jeunesse de l’Afrique ? C’est à dire qu’il faut se battre pour une Afrique responsable, maître de ses moyens et destin ? N’est-ce pas mon cher Alain qu’on va pas rester de petits-fils nègres mais des adultes qui pensent ? ou les deux ? revivre notre âge d’or et aussi embrasser le présent ? Edem
Merci à toi Alain de nous donner l’occasion de regretter que cette "jeune afrique" combattante des libertés comme la lecture, les études... ne puisse pas bien faire la place non pas à une certaine afrique intelligente mais à une afrique revendicatrice de son passé volé et de son futur confisqué...
C’est de moi le post précédent.
J’espèrais bien un nouveau titre du journal comme une afrique confisquée par quelques belliqueux africains en mal de puissance et de singerie des autres prédateurs.
"Jeune Afrique" avait cesse d’etre l’hebdomadaire de reference des que l’Afrique s’etait ouverte au pluralisme democratique au debut des annees 90. L’arrivee des journaux prives echappant au controle des gouvernements dans les capitale africaines avait sonne le glas de cet hebdo. Il doit son existence jusqu’alors qu’a son carnet d’adresses des palais presidentiels africains. Plusieurs cadres de la redaction tels les Senen, Placca et autres avaient ete contraints a la sortie, pour avoir critiquer la collision entre journalisme et agens publicitaire et/ou ou publi reporter. Un confrere, ancien de cet hebdo me racontait a Geneve, comment en 1999 son boss, Bechir Ben Yamed, lui demandait de profiter de ses visites en Afrique pour demarcher la publicite ! Lui disait qu’il etait journaliste et non agent publicitaire... Mathieu
(suite et fin) A la fin, les deux ne s’entendaient plus. Ce que JA possede encore d’utile a l’Afrique ce sont ses archives. Pour le reste, je ne vois pas comment JA peut-il redevenir dans les coeurs des lettres africains sans passer par des mutations profondes : repenser la ligne editoriale, etablir par exemple des redactions (par region peut-etre)sur le continent meme, lance des supplements "Education" et "football", etc. Que tout ne soit pas vu et fait a travers le prisme de Paris. Ou il ressere la cible, le lectorat, en centrant JA sur les Africains d’Europe ou de la diaspora ! De toute facon ce qu’il est aujourd’hui. Et c’est ca sa faiblesse. Alors que JA devait etre du cote des peuples africains sans etre enemis de ses elites/dirigeants. Or, c’est bien ceux-ci qui donnent la rente publicitaire a JA. J’avoue qu’en tant qu’entrepreuneur, la tache de M. Ben Yamid n’est pas aisee. Mais comme journaliste, l’independance de l’info et la distance par rapport aux regimes africains devraient le conduire a etablir une claire ligne entre ses services commerciaux et sa redaction. Lorsque vous lisez les papiers de M. Francois Soudan (j’aime sa plume, mais pas sa proximite avec les despotes africains)en depit de l’intelligence que l’on y retrouve, force est de remarquer que bien des fois ca sent du publi-reportage... Mathieu
Je partage ton avis, frère BAKIMA. Quant à ton ami là, tu pouvais dire son nom car tout le monde connait l’histoire. Cependant je n’avais pas apprécié (mais vraiment pas du tout) la façon que ton ami là, avait emmené l’affaire sur la place public avec presque des accusations racistes envers Béchir. C’était un comportement typiquement de noir. A savoir, épidermique ! En tout cas il n’en n’était pas sorti grandi à mes yeux. Et toujours cette façon des noirs d’accuser les autres de racistes. Y’en a véritablement marre. J’en ai marre de ce coté pleurnichard des noirs, qui revendiquent tout en attendent qu’on leur apporte. Mais faisons bon sang !!! Pourquoi donc les noirs n’ont-ils pas leur propre journal à eux en Afrique et qui marche ? Béchir lui tient un journal depuis des decennies et ça marche même s’il approche aujourd’hui à sa fin. Mais comme je l’ai dit dans mon long post précédent, la crise que subit aujourd’hui JEUNE AFRIQUE ne lui est pas spécifique. C’est toute la presse écrite mondiale qui est touchée à l’exception dit-on des journaux anglais. Même (et surtout) dans le monde des quotidiens, le très sérieux quotidien français LE MONDE s’est livré à un relookage et a fait rentrer la pub depuis longtemps. Et même la vieille dame "Libé" s’est offert un lifting très onéreux pour avoue t-elle plaire aux jeunes.
Blaise
La première fois que j’avais écris dans un journal, c’était bien dans "JEUNE AFRIQUE" que j’ai découvert au Maroc, à Rabat, dans le quartier populaire Yacoub El Mansour. Mon courrier a été publié et je remercie ce journal de m’en avoir donner l’occasion. Tous les matins, je me rendais au centre-ville, Boulevard Mohammed V, pour m’en procurer. Je redécouvrais donc l’Afrique. De retour à Paris, j’ai continué à le lire pour découvrir les informations sur l’Afrique. Béchir Ben Yahmed représentait pour moi un Grand Africain. Malheureusement, en découvrant certains publi-reportages consacrés aux pays connus comme le Maroc, j’ai été deçu. Pas d’analyse sérieuse, juste de la publicité pour le royaume chérifien. C’est comme si tout allait bien dans ce pays. Ce n’était pas une façon d’aider ce pays emergent en occultant certaines réalités. Par exemple le tourisme sexuel auquel j’ai vu des choses inacceptables ailleurs et incompréhensibles et que le gouvernement semblait encourager. Pour Israël, j’étais tout à fait d’accord avec les analyses de BBY dans son "Ce que je crois". Je m’en détachais lorsque le journal faisait les éloges d’un dictateur africain, ou maghrebin (arabe). L’Hebdomadaire qui était désormais "Intelligent" ne séduisait plus. On voit bien qu’il manquait des belles signatures de jadis, très ancrées sur l’Afrique. Francophone certes, "l’Intelligent" était devenu francophile. Avec ses critiques à tout va, sur les pays africains (qui n’avaient plus qu’une infirme place consacrée), beaucoup de cocoricos sur la France et sa politique africaine. On nous refaisait le coup de portrait d’hommes à poigne, des ministres de l’intérieur intransigeant sur l’immigration des Noirs venus d’Afrique subsaharienne.Un journal très français, quoi ! Aujourd’hui, "Jeune Afrique" revient "Jeune Afrique" ? Tant mieux. Mais attendons de voir. En espérant que le journal consacrera plus de place à l’Afrique noire, dans son ensemble. Pas seulement les pays francophones.Encore moins, le...Maroc ! Le français s’est développé dans les pays anglophones et lusophones. Un pays hispanophone du Golfe de la Guinée a le français comme sa deuxième langue officielle. L’Angola détient les cadres les plus francophones. Au Rwanda, en Afrique du Sud, le français se maintient. La RDCongo est un des grands pays francophones d’Afrique...ancienne colonie belge !En Egypte, on parle bien français aussi et l’anglais, avec l’arabe comme langue officielle. Bref,JEUNE AFRIQUE restera le journal de reférence pour tous ceux qui s’interessent au continent noir et de l’Afrique en général.
Alain SERBIN, lecteur attentif et assidu de JA depuis des années, je pense que bon gré mal gré, il n’existe pas ici bas un news mag capable de nous informer semaine après semaine sur l’Afrique. Beaucoup se sont cassés la gueule, dans cet univers si féroce. L’échec qui m’a le plus fait mal est celui de JB PLACCA (ancien du 16 bis rue d’Auteuil) qui a lancé en 1997 L’Autre Afrique, qui se démarquait complètement de JA par son ton extrêmement irrévérencieux à l’égard des Princes du Nord comme du Sud. A cette allure, l’absence de pubs conséquentes a « tué » ce journal pourtant d’excellente qualité. Les autres qui tiennent encore la route ( Africa International par exemple) sont pour moi de qualité très moyenne, malgré les efforts et la grande classe d’une Marie-Roger BILOA . J’y trouve trop d’erreurs, trop de fautes. Concernant les critiques que tu formules à l’égard de JA, je les partage en grande partie. Je ne trouve pas ce journal assez pugnace ; mais force est de reconnaître (à mon humble avis) que parfois ils « prennent des risques » et plus d’une fois, sous feu Hassan II le journal fut saisi, ce qui occasionna quelques pertes sur ce grande marché de 30.000.000 de consommateurs qu’est le Royaume Chérifien. C’est vrai que le tourisme sexuel fait des ravages au Maroc (les Agadiris peuvent très bien en témoigner), comme à Dakar aussi. Mais il est d’autres faits que ce journal a relatés comme la corruption qui est sûrement le 2ème sport pratiqué là-bas après le foot. Le plus grand reproche que je ferai à ce news mag est de ne pas assez nous parler de l’Afrique Anglophone qui, à mon avis tire un peu mieux son épingle du jeu que la francophone (Maghreb mis à part et questions du Sida mis à part). c’est vrai que François SOUDAN fait un papier sur SASSOU-NGUESSO et/ou Paul BIYA, j’avoue que je le lis en dernier car non seulement je n’apprends plus rien (peut-être parce que je connais trop bien ces mecs), mais en plus, je ne le trouve pas assez pugnace. La dernière interview du néo Pdt de l’Ua en est la parfaite illustration. Certes, nous sommes toujours très nombreux à regretter la mort de Sennen ANDRIAMIRADO, le départ avec fracas du très courageux JB PLACCA, le départ de feu Siradiou DIALLO, et en dernier ressort le départ de Francis KPATINDE, ce grand frère dont j’ai toujours apprécié la droiture, l’objec !ivité et le sens des responsabilités. Il en va ainsi des Hommes et des Entrprises qui arrivés à certains points de divergences pèsent le pour et le contre, et lorsque l’équilibre souhaité n ‘est plus atteint, la rupture est inévitable. Moi aussi les incessants publi-reportages dans ce journal me gavent. Mais je m’interroge : s’ils les suppriment, où trouveront-ils le flouz pour vivre ? A ce que je sache, seul le canard enchaîné (cas de l’Hexagone tout au moins) arrive à vivre sans pub. Le lectorat de JA a d’autres préoccupations quotidiennes que de mettre des sous dans un journal. Quel qu’il soit. @+, M82
Cher Alain Serbin, à mon avis le mérite du JEUNE AFRIQUE "historique" (je l’appelerai comme cela) fut d’être avant tout un journal d’Information. Même si en toile de fond on voyait bien un coté engagé. Mais l’accent était d’abord porté sur l’Information et l’information en géopolitique. Et de ce point de vue je crois qu’ils ont réussi. Aucun journal au MONDE ne nous aura éclairé autant sur les problèmes du continent africain. Certes il n’y avait pas assez de colonnes sur le tourisme sexuel au MAROC, mais sur le POLISARIO qu’est ce qu’il y en a eues.
Blaise
"Sur le POLISARIO", je voulais dire sur "LE SAHARA OCCIDENTAL".
Excusez-moi ce lapsus, somme toute ....révélateur. Et justement c’était tout à fait cela JEUNE AFRIQUE.
Bravo Béchir Ben Yahmed.
Blaise
Alain, je crois, de mémoire, que la dénomination "jeune Afrique /l’Intelligent" était une transition qui devrait mener, au bout d’un certai nombres d’années, de Jeune Afrique à l’Intelligent.Le petit Jeune Afrique au dessus de l’intelligent était appelé à disparaitre. c’est en tout cas ce que BBY avait annoncé lorsqu’il avait décidé, non pas de rallonger le nom de son journal, mais de le changer.Edwige H.
A Alain Serbin et Blaise Kibonzi. Alain, pour aller dans le meme vase d’idees que toi, je prendrais l’exemple de la Tunisie, pays dont est originaire le patron de JA. Ce pays a reussi a mettre en place une economie diversifiee et ses exportations sont au dessu de ceux de certains pays Est europeen qui sont a la porte de l’UE ou viennent d’integrer cet ensemble. Mais voila qu’a cote de ce succes economique, il y’a des problemes graves de violation des Libertes politiques et des Droits de l’Homme. Et bien sur des problemes de repartition equitable de la richesse nationale en Tunisie. Jeune Afrique, Intelligent ou pas intelligent n’aborde guere ou peu de facon poussee ces problemes qui ne sont pas certes propres a la Tunisie, mais a toute l’Afrique. L’interet et le respect du lecteur Tunisien et/ou Africain devrait conduire la redaction de JA a reporter ce qui ne va pas en Tunisie, comme il sait le faire sur ce qui marche dans ce pays (publi-reportage en articles et comentaires obliges). Bref... A Blaise, je pense comme tu l’as compris on dit la meme la chose. Mais seulement voila : la couleur de la peau, l’emotion et autres defauts des Africains que tu trouves pathetiques que mon confrere avait fait montre n’ont rien a avoir avec ce sujet. C’etait peut-etre une facon pour toi de me dire que tu connais le sujet, ce qui est bien, mais mon frere Blaise, arretes de te plaindre des Africains. Les autres sont peut-etre pires(rire) ! Vivant et travaillant dans un environnement multiculturel, j’ai appris a comprendre que l’Africain n’est la pire des especes. On en trouve partout les emotifs et autres plaintifs... Bien a vous deux. Mathieu
Allons allons messieurs et dames un peu de moderation. Le publi-reportage n’est tout de meme pas une exclusivite de Jeune-Afrique voyons. Tous les journaux le font, du moins tous les journaux qui marchent encore car la plupart de ceux qui veulent faire exclusivement du journalisme d’information se cassent les dents et ferment boutiques(cas de l’Autre Afrique et afrique Education).Question d’epoque aussi car avec la domination d’internet et le pouvoir de la tele combien d’entres-nous se ruent encore sur le journal en papier. Je lisais quelque part que le president de l’UA a paye 150.000$ dans le New york times ou New york Sun en septembre dernier pour que l’on y dessine son portrait de grand homme d’Etat(je ne sais pas si c’est vrai ou faux)mais je le dis juste pour rappeler que la fameuse independance des medias est un leurre. Pour ceux qui ont le malheur d’etre en Amerique du boucher comme moi, ils se rendent compte par exemple que la chaine FOX est ouvertement pro-republicaine et que les chaines ABC et CNN penchent plutot pour les democrates. Pour revenir a Jeune Afrique, que dire de plus sinon qu’au moins il nous donne l’illusion d’avoir un journal africain fait et ecrit par des africains.quant au reste, ce sont les exigences du monde moderne qui obligent ceux qui comprennent les choses a s’adapter.
Cher Mathieu, ce que j’adore avec toi (rires) c’est que tu me donnes des belles balles de match. Une fois de plus tu es en plein dedans. Tu es entrain de critiquer le journaliste tunisien Béchir Ben Yahmed pour ce qu’il ne dénonce pas en Tunisie. Mon frère donne moi la référence d’un seule journaliste congolais qui fait du travail à la hauteur de BBY. C’est ça qui me tue avec les africains mon frère. On ne fait rien d’efficace. Et quand il y a un qui fait quelque chose tout ce que l’on trouve à faire c’est de le critiquer. OUI, mon frère BAKIMA, je suis pour le "GLOBALEMENT POSITIF". mais la vraie (et non pas à la Georges MARCHAIS avec le bilan de l’Union soviétique). Le bilan de Béchir est GLOBALEMENT POSITIF. ACCLAMONS-LE. Je me souviens aussi que dans les années 80, nombreux ceux les "intellectuels" congolais par exemple qui critiquaient la "liberté de presse", à la sénégalaise. Je me souviens d’une discussion que nous avions eu au parlement des étudiants africains à POITIERS. Je disais au moins les frères font quelque chose et apprennent petit à petit leur métier. Ils ne vont pas danser au mbalax à longueur de journée en attendant la mort d’Abdou DIOUF. Et voilà que lorsque l’ouverture démocratique s’est fait sur le continent, les frères et soeurs sénégalais avaient déjà une longueur d’avance de ce coté là. Et ils tentent aujourd’hui de s’imposer comme ce fameux 4ème pouvoir, même si ça reste difficile. Donc quand tu parles de BBY qui dit rien sur la TUNISIE. Au moins le monde entier sait qu’en TUNISIE il y a des journalistes qui sont jetés en prison et d’autres qui font la grève de la faim pour revendiquer leur statut. Qui sait si c’est pas des "bébés" Béchir ? Et en tout tu ne vas quand même pas me dire que c’est pour avoir chanté les louanges du "guide éclairé" Ben ALI que ce dernier les a jetés en prison. Béchir Ben Yahmed a mené un travail très ....INTELLIGENT avec JEUNE AFRIQUE.
Blaise
ps : je parle de "JEUNE AFRIQUE" canal historique bien sûr.
Blaise
Ah que je t’adore Blaise Kibonzi. Dommage que ton coer soit déà à Binetou Fall ( qui a disparu !) J’ai rarement rencontré des gens avec lesquels je partage autant d’idées. Kelman, dernières nouvelles, Youssef Fofana, Gbagbo et maintenant Jeune Afrique et BBY. Sur Jeune Afrique et BBY, tu as tout dit et je n’ai rien à rajouter. Je sors toujours cette phrase aux pourfendeurs de ce journal : " critiqué, villipendé, insulté mais toujours imité et jamais égalé" Et je mêle ma voix à la tienne pour rendre hommage à ce grand homme qu’est Béchir Ben Yahmed. C’est vrai, on peut lui reprocher, preuves à l’appui, beaucoup de choses, mais il n’ya pas deux africains qui ont pu créer et tenir pendant 46 ans, un journal qui est devenu, quoiqu’on dise, une référence. Edwige H.
Arrête Edwidge, tu vas faire des jaloux (rires). Le sentiment est partagé Edwige. J’ai trouvé mon bonheur grâce à Internet. Internet m’a permis de rencontrer des africains qui pensent comme moi et que je n’aurais jamais pu rencontrer autrement. Longtemps et presque depuis que je suis né, je croyais que j’étais seul au monde (avis à SAMI). J’ai vécu pendant 22 ans dans le doute total jusqu’à ce que j’arrive en FRANCE, qui fut ma 1ere libération et que "Dieu créa l’internet" qui m’a épanoui. Je peux maintenant mourir tranquille (mais le plus tard possible comme dirait l’autre). J’ai plus besoin de laisser ce livre que je voulais laisser. Désolé en ce qui concerne Binetou, je l’aime trop. Elle a pris toute la place qui restait. Mais qu’est ce que je t’apprécie aussi Edwidge H.
Blaise
Que pense notre cher nicolas de Jeune Afrique ? Il en fut, si mes souvenirs sont bons...
A Boris et a Blaise. Boris, tu n’as pas raison d’affirmer que tout ceux qui font du journalisme d’information finissent par mettre la cle sous la port. La tele et Internet ne sont pas, de mon point de vue, des concurrents de la presse au sens ou tu sembles le penser, mais la realite est qu’ils se completent. De nos jours, les quotidiens, les hebdo, les mensuels ont bien des sites Internet reprennent largement les articles qui sont sur le support papier du meme organe. Toi et moi Boris lisons The Post version papier tous les jours ou presque. Pourtant quand il neige dans la region et qu’on ne peut pas sortir, nous lisons le meme canard dans sa version Net depuis chez nous... Boris, quand grace l’invention de l’Italien Marconi, l’ancetre de la Radio a vu le jour, les sociologues et autres specialistes des sciences sociales en predit la mort de la presse. Et pourtant, bien qu’engluer dans des problmes de survie importants, du a la baisse du tirage, la presse vit tout de meme. Il faut relativiser le declin de la presse ecrite. En plus, ce declin est regional. Au Japon, la presse reste economiquement viable. Ce qui n’est pas le cas en Europe. Et meme dans la vieille Europe, les pays de la Scandilavie et l’Angletere ne sont pas loges a la meme enseigne que les pays du Sud, comme la France ou l’Italie, l’Espagne, etc. Le probleme Boris de BBY et de son JA, c’est pas le recours aux publi-reportages qui est bon ou mauvais, et qui a pu sceller la mort annoncee de JA dans sa veriosn actuelle. C’est l’absence bien des fois d’une demarcation claire entre ses services commerciaux et sa redaction qui pose probleme. Je sais que pour ceux viennent au metier de journaliste par effraction, l’aspect deontologie ne veut rien dire. C’est comme un medecin qui refuse de respecter le sermon d’Hypocrate. Lorsqu’on demande a son reporter qui est sur le terrain pour couvrir un evenement de ramener la pub au siege a Paris, on sort du cadre du journalisme. Mathieu
(suite) Imagines toi un journaliste qui couvre une election presidentielle redoute dans un pays africain. L’opposition et la commission electorale se plaignent deja d’un pretendu tripatoullage des listes elctorales par le pouvoir. Et ce dernier reste de mabre. Et un peu plus tard le ministre du petrole du gouvernement apprend qu’un journaliste de JA negocie un contrat publicitaire avec la compagnie nationale de petrole. Et a la fin, JA remporte le marche. Penses tu Boris que l’article de ce journaliste sera t-il impartial ? Apres tout c’est un homme de chaire et de sang. C’est pas un sur-homme. Boris tu connais ma formation de base et mon engagement pour la liberte de la presse au Congo. Je ne ferais pas de la critique-critique de BBY et de son JA. Non. J’ai du respect pour le patron de presse. Mais le journaliste a manque d’arrimer son canard a la soif de changments nee dans decennie 90 en Afrique. Il faut le reconnaitre. On ne peut pas tout ecrire sur cet espace. Boris trouves un week-end de libre pour qu’on poursuive cet echange les yeux dans les yeux (sourire) ! Quant toi mon cher Blaise, j’eprouve de la peine a parler de moi-meme, comme tu sais le faire sans choquer. Moi je suis comme une brute. Qu’a cela ne tienne je vais essayer ! Tu vantes Bechir Ben Yamed qui n’aurait pas son comparable au Congo, ou des senegalais qui seraient en avance sur nous autres congolais. Retiens une chose : LE CONTEXTE POLITIQUE ET ECONOMIQUE est determinant dans le succes et la reusiite d’une entreprise de medias. Sais-tu que le president de ton ancien pays, le Congo et bien d’autres chefs d’Etats donnaient annuellement des millions voire des milliard de Frs a JA ? Alors que les orgnes de presse de leurs pays respectifs n’etaient pas viables. Mathieu
(suite et fin) Blaise, La Seamaine Africaine est le premier journal que j’ai lu. Ecolier, j’ai appris a lire par et grace cet hebdo catholique. Mais mon premier magazine, c’est JA bien sur. Quand apres mes etudes de premier et de deuxieme cycle en journalisme a Brazza, j’ai lance avec un groupe d’amis le premier journal independant de l’ere multipartisme au pays, je ne croyais pas que les difficultes extra-journalistiques allaient me conduire a faire un choix douloureux : ETRE PARTISAN OU DISPARAITRE. Mon cher Blaise, en d’autres termes verser dans le journalisme alimentaire ou jeter l’eponge. Dans un premier temps, j’avais choisi de vivre de piges et autres contributions pour La Semaine Africaine a Brazza, et dans le meme temps pour Ouest-France et quelque autres periodiques francais. Il fallait survivre moi et ma petite famille. Aujourd’hui, apres avoir anime le service francais de AllAfrica Global Media, une agence a l’Est de Washington-DC qui publit le site www.allafrica.com, j’enseigne les sciences sociales tout en faisant des piges quand cela est possible. Blaise si je t’ai parle de mon experience personnelle sur la place du village, c’est tout simplement et hymblement, pour de dire que j’avais et j’ai encore la” cote” au pays pour trouver des soutiens financiers qui m’aideraient a renouer avec mon journal. Mais ce choix, je n’en voulais pas deja. Je n’en veux toujours pas aujoud’hui. Par contre, je connais des camarades de fac qui eux sont sur place au Congo et menent une vie materielle au dessu de la mienne grace au choix qu’ils ont fait de verser dans l’autre journalisme, celui qui te conduit dans les palais presidentiels et les palaces des ministres, pour monnayer ta plume. Ce meme choix qui eloigne le journaliste de voir quoditien des populations, ses lecteurs. Pour te repondre sur l’autre question, je ne me vois pas plus petit qu’un journaliste tunisien ou senegalais, americain ou vientamien, etc. Chacun est journaliste tout simplement. La difference c’est l’impact que nos ecrits ou nos propos peuvent ont de positif en faveur des gens pour qui on ecrit. Et sur ce point, je ne sais pas si les lecteurs tunisiens et maghrebins pensent que JA les accompgne dans leur soit de plus de liberte et de justice sociale. Tu sais Blaise, sur certains aspects, mieux vaut vivre dans un pays d’Afrique noire qu’en Tunisie ou une marche peux vous couter la prison ! Bon, ecoutes, je fais la encore une balle de match, comme tu dis. Cette fois je monte au filet. Attends toi a un revers de droite (rire) ! Desole le village ceci un Post-a-la-Blaise-Kibonzi !!! Mathieu
Salim m’interpellant, il faut que je réponde... J’en fus, j’y ai toujours des amis et des gens que j’admire, et je suis content du retour au titre historique. J’ajouterai que je n’y a jamais écrit le moindre publi-reportage. Tout au plus me suis-je laissé aller à écrire un article sur le livre d’une personne que je connaissais, en l’occurrence toi, Salim (ah, la déontologie !). Pour être trop impliqué, j’ai souhaité rester hors de ce débat. Julien Gracq dit quelque chose de ce genre à propos de ses livres (de mémoire) dans Lettrines : "Vous me demandez ce que je pense de mes livres ? Infiniment plus de bien et infiniment plus de mal que vous." Ce sera, au fond, ma réponse.
Bonne réponse en effet, Nicolas.Difficile d’être juge et partie, on a forcément le cul entre 2 chaises, et ça fait peut faire mal aux roustons. @+, M82
BBY est surpris de sa propre initiative car n’ayant pas bien compris la leçon sur " soleils des indépendances " d’hamadou Kourouma et celle des pères de la négritude (je ne pourrai les citer tous,respect oblige au risque de n’oublier d’autres et leurs pionniers ),il s’était rangé du côté des détracteurs de l’Afrique, qu’il ramasse seul la mie de son pain.
Cher BAKIMA, je me suis réjouis en lisant ton post-à-la-Blaise-Kibonzi (il faut qu’Edwidge dépose un copyright sur sa trouvaille). J’ai trouvé ton analyse très interessante (les 2 premiers messages) et on est d’accord. J’ai trouvé également ton témoignage très saisissant (3ème message). Je ne suis pas journaliste et je ne suis pas du métier de la presse non plus. Mais pour moi un journaliste c’est pas d’abord l’impact qu’il peut avoir, pour moi journalisme c’est d’abord professionnalisme et DEONTOLOGIE. C’est cela qui fait avancer. Aussi en lisant ton expérience personnelle, ça ne peut que me réjouir, ça confirme également tout le bien que je pense de toi. Et justement cher BAKIMA, c’est ce travail là qu’il faut que nous commençions à faire au Congo. APPRENDRE A DIRE "NON !". Savoir ne pas vendre son âme. Et félicitations à toi de n’avoir pas vendu la tienne. TU AS DIT "BALLE DE MATCH" ? hé oui, tu m’en as donné une encore. Tu dis, (je te cite) : "Quand apres mes etudes de premier et de deuxieme cycle en journalisme a Brazza, j’ai lance avec un groupe d’amis le premier journal independant de l’ere multipartisme au pays, je ne croyais pas que les difficultes extra-journalistiques allaient me conduire a faire un choix douloureux : ETRE PARTISAN OU DISPARAITRE." C’est bien cela ce que j’ai toujours dit aux congolais : Tant qu’on aura pas mis la main dans le cambouis tout paraîtra facile comme ça le parait toujours aux yeux des congolais. C’est parce qu’on ne bosse pas que les choses nous paraissent si faciles. Nous on fait tout avec "n’ y a qu’à" et les "faut qu’on", le cul posé sur une chaise. Personne n’utilise ses jambes ni ses mains ni sa tête, sinon que pour bribouiller sur du papier. Mais moi ça fait 30 ans que je vous invite sur le terrain les gars. Venez et vous vous rendrezz compte combien c’est difficile. Les congolais n’ont même pas pu tenir les boutiques garnies qu’ils avaient extorqué aux Ouest africains en 1978. On ne sait rien faire mon gars, on a que la parlotte. C’est ce que j’ai toujours dit. Aussi je me satisfais à chaque qu’un congolais fait cet aveu d’impuissance après avoir essayé. Non, mon frère BAKIMA, je ne crois pas que le choix d’un journal au Congo soit entre "ETRE PARTISAN" et "DISPARAITRE" (comme tu l’as dit). C’est peut-être entre les deux comme c’est le cas pour la plupart des journaux dans le monde. Puisse cette expérience te servir pour la suite.
Blaise
Blaise, pour essayer de t’apporter un peu plus de details sur ce que j’entend par Choix Douloureux (ETRE PARTISAN ou DISPARAITRE), je t’avouerai que ma jeunesse d’alors ne m’avait pas permis d’avoir la maitrise des aspects commerciaux d’une entreprise de presse. Les notions theoriques du cours de gestion et d’economie d’entreprise des medias avaient vole en ecclats a l’epreuve de la pratique quotidienne du metier de patron de presse( c’est pourquoi malgre la critique, je respect BBY, rire !). Choix douloureux parce que je vivais(je crois toujours a la noblesse de ce metier), dormais et respirais journalisme. Je me voyais finir mes jours dans ce metier. Or le contexte social, economique et politique de mon pays (ton ex !!!) ne m’a pas aider. Tiens Blaise, lors des violences entre le pouvoir (Lissouba) et l’opposition (Kolelas et Sassou)en 1993 et 1994, le siege de mon canard fut visite et pille. La "separation" du pays en deux blocs fit perdre a notre journal(entrepirse) des recettes qui se trouvaient dans les villes inaccessibles de la partie Sud du pays. Nos partenaires de N’Kayi, Dolisie et Pointe-Noire ou nos services n’avaient plus etes du fait de la guerre, partirent avec d’importantes sommes d’argent par devers eux ! Blaise, pour te donner une idee : A la fin du conflit, a Pointe-Noire, la ville de notre chef du village virtuel, notre revendeur local refusa de verser de plus d’1.300.000 de Francs Cfa. Le mec etait devenu l’un des responsables de la jeunesse du parti au pouvoir a l’epoque. Il avait meme des garde du corps ! Un jour il profera des menaces de mort a l’encontre de notre jeune agent recouvreur !!! C’etait beaucoup d’argent pour une petite affaire commme la notre. Tu vois Blaise comment le contexte politique, economique et social est important pour le succes ou l’echec d’une quelconque entreprise. Mahtieu
(suite et fin) Oui mon cher frere Blaise, si on n’a pas un certain impact ou une influence limitee dans sa societe au travers de son metier, alors la, on est egoiste. On ne peut pas connaitre des choses pour soi-meme. Notre devoir de les partager, les rendre accessible a tous, au moins tenter... Il nous faudra un jour arriver a desenclaver les consciences et les mentalites des populations. Toi et moi, et bien d’autres nous savons que ceux qui sont a la tete de nos Etats ne sont pas la pour les populations. Et pourtant, lorsque leurs regimes sont menaces, ils manipulent facilement les jeunes et les embrigadent dans des milices. Ces "politichiens" ne reussiraient pas en Occident ou la presse, les intellectuels ont un pouvoir d’analyse et de mobilisation importants. Je pense qu’avec de bons hommes et femmes de medias, on pourra un jour arriver a aider les populations (peuple) africaines a comprendre la supercherie et l’escroquerie dont ils sont des victimes. Blaise, les activites que tu menes avec "Noulle Elite" au Congo vont dans le sens de ce que j’ecris sur ces lignes, a la difference que tu veux par la lecture et d’autres activites culturelles reveiller les consciences. Comment des electeurs peuvent-ils faire un choix intelligent et utile s’ils n’ont une assez bonne d’information ? Lors de la presidentielle de 1992 au Congo, candidat avait promis de fabriquer du petrole a partir de l’huile de palme !!! Ce dernier evita un debat public, certainement pour ne pas a expliquer le comment de sa trouvaille !Patrice Yengho, un universitaire congolais que j’admire beaucoup conseillait aux dirigeants associatifs lors d’un atelier au centre culturel americain a Brazza : Monsieur le President, vous pretendez fabriquer de la Nivaquine avec le pipi du chien. Pouvez-vous nous dire comment allez-vous faire pour obtenir ce pipi ?. J’avais rigole ce jour-la. Mais crois-moi Blaise, beaucoup de gens au pays, surtout dans le fief du parti de ce candidat la continuent a croire que ce monsieur pouvait a lui seul developper le Congo ! Tout comme beaucoup de Congolais originaires des regions du Nord pensent que sans Sassou au pouvoir ils seront extermines. Ce qui est faut. Et pourtant ca semble marcher... Observes Blaise, comment ceux qui critiquaient recemment le pouvoir de Brazza ont change d’opinion depuis que Kolelas, leur leader, a fait la paix avec le President Sassou. Mon pauvre Congo ! Ma pauvre Afrique ! Encore un post-à-la-Blaise-Kibonzi(rire) ! Mathieu P.S. : Certains aspects de ce sujet ont deja fait l’objet d’une recherche publiee a l’IUED, Uni de Geneve intitulee : Medias, Participation Citoyenne et Processus de Democratisation au Congo : etude de la portee du Centre Ressources pour la Presse(www.unige.iued.ch).
Cher Mayombe et Blaise. je viens de lire vos commentaires. Jeune Afrique a toujours exercé sur nous un attrait par rapport à notre attachement à l’Afrique.Sur le plan d’informations du continent. Sérieux et crédible. J’avais cessé de lire ce journal lorsqu’il commençait à prendre des airs. Il devenait trop "Intelligent" pour moi. Cela me rappelait les Antilles, et les îles de Cap-Vert,où la politique coloniale d’assimilation avait défiguré les gens. Un peu commme les "assimilés" en Angola. "Plus blanc que moi, tu meurs !" Donc, le journal prenait un tournant inquiétant. Cher Ami "Mayombe", tous les journalistes cités ont contribué grandemment à l’évolution de l’Afrique. Je n’avais même pas 17 ans lorsque j’ai découvert J.A.Et aujourd’hui encore, je m’interroge comme le dit si bien "Blaise Kibonzi", et surtout à propos du Sahara occidental. "Journal d’information", comme dit Blaise,et non Journal "Publi-reportage" comme le dit aussi Mayombe. Bien entendu, on connaît les difficultés que traversent les journaux ici en Europe comme en Afrique. je suis d’avis de "Boris" pour reconnaître que le papier journal a presque perdu une partie de son âme au détriment de l’internet. On est plus à l’aise d’écrire dans un blog que dans un canard qui passe son temps à censurer, oubliant que la liberté d’expression est la première des règles que recherche un lecteur.
Mon frère BAKIMA, tu as tout dis. Tu vois bien que nos positions ne sont pas si antagonistes que ça. La seule chose que je vous reprocherais à vous, C’EST D’ETRE TROP INDULGENTS ENVERS LES CONGOLAIS. Un adage dit pourtant qu’"un peuple n’a que les dirigeants qu’il mérite". Cela ne pouvait pas se justifier mieux qu’avec les congolais. AU CONGO NOUS AVONS LES DIRIGEANTS QUE NOUS MERITONS !!!! On ne mérite pas mieux au vu du comportement du congolais. Tu évoques le cas Bernard KOLELAS, et ben laisse moi te dire que j’ai été ahuri de voir comment les congolais se sont excités autour du décès à Paris de Mme KOLELAS. Le congolais est encore apparu PIRE à mes yeux que je ne le pensais. J’avais la bouche ouverte, les yeux écarquillés. je me pinçais pour m’assurer que je ne rêvais pas. J’ai vu à Paris des amis congolais en sueur, entrain de brasser l’air de tous les cotés, se disant même prêts à aller rencontrer Jacques CHIRAC pour contraindre SASSOU NGUESSO à faire un geste humanitaire permettant à KOLELAS d’aller enterrer sa femme sur "la terre sacrée de ses ancêtres". Au vu du résultat, CHIRAC et SASSOU les ont écouté. QUELLE EFFICACITE !!!!! Sauf que le gars qui te dis ça, ne sait même pas (comme beaucoup d’entre nous) où a été enterrée sa propre mère qui l’a mis au monde (permettez moi cette insistance bien de chez nous) et son frère aîné morts dans les forêts où ils étaient partis se réfugier pendant les guerres déclenchées par ces mêmes KOLELAS, LISSOUBA, SASSOU. Que voulez-vous attendre ou espérer d’un peuple pareil ? Ce peuple est maudit. Sauf à avoir un jour un saint arrivé par la volonté de Dieu à la tête de ce pays. Et encore, je suis sûr que les congolais le lapideront car "trop saint". Mon frère BAKIMA, le peuple congolais a un problème. Il y a quelque chose qui tourne pas rond dans la tête de ce peuple. Il faut rééduquer ce peuple. ET IL NE FAUT PAS AVOIR PEUR DE LE DIRE. Cette éducation passera par des moyens autres que la POLITIQUE. C’est par la presse, par les associations, par des écoles dignes de ces noms que nous réussirons. Mais il faut être conscients que vu l’étendu des dégats, et le poids d’OLOMIDE sur le cerveau des congolais (avec ses cassettes vidéos montrant des filles en "position de tir"), ce travail de "reconscientisation" (comme dirait un frère) du peuple congolais ne se fera pas en 1 jour. C’est sur plusieurs générations qu’il faudra aujourd’hui tabler (et de toutes façons c’est comme cela que les autres travaillent). Nous sommes au fond du trou mon frère. LES DERNIERS de l’Afrique avec juste le Libéria après nous. Le Mali, le Sénégal, la Cote d’Ivoire sont déjà dans une autre ère (GBAGBO vient encore de le prouver). Raison pour laquelle nos politiques vont se réfugier là-bas et que nos étudiants vont faire dorénavant leur 1er cycle universitaire là-bas. Même des stagiaires vont en formation là-bas. Le CONGO ne vaut plus rien. Il nous faut repartir de zéro. Aussi, dans chacune des oeuvres que nous entamons aujourd’hui, IL NOUS FAUDRA INTEGRER LA NOTION du "TEMPS". Et aussi le fait que toute construction reste fragile tant qu’on a pas consolidé les fondations. IL faudra donc accepter d’avancer par étapes. Avec des objectifs clairs, net et précis. Et que CHAQUE ETAPE gagnée SOIT CONSIDEREE COMME UN ACQUIS IRREVERSIBLE. Je crois en la presse tout comme je crois en l’associatif pour être les acteurs principaux dans l’accompagnement de ce travail. Je dis bien ACCOMPAGNER car j’entends des congolais me dire "Tes histoires d’associations là, c’est que du replatrage". "C’est pas avec des associations qu’on développer un pays". ILS ONT VRAIMENT TORT. Moi je crois aux apports de l’associatif et je reste convaincu que c’est en avançant sur d’autres angles de la société congolaise qu’on pourra même faire des avancées sur le plan politique. Or le congolais reste figé dans un schema à la soviétique qui consiste à croire que c’est la politique qui résoudra tous les problèmes du pays. Et qu’il faut d’abord commencer par la politique. Voilà pourquoi quand on se bat pour envoyer quelques livres à une bibliothèque au Congo, tu as beau crié haut et fort, tu ne trouveras que 3 congolais autour de toi. Mais il suffirait que tu chuchottes tout bas en disant que "SASSOU a pété", pour voir 3 millions de congolais en état d’excitation, chacun voulant sentir l’odeur de ses propres sens olfactifs. C’est cela malheureusement la réalité de ce que nous vivons avec les congolais. Résulats des courses, tous les congolais se bousculent aux portes de la politique et c’est le désert total ailleurs. LE PAYS EST BANCAL. Heureusement qu’il y a la littérature. SEUL AUTRE DOMAINE avec la POLITIQUE où les congolais excellent. Ce qui est d’ailleurs normal car il y a bien un point commun entre la POLITIQUE et une certaine littérature : Permettre les rêves les plus fous aux gens, en s’appuyant sur rien du tout. Ce que Pascal LISSOUBA avait réussi a si bien faire avec les congolais ; et que tu expliques d’ailleurs si bien cher Bakima. D’aileurs ce triumvirat : POLITIQUE-LITTERATURE-MISERE en voie d’installation au Congo-Brazzaville me fait étrangement penser à HAITI. Le Congo-Brazzaville est en voie d’HAITISATION. D’ailleurs quand on voit le pourcentage d’exil des intellectuels , le parallèle devient encore plus frappant. Et que dire de la dysnastie de Bébé Doc congolais qui se profile déjà ? Voilà, je le cherchais depuis longtemps et je viens de le trouver en écrivant en direct sur le blog de MABANCKOU : Le Congo-Brazzaville est en voie d’HAITISATION avec son triumvirat POLITIQUE, MISERE et LITTERATURE et son corollaire l’exil des intellectuels.
Blaise
l’intelligent ,l’idiot,l’imbécile peu importe le nom qu’il prendra le journal du commercant yahmed ben bechir sera toujours a la solde des potentats
Les vieux et pas intelligents, on en fait quoi ?
Le moment est venu pour moi de lancer mon avis de recherche.En effet,je suis à la recherche d’un grand journaliste que j’ai connu à Brazzaville,lorsqu’il couvrait pour le compte de L’INTELLIGENT eh de Jeune Afrique. J’ai cité Francis Kpatindé. Ce journaliste merveilleux que je ne lis depuis et ne sais plus non plus où est-il passé. Pouquoi a t-il laissé Jeune Afrique ? Lui qui me faisait chialer avec ses post-scriptum. Un vrai poète ! Si vous l’avez aperçu,dites-lui que je le cherche.
Tchekhov de John Gareng.
Fridolin, j’ai transmis ton message à Kpatindé...Peut-être qu’un nom, plutôt qu’un pseudo lui ravivra la mémoire.Ce qu’il devient : porte-parole du HCR pour l’afrique de l’Ouest ( ou quelque chose dans le genre). Lis les post précédent, l’ami dont Mathieu Bakima parle , sans oser nommer, c’est lui. Et comme l’a ajouté Blaise, "tout le monde connait l’histoire". Sauf toi, bien évidemment ! Edwige H.
Chers compatriotes, A Rome JA s’appelait "Action". Puis Bourguiba a conseillé à notre ami et compagnon de lutte BBY de changer de nom.Parce que le premier réflétait le militantisme politique et/ou révolutionnaire.Ce n’est donc pas la première fois que BBY prend ce genre de risque. Avec le nom mal apprécié de tout le monde, BBY s’est perdu. Mais il se réhabilite en reprenant le premier nom.Nous devons le pardonner:il n’est pas plus à plaindre que certains Présidents qui ont changé les noms de leurs pays. Lui, au moins, il pensait pouvoir améliorer l’image de son journal qui se confronte avec tant de défis présentés par la vie commerciale. Maintenant, il sait que le nom de ce continent qui, comme tous les autres, a ses problèmes, est sacré et lui a porté bonheur.C’est le nom de la Mère de tous les continents et de tous les peuples qui sont devenus blanc, jaune et rouge etc., meme si ceux-ci et surtout les deux premiers la maltraitent. Moi aussi, après avoir donné les premiers 1528 numéros de JA à un petit frère qui faisait la recherche sur l’Afrique, j’avais abandonné Jeune Afrique parce que, apparemment,il s’était ouvert un peu trop à certains hommes politiques africains et à cause du changement de nom.Et donc parce qu’il n’avait plus le courage politique qu’il démontrait dans le traitement des questions africaines importantes qui affectaient les Africains. J’avais l’impression qu’il les évitaient. Bref : je pense que le moment est venu de le soutenir de nouveau en refaisant l’abonnement ou en l’achetent chaque semaine. Mais je conseille à notre BBY de retrouver la voie de l’indépendance que tous les Africains devraient découvrir, meme à travers la lecture et la critique positive et objective de JA. Je passe sur l’autre volet regardant le Congo ou le Peuple Congolais soit-disant maudit, comme certains compatriotes le soutiennent clairement. Je pense que les Congolais devraient s’aimer un peu plus et croire que les leaders qui ont guidé le Congo après 1968 ont trahi le pays. C’est vrai : ceux-ci nous ont contraints à pleurer nos parents morts - pendant toutes ces guerres sauvages - loin du Congo. Mais je conseille aux compatriotes de persévérer et de croire que Les Bons Congolais qui ne trahiraient pas leur beau pays sont dans l’ombre.Ces Congolais méritent le respect et la confiance de leurs compatriotes désorientés, qui doivent d’abord lever la tete et sauver la face :c’est-à-dire, défendre leur honneur. Les Congolais doivent comprendre - comme le disent certains Français dans leurs journaux fermés aux réalités douloureuses africaines - "Que les Africains savent bien qu’ils vivent mieux en Afrique".
MPanzu a NZinga a Kongo, en 1960 à Rome, ce journal s’appelait plutôt Afrique Action. @+, M82
moi, ce qui me fait mal, c’est ce qui se passe actuellement en afrique, rien ne va dans ce continement, sous alimentation, famine, maladies, sous développement etc etc...guerre, assassinats, viols de femmes par des enfants soldats etc.. alors que l’afrique regorge de richesses naturelles, elle tend toujours la main aux pays occidentaux pour recevoir l’aumone. comment accepter qu’un pays aussi riche que la RDC fasse des beaux yeux à la belgique pour lui donner quelques millions à titre d’aide. comment accepter ce qui se passe en CI on a l’impression d’avoir affaire à des enfants et non pas à des gens âgés. c’est une honte, honte aux africains qui ne veulent pas prendre leur destin entre les mains et aller de l’avant dans le développement et le bien être de leur population honte à eux.
je cherche un ancien numero de 1985 a 1990 concernant les provinces sud marocain.merci beaucoup
INTELLIGENT
bonsoir à toute l’equipe de jeune afrique.je suis très honoré ,par la qualité de votre journal et surtout du courage de vos journalistes ,de qualité superieure.je salue le courage de bachir ben yahamed qui a toujours donné une vision generale sur l’actualité.mais quel conseil avez_vous pour la jeunesse africaine qui a toujours mis à l’esprit que leur bonheur c’est en europe.MERCI
Nancy, le 14 Décembre 2007 Mve Franck Bernard 24 bis rue Aristide Briand 54520 Laxou (France) Tel : 0619852497/ 0383901706 E.mail : mvefranckbernard@yahoo.fr
Lettre ouverte au GUIDE Kadhafi
Congratulation et longue vie au Guide pour votre œuvre et pour l’image grandiose que vous donner sur le plan international. En effet, avec votre charisme, votre prestance et votre dévotion, le monde entier sait que l’Afrique a des fils valables sur qui elle peut compter à tout instant. Votre attachement à la création du gouvernement africain montre combien vous êtes un fils de cette Afrique que vous aimée tant.
La jeunesse africaine commence à s’identifier à vous car elle comprend aujourd’hui que grâce à votre apport, notre continent si riche et si mal exploité peut sortir de sa torpeur à la fois économique et politique. La volonté qui est la votre de créer malgré les réticences des uns et des autres les Etats-Unis d’Afrique vous honore malgré la mauvaise foi des occidentaux.
La jeunesse africaine compte beaucoup sur vous et sur votre compétence en matière de gestion d’un peuple pour mettre en œuvre vos idées de faire de l’Afrique un continent qui a son mot à dire dans le concert des nations. Vous êtes un symbole, une icône, une référence, un monument, un dirigeant qui dit ce qu’il pense et qui se bat pour réaliser les rêves qu’il a pour son terroir.
Merci beaucoup pour l’espoir et la confiance que vous faites naître en nous jeunes Africains car des modèles comme vous ne sont malheureusement pas légion chez nous. Par votre ardeur vos convictions politiques, nous nous sentons forts devant tous ceux qui banalisent l’Afrique mais qui exploitent ses richesses.
J’espère vivement que l’on vous ferra part de cette lettre car elle témoigne de la fierté, de la confiance, de la gratitude et de l’admiration que j’ai pour vous. Longue vie à vous Honorable GUIDE Kadhafi car tout le peuple Africain attend beaucoup de vous et de vos projets pour lui. Vous êtes l’avenir de cette Afrique qui a tant souffert des méfaits et des exactions de l’esclavage, de la colonisation et du néocolonialisme. Pour cela, je vous ai personnellement dédié mon premier roman qui sort dans quelques jours aux éditions Amalthée ici en France.
Les Etats-Unis d’Afrique et le gouvernement africain que vous voulez mettre sur pieds sont des idées viables et profitables pour tout le monde dans la mesure où la mondialisation n’a rien apporté de bien à chaque pays africain pris individuellement. C’est ensemble que nous serons forts, c’est uni que nous résoudrons des problèmes sérieux sur notre sol. Cette volonté grâce à Dieu verra le jour. Tel est mon souhait et tel est votre credo.
Veuillez ne pas lâcher prise car nous avons encore besoin de vous et de votre aura internationale. Nous sommes également très touchés et très fiers de la carte de l’Afrique que vous ne cessez d’arborer sur vos costumes dans la mesure où elle témoigne de votre amour et de votre dévotion à sortir cette partie du monde de la précarité. Merci pour tout et bonne continuation. Je suis à votre disposition si d’aventure vous avez besoin de jeunes pour porter ce message dans tous les pays africains.
Vive l’Afrique et vive le peuple libyen !
le journal l’hebdomadaire jeune afrique se devrait d’étre plus indépendant plus libre et ne pas subir le diktat de certaines forces obscures qui tirent les ficelles un journal se doit de défendre la veuve et l’horphelin Car nous constatons depuis fort longtemps certains partis pris vis à vis de certains états trop flagrant ce journal se doit de refléter la réalité et la vérité de tout ce qui se passe sur le continent africain et maghrébin Quand à la suppression de( l’intelligent ) si je suis intelligent je n’ai pas à le crier sur tous les toits du monde
Jeune Afrique a ete l’un des magazines au monde qui a porte l’Afrique ou elle est avec ses rubriques qui devoilait les secrets des conducteurs des esclaves. A mon avis ce nom devrait etre un mot cle dans la memoire de tout un Africain, mais il s’avere que maintenant le nom a ete change avec l’Intelligent ce qui me rassure la definition. Mais dans la vie il est bien de rester anonyme a certains sujet et cela vous faira tres bien mure pour pouvoir afronter certains obstacles. Mon avis ne compte pas c’est juste une opinion publique celui qui aime ma philosophie me rejoindra dans mes penses. Et d’une part j’aime beaucoup le nouveau titre on a murri et grandi alors on peut maintenant montrer nos vrais visages c’est encore mieux. Il faut souvent faire sortir ses griffes quand c’est necessaire pas pour effrayer mais pour se protreger alors j’apprecie vos jets de jambes.
Marius Vitry