
Dans un article intititulé "Mabanckou, Algérien d’honneur" paru dans l’hebdomadaire "Jeune Afrique" ( N°2375, daté du 16 au 22 juillet, et en kiosque cette semaine), l’écrivain et journaliste FOUAD LAROUI rapporte une anecdote que m’a fait parvenir l’écrivain malgache Raharimanana. Je vous laisse savourer l’art du récit de notre ami FOUAD LAROUI et vous présente mes excuses pour mon vice des virées nocturnes dans les pubs et les bars... Lisons donc Fouad Laroui :
"Il y a quelques semaines se déroulait près de Toulouse un petit salon littéraire consacré aux auteurs de la francophonie. Je ne résiste pas au plaisir de partager avec vous une petite saynète qui s’y est déroulée. À un certain moment, je me suis trouvé à bavarder avec deux collègues, Boualem Sansal, le talentueux écrivain algérien et Alain Mabanckou, le non moins talentueux auteur congolais. Alain fait fureur en ce moment avec un livre intitulé Verre Cassé, que je ne saurais trop vous recommander de lire. Donc nous voilà tous les trois, Boualem, Alain et votre serviteur, à bavarder en buvant un petit café. J’allais dire, « en buvant un petit noir », mais je ne le fais pas, vous allez comprendre pourquoi.
"Voilà qu’une dame d’un certain âge s’approche de nous et demande à Alain Mabanckou s’il est algérien. Pour apprécier le cocasse de la situation, il faut quand même réfléchir au tableau : Boualem est algérien, moi, comme tout Maghrébin, je pourrais facilement passer pour son compatriote. En revanche, Alain est un beau Noir qui fait 1 m 90, qui a le sourire éclatant de Harry Belafonte et le bagout d’Eddy Murphy. La question de la dame était donc pour le moins extraordinaire. Mais la réponse d’Alain le fut encore plus. Du tac au tac, il lui répondit :
"- Oui, Madame, je suis algérien, je viens de l’Algérie noire !
"Très contente d’avoir enrichi son savoir géographique, la dame s’en fut, non sans avoir acheté un exemplaire de Verre Cassé. Nous étions encore en train de rigoler, Boualem Sansal et moi, quand Alain, se prenant au jeu, se présenta de nouveau, et cette fois-ci spontanément, comme ressortissant de l’Algérie noire à un essaim de lycéennes qui ouvrirent de grands yeux étonnés et notèrent dans un petit carnet cette information inattendue.
Le plus extraordinaire, c’est qu’à côté de nous était assise une écrivailleuse, elle, tout à fait algérienne, étant née et ayant grandi dans la patrie de Camus et de Kateb, mais qui ne cessait de dire aux chalands intéressés par ses ouvrages :
"- Ah, pardon, je ne suis pas Algérienne !
"Cela sur un ton sec et sans réplique. Heureusement qu’elle n’avait pas entendu les affirmations extravagantes d’Alain Mabanckou, c’est pour le coup qu’elle aurait eu de sérieux problèmes d’identité...
"La suite de l’après-midi fut consacrée, entre deux signatures d’ouvrage, à des débats amicaux entre l’Algérien nouveau qu’étaient Alain Mabanckou et les vieux de la vieille du genre Sansal ou Anouar Benmalek. Ces trois lurons refirent leur pays de long en large.

"Mais l’histoire ne s’arrêta pas là. Après le dîner, alors que nous rentrions dormir à l’hôtel, Alain prit le chemin du centre-ville pour aller faire ce que je n’ose appeler la bamboula. Sur son chemin, il trouva un pub irlandais qu’il envahit à lui tout seul. Il but, raconta des blagues, dansa et chanta toute la nuit. Le lendemain, on nous rapporta que dans ce pub, où on n’a pas l’habitude de voir des Noirs, les clients furent vite conquis par ce grand bonhomme charmeur et rigolard qui se présenta, bien sûr, comme originaire de l’Algérie noire. Il paraît que lorsqu’il quitta le pub, vers les quatre heures du matin, quelqu’un lui glissa, sur un ton mélancolique : « Ah, si tous les Algériens étaient comme vous... » Je ne sais pas s’il faut se réjouir ou s’attrister de cette remarque, mais je la rapporte telle quelle.
"Je ne sais pas si des officiels algériens, de grosses légumes, des « décideurs » comme on dit, liront ces lignes. Si oui, je leur donne ce conseil fraternel : accordez d’urgence la nationalité algérienne à Alain Mabanckou. Il fait plus pour votre pays que certains de vos compatriotes..."
Fouad Laroui
Fouad Laroui est d’origine marocaine. Il réside en Finlande et a publié entre autres, Vous n’avez rien compris à Hassan II (roman, éd. Julliard, 2004) et L’Oued et le Consul et autres nouvelles (Flammarion, 2006, coll. Etonnants. Classiques). Son nouveau livre De l’islamisme. Une réfutation personnelle du totalitarisme réligieux est à paraître en octobre chez Robert Laffont.
Cher Alain,
Ton ouverture d’esprit est une qualité indéniable, qui en douterait encore... Mais que tu es des origines touaregs !!!
Quelle anecdote ! j’éprouve plus de sympathie pour un congolais de "l’algérie noire" que pour une algérienne qui se renie. Le mal être, quand il nous tient ! Bravo Alain de clamer ton africanité.
Anecdote savoureuse. Mais question toute bête de ma part : la question de la dame était-elle si incongrue que ça ? Il y a des Noirs en Algérie, qui sont Alégriens, Alain aurait pu être Algérien, non ? A moins que pour un Algérien "blanc", cela semble si incongru qu’on veuille savoir si un Noir est aussi algérien. L’Algérie est peut-être un cas spécifique dans cette Afrique et il n’y aurait pas de Noirs. Si la question avait porté sur le Maroc, cela n’aurait étonné personne, tant beaucoup de Marocains sont noirs.
Et oui même si on a tendance à l’oublier l’Algérie est en Afrique. Alain a bien raison : nous sommes Africains et point barre. Et j’irai même plus loin, tous les Noirs sont Africains ( voire toute l’humanité). Et en tant que Peul, si je suis originaire du Sénégal, mes ancêtres auraient très bien pu se retrouver maliens, mauritaniens, guinéens ou encore ethiopiens, qui sait. Alors, pour ma part, je me revendique d’abord Peul puis Africaine et enfin Sénégalaise (car c’est vraiment un détail) !!! D’autre part, je dois avouer que bien souvent je me sens plus proche d’Algériens que de certains Noirs d’Afrique. Et oui nos cultures, notre religion et nos moeurs sont si semblables que nous nous comprenons tout de suite, ce qui n’est pas forcément le cas pour moi quand je discute avec un Congolais, un Camerounais ou un Centrafricain.... Alors, il ne nous reste tous qu’à nous auto-proclamer africain "universel", comme Alain.
Alain, Est-ce que t’a le droit de te juger tout seul ? Le "non moins talentueux auteur congolais" laisse le soin aux autres de te juger. Au moins toi, t’es pas victime du "mal de peau ou de couleur" , te congratule et te recommande "la continentalité africaine".Qu’est-ce que j’en sais !
Mokopericle, je ne fais que "copier-coller" le papier de Fouad Laroui tel qu’il apparaît dans Jeune Afrique. Je ne me juge pas, et ce n’est pas mon genre. L’article n’est pas de moi, au cas où il y aurait une confusion quelconque à ce sujet, et je ne savais même pas que Fouad Laroui publierait un jour cet épisode.
Bien à toi.
Salit Alain M., un petit doute m’assaille : Fouad Laroui ne résiderait-il pas plutôt aux Pays-Bas, plutôt qu’en Finlande ? Sami, lors des recensements de 1990, on dénombrait environ 8.000.000 de Nègres algériens, sur un total de 30.000.000 environ. Au Maroc aussi, il y en a pas mal, mais je ne connais pas la proportion. @+, M82
Savoureuse la chute du papier de Fouad Laroui ! Pendant un périple à Grenade, je suis tombé malade et j’ai donc été hospitalisé. Les aides soignantes s’inquiétèrent un instant de savoir si j’étais marocain ou non, du fait de l’importance de l’émigration chérifienne en andalousie. Quand je leur répondit que j’étais algérien, je perçus chez elles une forme de soulagement. Eh oui, Fouad mon collègue, on a tous ses mauvais sujets, et je suggère qu’Alain soit élevé au rang de citoyen maghrébin. A bon entendeur, salut !
Cher Mayombé82, c’est même de là que vient ma question ! Pourquoi s’étonne-t-on que quelqu’un ait demandé à un Noir s’il est algérien et pourquoi cela semble si incongru pour Fouad Laroui au point de consacrer un article à ça ? Pourquoi précise-t-il que lui un Maghrébin pourrait facilement passer pour un algérien, mais Alain un noir qu’il compare à tel ou tel noir célèbre, 1,90m. C’est plus de son côté qu’il y aurait eu un problème : noir et algérien lui semble si incongru qu’il lui a fallu préciser que lui, pris pour un algérien, cela passe, mais un Noir... La même anecdote avec des acteurs différents, un Français blanc qui se serait étonné qu’on demande à un noir s’il est Français et beaucoup de personnes n’auraient pas trouvé cela drôle sur ce blog, ils auraient parlé de racisme. Il y a infiniment plus de noirs en algérie qu’en France pourtant. Huit millions, c’est au moins quatre fois la population du Congo d’Alain.
Je demande la "nationalité africaine". Ai-je compris de ce beau texte de Fouad. Alors, bravo à Alain Mabanckou pour cette grande ouverture d’esprit et cette grandeur d’âme pour l’unification de cette Afrique des frontières !
Bravo Alain, bravo Fouad
Les papiers de Fouad Laroui sont très souvent savoureux et rehaussent le goût pas toujours épicé de JAI. qu’Alain soit un authentique Algérien (comme moi natif d’Ain Salah, c’est ainsi que je me présentais quand j’étais à Alger en compagnie notamment de l’adorable Boualem S) ne fait pas l’ombre d’un doute. En vérité, vous êtes tous des citoyens (d’honneur) des Etats-Unis d’Afrique advenus !
bien à vous
Abdourahman A Waberi
Que le maghreb soit africain, cela tombe sous le sens, il n’y a qu’à ouvrir un atlas ! Ce qui me dérange, dans cet article, c’est la fin, qui ne vise qu’à véhiculer les sempiternelles vieilles lunes xénophobes concernant les Algériens en France. Que Fouad Laroui veuille en appeler aux "décideurs" pour mettre certains de mes concitoyens au pas "cadencé", grand bien lui en fasse ! Mais il est triste de vouloir jouer les uns contre les autres, d’appeler à de fausses et dangereuses rivalités. L’Afrique crêve de cela ! La tentation des particularismes, à l’heure de l’universel, est grande. Alain Mabanckou est un grand écrivain, qui n’appartient plus à personne, il me semble.
Bravo Alain pour tes répliques toujours au diapason....Pour toi comme pour bon nombre d’auteurs (Congolais et Camerounais de ma connaissance) ;pas besoin de nationalité particulière, vous êtes universels et appréciés pour votre verve et vos qualités de coeur et de pensées.Bises à toi et à bientôt j’espère !
Je me demande bien pourquoi notre hôte s’excuse de ses virées nocturnes dans les bars... ? Croit-il que nous ne l’avons pas vu ? Même dans la nuit la plus noire, nos yeux étaient là, dardant et doutons-nous qu’il soit un bon vivant ? Plutôt dirons-nous qu’au rayon de l’ntelligence, Alain s’en tire magistralement et avec humour car voilà une jolie illustration de l’intelligence du coeur en ce bas monde : le savoir vivre... Ah si les Israéliens l’ avaient hein ? Quant à l’essaim de lycéennes et la vieille dame, elle ont du se mordre les lèvres d’avoir découvert la supercherie, et voici l’ art de la pirouette ! Enfin vive l’ Algérie, car si je n’y ai pas vécu, mes parents m’y ont conçu et je me revendique aussi de ce beau pays qu’est Djazair même si je suis couleur chocolat comme la glace que j’ affectionne...
Mistigrisement votre...
Désolé de vous décevoir cher amis mais le coeur de l’Algérie est loin de l’Afrique enfin de l’Afrique dite “noire”.
Que d’amertume dans les propos de sami. pour une fois, rions, ce genre d’anecdotes permet de décompresser de certaines zones d’ombre qui nous entourent. sami, de grâce, ris et rions, un conseil ou plutôt une proposition d’amie virtuelle.
bravo, alain, fouad et boualem, que la rigolade vous couvre de ses bienfaits !
Sami, en effet, mon post précédent a complété ta question. Mais on peut se demander comme moi après avoir lu ce papier du toujours drôle ancien cadre de l’OCP : quel (s) type (s) d’algériens cette dame avait-elle rencontré (s) avant Alain M. ? Quant aux autres questions posées ici, le Nègre que je suis qui a vécu dans un pays du Maghreb vous invite à y séjourner, même un seul trimestre, et vous trouverez certaines réponses. Sans commentaires. @+, M82
Ne soyez pas pusillanime, Mayombe, allez donc jusqu’au bout de ce que vous voulez dire et dites-le clairement ! Le racisme anti-noir au Maghreb n’est pas, ne doit pas être, un sujet tabou. "Jeune Afrique" y a consacré un dossier, sur plusieurs numeros, il y a quelques temps. Vous pouvez en parler librement, mon grand. On vous en foutera plein la gueule à la suite de ça, mais ce n’est pas grave, ça ne fait pas mal, vous verrez. Au lieu donc de nous lâcher un "sans commentaires" plein de sous-entendus évidents, ayez, comme on dit, le courage de vos idées !
Ce n’est pas le papier F.L qui est savoureux c’est tout simplement Alain. Beijos
Binetou, je vais suivre ton conseil et je vais rire, surtout qu’il est minuit et quelques minutes. Je vais rire un bon coup, mais, tu sais, on ne change pas quelqu’un de mon âge, après avoir ri, je ne peux m’empêcher d’interroger les mots. Ce n’est pas de l’amertume, cela m’a plutôt semblé curieux qu’on s’étonne qu’on pose à un Noir la question s’il est algérien alors qu’il y a des Noirs en Algérie, huit millions, Binetou, je l’ignorais, je ne connaissais pas ce chiffre, mais je partais de l’évidence qu’il y a des Noirs dans ce pays, non seulement parce que c’est un pays sur le continent africain, loin, c’est vrai, Timba, du coeur de l’Afrique noire, mais en Afrique quand même, mais aussi à cause de l’histoire. Et je mettais en rapport la teneur de l’article avec ce qui semble choquer certains vu sous un autre angle : que certains Français blancs pensent que français signifie forcément blanc. En réalité c’est le même état d’esprit qui a expliqué ici à la fois l’étonnement et la nécessité de faire de cette anecdote le sujet de l’article, alors que l’auteur n’a aucune pensée mauvaise, c’est que, sur le coup, il a cru sincèrement que c’est incongru qu’on demande à un Noir s’il est algérien. Ce qui signifie que dans sa tête, Maghrebin ne peut signifie noir. Il le dit clairement : lui marocain, maghrebin, il peut passer pour un algérien, mais pas un beau noir. Seulement, la personne qui a posé la question ne voyait pas les choses de façon aussi évidente, et c’est en cela qu’elle rejoint idiotement la réalité. Comme quoi, parfois, plus on est bête et mieux on est dans le vrai. Quant à ce que dit Mayombé sans le dire, oui, le racisme dans le Maghreb, oui, ce n’est pas un sujet tabou. Mais j’avoue que moi je n’avais même pas pensé à cela, ce qui m’a frappé c’est cette réflexion naturelle qu’un noir ne peut pas être algérien, que c’est idiot de lui demander s’il l’est. Bon, je me suis justifié, Binetou, par respect pour toi, et je vais en plus suivre ton conseil : rire. C’est gratuit en plus.
تتابع الجالية اللبنانية المقيمة في الجزائر تطورات الصراع المسلح بين حزب الله والجيش الإسرائيلي بخوف وترقب. الجالية التي لايزال العديد منها يتذكر الحرب الأهلية، مصدومة لأن بلدها
Yassin2,
Pourriez-vous traduire en francais s’il vous plait ?
Traduction approximative Post 21 : « En Algérie, la communauté libanaise dévaluée continue, dans la peur, la lutte armée par l’entremise du Hezbollah contre l’armée israélienne. La communauté du nombre se souvient encore de la guerre indigène qui l’a frappée elle aussi ».
Bon allez prenons parfois les choses avec legerete comme sait si bien le faire F.Laroui par exemple. Son papier a mon avis n’est qu’un billet d’humeur pour nous faire sourire(en plus ila reussi son coup).Pas besoin de refaire tout un cours sur les races et les origines. Et puis, je ne trouve rien d’anormal dans la question posee a Alain a savoir s’il est algerien. A mon sens si on parle souvent d’Afrique noire et d’Afrique blanche c’est pour montrer que les maghrebins sont differents des autres habitants du continents. Et puis franchement moi quand on me parle d’algerien, oui je pense automatiquement a un africain a la peau blanche comme Rabah Madjer par exemple pour les amoureux du foot ou comme Khadra pour les amoureux des livres. Oui des noirs il en existe partout. Tenez cet exemple, lors de la finale de la coupe d’Afrique remportee par la Tunisie, j’allais suivre les matchs dans un bar qui etait toujours plein d’africains(noirs comme blancs),mais lors de la finale entre les deux equipes du maghreb,Tunisie et Maroc, je peux vous dire que les africains noirs se comptaient sur le bout des doigts. Et tous ceux qui n’etaient pas venus assister a la finale disaient que c’est une finale entre blancs donc ca ne les interresse pas.Ceci montre a quel point que pour le commun des mortels quand tu es maghrebin, tu es certes africains mais africain avec une pigmentation differente des autres africains. Mais bon comme je disais, Laroui tenait simplement a nous detendre, alors detendons-nous entre citoyen du monde noir,blanc,rouge ou vert.
Personnellement, je ne regrette pas de n’avoir pas ri comme tout le monde ou presque. Et cela m’a été utile, puisque grâce à mon interrogation, j’ai appris qu’il y a au moins huit millions de Noirs en Algérie. Tout le monde le savait sans doute, moi, j’avoue, sur cette précision, mon ignorance et remercie Mayombé de m’avoir appris quelque chose. Je ne croyais même pas qu’il y avait cent mille Noirs dans ce pays. Alors, huit millions ? Depuis la réponse de Mayombé je me suis mis à chercher des informations. Un blog, ça sert aussi parfois à ça : apprendre et tenter en direct avec quelques-uns de s’interroger là où d’autres voient des évidences. Chacun sait avec qui il peut échanger utilement.
Il n’y a pas à s’excuser,pour les virées nocturnes ! Tout le monde sait bien que l’auteur de "Verre cassé" aime Vivre, s’amuser, boire un coup, s’éclater, titiller les beaux culs. Pourquoi pas ? Ce n’est pas demain qu’il va "casser le verre" ! Et cela ne l’empêche pas d’être un des nos meilleurs écrivains. Un grand intellectuel, un homme de culture ! Et l’inspiration, c’est dans la rue, dans les bars, dans les femmes, dans la chair, en faisant l’amour, en tirant son coup de vin de palme...c’est comme cela qu’il nous pond des beaux livres ! L’Escargot Entêté
Hé Escargot ! Tu penses pas que ton ga-là, il va finir comme cet écrivain-là ? C’est même encore quoi son nom ? Enfin ! Cet écrivain-là qui buvait comme un buko..ko...ko Bof ! ça m’échappe. Et même qu’il dormait parfois dans les caniveaux dis ?
Je suis comme toi Sami : on peut rire ; et après tout, il y a bien de quoi rire dans ce papier. Mais tout n’y est pas prétexte à rire, et je me pose exactement les mêmes questions que toi. Qui plus est, moi aussi, comme toi, je découvrais seulement ici la proportion des Noirs en Algérie.
Mayombe, on a bien compris le sens de ton sous-entendu. Mais je crois que quand on parle de ces choses-là, on fait toujours comme ci cela ne concernait que les autres. Dans les pays d’Afrique noire, sévit le même racisme que partout ailleurs. Il n’est pas fait d’animosité, mais il est courant, sous divers prétextes, de voir les Blancs traités de tous les noms et de tous les qualificatifs. Il n’y a pas significativement dans ces pays (d’Afrique noire) des Maghrébins qui font leurs études, ils seraient alors victimes des mêmes persécutions. Bref, tout ça pour dire que s’il y a là une plaie, c’est une plaie universelle.
MwaneBwale (j’ai toujours du mal, avec ton pseudo car il me rappelle le lingala, et j’ai tendance à mal l’écrire !), ne nous méprenons pas. J’avais lu moi aussi cet excellent dossier réalisé par JA qui s’appelait encore l’Intelligent à l’époque, et je leur avais même écrit en confirmant certains faits. Cela ne saurait faire l’objet d’un quelconque tabou, surtout pas chez moi. Ce n’est pas en taisant ce genre de choses qu’on peut crever correctement l’abcès. Non, quand je dis « sans commentaires », c’est par rapport à un fait qui m’avait semblé étrange, et avec le temps j’ai fini par m’y habituer. Un prof m’interrogeait et je lui parlais du 6ème continent : le Maghreb ! Stupeur dans la salle ! Je fis comprendre qu’ayant remarqué que tous les Nègres subsahariens étaient appelés « Africains », qu’à chaque fois qu’une équipe de foot (on y revient !) perdait face à la sélection locale, tous les Subsahariens prenaient automatiquement la nationalité du pays en question. Idem pour les clubs. Nous mangions de l’ « Africain » chaque seconde, chaque tierce ! J’avais fini par m’y habituer en essayant de comprendre si c’était juste cette barrière naturelle qu’est le Sahara qui créait dans l’esprit de la plupart de ceux que je côtoyais ce nouveau continent. Par contre, aussi curieux que cela puisse paraître, quand le pays était lésé, j’entendais : « Mon frère, tu as vu ? Ils sont toujours contre nous les Africains ! » Ah ! bon ? Mieux vaut en rire qu’en pleurer ! En France, au téléphone, je demande à l’opératrice si elle n’est pas Africaine :
Non !
Ah ! bon ? Pourtant, vous avez un accent qui me rappelle l’Algérie...
Ah ! Oui, je suis Algérienne !
Je suis trop con. Je refuse de retenir les leçons de la vie.
D.O.W., j’espère qu’à la lecture de ma réponse à MwaneBwale tu as des éclairages. Le racisme est universellement partagé. A quelles doses ? Je ne saurais le dire ! Je l’ai subi au Maghreb, tellement subi (ça a été une grande école de ma vie), si bien que celui qu’il m’est arrivé de subir en France, ressemble à de la roupie de sansonnet. Quand nous sommes nous-mêmes les champions du tribalisme, de l’ethnisme, voire du régionalisme, peut-on donner des leçons à autrui ? @+, M82
Bien reçu Mayombe. On apprend beaucoup avec toi. Et je suis notamment édifié de t’entendre dire que le racisme que tu as subi en France semble du pipi de chat à côté de celui subi en Afrique septentrionale. Mais tu vas probablement susciter beaucoup de réactions (rires).
Bien à toi.
Mayombe, une amie sénégalaise me disait qu’après le bac passé au sénégal, elle avait, dans le cadre des échanges inter-scolaires, reçu une bourse pour aller étudier en algérie, à boumerdes, l’INH, Institut National de l’Hydrocarbure. elle y est restée deux mois. les algériens l’appelaient Kakhloucha, insecte noir qui pique grave, on lui balançait des bananes à la figure dans la rue et dans le bus. une fois, elle est allée en boîte à alger avec des compatriotes. depuis l’entrée, le videur leur a dit qu’ils n’avaient pas le droit de s’installer autour d’une table mais au bar pour ne pas gêner les algériens venus passer une bonne soirée. elle s’est plainte de tout ça à l’ambassade du sénégal, on lui a répondu qu’elle devait prendre sur elle si elle voulait rester dans ce pays. elle a vite fait de plier ses bagages pour aller étudier en france !
Dont acte, Mayombe. Mon interpellation ne signifiait rien d’autre que j’étais d’accord avec vous mais qu’il était dommage que vous vous abritiez derrière une prétérition pour dire les choses. Dommage parce que les choses gagnent toujours à être dites, même quand elles peuvent être embarassantes. Et dommage aussi parce que lorsqu’on a pour pseudo, comme vous, le nom d’une chaine de montagne, c’est qu’on se sent balaise et qu’on doit pouvoir dire les choses et en assumer le prix éventuel. Mais maintenant que les choses ont été dites, et bien dites, alors "incident closed".
Bienheureux, Mayombé, car que peut le soleil contre la marmite qui a passé une partie de sa vie assise sur le feu ?
Plus c’est court, plus c’est meilleur ! Sami, j’adore ton proverbe (adage ou je ne sais quoi d’autre). D.O.W., lors de ma 2ème année, le jeune homme que j’étais croyait que le racisme arabe (je mets bien les Amazighs de côté) étaient plus racistes que celui de certains Caucasiens et je me suis permis de le dire à une collègue qui ne cessait de me harceler avec les phrases bien connues du genre : " Nous ne sommes pas racistes. Je peux te le dire, moi, j’ai été en France, et le racisme, je l’ai connu. Tu verras si tu y remets les pieds (j’y avais déjà été gosse avec mes parents)". J’avais beau lui multiplier les exemples de ce que nombre de Nègres vivaient dans son pays, de même que ceux de mes amis dans d’autres pays du Maghreb, rien à y faire. J’avoue que je ne me laissais pas faire car ce n’est pas mon genre. Mais bon, à partir de la 3ème année, je ne me formalisai plus car c’est une perte de temps, et je me disais que je devais me concentrer qur les gens qui m’intéressent. Pas aux autres. On passe trop de temps à s’intéreresser aux cons, en négligenat les autres. C’était ma thérapie. Même un mec comme Le Pen me fait rire aujourd’hui, et je le trouve moins dangereux que le comique Finkielkraut. Merci D.O.W. En France, jamais dans la rue, je n’ai entendu quelqu’un que je ne connaissais pas me traiter de sale nègre, négro ; singe et j’en passe. Dans la ville où j’étais, c’était au quotidien et inutile d’aller voir les flics, ils te diront que c’est de l’humour et que ce n’est pas méchant. Même ma collègue a voulu me rassurer dans le même sens en ajoutant : « Les Français, ils sont sournois, ils ne te montreront jamais qu’ils sont racistes. Mais tu le vois dans leurs yeux, ils ne nous aiment pas et c’est comme ça. Vas chercher un emploi chez eux et tu verras ! » Comme si chez elle avec un bon diplôme on avait la garantie de se faire embaucher ! MwaneBwale, il n’y a jamais eu d’incident, sois en rassuré. Binetou Fall, le témoignage de cette amie est hélas ! un scénario que je connais comme si je l’avais écrit moi-même... Elle aurait du terminer son cycle à Boumerdès, ça lui aurait fait le plus grand bien. Un fait très révélateur, vu en Algérie, et au Maroc, par nombre de frères et sœurs qui y ont étudié. Tu donnes des sous à une vieille mendiante (dans tous les témoignages, c’étaient des mendiantes) et on entend cette belle et lumineuse phrase (en arabe bien sur) : « Mon Dieu ! Je suis devenu tellement misérable au point de demander aujourd’hui des sous à mon propre esclave ? » Les sociologues pourront travailler là-dessus. Quand on ne comprend pas l’arabe, ça passe. Mais quand on te l’explique, ça fait bizarre. Un frère a repris les pièces qu’il avait offertes, choquant nombre de passants. Les mieux placés pour comparer, c’est ceux qui ont fait les différents pays. Mes frères qui ont fait l’Algérie et le Maroc disent préférer le Maroc, même si, s’ils avaient le choix, jamais ils n’y auraient mis les pieds. C’est subjectif, je sais. Nos Ambassades ? Je vais encore me faire des amis, mais si on pouvait les fermer, je serai triste pour les enfants de diplomates qui n’ont rien demandé et qui vont devoir aller vivre les grèves à répétions et les années blanches au pays : ELLES NE SERVENT A RIEN ! Et si je me mettais à parler des pauvres filles arabes qui « osent » sortir avec des Kakhlouch( prononcer KARRLOUCH)... La plus grande leçon que j’ai tirée de tout ça ? C’est l’amour de mon pays qui est sans cesse grandissant ! Profitez bien des pays où vous pouvez coucher avec qui vous voulez (pas vos soeurs de sang s’il vous plaît), et aller dans certaines boîtes où vous voulez. @+, M82 PS : Une note d’humour pour finir. Une Camer allant passer un entretien de stage s’est entendue poszer une question incongrue par le Directeur marketing : "Mais où avez-vous trouveé les vêtements lorsque vous avez quitté le Cameroon ?" Réponse de Liliane (que je salue au passage) : "J’ai quitté mon pays nue, je suis montée sur un éléphant et arrivée dans votre bel aéroport, on m’a donné mes 1ers vêtements dans ma vie". Le mec n’a pas apprécié cet humour.
Mayombe82 tu devrais écrire un témoignage de ton histoire dans le Maghreb. je t’y encourage fortement.
Comme Timba, je t’encourage, Mayombé, à écrire cette expérience, avec l’humour qui se dégage de ton post ici on rira sans perdre de vue cette idée simple que faire rire n’est rien du tout si on n’a pas la possibilité de proposer un rire qui nous change un peu, qui nous fait voir un peu plus clair en nous et en l’Autre, en l’Homme. Qu’on ait des idées vagues sur ces problèmes, oui, mais quand on les a vécus... Allez, on attend, Mayombé, on attend.
Mayombe82, je ne sais pas ce que toi, tu en penses, mais moi, ce que je lis ne me donne pas envie d’écrire. De toute façon, je ne sais pas le faire. Je garde mon petit bureau d’aide comptable dans la banlieue lilloise. Je n’ai pas envie que l’escargot entêté me taxe d’obsédé sexuel doublé d’un saoulard même si comme tout homme qui se respecte et qui en a les moyens (faut pouvoir y arriver), j’aime titiller les beaux culs aussi. Mais bon, viagra, cialis, bois bandé et potions ne sont d’aucune aide dans certains cas.
quoi dire aprés avoir lu les réactions de ceux et celles ressortissants de pays noirs africains qui ont vécu des expériences malheureuses et tristes dans les pays du Maghreb ? c’est vrai, trés vrai ce que vous avez dit. mais je doute fort de l’authenticité de la scène qu’a vécu Liliane donnée par Mayombe "Mais où avez-vous trouveé les vêtements lorsque vous avez quitté le Cameroon ?" Réponse de Liliane : "J’ai quitté mon pays nue, je suis montée sur un éléphant et arrivée dans votre bel aéroport, on m’a donné mes 1ers vêtements dans ma vie". j’ai dit que je doute de l’authenticité de cette scène, parce qu’au début de l’installation de la BAD à Tunis, il y a eu bp de manipulations de la part de certaines personnes à qui ca ne plaisait pas que Tunis accueille cette institution et qui pretait des propos inimaginables à des tunisiens(on en reparlera !!!!). la scène du noir qui a donné de l’argent à un mendiant est aussi douteuse !!! je suis tunisienne et je connais la situation pour avoir, de part mon activité associative, cotoyer des noirs africans. j’ai eu des relations, intellectuelles, amicales et fraternelles trés fortes avec certains d’entre eux.certains font partie de ma proche famille. Mais j’ai connu aussi des méchancetés et des lachetés, des racismes que je ne pourrais jamais attribuer à ces personnes en tant que noires, jamais au grand jamais. je ne jouerai jamais le jeu des ennemis de l’Afrique dans sa diversité. notre cause est commune, notre héritage est commun, notre avenir est commun. soyons vigilents et réagissons à la connerie et au danger d’où qu’ils vennent. je ne fais pas de la démagogie, croyez moi, je parle en connaissance de cause et nous sommes un groupe de tunisiens et de noirs africains à agir et réagir et les changements sont trés rapides et spectaculaires en Tunisie. ce sont des gouttes dans un océan me direz vous, mais on persevère et on réussira surtout que nous impliquons les jeuens et les enfants. vous me donnez l’idée de creer un blog sur le thème. comme bp de tunisiens j’ai subi la loi des médias occidentaux à savoir ce que leurs pseudo-journalistes veulent bien nous donner comme images et infos sur l’afrique noire et vous renvoyer à vous et au monde comme images du monde arabo-musulman. je ne me positionne pas comme victime passive de ce système. si on en est là c’est aussi de notre faute (un autre long débat). j’ai assisté à tunis à des scènes "racistes" contre les noirs qui m’ont révoltée. mais contrairement à bp je ne reste pas sans réaction. je réagissais et croyez moi c’est toujours positif. j’ai assité une fois à une scène dans le métro de tunis qui m’a rassurée et qui m’a fait énormément plaisir : un jeune noir, la trentaine debout et en face de lui assise une femme avec ses deux enfants 15 ans peut etre. j’ai vu les deux jeunes se moquer en arabe du noir en lui lançant des propos stupides du genre sida, et lui faisant des grimaces méchantes. ce qui m’a le plus choquée c’est le comportement de cette mère qui au lieu de corriger ses enfants les encourageait par un sourire qui en dit long sur sa triste mentalité. j’ai réussi a les faire taire. et quand le metro s’est arrêté, un monsieur s’est dirigé vers la mère et ses enfants et leur demande vigoureusement de descendre avec lui se présnetant comme un flic et invite le jeune noir à le suivre également. j’ai demandé à les accompagner pour témoigner, le flic en civil m’a répondu que ce n’était pas nécessaire puisqu’il était là et a observé la scène. par curiosité je suis descendue et attendu àla station du métro. quinze minutes, j’ai vu arriver les deux jeunes en pleurs, la mère, la tête baissée et le jeune noir entrain de consoler les deux enfants qui apparemment ont reçu de belles giffles de la part du policier qui a obligé la maman et les deux enfants de demander des excuses au jeune noir (étudiant ghanéen en informatique). je suis sure que des liens amicaux se sont tissés entre ce jeune ghanéen et cette famille comme dans la plus part des cas. je ne dis pas que tous les policiers tunisiens sont à l’image de ce flic. des scènes similaires, je peux en citer des centaines. de tout ce que j’ai pu observer et vécu je peux dire -et je n’apprends rien à personne-, que la méconnaissance de l’autre, de sa culture et de sa civilisation est un affreux vecteur de racisme les manipulations sont trés subtiles et des experts sont à l’oeuvre pour donc soyons tous acteur d’un meilleur avenir. il ne faut pas s’arrêtr sur des expressions du genre, "non je ne suis pas africaine, je suis algérienne" etc... et touts ces bêtises pour tirer des conclusions généralisées. sachez aussi que les réactions stupides de beaucoup de jeunes tunisiens à l’égard des noirs et des étrangers en général est trés révélateur de l’ignorance de ces personnes, et leur malêtre, de leurs complexes. dés que le dialogue s’établit c’est tout un autre comportement qu’on observe des deux cotés d’ailleurs. Mayombe, essayez de dépasser vos tristes souvenirs et soyez constructif, vous nous avez habituez à un autre discours dans vos interventions. je ne dis pas qu’il ne faut pas en parler, mais il ne faut pas laisser s’installer la haine, ca ne sert ni les africains subsaharines ni ceux nord africains. ce qui s’est passé et ce qui se passe au Rwanda, au Soudan en Irak au Liban et ailleurs est le résultat de tant de manipulations auxquelles nous avons tous participé et nous continuons à encourager d’une manière ou d’une autre. disons stop à tout ca. à binetot. meriem
Sami et Timba Bema, vous voulez que le blog d’Alain M.se retrouve inondé ou quoi (rires !) ? Impossible ici de mettre ce témoignage. Un jour, peut-être. Ailleurs, sûrement. Eh oui ! Sami, le rire est une bonne thérapie, l’une des meilleurs que je connaisse. Quand je lis Verre cassé, Cola Cola Jazz et Hermina (chapeau à toi), je ris à gorge déployée, et crois-moi, pas mal de tracas s’évaporent comme les volutes de fumée des cigares de Castro l’Infidèle.
Le Comte Alexandre de Marenches, patron des Services Secrets français de 70 à 81, dit dans un livre d’entretien avec Christine Ockrent : « Quand on a, par métier, regardé les dessous des tables et l’envers des cartes pendant si longtemps, il ne reste plus que trois attitudes : ou préparer une liste des gens à « flinguer », ce qui est fastidieux et illégal, ou se « flinguer » soi-même, ce qui est inconfortable, ou faire appel à la vertu cardinale, le sens de l’humour, ce qui permet de sourire pour le restant de vos jours. Comme vous pouvez le constatez, j’ai adopté la troisième solution. » Très chers, j’essaie de faire comme lui, et j’avoue que par moments, je rigole tout seul des turpitudes de mon séjour nord-africain. Je ris du racisme, de l’ignorance, de la bêtise humaine, de tous nos complexes de supériorité, de nos égos démesurés ! Prosper, un petit témoignage de ta part ne serait pas de trop. Même une anecdote. Je vous en livre une autre. Ce sont 3 frères gabonais en train de discuter avec 3 « locaux », témoin de la scène, je me souviens très bien des prénoms. Hassan qui demande à Eric :
Ca doit quand même vous faire du bien de monter dans des voitures, des bus, non ?
Pourquoi ?
Mais parce que chez vous, vous n’en avez pas ! [ Je précise qu’à mon époque, le JT quand il s’agissait de l’Afrique c’était : famines + guerres civiles, en moins de 4’, l’actu subsaharienne était expédiée ! ]
En effet, ça me change complètement des lianes de ma forêt avec lesquelles je me baladais.
C’est donc vrai que vous vivez en forêt ?
Tout le monde ! Même l’Ambassadeur de ton pays, lorsqu’il va voir mon président, il fait comme Tarzan et saute d’arbres en arbres, de lianes en lianes !
Voulez-vous vraiment que je vous décrive les tronches des 3 « locaux » ?
@+, M82
Meriem, merci d’avoir pris la peine de me lire. Que vous doutiez du témoignage que je rapporte (au sujet de Liliane), je comprends tout à fait. Je n’ai pas non plus l’habitude de tout prendre pour argent comptant. Liliane est aujourd’hui cadre supérieur dans son pays. Ceux et celles qui ont essayé par tous les moyens de me convertir à l’Islam en savent quelque chose. Meriem, il faut en parler ! De même que je suis prêt à parler des Subsahariens qui promettent le mariage aux Maghrébines, les dépucèlent (sachant très bien ce que ça induit plus tard) et à la 1ère occase se barrent ni vu ni connu. Sami et Timba, allez expliquer à un jeune garçon de 18 ou 24 ans qu’il se contentera de pratiquer la sodomie avec la majorité des filles locales qu’il rencontrera (filles de joie mises à part) alors que chez lui il avait accès à toutes les issues... Que de dérives et d’histoires salaces ça a données... « Mayombe, essayez de dépasser vos tristes souvenirs (...) » Ils n’ont jamais été tristes, meriem, croyez moi, puisque j’en rigole nuit et jour ! J’avoue que les 2 1ères années, c’était dur et je ne voulais me faire aucun ami local. Mais il y a longtemps que j’en suis guéri. Des cons, il y en a partout. Surtout des ignorants. « (...)soyez constructif (...) » C’est ce que j’essaie de faire chaque jour que Dieu fait. Mais votre remarque me montre que j’ai encore du chemin à faire. On apprend tous les jours, isn’t ? « (...) vous nous avez habituez à un autre discours dans vos interventions (...) » Merci pour cette observation. « (...) et nous sommes un groupe de tunisiens et de noirs africains à agir et réagir et les changements sont très rapides et spectaculaires en Tunisie. ce sont des gouttes dans un océan me direz vous, mais on persevère et on réussira surtout que nous impliquons les jeuens et les enfants. » Je ne peux que vous encourager dans cette voie, mais comme l’a dit Timba Bema dans le sujet concernant Thuram, je dirais que quand la société civile commence à s’occuper de ces questions, c’est que l’Etat a failli ! Ne dit-on pas que le poisson pourrit par la tête ? Un exemple tout simple et tout bête. CAN de foot 88 au Maroc. ½ finale Maroc-Cameroon. Echaufourée sur le terrain, et pendant que l’arbitre avait le dos tournée, André Kana-Biyick donne un coup de tête (déjà) à Méry Krimau (un Nègre aussi) sur son appendice nasal. La foule se déchaîne (je la comprends). Au bout de plusieurs minutes, les choses se calment. Les locaux perdent 0-1 et le Cameroon gagnera plus tard le trophée. Durant quelques jours, les étudiants subsahariens étaient obligés de sortir en groupe s’ils voulaient rentrer en entier chez eux après les cours ou leurs courses. Hassan II (dont l’une des grands-mères était Négresse et qui dans son harem comptait aussi des Négresses) prendra un jour ses responsabilités en disant : « Je vous ai toujours dit que ces gens [ Les Nègres ] sont ici chez eux ! Ils ne vous demandent rien, ils paient leurs loyers, leurs écoles, étudient et ne vous causent aucun tort ! Si à la fin de mon propos, j’apprends que vous avez touché à ne serait-ce qu’un cheveu d’entre eux, je vous garantis que vous aurez personnellement affaire à moi ! » Amir Al-Muminim (le Commandeur des Croyants) avait parlé ! Et croyez-moi, même les Catholiques n’obéissent pas autant au Pape ! Les Nègres recommencèrent à se pavaner tranquillement. Meriem, vous aurez beau vous battre, comme en France SOS Racisme (que je n’apprécie pas plus que ça) et autres MRAP, si l’Etat ne prend pas ses responsabilités, il n’y aura rien de nouveau sous le Soleil. Le Christ l’a dit. A très bientôt, meriem. M82
si vous permettez Mayombe, deux références que je n’ai pas envie d’aborder : la religion et le foot. quitte à choquer certains, pour moi ll n’y a pas bp de différence !! trop de passion dessert les discussions sur ces sujets. et puis dans le sujet de notre débat, ces deux thèmes sont trés secondaires à mon avis, sauf peut etre pour illustrer quelques scènes tristes. j’ai dit nous sommes un groupe à agir. oui et nous ne sommes pas seuls. il ne faut pas me taxer de démagogue (je suis loin de ca) si je dis qu’en Tunisie, la volonté de changer les choses sur ce plan existe en haut niveau. il y a trop de malentendus, des dérapages aussi. je n’ai pas l’impression que je me bats pour rien (se batte c’est un peu fort pour moi), je fais des choses que j’aime et qui m’enrichissent bp (intellectuellement bien sur), et je vois des résultats positifs. quand j’aurai un peu plus de temps, je reviendrai sur ce sujet.ca m’interesse beaucoup. merci d’avoir lu mon message et à bientot- meriem. je regrette un peu de ne pas pouvoir plus approfondir mes remarques.
Il y a quelque chose de très positif dans le message de Meriem. Mais je pense comme Mayombe que ces questions-là ne se règlent pas hors de la puissance publique, et donc sans la volonté politique. Par ailleurs, dites nous tout Meriem, mais ne nous dites pas qu’en Tunisie, en haut lieu, il existe quelque volonté que ce soit. Le pouvoir tunisien, comme ceux d’Afrique noire, est un des plus "fétides" au monde. Vous êtes un groupe qui agit. Fort heureusement, car ce n’est pas l’Etat de Ben Ali qui peut quoi que ce soit de positif là-bas.
On arrive parfois au bar du coin sans savoir ce qu’on va boire ..... Moi j’ai inhalé le vent sec de la téranga "hospitalité en wolof" sans savoir ce que j’allais y voir ....
A peine , arrivé à l’aéroport , je m’appellais Ngak "sauvage, sinon homme de la forêt en wolof"......comme je ne comprenais rien à cette langue que je parle maintenant , ça n’a pas eu l’air de déranger mon soit-disant sens du respect de l’autre....
Les premiers jours, se passent à entendre les vétérans compatriotes du pays d’accueil vous étaler la liste des défauts et des péchés des sénégalais et leur racisme ambiant envers les Af du centre ...mais pourtant tous ont des copines peules ou wolofs qu’elles n’osent comparé avec les laides femmes de chez eux , car trop belles les sénégalaises !!! ah sénégal les rondeurs de Fatou qui me saoulent...
Ils ont oublié , le Congolais d’en face, qu’ils traitaient de "zairois" pris dans le sens de voleur , alors qu’il lui avait transporté son sac de foufou du marché total à son domicile à moungali, et à qui il n’a rien donné jugeant que c’est un voleur !!!ah le racisme , c’est un vêtement qui est toujours fait juste pour le corps de l’autre
Et nos hôtes, à qui je disais vertement, dans les boutiques du marché plateau (brazzaville) !!! tais-toi, t’es pas chez toi , waara !!! ....Non moi j’étais gentil avec eux, c’est tjrs ça !!! L’on me fait le procès de pactiser avec les sénégalais, car je mange avec eux et y compte beaucoup d’ami(e)s....sans compter ma douce Awa dont le corps si svelte et les yeux si beaux volaient à mon sexe la pudeur de bander sous mon patalon, elle qui n’aimait pas que les siens m’appellent "ngak" !!! on me traîte aussi de sénégalais par mes propres compatriotes et les sénégalais eux me trouvent différents de mes frères taxés de pilliers de cabarets et de coureurs de jupons....même si mes admirateurs m’interdisent de scier mon sexe aux rondeurs de leurs femmes musulmanes (qu’ils me conseillent de marier dur comme fer), sans m’être converti à l’islam !!!!ah je suis chrétien , je l’avais oublié mais Awa s’en fout, elle qui me disait si souvent "man,Bougma ken koudoul yaw =je n’aime que toi".
Une après_midi dans le cyber-café à deux pas de l’univ,Sokhna, une amie de classe ; réduit au silence un marocain qui ne voulait pas lui céder sa web-cam(car il y a beaucoup de marocains étudiant à dakar)au silence par une phrase qui me choqua " bouge-toi,sale arabe, chez vous vous êtes racistes envers les noirs, qu’es-tu donc venu chercher ici, car ici t’es chez les noirs, tu vas me donner cette web-cam" j’essaie de m’interposer, mais rien n’y fait , elle gronde de plus bel et le jeune marocain s’exécute et sort du cyber le regard abattu..... Mon boutiquier guinéen BAH ibrahim au bas de mon immeuble , un jour me confie qu’il n’aime pas le sénégalais qu’il trouve trop hypocrite et préfère les Africains du centre, Sokhna elle d’ethnie wolof, déteste les toucouleurs et les peuls qu’elle trouvent trop sales et non civilisés et me trouve génial mais veut me convertir à l’islam.Puis il ya eu la france et les regards accusateurs et dédaigneux du métro parisien........ Ah sénégal mon coeur wolof qui saigne au marché de tchylène ... j’ai abandonné les ronces de mon coeur sur ton sable nu je marche je regarde et je me ris je sais maintenant que je suis un homme c’est-à-dire un animal
eh Alain, soit cool et comprends que tu as des déclarations indirectes d’amour croisé, tantôt anne de Belgique possédant une villa au bord de la mer, tantôt c’est léonora, tantôt claudine ...mais enfin, tu n’aimes ni les noirs, ni les blanches. Que t’es même comment toi ?
Kitumba : MA-GNI-FI-QUE ! Mais ça ne serait pas plutôt "gnak" au lieu de "ngak" ? “ah le racisme , c’est un vêtement qui est toujours fait juste pour le corps de l’autre” : CHEF D’OEUVRE !!!!!!!!! @+, M82
Merci Mayombe, oui c’est plutôt "gnak" au lieu de "ngak".........
hi !hi ! je me rappellerais toujours de ce ptit bambin qui m’avait appellé "négréta" (j’avais 7 ans à l’époque)..ça a foutu mon père tellement en rogne qu’il lui a rétorqué : "négréta hya mouk" (la nègresse c’est ta mère)..mais bon passons, je suis une big fan de Laroui..trop top son article !! D’ailleurs, j’ai fini y a qq semaines "verre cassé", c ben la première fois que je lis un bouquin avec que des virgules et sans chapitres. J’ai trop rigolé au début..
Sinon je revendique la nationalité algérienne, rien que pour mon Fellag (le plus grand humouriste algérien qui existe sur cette terre)
rebonjour D.O.W. quand j’ai dit qu’en tunisie il y a une volonté à haut niveau pour changer les choses, je pense à beaucoup d’initiatives de la part des autorités pour facilier la vie aux étrangers et en particulier les ressortissants d’Afrique noire. je me base sur des témoignages tout simplement. ceci dit je pense que nous avons encore du chemin à faire pour avoir une société ouverte, tolérante. personnellement je suis optimiste D.O.W quand vous parlez de Ben Ali, le faites vous en connaissance de cause ou parce que vous aussi comme bp vous lisez et écoutez les voix occidentales concernant la Tunisie ? ils n’arrêtent pas d’aboyer et crois moi aprés avoir vécu dans plusieurs pays occidentaux, je pense qu’ils nont aucune leçon à nous donner, et vous êtes bien placés en Afrique noir pour le savoir. sachez aussi que je ne fais parti d’aucun parti polique. c’est juste quelques remarques au passage (évitons les polémiques stériles), continuons plutot nos reflexions et échanges pour essayer de reconstruire notre identité et personnalité, mieux nous connaitre. à bientot
meriem
Ma chère Meriem, vous avez raison, évitons ce sujet-là. Car quand je me mets à débattre sur la responsabilité des hommes politiques de chez nous, cela me met dans des états inqualifiables, et je perds souvent ma politesse légendaire. Qu’il me soit permis tout de même de vous dire juste un mot là-dessus. La presse occidentale, même avec sa condescendance, est en dessous de la réalité. Nous-mêmes, si nous aimons nos pays (et je crois que je les aime passionnément), si nous aimons nos pays dis-je, alors nous devrions être encore plus sévères que la presse occidentale. Je sais, Meriem, que je risque de vous causer du tort, ou de faire interdire le blog de Mabanckou en Tunisie, mais tant pis je me lance : nous n’avons comme présidents et chef d’état en Afrique, que des brigands, des assassins, de vils scélérats. Et Ben Ali, Sassou, Debi, et touti quanti, en sont les chefs de file. Ce sont juste des sortes de pourritures de l’humanité. Mais ce n’est pas cela qui cause le plus de peine. Ce qui est navrant, c’est que des jeunes gens comme vous Meriem, ne comprennent pas que le cancer de nos sociétés ce sont ces hommes-là. J’aurais compris que vous soyiez du parti de Ben Ali, j’aurais dit que c’est humain après tout. Mais que vous ne soyiez d’aucun parti (donc libre) et que vous ne voyiez pas que nos présidents et autres "pères de la nation" sont les assassins de nos destins, cela m’abassourdit. Et croyez-moi, je ne dis pas ces choses par rhétorique, et moi non plus je n’appartiens à aucun parti au monde, ni à aucune association de quelque sorte. Mais quand je pense aux vies meurtries de nos mères au pays, à l’avenir sans âme de nos frères, de nos pères, bref à la misère où on a réduit tous nos peuples, je me dis que jamais personne n’arrivera à me faire trouver la moindre qualité à un haut responsable africain. Jamais personne ne me fera dire que ceux qui nous tuent quotidiennement sont des héros, jamais !! Que ceux qui le souhaitent les applaudissent, et que chacun s’arrange avec sa conscience ; mais moi je serai toujours de ceux qui dénoncent l’infamie. Alors certes tu as raison Meriem, l’Occident qui donne des leçons est lui-même le lit de bien des infamies. Mais l’Occident ne m’intéresse pas. Je n’ai pas besoin de lui pour constater le mal que l’on fait à mon peuple l’Afrique. Nous avons un contentieux à régler avec nous-mêmes, pas avec l’Occident.
Mais sans doute qu’il faut que je m’arrête là Meriem ; on risquerait après de tomber dans la polémique. Continuez ce que vous faites, continuons d’agir au niveau où nous le pouvons ; mais de grâce, par respect pour tous ceux que l’on assassine, que l’on emprisonne injustement, encore aujourd’hui, en Tunisie, en RDC, au Nigeria, etc, par respect pour eux, ne nous demandez pas de fermer les yeux.
Bien à vous.
Il y a 6 ans, un ami tunisien,a nimant un site Internet tunisien m’a gentiment demandé au nom de notre amitié de ne plus y intervenir justement car il ne voulait pas que son site subisse les affres du général Bac moins 3 (un des surnoms de l’autre). au nom de notre amitié... Mais D.O.W., si tu veux que ce site soit interdit d’accès à Hamamet, Sousse... on y va ! Meriem, a-t-on tout le temps besoin de la presse occidentale pour savoir ce qui se passe chez nous en bien comme en mal ? Comme en bien d’ailleurs ? @+, M82
Non Mayombe, pitié pour ton copain. Il faut bien qu’il vive (rires). Bonne question que celle posée à Meriem. C’est tellement commode de laisser la presse occidentale récriminer, pour venir dire après "oui, c’est leur condescendance ; ils se prennent pour qui ? Ils n’ont pas de leçon a nous donner". Mais alors que répondra Meriem aux propres journalistes tunisiens qui dressent des réquisitoires contre Ben Ali ? Hmm.. ?
j’avoue que je ne pourrai en aucun cas vous (D.OW. et mayombe...)concurrencer dans l’art de la polémique. réfléchir, dialoguer,tirer les leçons...,pour avancer les choses, oui et mille fois oui. les reflexions et les propos qui ne font que stériliser les débats et sans aucune action concrète ni résultats positifs, quitte à ce que vous me taxiez de lache, je n’y adhère absolument pas et de toute façon je n’ai pas du tout le temps pour pratiquer cette gymnastique douce et confortable que chérit beaucoup dans ce continent. ceci dit, tout ce que je voulais dire que ce pays malgré les moyens trés limités dont il dispose en comparaison à beaucoupde pays africains et arabes) a réussi à relever énormémemnt de défis. vous pouvez reprocher bp de choses à ben Ali, mais c’est quelqu’un qui bosse et bp de tunisiens et tunisiennes avec. le résultat est là :
toutes les maladies qui sévissent dans ce continent sont éradiquées depuis des dizaines d’années (par exemple sur la carte de l’OMS seules la Tunisie et l’Ile maurice ont éradiqué toute trace du paludisme)
les unités de santé, laboratoires, hopitaux, cliniques... on en trouve presque partout, et on est loin d’une situation correcte
l’espérance de vie est quasi égale au niveau de spays les plus avancés
l’endeignement : le taux d’alphabétisation est de plus en plus élevé (bien consciente que le système scomlaire est defectueux comme partout.
les routes et ponts : nous n’avons presque rien à envier aux pays avancés
les statistiques de 1998 : plus de 90% de la population possèdent l’eau, l’electricité, la télévisison, et nous avons encore du chemin à faire
parlons de la femme : polygamie inetrdite par la loi depuis 1956, statut de plus en plus renforcé meme par rapport à certains pays européens... meme si l’application reste encore défaillante
une batterie d’instruments et de mécanismes en faveur des jeunes, mais hélas nous avons encore bp de jeunes qui rêvent de l’europe et qui périssent souvent dans des conditions effroyables
les logements : il semble que 80% des tunisoiens sont propriétaires de leur logement en plus d’une poltique socale de logement qui a réussi
planification familiale : expérience la plus réussie
les marchés de légumes, fruits, fromages sot accessibles à tous et avec l’abondance
sécurité, on se sent bien (bien sur l’existence de foyers de banditisme et de violence ne sont pas absents)
les journalistes : qu’attendent -ils pour s’engager et arracher leur droits à la liberté de presse et d’expression ? personne ne vous amenera ca sur sur un plateau.
je suis trés embêtée d’avoir ce genre de discours, parce que je suis quelqu’un de terrain, j’agis plus que je ne polémique. mai rassurez vous, j’ai des principes solides comme vous et je les défendrai jusqu’au bout. mais tout simplement pour dire, qu’il faudrait qu’on ait d’autres grilles de lectures de nos sociétés et systèmes politiques, économiques ? nous avons peut être des priorités dont il fzaut tenir compte avant de chercher à laire ou à se conformer tel ou tel système ? je me dis aussi, que ce petit pays qui a réussi son décollage économique pourrait peut etre donner l’exemple à d’autres pays. j’entends souvent des amis et collègues d’Afrique noire dire : nous sommes fiers de savoir qu’un pays africain réussisse de cette manière ? je me pose beaucoup de questions. c’est dur d’en arriver là. je suis souvent attristée de voir tant de pays africains et arabes avec énormément de potentialités et de richesse et qui regressent.je ne cherche pas à polémiquer sur les causes, mais peut etre faut-il revoir nos systèmes et nos conceptions de la vie et de la politique ? vous avez certainement remarqué que je n’excelle pas dans l’art de la polémique, d’où ceraines incohérences dans le cheminement de mes pensées. je ne reviendrai plus sur ces sujets, ca ne sert à strictement rien. bien à vous et en toute amitié sachez que je ne serai nullement déçue, ni vexée si vous ne répondez pas à ce message ou que vous le jugiez débile. meriem
Meriem,
jamais je ne jugerai un message "débile" comme vous dites ; et le plus souvent, je réponds aux arguments qui me sont opposés, parce que le débat enrichit. Je ne juge donc jamais un message débile, mais je peux trouver certains arguments indéfendables. Mais du reste, vous avez raison : je crois que nous nous engageons dans le genre de débat interminable qui vire souvent à la polémique. Mais juste un mot. Si le tableau est celui que vous brossez, pourquoi les jeunes Tunisiens ne rêvent que de partir ? Et puis si même Ben Ali avait obtenu tous ces succès, cela lui donne-t-il le droit d’être un tyran et d’emprisonner qui il veut ? Je crois ma chère Meriem, que vous veriez l’importance de ces questions d’un autre oeil si un jour c’était au tour d’un de vos proches d’être emprisonné ou "porté disparu" sans raison valable. Je crois que ce jour-là, vous vous persuaderiez qu’il n’importe pas seulement d’être "sur le terrain".
Bien à vous.
Meriem, ma sœur Meriem, tu trouves vraiment que je suis polémique ? Mais non... Qui châtie bien, aime bien. J’aime mon pays, et au-delà même de mon pays, il y a un idéal panafricain auquel je crois fermement, même s’il y a loin de la coupe aux lèvres, et que par conséquent, je ne verrais pas les rêves de Marcus Garvey, Henry Sylvester Williams, Kwamé N’krumah, Nelson Mandela se réaliser. Et pour moi, cette Afrique va bien de Tunis au cap de Bonne Espérance, de Thiès à Mombassa. Elle inclut tous les frères et sœurs d’Amérique, d’Europe, d’Asie et d’Océanie. Et si un seul d’entre eux commet, à mes yeux (et non sous le prisme occidental) un acte qui va à l’encontre de cet idéal panafricain, je me dois de le dénoncer. Comme tu vois, je réponds à ton message. Et pour rien au monde, je ne me permettrai de te traiter de débile. A l’époque où j’étais convaincu que la Mecque du savoir, de la connaissance et de l’intelligence réunis était la NASA, je disais à qui voulait l’entendre que si j’étais aussi intelligent et doué que ça, je serais à la NASA et non en train d’échanger avec autrui pour m’instruire. Comme tu pourras le constater par toi-même, je pense que toi et moi avons plus de convergences que de divergences. Je suis l’un des plus ardents défenseurs « des Tunisie ». De la Tunisie politique qui a eu la chance d’avoir un visionnaire en la personne de Habib Bourguiba. Un visionnaire qui a compris très tôt, au contraire de nombre de ses frères arabes et moyen orientaux qu’on ne pouvait parler de développement sans accorder certaines libertés aux femmes. Sans leur accorder le droit de vote. En leur laissant le libre choix sur l’épineuse (qui en réalité ne devrait pas en être une) question du voile, du hidjb. En permettant à la fille d’hériter autant que son frère. En permettant à la femme de transmettre la nationalité à son enfant (au Maroc, il a fallu attendre M6 pour que la Marocaine ayant un enfant d’un non Marocain puisse transmettre la nationalité à son enfant). Un Bourguiba qui conscient des limites de son pays a misé sur l’éducation, l’instruction, des formations pointues en sciences et technologies. Une Tunisie qui a eu la chance d’avoir un Ben Ali qui a choisi le bon moment pour « tuer le père » en déposant un Bouguiba devenu sénile et a fait faire à son pays en moins de 20 ans (11/87 à aujourd’hui) un bon spectaculaire dans la cour des pays émergents. De la Tunisie médicale qui voit des Anglais aller se soigner là-bas. Je l’ai souligné dans JA/I en disant même que pas mal d’Etats africains feraient mieux de s’inspirer de la Tunisie dans le domaine de la santé, car pour moi c’est une honte d’aller se soigner au Val de Grâce (Bouteflika), à Milan (Eyadéma) ou à Cleveland (Sékou Touré) [http://www.congopage.com/article.php3 ?id_article=2969, une partie de ce que j’avais envoyé à JA]. Meriem, tu as cité 13 points très importants. Bien que ne vivant pas en Tunisie, je me tiens au courant d’une manière ou d’une autre de ce qui s’y fait, car, je le répète, la Tunisie devrait servir de modèle sur plusieurs points (à faire), alors que la Somalie par exemple devrait servir d’exemple (à ne pas faire). Je ne reviendrai pas là-dessus (D.O.W. l’a fait en partie), sauf sur le dernier point, qui, comme tu dois bien t’en douter est la principale pomme de discorde entre une certaine Tunisie et un certain Occident. J’ai lu l’an dernier Ben Ali dire aux journalistes qu’il en avait marre de lire les mêmes choses chaque matin dans la presse. En gros, c’est soporifique. A part la flagornerie, on ne peut pas dire que la presse tunisienne brille par des analyses pointues en évoquant les syndicats, le gouvernement, les partis politiques, etc. On peut se poser des questions. On peut se tromper. Mais quand le chef de l’Etat lui-même trouve sa presse inerte, il y a de quoi se dire que l’on n’est pas paranoïaque. Et quand je dis cela, je ne me contente pas du cas du très controversé Taoufik Ben Brik (homme talentueux, mais néanmoins étrange). JA est un hebdo crée par un Tunisien, géré par un Tunisien, avec des journalistes de talent de divers origines, des Tunisiens y sont légion. Mais qui pourra expliquer pourquoi ce news magazine est distribué à Tunis plus de 2 jours après Casablanca et Alger (quand il n’y est pas censuré). Il y a des progrès à faire. Il y a du travail. Et en effet, les journalistes doivent arracher leur liberté, car cette dernière a un prix qu’il faut être capable de payer. Les Moncef Marzouki doivent continuer à se battre s’ils veulent exercer librement. Meriem, rassure-toi, nos combats sont communs. Bien à toi, M82
mayombe, je crois au même idéal panafricain que toi et que beaucoup. et j’essaie d’oeuvrer pour y arriver, meme si je suis convaincue que c’est une goutte d’eau dans un océan. je partage tout à fait tes idées sauf quand tu dis : sauf sur le dernier point, qui, comme tu dois bien t’en douter est la principale pomme de discorde entre une certaine Tunisie et un certain Occident. qu’est ce que nous avons à foutre de cet occident (excuse moi l’expression). c’est vrai que nous avons des problèmes de libertés mais moi je les associe au problème des intellectuels chez nous : jouent-ils vraiment leur rôle ????????????? des intellectuels comme A. mabanckou, Tahar ben jalloun, Biala et co ne m’intéressent absolument pas bien que hyper médiatisés par une certaine presse occidenatale !!!ils ne sont d’aucune utilité aux masses arabes et africaines (large débat). ce qui me gène, c’est que tu te réfères comme bp aux modèles occidentaux qui ne sont vraiment pas des modèles et les exemples sont si nombreux et tu les connais bien. Pourquoi c’est leur jugement qui est toujours ta référence ? mayombe, je crois qu’on s’est compris, j’arrête là. merci pour cet échange et bonne continuation. meriem
Meriem, ne prends pas de gants pour me parler, on est entre adultes.
C’est un véritable coup que tu me portes (rires !) lorsque tu me dis que je me refère toujours aux standards occidentaux. Peut-être est-ce l’image que je te donne... Difficile d’y remédier en l’état. Si ça peut te servir, mes maîtres à penser sont Nelson Mandela, John Ndoumbé (fondateur méconnu de l’ANC), Cheikh Anta Diop, son disciple Théophile Obenga, Molefi Kete Asante, Mustapha Kemal « Attaturk », Deng Xiao Ping, pour ne citer que ceux-là. Mais il est vrai que dans un débat concernant la Tunisie, il m’est difficile de placer tous ces hommes qui n’ont pas le même parcours et qui ont souvent œuvré dans des sphères différentes. Mon père m’a toujours dit de prendre ce qu’il y a de meilleur chez l’autre. A tout le moins, ce qu’il y’a de bon. C’est ce que j’essaie de prendre chez mes frères (ceux qui veulent bien que je les appelle ainsi) occidentaux. Pas le pire. Rassure-toi.
Tahar Ben Jelloun, Alain Mabanckou, pour moi ne sont pas des intellectuels. Ce sont des écrivains, des auteurs. Un intellectuel, pour moi ce serait plutôt un Mohammed Talbi. D’accord ou pas d’accord avec lui, pour moi, c’est un intellectuel.
« Pourquoi c’est leur jugement qui est toujours ta référence ? » : De grâce, oublie ça s’il te plaît, cela ne me ressemble pas du tout. Merci à toi aussi et bonne continuation. M82
Mayombe, excuse moi si mon jugement a été excessif ou erroné. je ne connais pas ton parcours, j’ai jugé sur des propos. j’aimerais tant lire et mieux connaitre les noms que tu as cités comme étant tes références. je connais un peu quelques noms. Mohamed talbi a été mon professeur. j’ai beaucoup d’admirtaion et de respect pour lui, sauf qu’il s’est réveillé un peu tard pour dénoncer et fustiger des comportements d’intellectuels et de politiques. je crois que c’est lui lors d’une conférence à l’université de Tunis a parlé de castration intellectuelle. j’ai bien aimé l’expression. bien à toi meriem
Makinche mouchkine, Meriem. Quand on se parle , on arrive à se comprendre. Je te l’ai dit à un moment donné, nos objectifs sont communs. Et je mettrai encore cette phrase prononcée partout : nos divergences sont minimes comparées à nos convergences. J’adore le Vieux (signe de respect) Mohamed Talbi, et tu as de la chance que le « Andreï Sakharov » Tunisien t’ait enseigné : cet homme est un puits presque sans fonds de savoir, de connaissance. Transmets lui mes amitiés, s’il te plaît. C’est vrai qu’il s’est réveillé un peu tard, mais peut-être nous dira-t-il un jour pourquoi ? La jeunesse africaine a besoin d’hommes de sa carrure. C’est plutôt moi qui aurais à apprendre de toi concernant cet homme. Nelson Mandela, tout le monde connaît. Je te recommanderais simplement un livre écrit par lui-même lorsqu’il était en prison et que ses jeunes compagnons de misère lui recommandaient de mettre sur papiers sa vie, son combat, son œuvre : Un long chemin vers la liberté que tu pourras trouver en livre de poche. Marcus Garvey (1887-1940) est considéré par certains comme « Le père de l’Unité africaine des peuples ». Jamaïcain, il mourra sans avoir pu mettre les pieds en Afrique, ce qui était une bonne partie de ses projets : libérer l’Afrique, que les fils d’Afrique de la diaspora rentrent (pour ceux qui le voudraient bien) et bâtissent leur nation. Lecture conseillée : Marcus Garvey, Père de l’Unité Africaine des Peuples, l’Harmattan, par Têtêvi Godwin Tété Adjologo (citoyen togolais). Le Professeur Cheikh Anta Diop, Sénégalais, (1923-1986) avait plusieurs casquettes. Il s’est opposé sa vie durant aux historiens officiels occidentaux avec un concept qui a fait mal : le caractère nègre de l’Egypte antique. Il a travaillé sur les langues africaines, encourageant les Africains à apprendre leurs langues, à travailler, à s’exprimer, à écrire avec. Il a écrit plusieurs ouvrages. Lecture conseillée : L’Afrique noire précoloniale, Présence Africaine. Son disciple, le Congolais Théophile Obenga (né en 1936) il est aujourd’hui Directeur du Département d’Etudes des Civilisations Africaines à l’Université de Californie (USA) et co-Directeur de la revue d’Egyptologie et des civilisations africaines "Ankh". Il écrit comme il respire. Lecture recommandée : Le sens de la lutte contre l’africaniste eurocentriste, l’Harmattan : “C’EST LE LIVRE QUE JE TE CONSEILLE POUR CET ETE” ! Il est petit, c’est une réponse magistrale que cet homme modeste (je sais de quoi je parle, vu que je le connais) a donné à tous ces pseudo-historiens européens qui prétendent nous apprendre notre histoire. Mustapha Kemal est le père de la Turquie laïque. Je connais son parcours par la presse, par des livres qui évoquent peu ou prou l’histoire de la Turquie, mais je n’ai jamais lu un livre qui parle de lui. Deng Xiao Ping est celui qui su donner le coup d’accélérateur nécessaire à la Chine à la mort de Mao pour qu’elle comprenne que le communisme d’antan ne correspond pas au monde dans lequel nous vivons. Lecture ? Idem que précédemment ! Molefi Kete Asante est de la même école que Obenga. Lui aussi a connu Cheikh Anta Diop et marche sur ses traces. Lecture recommandée : L’Afrocentricité, Menaibuc Editions. Plus de 60 livres à l’actif de cet homme qui est actuellement professeur des études afro-américaines à l’université de Temple aux Usa. Bonne continuation, M82
P.S : Lectures recommandées en toute modestie, évidemment
merci Mayombe pour toutes ces clarifications. on en reparlera meriem
salut je suis un algerienne d’un pére algeriene et une mére marocane. j’ai voulait savoir c’est a la le droit d’obtenir la natoinalité algerienne de sa mére . et merci pour vous
Avec beaucoup de retard mais avec tant de plaisir je tombe sur cette anecdocte. Belle réaction d’Alain M que cette réponse. L’Algérie Noire ! C’est en même temps une sorte de claque à ces nostalgiques revanchards et nostalgiques ou ces enfants insultés revendicateurs de tout bord, de la colonosation et du passé qui a laissé des marques trop vives pour etre effacées d’un temps de combat oublié par trop de monde alors que les traces sont dans la vie difficile des enfants de ces temps de violence insupportable. Je suis partie prenante de ces temps. L’Algérie est le pays où je suis né dans la même année que mon "frère de terre", mon ami Boualem et il me semble incroyable que l’horloge qui a battu tant d’heures, d’années soit encore engluée dans une imcomprehensible acceptation de situations balayant le révolu pour le futur qui seul interresse. Tout se mélange et dans ces réponses et discussions je peux etre content de lire les noms qui me sont chers : Salim Béchi qu’Arno Bertina m’a fait découvrir (lisez l’un et l’autre), Fouad Laroui qui est venu chez nous à Chambèry pour son premier roman il y a bien longtemps ; iL était alors en Angleterre ... Le monde et les temps vont changer. Il y a une énorme espérance qui sera forcément réalisé plus tard quand mes enfants seront grands Vive le futur !
je suis tomber de haut en apprenent que la nationaliter algerienne etait reconue par la filation maternelle sela etait une magnifique nouvelle lalgerie a fais un enorme bon en avant . quen pensez vous
Bonjour tout le monde effectivement je suis mauritanie de tribu mandingue, c’est vrai qu’en afrique du Nord on trouve beaucoup de raciste envers le peuple noir parce que le nord africain te dis qu’il n’ai pas africain alors qu’il est, Ce sont des gens que je respect beaucoup, mais ce que je trouve que c’est dommage qu’il renie leur africanisme, ils sont africains et ils sont des Maures, le Maure c’est un métisse entre le Noir, le berbère et l’arabe, la grande majorité des nord Africains sont des Maures sauf les Amazigh soit les berberes mes sinon se sont des Africains et ils doivent l’admettre, et il faut pas qu’ils aient honte de l’afrique parce que pendant la deuxième guerre mondial on apellé le magrebin et les noir africian les indigènes, donc il faut qu’il admettent vraiment leur dignité d’appartenir à l’afrique qui est le berceau de l’humanité, mes aussi sont vexé mes frère Zairois ce sont des gens aussi trés raciste envers les africains muslims soit les ouest africain ou les nord africains, mes bon je pense que c’est une grave erreur d’être raciste de quelqu’un a cause de sa religion, Il faut vraiment que les africains se reveillent et qu’ils soivent unis pour construire leur avenir L’Afrique possèdent toute les plus grande richesse minière du monde donc c’est à eux d’être unis et de gérer une bonne exploitation pour mener l’afrique vers le developpement, je suis africain et fière de l’être. Il faut que nos frère magrebin arrête de critiqué ou de méprisé le noir il faut se respecté et s’aimé car eux même les magrébin sans se rendre contre ils sont entrain d’insulter leur ancêtre noir et les magrébins sont plus en réalité africain que arabe se sont des afro arabes, d’ailleur beaucoup d’autre pays du moyen orient ne considère pas les nord africains comme des arabes à 100% et ses vrais c’est pas la même mentalité, le même style de vie, par exemple nos coutume tradition et notre foi à l’islam et pareil qu’au magreb il nya pas vraiment de différence je suis vraiment pour l’unité de lafrique subsaharienne et magrébinne
Merci à vous tous Wa Salama malekum
Bonjour,
Je suis algeriènne-française et je suis terriblement choquée par ce que je viens de lire, comme le témoignage de Mayombe82. J’ai étudié à Alger avec des noirs africains. un de nos camarades nigérien allait redoubler son année pour la 2ème fois et donc risquait d’être exclu de la fac. Nous avons tout fait auprès des professeurs pour qu’il puisse avoir une autre chance. je n’ai jamais rencontré d’algérien raciste. Et puis ce n’est pas une obligation de rester en Algérie que je sache puisque c si terrible d’ y vivre !!! en tout cas je suis vraiment déçue.
voila, c tout ce que j’avais à dire.
Bonjour,
Une première mondiale ... "LE PLUS GRAND BUFFET DES PLATS DU MONDE" aura lieu à RABAT (MAROC) en Avril 2008.
"ENSEMBLE POUR RAPPROCHER NOS PEUPLES A TRAVERS NOS CULTURES" C’est le slogan de cettre rencontre internationale (journée de gastronomie enrobée d’art et de culture) susceptible de décrocher "le Guiness-Record".
Soutenez cette initiative où tous les pays peuvent être représentés et se côtoyer. En envoyant ce même é-mail à vos contacts, vos amis et à tous vos proches où qu’ils soient et dîtes leurs d’informer les leurs pour que la nouvelle fasse le tour du monde. Ainsi vous serez un promoteur actif pour la réussite de cet événement culturel, d’envergure internationale, de dialogue , de tolèrence et de paix et qui pourra contribuer à une mondialisation humaniste .
Visitez le site : www.grandbuffetdesplatsdumonde.com et merci de vous inscrir dans le livre d’or pour soutenir le comité d’organisation . La rubrique contact est pour vos remarques et suggestions . Merci encore,
Cordialement Abdelrhni BENSAID
moi je veux allez vivre aux finlande mais je ne sais pas coment faire pour allze la bas care je suisd algerien et pour les algerien tout et imposible de faire quoi que se soi mr alin mon msn et toufikamine2@hotmail.com merci a vous