jeudi17 août 2006

Rentrée littéraire 2006 (1) : quand Pierre Assouline sort la tronçonneuse de Scarface...

Le livre de Christine Angot (photo) qui sort dans quelques jours et intitulé Rendez-vous (Ed. Flammarion) est annoncé par la rumeur comme Le livre qui devrait dominer cette rentrée littéraire 2006 en l’absence d’un Michel Houellebecq qui, actuellement, livre un vrai combat de coqs contre son éditeur Fayard à qui il reproche de ne plus vouloir financer le film qui aurait été tiré de son roman La possibilité d’un île. Ce livre aurait été vendu "seulement" à 300.000 exemplaires au lieu de 400.000 comme l’aurait souhaité l’éditeur pour combler l’à-valoir de plus d’un million d’euros octroyé à l’auteur français. Houellebecq, dans un Blog qui lui est attribué (http://web.mac.com/michelhouellebecq), qualifie même Arnaud Lagardère du groupe Hachette (propriétaire de Fayard, Grasset, Stock...) d’"assassin" et menace de ne plus donner ses prochaines oeuvres à toute maison d’édition dépendant de ce groupe...

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Houellebecq

Selon les observateurs du microcosme éditorial français, il ne resterait alors à Houellebecq, pour publier ses livres, que Gallimard ou Le Seuil...

Rentrée littéraire française ouverte, dit-on, et pas dominée par les poids lourds. Christine Angot est donc celle qui devrait être en haut de l’affiche et donner la cadence au moment où se déverseront sur les tables de libraires plus de 683 romans de la rentrée. Pierre Assouline n’a pas attendu le sifflet qui ouvre la grande vadrouille littéraire et a jeté en premier le pavé dans la mare. Qu’on en juge avec ces analyses qu’il a consignées dans son Blog dans une chronique intitulée "Rendez-vous manqué" :

Le livre de Christine Angot ayant été annoncé par la rumeur littéraire comme celui qui devait dominer la rentrée, à défaut de l’écraser en l’éclipsant par son bruit comme Houellebecq et les siens s’y employèrent il y a un an exactement, j’y suis donc allé voir.Je précise que j’ai tout lu, quelques uns m’ayant déjà fait remarquer que j’avais vraiment du temps à perdre pour me cogner près de 400 pages aussi vides. Disons que cette lecture m’a fait regretter la précédente Angot, c’est dire ! Au moins, avec "Sujet Angot", "Pourquoi le Brésil ?" ou "Quitter la ville", elle nous exaspérait mais il y avait un ton, une énergie, une folie, une cruauté qui distinguaient l’écrivain. Alors que là, débarrassée de sa violence et de son agressivité, elle est juste sans intérêt. "Calme. Serein mais sans vie" lit-on page 234 à propos de son ex. C’est tout "Rendez-vous" : apaisé. Tant mieux pour la femme, tant pis pour l’écrivain. Tout y est désespérément plat : style, idées, imaginaire, encéphalogramme...


Pour aller plus loin sur la rentrée littéraire 2006 :

Lire notamment Le Nouvel Observateur paru ce 17 août, avec un article complet de Didier Jacob intitulé : Attention, rentrée littéraire, 683 [romans] !

"Dans une semaine, c’est la rentrée littéraire... Voici, de Christine Angot à Truman Capote quelques pistes pour ne pas manquer les meilleurs", annonce Didier Jacob qui subdivise son tour d’horizon en plusieurs rubriques : "Poids lourds", "Amour, toujours", "Foot", "Nombrils", "People", "Grosses têtes", "Etrangers : Capote obligatoire", "Gros tirages", "Artistes célèbres" et "Bestiaire".

Commentaires

  1. Posté par Thierry Kron Traube, le 17 août 2006 à 14:07

    Vadiou, si je venais commenter cette Note sur vôtre Blog, Alain, j’aurais l’impression de jouer le même spectacle, en boucle, comme dans les vidéos d’artiste. Quoique, ici, j’ai une conversation (ou la lecture) avec beaucoup d’Africains, ce qui manque ailleurs. Houellebecq, devrait se réjouir de ce que Fayard ait perdu des sous. Bret Easton Ellis, lui est certainement un cheval meilleur à payer avec des avances sur recettes. La vraie rentrée Littéraire internationale sera l’autobiographie de Günther Grass, il nous promet d’éplucher l’oignon de sa vie, peau après peau, bizarre, seule la première peau d’un oignon est indigeste. J’aime beaucoup ces liens entre les deux Blogs, ici et Passouline, ici je trouve que peu de francophones viennent, en nombre suffisant, commenter, je parle des non-Africains. Dommage, il y a peu de points de rencontre, et si vous Africains, vous connaissez nôtre existence, nous, nous ne savons presque rien de l’Afrique, la plupart des caucasians, ne connaissent rien à l’Histoire des empires africains, d’avant la colonisation, et encore moins que rien du grand Roi Shaka Zulu, qui fît quand même que les Anglais ne lui firent pas la guerre, comme on part à la chasse aux papillons. Il faut être trés ignare, pour croire que l’on puisse régner sur de grands territoires, je pense à l’Afrique de l’Est, pendant des siècles, sans être civilisé, ce qui veut dire organisé et administré. Il faut être, je ne connais pas d’ajectif adéquate, naïf pour croire que l’esthétisme de tout un continent, serait un effet du hasard, je parle en effet des artefacts du continent Africain. Pas des Arabes, car là tous les imbéciles, savent qu’avant la Reconquista, les Arabes tenaient le haut du pavé de la civilisation. Je ne sais pas pourquoi, une sorte de lyrisme me fait sortir du sujet, qui est la Rentrée Littéraire Hexagonale. Vraisemblablement parce que vivant hors de France, est aux écoutes d’autres Littératures, d’autres langues, je ne considère le nouveau livre de Christine Angot que comme un événement ponctuel et somme toute, régionale.

  2. Posté par Joey the kong, le 17 août 2006 à 14:55

    Bonjour Thierry,

    Tu fais écho, dans ta conclusion, à un propos de notre hôte qui pense que la littérature française doit rejoindre le grand ensemble de la Francophonie et non l’inverse. Les écrivains français contemporains se portent-ils si mal à l’étranger ?

    Joey

  3. Posté par Thierry Kron Traube, le 17 août 2006 à 19:17

    Joey, sur les étalages des librairies des pays germanophones, on trouve les traductions de nombreux auteurs francophones, Français ou autres. Même topo pour les libraires des USA et du Canada. Je parle évidemment de grandes villes, ou d’endroits touristiques, comme la Floride. Non, les Auteurs Francophones sont là, donc se vendent. Pour Christine Angot, elle n’est traduites qu’en 5 ou 6 langues.

  4. Posté par Sophie Rostopchine, le 17 août 2006 à 19:45

    Cher Thierry, nous avons déjà débattu ensemble de la littérature du moi sur le blog du commissaire Maigret qui n’en rate pas une, même la veuve Borges qui refuse ses coups de fil, un comble pour un inspecteur... Le hors sujet est le dada de Jean Pierre Sarrazac qui est le père en littérature si je puis dire de Laurent Gaudé, dont livre sortira en même temps que celui de Madame Angot, qui vient encore nous parler de ses affaires intimes, de trois points de vues si j’ai bien souvenir (allez relire, pour ceux qui n’ont pas lu çà vaut le détour si je puis dire), donc je reviens à mon axe de départ pour supposer, car je n’ai qu’un extrait que le livre sera quand même plus musclé, et aborde le sujet des réfugiés politiques dont l’Eldorado se situe à Catane et viennet s’échouer dans des conditions mortelles aux pieds de la citadelle de la Vieille Europe, je vous avais demandé à la boutade de nous ouvrir votre gare-robe et votre cave, et vous m’avez répondu que malheureusement vous ne pouviez vous séparer de vous 250 cravates, car cela désasortirait votre collection de hauts et de bas, je constate que vous avez quand même fait un grand pas en venant discuter régulièrement ici, ce qui met un peu d’animation et de point de vue baroqué dans ce blog car dans le fond je suis sûre que çà vous intéresse l’opinion des autres, je reviens sur ma disgression, le commandant Piracci dans le court extrait est en déambulation dans les rues, il se sent épié mais il refuse de croiser le regard des "ces gens" et marche entre les étals de poissons qui le mettent mal à l’aise dans leur fixité, même si la foule des chalands qui avancent contrecarent cette perpective créant un sentiment d’insécurité, le poisonnier lui tend son achat rapide "Alors, commandant, on s’est fait caresser par un fantôme" ? Il dit cela sans rire. Comme une chose possible, poursuit Laurent Gaudé dans son récit,le commandant ne sachant que répondre, se pressa de payer, pour pouvoir disparaître. Je trouve ce tableau mouvant très remarquable, et vous conseille de lire Eldorado.

  5. le 17 août 2006 à 19:53

    Joey the Kong, en France ou à l’étranger, de tout ce qui s’écrit en français ce sont les littératures des Français qui tiennent le haut du pavé. Les autres ne viennent qu’après. Donc c’est aux autres de rêver d’une meilleure place au sein de La France, pas aux Français d’entrer dans la francophonie qu’ils regardent de haut ou méprisent.

  6. Posté par Lauralou, le 17 août 2006 à 20:19

    La France littéraire n’a pas encore compris, ainsi que l’ont fait depuis longtemps les Anglais et les Espagnols qu’elle mourra sans l’apport des écrivains de langue française vivant ailleurs que dans l’Hexagone, et surtout qu’on sache bien aussi qu’il ne suffit pas qu’un écrivain de Paris s’installe un temps aux USA ou en Afrique ou ailleurs pour qu’une nouvelle sève monte soudain chez lui !

  7. Posté par Mpwampwala, le 17 août 2006 à 22:34

    La rentrée littéraire ? Bof ! Encore un truc du microcosme parisien. Alain Mabanckou en rêve peut-être, mais sûrement pas ceux qui s’intéressent aux livres.

  8. Posté par Thierry Kron Traube, le 17 août 2006 à 22:57

    La Rentrée Littéraire, une exception hexagonale, qui n’intéresse que ceux qui achètent rarement des livres. Sophie, vous êtes une caffeteuse, c’est vilain, passez par Zürich, nous dégusterons un verre de vin ensemble, laissez ma garde-robe in my closet. Je m’intéresse à l’opinion des Autres, d’autant plus qu’ici on brise le cercle de l’Hexagone (sic).

  9. Posté par deboghasin, le 18 août 2006 à 00:09

    mis à part le talent évident de certains écrivains d’aujourd’hui,les événements comme la rentrée littéraire sont une preuve tangible du libéralisme économique tentaculaire qui n’épargne rien sur son passage.

    si à une époque,les écrivains ne pouvaient vivre de leur plume(ce qui était dommage),aujourd’hui le tout-économique prend tellement le dessus que pour un mot,un livre peut être côté en bourse.cela peut être moins immoral puisque les oeuvres de l’esprit n’ont pas de prix !

    mais ce qui est attentatoire à l’éthique même de la littérature,c’est le fait que l’écrivain écrive pour satisfaire les attentes d’une maison d’édition et que celle-ci soit suspendue sur sa plume comme une épée de damoclès.

    que fayard ait accusé d’un déficit et que houellebeq se soit tapé un million d’euros,tant mieux !le vin est tiré,il faut le boire.et dire qu’il y’a d’autres génies littéraires qui n’ont besoin que d’un "euro" ou même d’un généreux parrainage,pour sortir des "confins des sphères étoilées",cette guéguerre entre une maison d’édition qui se retracte et un écrivain qui veut s’engraisser davantage,c’est une insulte à l’idéal de la littérature.

    une littérature soumise à la loi de l’offre et de la demande,c’est à plaindre.

  10. Posté par Léonora Miano, le 18 août 2006 à 08:54

    Cher Alain, Je vois que tu nous proposes le nouveau Gaudé, Eldorado. Excellent choix ! Je viens juste de le finir, et j’ai rarement été aussi émue.La langue est belle, le texte profondément humain. On pourrait débattre de plein de choses(pourquoi le dieu des émigrés apparaît-il sous les traits qui sont les siens à la fin du livre, et pourquoi (pour qui) faut-il que ce rêve de l’Eldorado continue de vivre... Mais c’est vraiment un bon livre.J’ai adoré chaque page. Tu te demandes qui domineras la rentrée ? C’est le porc épic, bien sûr. Ne fais pas semblant d’en douter ! :-)

  11. Posté par Léonora Miano, le 18 août 2006 à 09:01

    PS : j’espère que tu as bien lu : qui dominera ? sans "s"... que veux-tu, ces écrivains nouveaux ne vaudraient rien sans leur correcteur d’orthographe !  :-)

  12. Posté par Timba Bema, le 18 août 2006 à 11:01

    Ah ! cet Eldorado. Ce bout du monde où meurent toutes les peines. Petit extrait : « Les passeurs, en me prenant tout ce que j’avais, sans le savoir, me condamnent au voyage. Il n’est plus possible de rebrousser chemin. Pas comme cela. Pas piteux et misérable. Je n’ai plus rien. Mais je n’ai plus d’autres solutions que de continuer. Je ne montrerai mon échec à personne. Je vais en préserver ceux que j’aime. Rêve, mon frère, au périple de Soleiman. Rêve, Jamal, à cette vie que tu lui as offerte avec tes derniers sous. Rêve pour soulager les élancements aigus de la douleur qui s’installe en toi. Je me tourne vers Boubakar et je lui dis “oui”. Ce n’est ni une victoire, ni la naissance d’un nouvel appétit. Je suis vide et brisé. Il me semble, au fond de moi, que je ne parviendrai jamais à traverser les mers et à franchir les frontières, mais je lui dis “oui” parce que je ne peux dire que cela. »

  13. Posté par D.O.W., le 18 août 2006 à 11:24

    Eh bien, je me réjouis que ce sujet corrobore parfaitement ce que je disais juste dans le sujet précédent (sur le bouquiniste, posts 12 et 23). A savoir que la littérature fout le camp. Et Angot comme Houellebecq illustrent parfaitement la chose. Ce que Assouline dit du dernier opus d’Angot, en réalité, on devrait le dire de tous ses opus. Hier quelqu’un me traitait de "vieux nostalgique" ; mais lisez le petit fascicule "La littérature à l’estomac" de Julien Gracq, un des écrivains français du siècle dernier non pas les plus emballants, mais certainement les plus rigoureux et les plus exigeants. Il ne dit pas autre chose que moi. Cela dit, il me faut peut-être préciser un peu mieux les choses. De même que je suis de ceux qui pensent qu’il y a, chez les Papous comme chez les Irlandais, chez les Ethiopiens comme chez les Américains, exactement la même proportion de génies et d’idiots, de même, mon avis est qu’il n’existe pas d’époque où les hommes aient été meilleurs qu’à d’autres. Je ne vois pas pourquoi il y aurait comme génétiquement, de meilleures dispositions chez les écrivains d’hier. Je ne dis donc pas, dans l’absolu, que les écrivains d’aujourd’hui ont moins de talent.

  14. Posté par D.O.W., le 18 août 2006 à 11:24

    Seulement, ce qui se passe dans notre époque, c’est que l’on minore les talents. Rien n’est fait pour les élever, et tout est mis en œuvre au contraire pour les niveler par le bas. Hier, la seule façon d’être édité, était d’envoyer, le plus anonymement du monde, un manuscrit à un éditeur, qui jugeait alors s’il était ou non dépositaire d’un certain talent. Aujourd’hui, il faut bien reconnaître que l’on publie les copains, les "gens connus", les "people" et autres "défrayeurs de chronique", bien plus souvent que les inconnus et les talents vierges ; pour ainsi dire, on ne publie plus que sur recommandation. Et ce que cela induit, c’est que du coup, on n’est plus très regardant quand on publie ceux qui ont comme un blanc-seing. D’autre part, par cette tendance même qui caractérise bien notre temps, et qui veut que l’on fasse surtout du fast food, du speed dating et des produits surgelés à réchauffer en un clin d’oeil, par cette même tendance, dis-je, et dans une époque où les lecteurs (de plus en plus incultes) réclament surtout du fast reading, les éditeurs veulent alors qu’on leur présente avant tout des œuvres digérables, immédiatement consommables, pas trop complexes, où foisonnent le spectaculaire et naturellement le lubrique (question d’époque). Et on pourrait développer davantage ; ailleurs que sur un blog, je pourrais faire un article de fond là-dessus, dire les choses sur la longueur et avec plus de profondeur, mais voilà schématiquement la trame suivant laquelle notre époque tue le talent qui est bien là, mais qui demeure en sourdine, latent et comme interdit. Combien de jeunes auteurs authentiques sont découragés de publier dans une telle conjoncture ? Et a contrario, combien de plumitifs, de ces bonshommes qui n’auraient jamais songé à écrire, sont encouragés par de telles dynamiques de copinage, de “best sellers” et d’à-qui-mieux-mieux ? Les éditeurs sont responsables du trop grand nombre de manuscrits qu’ils reçoivent : quand on rabaisse les critères d’excellence, on donne l’impression que n’importe qui peut devenir écrivain, romancier ; et alors chacun tente sa chance. Le monde de l’édition est désormais plein de perversions. On n’y trouve plus que des chapelles. Dans le cas de la France par exemple, Sartre se contentait d’être un écrivain. Aujourd’hui, les Philippe Sollers, les B. Henri Lévy, sont des caciques, plus officieusement éditeurs qu’officiellement écrivains, qui décident de la publication de qui ils veulent, et naturellement d’abord de leurs coreligionnaires ou leurs disciples. Les Josiane Savigneau, tous ces gens-là, forment d’abord comme un empire de la connivence. Je ne dis donc pas que tous les écrivains d’aujourd’hui sont mauvais, mais c’est en résultante de tout cela, que la littérature a perdu de sa superbe. Ce n’est pas que l’on soit un vieux nostalgique, ni que les auteurs d’aujourd’hui aient moins de talent ; c’est juste que les schémas d’aujourd’hui, pervers et peu glorieux, ont choisi de faire une continuelle révérence à la facilité.

  15. Posté par D.O.W., le 18 août 2006 à 11:31

    Je salue T. Kron Traube. Et tous ceux qui ont le réflexe enrichissant d’ouvrir leurs horizons. J’ai ma petite idée sur ce qui explique que moins de gens de chez Assouline viennent ici ; mais je le dirai une autre fois. Je tire aussi mon chapeau à deboghasin qui dans son post (post 9) dit des choses pleines de bon sens. Et pour terminer, je promets d’être moins bavard à l’avenir ;-)

  16. Posté par prière à saint typocrite d’ucla, le 18 août 2006 à 11:45

    ....les ont-dit c’est quand même très gênant, que dirait-t-on de quelqu’un qui engeule les autres, par exemple sur ses fautes d’orthographes, et qui lui-même en fait, çà mérite une bonne correction non ? ...que dirait-ton de quelqu’un qui couche avec un membre du jury d’un concours où il se présente ? C’est juste un question ? ...si en plus c’est la personne qui justement corrige les fautes d’orthographes du membre en question, vraiment que dirait-ton ? Si la personne qui s’est fait engeuler au départ, se fait en plus traiter de pute et son fils, de fils de pute par atavisme...par la correctrice...que dirait-ton d’elle ? ...que c’est celui qui le dit qui l’est...mais avec les on-dit on ne sait jamais vraiment la vérité, et c’est çà le gros problème du conditionnel c’est qu’en fait c’est un truc pour balader les gens... Pour un distinguisched artist qui a l’habitude du visiting, évidemment... ...il se pourrait que les légendes sur les blondes...ne soient pas complêtement fausses, car si c’est en général des filles Kanon,...il se pourrait qu’en maniant même avec quelques ratés la gachette des mots, elle fasse en plus artilleur...en fin on dirait...c’est peut être juste une impression au soleil levant...un autre tableau remaquable que je vous recommande vivement mon cher Thierry...

    Avis au commissaire Maigret, il se pourait que le fantôme de Borges (enfin il espère comme lui avoir le Nobel de littérature mais n’ose pas l’avouer car vous comprenez, le Renaudot, çà a très mal tourné, plus de 11 fois il parraît) se cache sous le portrait de Salim Bachi, ...mais qu’il risque lui aussi de vous raccrocher au nez si vous lui demandez la vérité au sujet de ses oeuvres...vraiment que diriez-vous...

  17. le 18 août 2006 à 12:09

    Si profond DOW, révérence !!!

  18. Posté par Timba Bema, le 18 août 2006 à 12:18

    « un empire de la connivence. » Trés jolie trouvaille. Elle est de toi DOW ?

    Le « rabaisse[ment] [d]es critères d’excellence » est une accusation perpétuelle dans le débat littéraire. Pour s’en convaincre, il suffit de lire par exemple quelques chroniqueurs français du XIXe siècle. En conclusion, rien de nouveau sous le soleil de la “critique”.

  19. le 18 août 2006 à 12:30

    Plus loin que le XIX, Montaigne disait déjà cela et se plaignait qu’on publie trop. Du panier à crabes, triera des perles. A chaque époque, beaucoup d’auteurs, mais très peu pour la postérité, normal !

  20. Posté par Liss, le 18 août 2006 à 12:57

    Aujourd’hui on parle rentrée littéraire, bientôt on parlera des prix. Justement je suis en train de lire les Mauvaises pensées de Nina Bouraoui, qui ont éclipsé Verre cassé l’annéé dernière et, franchement - ce n’est pas contre Bouraoui, je n’ai pas lu ses autres oeuvres pour me faire une idée précise de son oeuvre - je ne comprends pas comment Verre cassé n’a pas raflé le trophée, avec cette jubilation qu’on éprouve tout au long du roman. Je ne sais pas pour les autres, mais moi quand je lis un livre, il faut qu’il se passe quelque chose dès le début, comme une tension qui naît entre nous deux (le livre et moi), et qui ne baisse que lorsque la dernière page est tournée. C’est ce que je viens de vivre avec Kaveena de B.B.DIOP ou Kétala de DIOME, ça n’a rien à voir avec la culture ou le monde géographique décrit, qu’il soit noir africain ou européen, puisque j’ai dévoré La cliente, de P. Assouline, que Prosper avait dit avoir aimé sur ce blog.Enfin à chacun son goût !

  21. Posté par D.O.W., le 18 août 2006 à 14:15

    A Anonyme du post 17 : merci, merci, merci. Je suis si touché ! Et je vais vous dire : seuls les gens profonds reconnaissent la profondeur (rires).

    A Timba : oui mon cher, c’est de moi ! D’ailleurs si un éditeur passe par là, je sais en faire d’autres comme ça ;-) (on aura bien compris que je veux dire un éditeur fair-play (rires).

  22. Posté par Thierry Kron Traube, le 18 août 2006 à 14:54

    DOW, merci, mais j espère avoir mon horizon ouvert à 360°, avec vue sur les 4 fois 90°, si vous comprenez ce que je veux dire. Je viens ici, pour respirer un air différent et quand même semblable, si je ne suis pas clair, merci de me le faire savoir. Mais pourquoi nos amis de ce Blog, ne vont-ils pas eux aussi commenter chez Assouline ? En rallongeant le + possible leurs noms africaines, les cons vont s’énerver, que du plaisir. Certains non-africains sont un peu estranged par le côté chiens battus de certains d’entre vous, dans leurs discours. J’avais mis un commentaire, qui fût effacé, où je disais vraisemblablement maladroitement, que certains Juifs ont la même attitude (d’anciens)de chiens battus. J’imagine que les gaulois mirent beaucoup de temps, pour oublier l’invasion des romains, quoique je sache, qu’ils laissèrent, comme les Anglais en Inde, les autochtones jouer les Seigneurs intermédiaires. Si je me trompe, merci, de me corriger. Cordialement à vous tous, thierrykron@swissonline.ch

  23. Posté par Sophie Rostopchine, le 18 août 2006 à 20:37

    DOW, si quand tu parle tu dit la vérité, où est le problème ? Par contre si tu raconte des salades juste pour t’amuser, faut faire un clin d’oeil avant pour qu’on comprenne que c’est du second degré et on en rira de bon coeur ...

    La réponse à Traube se trouve chez la veuve Borges...

  24. Posté par Laure, le 19 août 2006 à 00:23

    Non, la littérature française n’est pas morte, et il n’y a pas plus de bons écrivains hier qu’aujourd’hui. Les médiocres et les bons ont toujours eu le même destin : ils se promènent dans le même boulevard. Il faut en tout cas lire ou relire de la bonne littérature française incarnée par Richard Millet, Pierre Michon, J-M G Le Clézio, Laurent Mauvignier, Alain Fleischer etc.

  25. Posté par Francis LE HERISSE, le 19 août 2006 à 07:54

    chère Léonora Miano, je profite de votre lapsus scriptae : cette forme verbale "qui domineras" tutoyée à la 3ème personne est plus et mieux qu’une faute d’orthographe en effet

    j’en profite donc pour vous remercier de votre "Intérieur de la nuit" que m’avait conseillé mon ami Roland Fichet et qui a reçu le Prix Louis Guilloux à St. Brieuc récemment. Une autre approche de la guerre par une femme - très violente parfois, très forte toujours. Et la narratrice est un peu la soeur de Laokolé de Johnny Chien Méchant.J’en ai lu des passages à Brazza et il y en a un exemplaire à la Bibli de Ouenzé.

    A propos je félicite la Bretagne francophone - et qui n’a pas encore perdu totalement ses langues maternelles et locales que sont le breton et le galo (le GALO est yunn dez dóz laungg de la Bertaèyn) - d’avoir reconnu et distingué "verre cassé" à ST Malo et "l’intérieur de la nuit" à St.Brieuc. J’attends avec impatience la sortie très proche du prochain : Il dénonce, m’a dit Roland, ce fléau des églises sectaires qui infecte les esprits comme le sida les corps.

    A ceux qui aiment les écrivains en langue française et qui, nombreux sans doute, ne connaissent pas le breton Louis Guilloux, je les invite à le découvrir de "La Maison du peuple" à "Le jeu de patience"ou "Cripure" pièce tirée du "Sang Noir" par Maréchal et sortie en DVD en 2001. C’est un très grand écrivain et un grand témoin de son temps - et pour moi les deux sont inséparables. Francis

  26. Posté par D.O.W., le 19 août 2006 à 11:25

    Très chère Sophie, je n’ai plus le temps de venir très souvent sur ce blog, et je présume donc que soit j’ai manqué un épisode, soit alors je suis mal réveillé ce matin ; car j’ai eu beaucoup, mais alors beaucoup de mal à comprendre auquel de mes propos vous faisiez allusion. Vous m’éclairerez sans doute. Mais en attendant, sachez donc, qu’un de mes grands défauts est que je ne suis malheureusement pas souvent capable d’humour ; et croyez moi je le regrette profondément. Ce n’est donc que très rarement que je "raconte des salades juste pour [m]’amuser". Toutefois, j’arrive tout de même de temps en temps à faire du second degré. Et disons que personne ne m’a jusqu’ici fait remarquer que ce n’était pas perceptible. Je prends donc bonne note de votre remarque, et si vous voulez bien m’indiquer lequel de mes propos vous trouble, je vous dirais bien amicalement s’il s’agissait ou non de second degré.

    Bien à vous.

  27. Posté par Ramiel, le 20 août 2006 à 13:07

    Chers amis, c’est un hasard, mais le seul livre de la rentrée qui m’ait été envoyé (par son auteur) et que j’aie pu avoir, par conséquent, en main, c’est le second tome de l’autobiographie de Jean-Martin Tchaptchet, "Quand les Jeunes Africains créaient l’histoire" (L’Harmattan). C’est passionnant, car l’auteur y raconte ses années d’étudiant à Clermont-Ferrand, alors qu’il militait en faveur de l’Un. des Pop. du Cameroun. Il a un regard extérieur et critique sur la société française qui est fascinant. Ensuite, je crois qu’il définit assez bien la situation en Afrique même, et particulièrement au Cameroun, bien sûr. Il montre que la France a cherché à faire diriger les pays devenus indépendants justement par ceux qui avaient eu des fonctions officielles au sein même de l’Union française, et qui, par conséquent, n’avaient pas été favorables à l’indépendance. C’est un paradoxe. Ce n’est évidemment pas tout à fait ignoré.

    Ce qui est plus triste, c’est le rêve brisé des Etats-Unis d’Afrique, dont on parlait, mais dont je n’ai entendu parler que grâce au livre de Jean-Martin T.

    Un livre bien écrit, passionnant. Cela éclaire les choses.

  28. Posté par Timba Bema, le 20 août 2006 à 17:17

    Ramiel ; Quelle chance tu as de recevoir un livre de l’auteur lui-même ?

    L’argument selon lequel les dirigeants des nouveaux états indépendants africains étaient contre l’indépendance ne tient pas si on adopte une lecture pragmatique de leurs comportements politiques. Ils savaient pertinemment que leurs pays manquaient de cadres pour s’assumer pleinement d’où la mise en place des programmes de coopération même après les indépendances. Par ailleurs, l’évolution du cadre institutionnel colonial(Le passage du régime des colonies à celui l’Union Française) dans les anciennes colonies françaises a représenté pour certains des cadres des avancées significatives excluant par la même la nécessité d’une indépendance immédiate. Il s’agissait donc d’une période dite transitoire.

    Par la suite, le même pragmatisme a opéré lorsqu’il devenait de plus en plus clair aux yeux de ces dirigeants que l’indépendance était inévitable(contexte mondial). En ce sens, ils en ont tiré toutes les conséquences politiques(systèmes politiques dictatoriaux, coopération internationale, non-alignement,...). Il serait donc illusoire de penser que, sur ces points, la situation aurait pu être autre si s’étaient les indépendantistes qui avaient pris le pouvoir(le cas de l’Algérie).

    Il faut aussi rappeler que beaucoup de mouvements indépendantistes ont commencé au départ par réclamer l’égalité des droits entre les colonisés et les colons(par la suppression par exemple du travail forcé). L’idée de l’indépendance n’est venue, dans la plupart des cas, qu’en réponse à la mauvaise volonté des colons. Ainsi, dans les deux “camps”, la lecture des positions n’est possible que si on intègre le temps ; donc des comportements pragmatiques.

  29. Posté par Ramiel, le 20 août 2006 à 18:03

    Oui, sans doute. Mais je ne peux pas dire grand-chose, car je ne veux pas contredire ici mon ami Jean-Martin.

    Il était alors jeune, et sans doute trop enthousiaste pour ne pas s’illusionner un peu. Lui-même l’admet : il était plein d’idéalisme.

    Pour lui, l’issue a été une forme cachée de néocolonialisme. Mais je ne sais pas s’il était possible de rompre tous les liens (avec la France, en l’espèce). Je crois que la Guinée, avec Sékou Touré, l’a fait, et que la situation n’a pas été facile, par la suite. Jean-Martin en parle, en laissant entendre que De Gaulle s’est vengé du choix des Guinéens en faveur de l’indépendance en ne s’occupant plus du tout d’eux, et que c’était une manière de prévenir les autres. C’est vrai que la Guinée et l’Algérie ont quand même entretenu des liens avec l’Union soviétique, du coup. Or, c’était craint, mais Jean-Martin dit que c’était aussi un prétexte. Ce n’est pas facile. J’ai personnellement dit à Jean-Martin que l’idée de Senghor, qui voulait créer une Union réellement égalitaire, et fédérale, avait plutôt mon soutien, en principe. Mais évidemment, les Français y étaient-ils prêts ? Ce n’était pas vraiment dans leur philosophie centralisatrice, unificatrice, assimilatrice. Finalement, Senghor ne s’en est pas mal sorti, je crois.

  30. Posté par Timba Bema, le 20 août 2006 à 19:57

    Ramiel ; beaucoup de pays même de ceux qui ont intégré l’union française se sont rapproché de l’U.R.S.S que se soit idéologiquement(en terme de conception de systèmes politiques : les dictatures instaurées en Afrique aprés les indépendances sont soit de type stalinien ou maoïste) soit alors par des calculs géopolitiques. C’est l’une des conséquences de l’échec du mouvement des non-alignés condamnant ainsi les pays africains à danser comme qui dirait entre deux chaises.

    L’Union française était déjà un cadre égalitaire puisqu’elle accordait aux anciens colonisés la citoyenneté française en leur permettant d’élire des représentants à l’assemblée nationale.

    En conclusion, le paradoxe avec des discours du type de ceux de ton ami, c’est que le pragmatisme politique des dirigeants africains des indépendances ne s’applique que dans les tentatives de rapprochement avec l’U.R.S.S mais pas dans leur rapport avec la France par exemple. Or moi je soutiens à ce niveau, que les rapports avec la France relevaient de ce même pragmatisme.

  31. Posté par Y. Chemla, le 20 août 2006 à 21:31

    C’est très bien raconté, avec verve, mais surtout la profondeur du mythe dans En Attendant le vote des bêtes sauvages, de Kourouma. La tournée de Koyaga auprès de ses amis dictateurs est particulièrement signifiante.

    Cette petite entrée en matière est une perche pour rebondir sur le débat, un peu sempiternel, des rentrées littéraires, et de la masse de livres à découvrir. La massification sociale n’est pas un mythe. C’est une réalité dont il faut tenir compte, notamment du point de vue des industries culturelles, dont il faut rappeler qu’elles comptent dans la vie économique. Les prix sont décernés pour le rappeler.

    Je me souviens des propos peu amènes, sur ce blog, concernant les émoluements de notre ami Alain, pour les prix reçus. Je l’ai connu, l’ami, dans une époque où ce n’était pas le cas. Et si Houellebecq se fait payer autant, c’est bien parce que le retour sur investissement était escompté. L’invention de la littérature industrielle au XIXe, après la lutte pour le droit d’auteur (Beaumarchais) était déjà l’objet d’âpres articles. Quant à se demander si la publication actuellement est uniquement l’affaire de réseaux et de "copinages", il faut là aussi se replonger dans les catalogues littéraires des temps plus anciens. On y trouve des monceaux de textes oubliés. Regardons la liste des Goncourt. Certains ont définitivement disparu. Parfois, on peut le regretter. Dans la plupart des cas, ce n’est utile qu’aux rats de bibliothèques, dont je suis, et qui errent dans Babel.

    Bon. Vous avez la télévision (expression qui si on l’analyse de près fait hurler de rire) ? Moi, non. Depuis trente ans maintenat. Chaque fois que la velléité me prend d’en acheter une, malheureusement pour le vendeur, les appareils sont allumés. Pour la littérature, c’est un peu (un peu, seulement) pareil. On n’est pas tenu, on n’est jamais tenu, même si la littérature est la préoccupation quotidienne, de s’enfermer dans le dévidoir ordurier et dans la connivence impériale. Sauf si l’on a décidé d’en faire son métier. On peut revenir, replonger dans les textes plus anciens. Montaigne, par exemple, donne la direction. En ce moment, un peu d’Erasme. Un peu d’Hésiode, un peu d’Homère. En contrepoint avec Leonora Miano, Kourouma, Franketienne, Roumain, Morgiève, Honwana, Ollivier.

    J’étais en Flandre ces derniers jours, dans cette ville désormais disneylisée de Brugges. C’était pour regarder les Memling et les Pourbus. Le reste est comme la côte, entre Dunkerke et Zeebrugge : un rempart d’immeubles abjects, qui interdit la vue sur la mer. Sur le sable encombré, des "zones d’animation", aux couleurs criardes, borné par des casinos et des salles de jeu. C’est cela, la mer ?

    Ce qui importe sans doute dans la littérature, ce n’est pas tant l’institution, mais bien le sens que les livres donnent à ceux qui les lisent, sens qui fait se lever des continents atemporels que seule l’écriture du lecteur parvient à proposer en partage. À ce titre, alors, même un mauvais roman peut prendre sens, prendre place dans un système. Blanchot écrivait que même dans le pire des romans, il y avait quelque chose qui tenait la route. Et à ce titre, le propos un peu radical d’Assouline sur Angot me paraît participer intégralement de cette massification de la littérature. Ils appartiennent au même système de valeurs. L’éreintement est aussi intéressant que ledit roman, que pour ma part je n’ai pas lu, et que je ne lirai que si je le rencontre sur cet itinéraire que je parcours, construit lentement sur une logique de traces.

    Cordialement

  32. Posté par Ramiel, le 20 août 2006 à 21:36

    Je pense que mon ami rêvait d’une Afrique unie, d’Etats-Unis d’Afrique, comme je l’ai dit. Il ne voulait pas non plus s’aligner sur l’Union soviétique. Mais il s’y était rendu et avait été très bien reçu. C’est pour le moins paradoxal.

    Pour l’égalité au sein de l’Union, il dit dans son livre qu’il y avait un représentant pour 80 000 électeurs en métropole, et un représentant pour 800 000 électeurs dans les colonies. L’égalité était biaisée. Il y avait aussi le droit du travail, qui n’était pas appliqué dans les colonies.

    Mais en fait, je suis plutôt d’accord avec vous. Il faut être pragmatique, et les étudiants ne le sont pas assez, en général : ils veulent tout ou rien. Le pragmatisme doit quand même s’accompagner du désir de progresser, néanmoins. Le plus difficile, c’est de concilier les deux. Soit on a un idéal sans avoir l’occasion de le concrétiser, soit on est pris tout entier dans le jeu des nécessités. Mon ami a plutôt été dans le premier cas. Au reste, il s’est fait connaître ici ou là d’abord comme un poète, et seulement ensuite il a fait de la politique. C’est un symptôme, je suppose. Moi, je l’ai rencontré parce qu’il est président des Poètes de la Cité, à Genève, association dont je fais partie. Le premier tome de son autobiographie, consacré à son enfance, est du reste d’une grande poésie.

    Bref, à ce que je vois, il sera difficile à mon ami de percer lors de cette rentrée. Enfin, merci d’avoir accepté d’en parler.

  33. Posté par Ramiel, le 20 août 2006 à 21:39

    Mon dernier message s’adressait à Timba Bema, bien sûr.

  34. Posté par vik, le 26 août 2006 à 18:11

    Rendez-vous Angot-Sollers. C’est ici :
    http://www.pileface.com/sollers/article.php3 ?id_article=209
    Juste un autre point de vue...

    Occasion pour moi de découvrir votre blog que je trouve bien réalisé dans la forme. Et le fond n’est pas ce qui manque le moins...
    Bonne continuation,

  35. Posté par Mayombe82, le 27 août 2006 à 15:51

    Salut Ramiel, j’ai eu découvert (trop peu à mon goût) cet homme qui t’a envoyé son livre lors d’un documentaire sur Arte au sujet du couple Moumié, membres de l’UPC. Je m’étais dit à la fin de l’émission : « Dommage que des gens comme lui qui ont participé à ces grandes heures de l’histoire ne nous laissent pas des écrits sur leurs combats ! » J’ai eu tort. Merci pour cette info, je m’en vais de ce pas commander ce livre pour octobre. Le rêve brisé des Etats-Unis d’Afrique ? Je ne sais pas ce que l’auteur en dit dans son ouvrage, mais il était impossible à concevoir quand nous avions au sein de notre propre groupe des commis français comme Amadou Ahidjo, F. Houphouët-Boigny, Fulbert Youlou et l reste. @+, M82

  36. Posté par Ramiel, le 28 août 2006 à 08:49

    Eh bien, c’est ce que dit Jean-Martin (même si je ne me souviens pas qu’il parle de F. Youlou). Son livre parle d’ailleurs en détail de Roland Moumié et des circonstances de sa mort. Je crois que c’est un ouvrage vraiment important pour comprendre ces années. Il est aussi bien écrit.

  37. Posté par Mayombe82, le 31 août 2006 à 12:57

    Ça ne m’étonne pas que Jean-Martin Tchaptchet n’ait pas parlé de F. Youlou. Déjà, rien qu’à prendre le cas de la mort de Um Nyobé, combien d’entre nous sommes conscients des circonstances de sa mort ? Même nombre de Camers de ma connaissance n’ont que des informations très parcellaires. La liste des traîtres comme les Youlou est trop longue : David Dacko en RCA, Yaméogo en Haute-Volta, Hamani Diori au Niger, sans compter leur chef de file, F. Houphouët-Boigny. Je viens de débuter la lecture de « Je me souviens de Ruben, Mon témoignage sur les maquis camerounais (1953-1970) », chez Karthala, de Stéphane Prévitali. Pas mal, pour l’instant. Je lirai le Vieux Jean-Martin Tchaptchet en octobre. @+, M82

  38. Posté par Ramiel, le 1er septembre 2006 à 04:38

    Oui, Jean-Martin parle beaucoup des conséquences politiques de l’assassinat de Ruben Um Nyobe, ou de ses causes, également politiques, mais pas tellement des circonstances précises.

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