
"Les Dépêches de Brazzaville" ont publié un entretien de Monsieur Ruthin Bayélé Goma (ici en photo), Directeur de la Bibliothèque Nationale du Congo, un homme qui m’a l’air sympatique et habité par des projets louables, comme tout Directeur. Mais cela suffit-il dans un domaine - le livre - quasiment sous-estimé par les instances politiques congolaises ? Cet homme a certes raison de se définir comme le gardien de la mémoire du pays. C’est bien, Monsieur. Oui, j’applaudis des mains et des pieds. C’est tout ce que je peux faire. Sauf que, je m’excuse, le propre d’un gardien ne serait-il pas de préserver au lieu de dilapider les livres comme on peut le deviner à travers les extraits suivants de l’entretien :
Les Dépêches de Brazzaville : Pourquoi notre politique culturelle ne fonctionne-t-elle plus à l’étranger ?
Ruthin Bayélé Goma : Parce que la fonction même du conseiller culturel est devenue ambiguë. Ses missions n’étant plus précisées, organiser une manifestation culturelle relève de l’impossible et n’est donc plus envisagé. Nous assistons peu à peu à un véritable manque de formation dans ce domaine.
Pourquoi intervenez-vous aujourd’hui sur ce sujet ?
R.B.G. En tant que gardien de la mémoire nationale congolaise ! La Bibliothèque nationale du Congo distribue en effet aux différents services culturels installés à l’étranger, par le biais du ministère des Affaires étrangères, toutes les publications plus ou moins récentes qui parlent du Congo. Les ambassades ne peuvent pas représenter notre pays sans posséder ces documents et les faire circuler d’une manière ou d’une autre.
Comment les ambassades se procurent-elles ces écrits ?
R.B.G. Dans la mesure où nos concitoyens et les étrangers qui aiment notre pays, écrivent des articles et des livres sur le Congo, ils ont l’obligation d’en remettre plusieurs exemplaires à la Bibliothèque nationale. Celle-ci se charge ensuite de les répartir entre les différentes ambassades.
Les extraits de cet entretien suscitent plusieurs remarques que je regroupe en deux points :
1. Les services culturels des ambassades congolaises dans le monde ne peuvent plus rien faire de culturel, c’est entendu. Pourquoi alors perpétuer la présence encombrante des Conseillers culturels dans ces paradis où ils dorment profondément en ronflant sur les piles des dossiers des pauvres compatriotes qui attendent un coup de pouce pour une manifestation culturelle quelque part, hein ?
Et pourquoi donc les missions de ces Services culturels ne sont PLUS "précisées" comme s’en inquiète le Directeur de la Bibliothèque nationale ? Si elles ne sont PLUS "précisées", a contrario elles sont devenues floues, imprécises, sans définition exacte. Le raisonnement logique nous pousse à déduire que JADIS les missions des Conseillers culturels étaient précisées ! Leur donnerait-on ainsi désormais un chèque en blanc qu’ils rempliraient selon leurs caprices ? Et alors, tout deviendrait culture pour eux, sauf le livre, sauf la musique, sauf l’art, sauf, sauf, sauf et sauf !!!
Attendez, je me pose cette question : qu’écrit-on réellement sur leur "feuille de mission" lorsqu’on les affecte hors du Congo pour remplir leurs nobles services qui ne sont PLUS du tout précisés ? Sans doute la mission impossible du genre : "Chers Héros nationaux, vous avez la lourde mission de défendre notre image. Vous serez rattachés aux Services culturels, c’est-à-dire à rien du tout, mais accrochez-vous comme il faut et faites semblant de travailler !"
C’est certainement ce qu’on appelle ailleurs des "agents dormants"...
2. Monsieur Ruthin Bayélé Goma affirme : "Dans la mesure où nos concitoyens et les étrangers qui aiment notre pays, écrivent des articles et des livres sur le Congo, ils ont l’obligation d’en remettre plusieurs exemplaires à la Bibliothèque nationale. Celle-ci se charge ensuite de les répartir entre les différentes ambassades."
Doit-on rappeler qu’un auteur n’a pas l’obligation de déposer un livre à une quelconque Bibliothèque nationale, ce travail de professionnel incombant aux éditeurs - sauf si, bien entendu, l’auteur est publié par ses propres soins, c’est-à-dire à compte d’auteur ? (Le compte d’auteur est un contrat dans lequel l’auteur paye pour se faire publier. Beaucoup d’"éditeurs" - en réalité des escrocs - jouent sur ce genre de contrats pour déplumer les individus qui veulent voir enfin leur nom sur la couverture d’un livre). L’éditeur - le vrai et non l’escroc qui fait payer l’auteur - a une obligation légale de déposer des exemplaires au Ministère de l’Intérieur et à la Bibliothèque nationale avant la mise en vente du livre : c’est ce qu’on appelle le dépôt légal)...
Je ne vois donc pas pourquoi une Bibliothèque dite nationale et censée garder la mémoire distribuerait tous ses livres aux Services culturels des Ambassades des quatre coins du monde - surtout quand lesdits Services culturels ne fonctionnent plus et que leurs missions "ne sont plus précisées" !
Une Bibliothèque nationale doit sauvegarder les livres et non les faire balader dans le monde sans espoir de les voir revenir en bon état ! Imaginons un seul instant que la Bibliothèque nationale de France s’amuse à balader les bouquins de son fonds à travers les services culturels de France à l’étranger ! La Bibliothèque Nationale est le lieu où on devrait tout trouver sur la mémoire écrite congolaise. A moins d’offrir des billets aux lecteurs, aux étudiants du pays afin qu’ils aillent dans les ambassades congolaises lire les livres de Sony Labou Tansi ou de Daniel Biyaoula ! Ils iraient alors en Namibie, puis à Paris en passant par Kuala Lumpur et Bogata avant d’atterrir au Paraguay ou à Kourou, en Guyane ! Mais voilà, les livres qu’ils chercheraient auraient sans doute été envoyés par notre Directeur Monsieur Ruthin Bayélé Goma à Séoul, voire à New York, si ce n’est à Niodior, l’île natale de la romancière Fatou Diome, au Sénégal !

Monsieur le Directeur, les Ambassades ont suffisamment de budget pour acheter les livres, et qu’on ne vienne pas nous casser les pieds avec l’éternelle mendicité et la responsabilité de l’auteur à tous les coups !
Mon cher Alain,
C’est tellement amusant que tu te tournes vers nos administratifs qui n’ont plus depuis si longtemps quelques contradicteurs !
Je me demande s’ils peuvent encore avoir la petite réaction de s’imaginer avoir à s’interroger, à savoir qu’ils peuvent se tromper un tout petit peu...
Et moi, est ce que je ne suis pas entrain de me tromper sur leur sort ? Kitmien.
Cher Alain M., tu viens de taper fort car tu as mis le doigt là où ça fait mal ! Les Ambassades africaines à l’étranger ? Parlons-en ! D’abord, à quoi ça sert un Service culturel ? Lorsqu’on sait que beaucoup de Congolais ont du mal pour publier leurs oeuvres et qu’aucun de ces Conseillers d’Ambassades ne donne un coup de pouce à un éditeur au pays ou en France, il y a de quoi se poser des questions sur leur utilité au sein de ces représentations censées aider leurs sujets...à l’étranger ! Ensuite, il y a le problème de la Bibliothèque nationale très justement soulevé. On parle de la mémoire africaine en perdition alors même que les gouvernements sont incapables d’en préserver. Enfin, le problème de la diffusion et de développer le secteur d’éditions que j’aimerai que l’on m’éclaircisse...
Combien même ces conseillers culturels auraient des raisons valables d’exister, à quoi bon défendre ou promouvoir le congo à l’étranger par ce biais, alors que bon nombre de nos compatriotes vivent une situation où misère économique rime avec pauvreté intellectuelle ? Je suis en france depuis 6 ans, et dans ce laps de temps, j’ai autant appris, sinon plus, dans la musique, la littérature, le cinéma,.... D’accord la quantité ne prime pas, plutôt la qualité ! Mais voilà : pour un certain nombre de choses, on ne devrait pas attendre d’être en occident pour en entendre parler. Sauvergarder la mémoire, dans ce 20e siècle, n’a de sens qu’en se plaçant par rapport au reste du monde. Prendre connaissance, apprécier, critiquer ce qui se fait ailleurs, fait ressortir la nécessité de défendre, sauvegarder certaines choses. alors, commencons par developper une vraie politique culturelle chez nous - soutien aux jeunes auteurs, des bibliothèques partout, des salles de ciné, bref, tout ce qui est imaginable -, ouvrons-nous ensuite au reste du monde. Et c’est après tout cela que nous pourrions envisager de nommer des conseillers culturels ! Sinon, vaudrait mieux parler d’une fédération de Curling ou de Ski !!! C’en sera tellement ridicule, que personne n’osera nous rire au nez !!!!
Il y a un peu plus d’un an, je crois, le footballeur Congolais du TFC, Lucien AUBEY aurait proposé des billets d’avion à 2 cadres de la fédé nationale de foot (le coach plus un autre) afin d’aller le superviser à Toulouse où il évolue. Traditionnellement, ce sont les sélectionneurs nationaux qui ont la charge de prendre ce genre d’initiatives. On inverse la pyramide. Quel rapport avec ce post ? Simplement cette phrase de l’auto-proclamé « gardien de la mémoire du pays » (quelle modestie !) sur le site les dépêches de Brazzaville où je me suis précipité pour lire l’intégralité de cette interview : « Or, il est important que chaque Congolais qui écrit un rapport, un article de presse, un livre, nous fasse parvenir quelques exemplaires de ses travaux afin d’alimenter nos ambassades à l’étranger. » Cet homme ferait mieux d’aller garder les buts des Diables Rouges, on gagnerait peut-être plus de matches, que de tenir des propos qui me font tomber mes binocles sur le clavier ! Le pays avance vraiment trop vite pour moi. Des Conseillers Culturels, je pourrais en parler des heures durant, tant j’en ai vu des vertes et des trop mûres avec eux lorsque étudiant, on tentait bon an mal an de sortir un peu, à nôtre manière, le pays de la catégorie médiocre dans laquelle nous l’avons enfoncé depuis 1968. Alain M., tu as posé de bonnes questions. Tu as déjà les réponses. En tout cas, même sans l’aide de nos brillantissimes conseillers culturels, j’ai été très content et fier d’entendre la sublime Ananda DEVI citer Sony LABU TANSI et La vie et demie à Culture & Dépendances sur F3. @+, M82
Je suis un jeune artiste congolais. Comme vous je redécouvre la stupidité de notre Etat en matière culturelle. Ca ne m’étonne pas que ce soit un Bayélé qui dise de telles absurdités, du moment où il occupe les célibrissimes et flatteuses fonctions de Directeur de la biblio nationale. Ca ne m’étonne pas du tout dans la mesure où c’est le même homme qui aurait organisé un coucours de sélection de meilleurs textes des jeunes auteurs-auquel j’ai pris part et remporté la première place- sans penser ni à publier les oeuvres dans une maison d’édition, ni à récompenser les jeunes auteurs !
J’étais stomaqué de me savoir publié par une imprimerie bidon au nom de la bibliothèque nationale ! Prenant la mesure du vol, j’ai tout de suite repris mon manuscrit avant mon départ du Congo.
Posons-lui la question de savoir qu’a-t-il fait des 6 millions d’aide à l’édition apportée par une fondation française au profit des jeunes artistes ? Mes amis restés au pays me disent jusque-là n’avoir jamais été publiés ni recompensés de leurs manuscrits.
Qu’est-ce que j’entends Alain ?...envoyer de précieux livres dans une biblio sans rayons, couverte de poussière et de boue, pour une distribution gratis dans les ambassades du pays !!On rêve ou quoi !!
Pour ma part je reste persuadé que les pays africains, pas plus le Congo que le Gabon ou le Cameruon n’ont aucune politique du livre. Sinon comment expliquer le peu d’intérêt porté aux écrivains ? devenus parents pauvres des arts ! En tout cas si j’étais un livre, je n’aimerais pas aller moisir dans un tiroir à rats et autres bestioles à queues ! J’aurais aimé me retrouver en de mains prudentes et pleines de reconnaissance, qui sauraient me témoigner ne serait-ce qu’un peu d’intérêt ; j’aurais besoin de bcp de considération et d’estime...Mais alors que faut-il espérer d’un tel pays comme le nôtre ?
[...] “où c’est le même homme qui aurait organisé un coucours de sélection de meilleurs textes des jeunes auteurs [...]sans penser ni à publier les oeuvres dans une maison d’édition, ni à récompenser les jeunes [...]Posons-lui la question de savoir qu’a-t-il fait des 6 millions d’aide à l’édition apportée par une fondation française au profit des jeunes artistes ?” Aïe ! Aïe ! Aïe ! monofila, 6 millions de FCFA ou autres ? @+, M82
Permettez-moi cet entracte, je vous assure que ca vaut le coup, on reviendra au tonton aux lunettes plus tard.
Adieu l’hiver vive le soleil !!!!
Question à 10000$ : quel est la différence entre l’auteur de Verre Cassé et l’auteur de Mémoires de Porc Epic (c’est le titre de la prochaine bombe de notre chef du village ) ? Laissez-moi y répondre pour vous. Le premier était présenté comme prof de littérature à l’université du Michigan. Chers amis, oubliez le Michigan, si vous aviez prévu y faire un tour pour faire une visite surprise à notre cher Alain, eh bien, il est déjà temps d’annuler votre billet (sauf si si vous faites très très vite) car Mabanckou s’en va. Oui c’est ça, il se casse du Michigan le mec, he is leaving, bye bye Detroit, adieu le froid, l’hiver tout le temps, la morosité, les tempêtes de neige qui l’obligeaient à s’enfermer à longueur de journée dans son appart. Mais où va-t-il êtes-vous surement entrain de vous demander ? that is the question. Mais laissez-moi vous faire languir encore un peu, laissez-moi jouer au bourreau et retournez le couteau dans la plaie de votre impatience. Si on était au foot les journalistes auraient parlé de transfert de l’année. Car Mabanckou change d’université. Il va continuer à trimbaler sa valise en carton dans les States. Quand j’ai appris la nouvelle, j’ai appelé le mec pour le féliciter et je lui ai dit qu’une nouvelle pareille on doit la partager avec les autres membres du village. Mais vous le connaissez le mec, il aime jouer au modeste, ne pas trop parler de son nombril, lui ce qui le fascine c’est de créer des personnages et les faire vivre, les laisser parler à sa place, il aime s’effacer au profit des autres. Je lui ai dit : « mais Alain, tu ne peux pas laisser passer ça comme ça voyons, tu vas quand même dans l’une des plus grandes universités des States !!! » Il m’a répondu : « Bof, je vais voir s’il faut en parler » Et moi quand quelqu’un commence par me dire « bof » ça veut dire qu’il ne le fera pas. Alors je me suis dit « Merde, je sais écrire moi aussi, alors pourquoi je ne serais pas celui qui annoncera la nouvelle aux villageois » alors je me suis assis devant mon ordi et j’ai commencé à écrire pour vous annoncer (enfin) chers villageois et villageoises que notre chef quitte effectivement le Michigan pour la Californie. Pauvre Nimrod qui commençait déjà à dire à gauche et à droite : « L’année prochaine je vais enseigner au Michigan, vous savez dans la même univ que Mabanckou. » Voyez-vous c’est pour ça que j’aime l’Amérique, cet esprit de compétition qui existe partout. Car chaque organisme se bat pour s’arracher les services des meilleurs. Donc en septembre prochain Alain va donner des cours de littérature francophone et de littérature comparée à UCLA ( University of California Los Angeles). Ah le mec quel veinard ! il aura la chance de rencontrer l’actrice que j’aurais aimé épouser (Gabrielle Union), de manger dans un resto à la table voisine d’Harrison Ford ou de Denzel Washington, de danser avec Halle Berry dans le club des VIP de L.A. (Can we say now success story people ?) et surtout pour lui ce sera fini avec le froid, il aura l’impression de se retrouver sous les Tropiques. A lui toutes les nanas bronzées qui se balladent en bikini sur Beverly Hills. Ne vous etonnez pas si les prochains romans de Mabanckou subissent un fort coup de chaleur. By the way, en septembre prochain quand vous acheterez son nouveau roman, sur la quatrième de couverture on ne cherchez plus à lire : « Alain Mabanckou, qui enseigne la littérature francophone à l’université du Michigan. » No,no,no, this is a thing of the past, it’s gone. Au passage, sachez que UCLA, c’est un gros morceau, elle fait partie des 15 meilleurs univ des States sur la centaine que compte ce pays-continent. Alain, maintenant que tu vas au soleil et que tu vas côtoyer les stars, je ne te souhaite qu’une chose ; qu’un Spielberg ou Spike Lee achète les droits de Verre Cassé ou d’African Psycho afin que ça te rapporte assez de thune pour que tu puisses payer un salaire au président de ton fan-club (n’est ce pas le titre qu’Edwige H m’a donné) Bref, chers villageois et villageoises, maintenant vous le savez, et il ne nous reste plus qu’à dire en chœur : « Bonne chance et bon vent Alain !!! » Quant à moi, si jamais il m’en veut pour avoir divulgué la nouvelle, honnêtement je m’en tape. UCLA ? dam, I wish i was you man !!!
Je reviendrai sur la politique culturelle du Congo a l’etranger, ou mieux ce que font les attaches culturels de l’ambassade du Congo a l’etranger. C’est plutot sur la nouvelle du debauchage d’Alain par UCLA que je vais ecrire. C’est le fruit de ton travail, tes privations et ton courage. Laisses moi dire : Congratulation ! En tout cas. bon vent a toi mon cher compatriote... Merci (rire)a ton autoproclame president du fan club qui a bien voulu donner le scoop aux villageois et villageoises. Man keep african and congolese literature high ! I am proud of you, of course. Mathieu
Promotion , transfert tout cela est génial. Félicitations Mr Mabanckou. Je suis content pour toi et pour l’Afrique. S’il te plait retient bien mon pseudo. Je t’inviterai un jour à venir passer le temps avec des lycéens africains : merci de te charger de ton billet d’avion. Les sujets que tu mets à table sont tous riches en enseignement.C’est dommage que ce soient les mêmes qui débatent. Il y a très peu de nouveaux. S’il te plait réfléchis à nous mettre en place un journal gratuit qui reproduirait sans correction les débats archivés. Et que ce journal soit distribué aux étudiants au Congo. Le colportage peut nous être utile en Afrique pour véhiculer au sein de la jeunesse des lectures utiles. Merci d’avance
Bon, il faut féliciter qui ici ? Le président du fan-club pour nous livrer le scoop ou le porteur des Mémoires d’un Porc-Epic ? En tout cas, notre hôte n’en aura pas fini de s’envoyer en l’air, parce que la Californie ça fait 12-13 heures d’avion pour arriver chez l’éditeur parisien... Il est temps qu’on mette au point le téléporteur ! Et le cru 2007, ce sera quoi ? Un thriller dans un restau de Sunset Boulevard ? Bon, je blague, ma soirée était un peu trop arrosée...
Pour revenir au sujet, merci Alain, de mettre franchement le doigt là où ça fait mal, les gens embauchés dans des services culturels ils devraient tout de même savoir ce que signifie le mot patrimoine, et que ce patrimoine il doit bénéficier à la famille avant qu’on aille l’exhiber (ou le faire croire) auprès d’une ambassade qui souvent vit des subsides acquis par le timbre des passeports et autres visas...
"Dans la mesure où nos concitoyens et les étrangers qui aiment notre pays, écrivent des articles et des livres sur le Congo, ils ont l’obligation d’en remettre plusieurs exemplaires à la Bibliothèque nationale. Celle-ci se charge ensuite de les répartir entre les différentes ambassades."Ce monsieur a la moustache de Staline et aux binocles de Brejnev parlent comme a l’epoque du Parti-Etat, du marxisme a la sauce congolaise. Il fait honte a son instruction, a son pays et a nous autres qui avons le Congo en partage avec lui. Non monsieur le "gardien de la memoire congolaise", les citoyens congolais n’ont pas l’obligation de remettre les exemplaires de leurs ecrits a la pseudo bibli nationale du Congo. C’est a votre tutelle et vous meme de degager une ligne de credits a l’achat des oeuvres de vos concitoyens, a la fabrication et a l’impression des ecrits sur le Congo. Il ne faut surtout pas inverser les roles. Vos concitoyens ont deja blanchi des nuits pour pondre des ecrits. C’est deja un signe de leur amour, leur attachement au Congo. Les obliger a remettre a votre bibli leurs ecrits est une escroquerie. Si ce monsieur etait serieux, il n’accepterait meme pas d’appeler la masure dans laquelle est logee le temple dont-il est le gardien, BIBLIOTHEQUE NATIONALE ! Le jour ou les pouvoirs publics construiront une batisse digne du prestige de la culture et des arts du Congo, alors la, nous pourrons commencer a parler bibliotheque et... bibliotheconomie au pays. Pour l’instant c’est un moulin a vent. Pour terminer, j’aimerai ecrire que les attaches/conseillers culturels n’existent pas en realite dans les ambassades. Qu’ontrouve un autre nom pour les designer. Mayombe 82 a tout dit. Je n’y ajouterai donc rien. Dans un pays ou aucun lycee ne dispose de sa propre bibli, dans un pays ou les oeuvres litteraires de ses propres fils sont introuvables ou lorsqu’ils le sont, sont quasi inaccessibles aux bourses congolaises, c’est un peu retro et grotesque que de vouloir obliger aux congolais qui ecrivent et a ceux qui aimment le Congo a deposer les exemplaires de leurs ecrits a la bibliotheque nationale du congo. Mathieu
Il a raison NEZGROS de B., c’est souvent les mêmes ici ! ;-) à vos plumes "les nouveaux" ! (enfin, à vos claviers).
Comme ça notre A.M. migre à nouveau ? Bravo mon cher Alain, non pas que ce soit une promotion, mais à UCLA, tu donneras une meilleure visibilité encore à l’Afrique. California is the place man !. Moi je ne suis pas toujours en phase avec tes choix académiques. Camara Laye par exemple, ce n’est vraiment pas ma tasse de thé, et je trouve que ce n’est pas ce qu’il y a de mieux pour représenter la littérature africaine. Anyway, pour parler comme les djeuns, "represent nigger !" and keep it strong. Nos encouragements t’accompagneront.
Bon, ben, puisque ce très cher et toujours dynamique mais néanmoins enquiquineur Boris a vendu la mèche, je vais la brûler en compagnie des autres : chapeau bas Alain M., que ton étoile continue à briller au plus haut. Que l’on lise encore tes œuvres dans... 40 ans ! Que tu sois toujours vert en ... littérature. @+, M82
Quelle agréable nouvelle mon cher Boris !
En tous cas tu es un bon chef fan club en vendant la mêche.
Bravo Alain ! Et merci à toi d’entretenir si bien notre fierté d’être tes frangins ! Kitmien.
Vous savez la nouvelle, Alain s’en va désormais enseigner à l’Université de Californie. Je suis ravi de l’apprendre. Le petit "escargot entêté" d’hier risque de se transformer en "baobab loutardien" dans les jours à venir ! Alain n’en finit pas de nous surprendre de ses vertigineuses percées et promotions. Il faut dire que c’est l’histoire d’un homme né humble et modeste, qui jamais n’oublie de partager la flamme de sa bougie aux siens. Oui je suis de ceux qui l’admirent le plus et suivent avec l’attention aiguissée d’un chasseur chacune de ses parutions. L’homme ne m’a jamais semblé aussi fascinant à chaque fois que je découvre surpris un nouveau livre sur lequel son nom figure en tête de couverture, si bien que j’ai pris la peine de placer en épigraphe une confidence de lui confiée au jeune auteur que je suis lors de notre rencontre à Brazza au Méridien, année 2002, à savoir : "Les mots les plus simples sont ceux qui émeuvent le plus" Depuis lors les textes du cadet se passent d’unitiles surcharges et formules ampoulées des mauvais élèves qui se plaisent à s’autoadmirer devant les premiers mots écrits dans une langue plus que torturée, ce qu’Alain aurait sans gêne désigné à ma place par vraie" masturbation intellectuelle" !
Et tout cas je partage le même bonheur qu’Alain et tous les membres du Village. Suivons le guide, il a encore de leçons à nous donner et des surprises à nous faire !
Les conseillers culturels des ambassades sont plus occuper à singer le blanc ( Vestimentairement,...) n’ont quelquefois aucune notions de la richesse de la culture des peuples du Congo. Les vrai repreesentant de la culture congolaise ce sont tout ceux , artistes et ecrivains qui oeuvre souvent dans l’ombre quand il n’ont pas la chance comme Alain M de s’exprimer devant un grand auditoire. Nous sommes aussi individuellement et collectivement responsable quelquesoit les latitudes qui nous heberge , responsable disais je de faire ressortir ce qu’il y a de beau dans nos us et coutumes.
"Mémoires d’un porc Epic", prochain roman d’Alain Mabanckou ? je sens déjà la patte et l’humour de la suite marrante par l’auteur de "Verre cassé". Pourvu qu’il nous amuse encore plus, papa Mabanckou ! On l’attend de pieds fermes, le sourire aux lèvres !
moi l’enfant va falloir faire sans blancs, sans President, sans Attaché de caisse... soupir sans semblants fini de trembler sans blancs becs sans coqs en pâtes et pâtes à choux
mon futur anterieur participe de leur passé
:(
quand je m’endors dans tes bras ma Nation
son camp m’aime
:)
mon camp tique mais quand t’aime ?
:)
mon sang dors, dors, dors de l’or, encore de l’or
les vieux centimes
les anciens francs centenaires
:(
soupline et discipline
terrain glissant
haïti titille les burnes de son bicentenaire
moi, l’enfant j’ai les nerfs de ces guerres
$$$
Cesaire le vieux lion n’est pas mort ce soir
alors, moi l’enfant je reprend tout dans mon conte
Leopold premier, Leopold d’eux
cassé
Leopold de chez nous
plein plein plein d’hosties le ciel comme une galaxie plein plein plein d’essences
Total : Elf
:(
la voie lactée, la grande soeur lumineuse c’est pour le Bébé H
moi l’enfant grandie
je suis traînée, traînée de poudre poudre de riz, riz amer, Ameriques
migraine
soleil noir de mes mélancolies
ça ne m’est pas égal mon Sénégal
vice au verso
Sénégal et Sénechal au temps du Général
pas vu, pas pris ces clichés
secrets biens gardé jusqu’au dernier Focard
les bons offices
les pom pom filles normandes
les pom pom fleurs d’Honfleur
les caves du Vatican les amitiés des pratiquants
pas vus, pas pris ces clichés
beautés violées, vénus otées poudre noire dans les narines de mon masque enculé
manqué de flair
:(
aventure ambigüe
pourtant
beau départ sur les bancs des prés les facultés des champs croisé sous Notre Dame Aimé et Léon dans le paradis blanc manquait pas de pigments était différents comme un piege sans fin...
...la bobine du film
je repasse les pom pom filles
les pom pom fleurs
:(
je suis défrisé
dégomina dans mes habits d’gala
Galatée, galak au riz
si Senõr ya des dictators
Franco de Port Malaga
Mussolini Macaroni
Salazar et tout le Bazar
mais mais je m’embrouille je ne suis pas marxiste mais, mai mai 68
mais je me dis Caen m’aime Caen m’aime
le trou normand
le chocolat blanc
les jeunes filles en fleur
les choux fleur
les cafés crème et les choux de Bruxelles...
moi, l’étudiant
je suis payé a la page
tu piges ?
alors conseil :
soyons sympatiques CP heuu... difficile quand même
soyons rytmiques, soyons diplomatiques la roue tourne et tout fini par passer à la trappe
même les trippes
enfin c’est ce que les Grands croient depuis toujours...
./
Joli exercice de style Rosita Poulara. J’y vois quelques réminiscences de Cendrars ; me trompé-je ?
Rosita Poulara, une envie soudaine de partager avec toi , triste inconnue, les fleurs d’une création instantanée. A vrai dire, la lecture de ton poème m’a donné envie d’écrire quelque chose d’immédiat, de peu réfléchit.
PRIERE A L’OUBLIEE
1.
Mon oubliée
Comme tu dors
Maintenant
Loin de mon coeur
Loin de tout
2.
Me vient
Soudain
L’envie dévote
D’élever vers toi
Une prière
3.
Mes amours
Comme mes songes
Se sont...envolés
Avec la fumée du camphre
Et le soupir lent
De l’océan
4.
Du ciel
Je ne vois plus que les nuages
Et des formes et des desseins
Bizarres
Pesants
Dans mes nimbes
Qui déchantent
5.
Mon oubliée
Comme tu dors
Enfin
Dors avec toi
Ma prière
Par Timba Bema
Merci Tima Bema pour ton compliment m’étant levée d’un pied poético-tragique, j’ai décidé de changer d’humeur... voir le post sur les 177 façons tailler sa propre haie et de faire son bonheur soi-même ... Toutes mes félicitations à Mr Mabanckou pour sa promotion hollywodienne ;) on sent déjà que Boris salive a l’idée de lui rendre visite avec ou sans valise en carton
Rosita Poulara ; Un compliment c’est la moindre des politesses qu’on puisse faire au talent. Je suis entrain d’explorer OCTAVIO PAZ et je pense qu’il peut être d’un grand enseignement pour nous les africains englués dans les pseudo questionnements sur notre identité.
Voici quelques “méteorites” de ce génie :
« Nous sommes toujours complices de nos persécuteurs »
« un dictateur confiant est un scandale politique, une contradiction morale »
« le sens de l’histoire c’est nous, qui la faisons, et qui, ce faisant, nous défaisons »
« le recours du vaincu : l’utilisation esthétique de la défaite, la vengeance de l’imaginaire »
« toutes les visions de l’histoire sont un point de vue, mais il est clair que tous les points ne sont pas nécéssairement fondés ».
« l’histoire, disait Eliot, est ici et maintenant »
« je pens[e] que la véritable littérature, quelque fut le thème abordé, [est] subversive par nature »
Extraits de ITINERAIRE(Gallimard, 146p, 1993)
Un petit poème pour la route :
Entre s’en aller et rester
Entre s’en aller et rester hésite le jour, amoureux de sa transparence.
Le soir circulaire est déjà une baie : dans son calme va-et-vient se berce le monde.
Tout est visible et tout est élusif, tout est proche et tout est intouchable.
Les papiers, le livre, le verre, le crayon reposent à l’ombre de leurs noms.
Battement du sang qui dans ma tempe répète la même syllabe têtue de sang.
La lumière fait du mur indifférent un théâtre spectral de reflets.
Dans le centre d’un oeil je me découvre ; il ne me regarde pas, je me regarde dans son regard.
L’instant se dissipe. Sans bouger je reste et je m’en vais : je suis une pause
Qu’attendons nous chers amis, allons à Octavio Paz.
Ah, Boris, c’est pas possible, je suis la dernière à être au courant du transfert de l’année ! Voilà ce que ça coute de sortir quelques temps du village. Bon, je te donnerai mon phone et mon mail privé parce qu’une info comme celle là, on informe les membres du comité directoire du fan club avant et on adopte ensemble la stratégie pour informer le village.Bon, c’est raté pour cette fois. La prochaine fois alors... Edwige H.
Edwige, ma grande, je croyais avoir répondu à ce message hier. J’ai du oublier de cliquer sur envoi. Cela dit oui, voilà ce que ça te coute de deserter le village pour aller roucouler avec je ne sais quel coq du village voisin. Bien fait pour toi. Oui, je serais ravi d’avoir une vice présidente aussi efficace que toi surtout qu’il y a beaucoup de choses qui se dessinent à l’horizon concernant notre auteur bien aimé. Envoi donc tes coordo par le contact du blog, le général saura comment les faire suivre.
Bsr, Je commencerais d’abord par vs getter les fleurs,vraiment ce ke vs dites c’est parfaitement vraie,je suis au Maroc depuis 4 ans je poursuit mes études superieure ns sommes imcapables de faire decouvrir notre pays aux Etrangers lors de nos journée culturelle par mank de documantation,et mank d’aide de l’ambassade ke ca soit financiere ou phisiquement,même quand ns arroangeans tout et ns invitons le Charcgé culturel il ne se présent jamais,alors on se demande c’est koi son travail,vraiment c’est déplorable pour le congo,ns voulons bien de notre pays mais ceux ki son à la tête ns décourage mais on fé tjrs de notre mieux de faire découvrir le congo par nos recherches par internet,et pour ke la jrnée est lieu ns demandant les demandes de spensoring un peu partout vraiment essaiyé de voir ce probléme parce ke ns les congolais ns avons honte car les autres nationalités quand ils organisent leurs jrnée culturelle leurs respensables sont là et ils leur aident financiérement,nous même ci ils ne veulent pas ns aidés pas financiérement k’il soit quand même là phisiquement,parce que quand ns partons pour demander les spenserts on dit tjrs ke notre Chargé culturel sera là pour faciletter et aprés il n’est jamais là,j’écris eulement pour écrire je sé ns allons pas arrongés ca car ns n’aimons pas le congo si c’étais volé de l’argent je pense ke là on attendrai pas l’invitation ,je vous laisse,merci essayé de voir se probléme ou enlever le poste de chargé culturel
slt mn tres cher frere ya mono.et b1 coe tu peux le lire c m3 et je s8 tt o tant ke t3 surpris de te rencontrer.koi kil en soit jaimerai des ke possible ns ayons lopportunite de dialoguer ensemble.je te salue t3 et ts les autres ki me lisent .
J’aimerais savoir qu’est ce que je dois faire pour avoir une bourse d’études pour ce pays ?et j’aimerais bien vous dire que j’aime ce pays à travers mes recherches sur le net. Merci