jeudi24 août 2006

Dieu reconnaîtra les seins...

Si vous êtes amateurs de seins, alors il va vous falloir bientôt faire l’impasse sur les Camerounaises et chercher ailleurs, sur leur corps, un autre endroit afin d’assouvir votre désir. L’affaire est sérieuse, et on ne sait plus à quel sein se vouer. De même qui pourrait demêler cette histoire. Dans un long article intitulé "Ces filles aux seins repassés", l’hebdomadaire L’Express - en kiosque depuis ce matin - fait écho d’une pratique pour le moins rétrograde et infligée à certaines Camerounaises. Il ne s’agit pas de l’excision, bien sûr, mais des mères qui aplatissent la poitrine des adolescentes à l’aide d’une spatule ou d’un galet brûlant. On estime à un quart le nombre de Camerounaises subissant cette étrange pratique censée "désamorcer le désir des hommes"...

L’affaire a été révélée par deux anthropologues camerounais Flavien Ndonko et Germaine Ngo’o qui ont mené une enquête dans les 10 provinces du Cameroun. Est-ce une nouvelle pratique ou un phénomène qui persisterait ? "Le phénomène ne persiste pas, il commence !", souligne un de ces anthropologues qui ajoute : " Une grand-mère de 82 ans nous a dit l’avoir subi, mais à l’époque les seins étaient repassés pour des raisons sanitaires. Aujourd’hui c’est une stratégie pour retarder la sexualité des ados".

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Les outils nécessaires à la pratique !

Certaines filles se font elles-mêmes "frapper" la poitrine ! Qui sont à l’origine de ce rite ? L’Express nous apprend que dans 58% des cas, c’est la mère qui pratique le repassage des seins sur sa fille. Mais il y a également la nourrice (10%), la soeur (9%), la grand-mère (7%). Toutefois, 7% de filles se l’infligent elles-mêmes. Résultat des courses à l’hippodrome de Douala : certaines filles se plaignent désormais des conséquences du rite : " Mes seins étaient si abîmés que je n’ai pas pu allaiter"...

A part ça, tout va bien. Et si on trouve une brave Margot échappée du répertoire de Brassens, avec de gros seins comme il faut, en train d’allaiter en public un petit chat ramassé dans la rue, on pourrait toujours prétendre que c’est l’animal qu’on regarde et non le sein ! Tant pis, et Dieu reconnaîtra les seins...

Commentaires

  1. Posté par l’oncle Kengué Paulin, le 24 août 2006 à 09:54

    Alain, touche pas aux seins repassés de ma camécamé. Dieu reconnaîtra les siens et ses seins.

  2. Posté par Henri, le 24 août 2006 à 09:55

    L’ignorance quand tu nous tiens ! L’afrique doit se mettre en dialogue avec elle même. Pourquoi la sexualité doit-elle rester un sujet tabou pendant longtemps ? Nous connaissions l’excision et voilà qu’apparaît au grand jour le repassage des seins. Dis-nous Alain, quelles pratiques permettent de retarder la sexualité d’un garçon ? Pourquoi la societé africaine a-t-elle si peur de la sexualité feminine ? Il nous faudra livrer un combat tsunamique contre ces mentalités qui humilient la femme, la degradent et l’empêchent non seulement de s’approprier son propre corps, mais aussi d’en tirer les jouissances nécessaires à son épanouissement dans cette contrée du plaisir interdit aux femmes. Cette pratique me choque. L’heure est venue de livrer un combat contre ce qui, dans nos cultures, dégrade et rabaisse l’humain.

  3. Posté par Sami, le 24 août 2006 à 10:29

    N’ayez crainte, les seins triompheront même des faux saints. Faisons-leur confiance, ayons toute notre foi en eux.

  4. Posté par M. Queen, le 24 août 2006 à 10:43

    je pense que Dieu en créant l’Homme d’Afrique n’etait point distrait ce qui veut dire que ce dernier a été bien modelé ; alors je ne vois pas pourquoi cherhez à corriger ce qui a été serieusement bien fait. On l’appelle African Queen, et une reine c’est une beauté mais aussi une richesse,que ceux là arrete donc ces pratiques qui sont aussi discriminatoire. pour moi la plus belle chose que Dieu ait donné a une femme c’est cette bonne poitrine qui se tient très bien dans un soutient gorge.

    Attention à toi Alain !!!!!!!

  5. Posté par M. Queen, le 24 août 2006 à 10:52

    je pense que Dieu en créant l’Homme d’Afrique n’etait point distrait, ce qui veut dire que ce dernier a été bien modelé ; alors je ne vois pas pourquoi cherhez à corriger ce qui a été serieusement bien fait. On l’appelle African Queen, et une reine c’est une beauté mais aussi une richesse,que ceux là arrete donc ces pratiques qui sont aussi discriminatoire. pour moi la plus belle chose que Dieu ait donné a une femme c’est cette bonne poitrine qui se tient très bien dans un soutient gorge.

    Attention à toi Alain !!!!!!!

  6. Posté par Dumez, le 24 août 2006 à 11:05

    Dans nos pays où tout est encore à faire économiquement parlant, il y a aussi, c’est vrai, des vastes chantiers à ouvrir sur le plan des mentalités et des usages sociaux absurdes et inhumains.Pour cette histoire de seins repassés, l’article ne précise pas si la pratique est douloureuse pour les victimes, ce qui serait encore plus inhumain.

    Si la sexualité féminine ne doit plus être un sujet tabou,nous devons par contre trouver une approche conforme à nos valeurs morales,pour la traiter, construire un discours bien à nous, pour en parler, et ne pas copier sur les autres,les occidentaux surtout, comme nous en avons la facheuse tendance.

    Nos coutumes ont,certes, beaucoup de défauts, mais plus je passe d’années en Occident, plus je trouve nos ancêtres intelligents !

  7. Posté par Titophe, le 24 août 2006 à 11:36

    Hello ALain

    Ma femme est d’origine Camerounaise et j’ai l’impression d’etre un chanceux car de ce cote la, tout est encore bien en place ;-)

    [Hors sujet] : Quelle ne fut pas ma surprise hier en revenant du boulot et en vous entendant sur les ondes de France Inter ! Bref, tout ca pour dire que j’ai prevu d’aller acheter votre livre entre midi et 2 !

    Amicalement Titophe

  8. Posté par A. Mabanckou, le 24 août 2006 à 11:46

    Cher Titophe,

    Quelle chance vous avez d’avoir une femme avec ses seins qui ont échappé à ce rituel !!!

    Au passage, et puisque vous avez écouté l’émission d’hier sur France Inter, je vous conseille aussi d’aller voir le film des deux autres invités qui étaient à la même émission : Jean-Pierre Bacri et Nicole Garcia - ils présentaient leur film sorti hier et intitulé Selon Charlie... Un vrai festival, ce film, un cinéma comme je l’aime, à la Truffaut de l’époque de L’homme qui aimait les femmes.

    Bien à vous

  9. Posté par Miss Sixty... , le 24 août 2006 à 11:58

    C’est effrayant. Et je vous invite aussi à lire l’article d’ Habibou Bangré sur Afrik.com dans la rubrique Société, voir les archives... ou tapez ces liens : http://www.afrik.com/article9921.html ou http://www.afrik.com/article9920.html articles datés du 6 juin 2006

    Sur Afrik, figure aussi une critique de Verre Cassé de notre cher hôte... par Vitraulle Mboungou

    A la pluie de ce jour gris. Nous ne savons plus à quels "seins" du temps nous vouer...

  10. Posté par Hubert, le 24 août 2006 à 12:18

    Bon vent pour la sortie des "Mémoires de Porc-épic" aujourd’hui 24 août dans les librairies !

  11. Posté par Petite Momie, le 24 août 2006 à 12:47

    excision, repassage de seins...

    ô Femme quand te délivrera t-on du joug de la servitude, de l’oppression, de la soumission ? Femme quand te rebelleras-tu ? Quand comprendras-tu que tu es un être humain au même titre que ces hommes qui t’accablent ? Un être humain avec des droits : droit au plaisir, droit à la liberté de ses choix (se marier ou non, vivre chaste ou non, être fidèle ou perverse,...)

    Je suis pour la conservation des coutumes africaines. Je suis pour la conservation de nos valeurs, de nos traditions, de notre identité collective. Mais l’Afrique "noire" doit évoluer et, son developpement passe inéluctablement par une évolution des mentalités.

    Il ya des traditions, des rites -ceux là même qui porte atteinte à l’intégrité de la personne humaine et bafouent ses droits- qui doivent être banis : l’excision, le repassage des ntountous, le mariage forcé....

  12. Posté par Alain Serbin, le 24 août 2006 à 13:02

    Ô femmes, je vous aime Avec vos seins voluptueux Qui nous chavirent lors de nos ébats Ô seins de femmes qui nous enlacent et nous plongent dans le secret d’alcôve d’une nuit matinée des baisers au goût de sirop-miel J’aime me perdre dans vos seins Plonger tout mon délire jusqu’à l’ivresse de la chaleur absolue Avant de me noyer du fond de vos sources Je maudirai quiconque vous les privera !

  13. Posté par Titophe, le 24 août 2006 à 13:36

    A petite momie : Mefiez-vous aussi d’une certaine forme de desinformation qui cultive et colporte de nombreux clichés. J’ai personnellement vecu au Cameroun pendant 2 ans (il y a 20 ans, il est vrai) et je peux vous affirmer que cette pratique, je l’ai decouverte sur cet article. Pourtant, j’etais jeune a l’epoque et cela n’aurait pas du m’echapper ;-) !!!!

    Cordialement, Titophe blog Racisme et Histoire

  14. Posté par karo’kin, le 24 août 2006 à 13:43

    anecdotique : je viens de me fournir en porc épic... le caissier-libraire de gare : "ah mais il est américain Mabanckou !!!" "non non monsieur, il y vit travaille blablabla" "oui c’est vrai il est camerounais !!!" "non non monsieur, congolais !" "ah bon, d’accord, sûr qu’il était camerounais..." comme quoi... je file en porc épic.

  15. Posté par Petite Momie, le 24 août 2006 à 14:35

    Titophe a écrit : "A petite momie : Mefiez-vous aussi d’une certaine forme de desinformation qui cultive et colporte de nombreux clichés. J’ai personnellement vecu au Cameroun pendant 2 ans (il y a 20 ans, il est vrai) et je peux vous affirmer que cette pratique, je l’ai decouverte sur cet article. Pourtant, j’etais jeune a l’epoque et cela n’aurait pas du m’echapper"

    Vous me dites de me méfiez de toute forme de désinformation ? Moi à mon tour je vous demande d’essuyer vos lunettes et de relire mon post précédent : à aucun moment je n’ai indexé le Cameroun !

    Dans mon post je me suis contentée de manifester mon indignation face à toutes les pratiques discriminatoires dont font l’objet les femmes dans nos sociétés africaines.

    Que cette pratique de repassage de ntountous soit fausse ou vrai, que vous ayez vécu au Cameroun et que n’ayez pas entendu parler de cela, importent peu. Les femmes en Afrique subissent des atrocités dictées par la traditon, c’est une réalité !

  16. Posté par Petite Momie, le 24 août 2006 à 14:37

    Alain Serbin a écrit : "Ô femmes, je vous aime Avec vos seins voluptueux Qui nous chavirent lors de nos ébats Ô seins de femmes qui nous enlacent et nous plongent dans le secret d’alcôve d’une nuit matinée des baisers au goût de sirop-miel J’aime me perdre dans vos seins Plonger tout mon délire jusqu’à l’ivresse de la chaleur absolue Avant de me noyer du fond de vos sources Je maudirai quiconque vous les privera !"

    Amen !

  17. Posté par May, le 24 août 2006 à 15:25

    Au lieu de dire que les femmes subissent ces pratiques, pourquoi ne pas plutôt considérer qu’elles les acceptent ?

    En effet, il semble que la plupart du temps, d’après le papier de l’express, ce sont des femmes qui les infligent à d’autres femmes, affirmant par là leur accord.

    Les femmes africaines, et particulièrement camerounaises, sont connues pour leur fort tempérament. Si elles refusaient, non pas individuellement mais toutes à la fois, après en avoir parlé entre elles (ce qu’elles sont parfaitement capables de faire), les hommes se rallieraient à leur position. Ils ont trop besoin d’elles.

    Donc, il y a une complicité des femmes elles-mêmes, avec les systèmes qui les oppriment. Elles travaillent à les perpétuer, parce qu’elles les avalisent.

  18. Posté par bout-de-papier, le 24 août 2006 à 16:40

    En réponse à May : il me semble délicat de remettre en cause les femmes seules pour ça... Avec ce genre de théorie on pourrait dire si les Tutsi s’étaient unis plus tôt ils se serraient pas fait massacrer...

    C’est tout une mentalité qui pousse à tout ça. Par exemple en Afrique du Sud c’est 30 % des femmes de 18-25 qui ont connues un viol (plus ou moins)... Il n’y a pas vraiment besoin de chercher plus loin les causes de ces mots.

    Signé : L’équipe de bout-de-papier

  19. le 24 août 2006 à 16:56

    May n’a pas tort, bout de papier. Prends un autre problème : l’excision. Sais-tu que dans certains cas, les mères font exciser leurs filles à l’insu du père qui est contre ? Je suis d’accord avec toi qu’au début il s’agit d’une mentalité qui s’est ancré. Mais dans le cas des seins, personne ne peut savoir si ce sont les hommes qui sont à l’origine de cette pratique. Cela m’étonnerait d’ailleurs, puisque c’est contre les hommes qu’on veut protéger ces gamines, donc on peut supposer que ce sont les mamans qui en ont eu l’idée.

  20. Posté par Nico, le 24 août 2006 à 17:04

    Pour se rendre compte de l’efficacité de ces pratiques, les auteurs des articles sur les seins de Camerounaises (de Togolaises aussi, a en croire Afrik.com) devraient en fait se renseigner finalement sur l’age à laquelle les femmes "repassées" découvrent leurs premiers amants. Je pense tout de même que nos aïeux ont certainement eu d’excellentes raisons de préconiser ce genre de pratiques. Cependant, je suis en parfait accord avec May pour faire remarquer qu’il s’agisse de l’Excision ou maintenant du repassage de seins que je découvre avec stupeur, ces pratiques sont avant tout de l’apanage d’autres femmes. En effet, on n’a jamais vu un homme exciser une femme, bien que cette pratique soit "fortement" encouragée par les hommes car ils y trouvent leur "compte". Mais, une fois de plus, cette méthode est-elle efficace ? L’était-elle dans les temps passés ? Cette question une fois de plus, pose le récurant problème de certaines traditions africaines, du moins leur adéquation avec les temps "moderne", encore faut-il qu’on sache ce qui est moderne de ce qui ne l’est pas. Vous remarquer que je suis perplexe et partager encore mon africanité (donc le désir de conservatisme) et la nécessaire évolution qui oblige quelque peu, la remise en cause de certaines valeurs et traditions, même Africaines soient-elles !

  21. Posté par Nico, le 24 août 2006 à 17:08

    Lire, je suis perplexe et partagé entre mon africanité.... (merci !)

  22. Posté par bout-de-papier, le 24 août 2006 à 17:19

    c affligent de voir que les gens se donnent bonne conscience en disant, y’a pas de problème, ce sont elles qui se le font, ce sont elles qui le veulent ! Le sucuidé se pend tout seul mais c’est révélateur d’un problème énorme quand même ! Pour se protéger les femmes ont recours à des pratiques barbares, puisqu’elles n’ont pas la force de luter contre les hommes directement, elles lutent contre leur féminité ! Alors l’excision !! et puis c pas parce que ce sont des femmes qu’il y a pas des folles et des connes partout ! Surtout quand sévi chez elles l’illétrisme !

    Signé : bout-de-papier

  23. Posté par l’oncle Kengué Paulin, le 24 août 2006 à 18:12

    Alain, tu dois payer "longonia futa ko" pour le prix de la rentrée littéraire 2006 décerné au Festival la Forêt des livres en Tourraine à ton truculent roman "Mémoires d’un porc-épic". Bon, nonobstant la digression baroque on ne lève pas le ton à l’oncle, on l’obéit,un point c’est tout.

  24. Posté par Petite Momie, le 24 août 2006 à 18:37

    Félicitations à Monsieur Alain pour le prix qu’il vient de recevoir ! Les congolais sont honorés (de Balzac)...

  25. Posté par De Brazzaville, le 24 août 2006 à 18:47

    LES SEINS ET LES SIENS

    Vu de l’occident, je pense qu’on exagere le phenomene. J’ai sejourne au Cameroun et je puis dire que je n’ai pas eu vent de ce phenomene. Toutefois, je ne veux pas dire qu’il n’existe pas. Je veux simplement dire que l’on evite les effets d’annonce et que l’on examine la question avec toute la minutie necessaire.

    Toute comme l’excision des filles qui est presentee en occident comme un pratique repandue dans toute l’Afrique (alors qu’elle est limitee dans un petit nombre de pays), je ne pas que l’on attribue cette pratique a tous les camerounais et camerounaises. Je suis presque sur que c’est un phenomene marginal.

    Pour nous fixer sur cette question, apres cette enquete anthropologique, on aurai aime avoir :

    1. le pourcentage de filles et femmes qui ont ete victimes de cette pratique (combien de personnes sur la population totale de personne de sexe feminin au Cameroun).

    2. Des statistiques venant des hopitaux et des centres de sante locales sur les problemes que connaissent ces victimes.

    3. Les resultats d’etudes biomedicale et biostatistique sur l’ampleur du phenomene et les consequences possibles a long terme pour ces victimes. Ces pratiques ont elles un impact sur la sexualite de ces jeunes filles et femmes ? sur l’allaitement ? sur la morphologie du sein et de la poitrine ? Que devient un sein ayant subi de telles "agressions" ? Y a-t-il des risques de developper un cancer du sein plus tard ? ou d’autres traumatismes ? Voila autant de questions auxquelles on aimerait avoir des informations.

    Ces analyses et etudes permettraient a tout un chacun de mesurer la magnetude du phenomene et aux autorites publiques (si elles ont le souci de la sante des population) de lancer des campagnes de sensibilisation et d’information aupres de populations bien ciblees.

    A mon avis de tels effets d’annonce loin de sensibiliser ne font qu’augmenter et nourir les multiples prejuges et cliches que les occidentaux ont des africains (sida, guerre, famine, excision, mariage force, polygamie, ...., et bientot repassage des seins).

    Je prends note de l’article qui a ete publie mais je demande a ce que les auteurs, en collaboration avec d’autres specialistes, aillent en profondeur.

    Que l’on ecrive pas juste pour plaire a "l’homme blanc" comme malheureusement le font beaucoup de notres (consciemment ou inconsciemment) !

    De Brazza

  26. Posté par May, le 24 août 2006 à 19:16

    Cher Bout de Papier,

    Il n’est aucunement question de prétendre que le problème n’existe pas, mais de dire cette vérité simple : les femmes qui pratiquent ces rites partagent elles-mêmes les croyances qui les ont produits.

    Elles ne songent pas à les remettre en question, même si elles en souffrent. Elles s’y soumettent de plein gré.

    Rien à voir avec le viol qui est toujours une agression, et toujours vécu comme tel. Le viol n’est pas une tradition africaine, mais un crime qui se commet partout où il y a des humains.

    Ces femmes dont vous parlez ne luttent pas contre leur féminité, mais lui donnent des contours particuliers. Dans les pays où l’ablation du clitoris est pratiquée, c’est parce qu’il est considéré comme un organe mâle.

    Dans les pays où un enfant venu au monde par le siège est tué, c’est parce que la mère elle-même, qui ne proteste pas, croit qu’il est un démon.

    L’article qu’il faut prendre pour ce qu’il est, nous dit que certaines femmes s’infligeraient elles-mêmes cette torture. Sans attendre d’y être contraintes.

    On nous dit aussi que des raisons d’hygiène avaient jadis conduit à l’écrasement des seins (dont je n’ai jamais entendu parler, en 18 ans passés au Cameroun, but who knows...). On se demande de quelle conception de l’hygiène il pouvait être question !

  27. Posté par Henri, le 24 août 2006 à 19:32

    De Brazza, Je ne crois pas que la meilleur façon de lutter contre les préjugés soit de nier les faits. Les seins dont il est question sont ceux de nôtre : nos grand-mères, nos mères, nos soeurs, nos femmes et nos filles. Il ne s’agit pas de plaire à qui que ce soit, mais de regarder la réalité avec lucidité et objectivité ( dans les limites de ce terme). Le sida, l’excision, la polygamie ( actuellement bureaugamie),l’excision, les guerres, la famine, le mariage forcé sont des réalités malheureusement trop criantes chez nous pour vouloir les nier. Evidemment ces fléaux ne sont pas l’apanage du seul continent africain. Je ne pense pas que ce post puisse relever d’un effet d’annonce ; le repassage des seins, j’en avais entendu parlé de la bouche d’une camerounaise, l’excision j’ai une amie ( mère de deux enfants) qui l’a subie. A qoui serviront les statistiques ? Ses resultats peuvent confirmer aussi certains préjugés. cela ne nous avance pas. Les questions qui comptent, à mon humble avis, sont celles qui cherchent à connaître l’origine de ces pratiques, pourquoi perdurent-elles et comment les faire disparaître. Ici entrent en jeu le problème de l’ignorance dont j’ai parlé au post2 et l’illétrisme évoqué par un intervenant plus haut . Même si une seule femme était victime consentante de cette pratique-ce qui est loin d’être le cas-non seulement elle devait être reprouvée, elle devrait aussi dénoncer même si cela pouvait aller dans le sens de certains préjugés. il serait irresponsable de nier - au motif de ne pas confirmer certains préjugés - la réalité de certains faits culturels reprehensibles qu’on retrouve encore dans nos societés.

  28. Posté par Manu , le 24 août 2006 à 20:42

    Si je ne me trompe, la grande majorité des croyances populaires africaines sont à l’origine émises par les hommes. Les femmes, ensuite les fondent dans leurs connaissances du monde qui les entoure. Il peut leur paraître impensable de passer outre certaines traditions du simple fait qu’elles font partie de l’histoire ancestrale de leur peuple. Cela ne veut pas dire non plus qu’elles n’en souffrent pas, au contraire. Elles sont coincées entre leur envie d’émancipation et cette charge incommensurable de la tradition. Moi je suis européenne et j’ai du mal évidemment à accepter de telles tortures. Je pense que les hommes aussi doivent changer. Les femmes africaines s’échapperaient plus aisément de ces pratiques si les hommes qui vivent autour d’elles les soutenaient et les encourageaient. Mais je crois que là, je surestime la gente masculine. Qu’une femme ou 10000 subissent ces tortures importe peu. C’est toujours une de trop !

  29. Posté par Miss Sixty..., le 24 août 2006 à 21:23

    La question fait rage... Au Cameroun, on les repasse, en Occident, on refuse d’allaiter, en Amérique, l’on se choque puritainement d’un bébé têtant le sein d’une femme sur la couverture d’un magazine justement dédié aux...Bébés !! Ah les Seins, ça déchaîne les passions. Au secours !Attention aux seins, même pour les Saints... Cachez donc ce sein que je ne saurai voir...Janet !!!

    Belle Soirée amis de la Blogosphère...

  30. Posté par Sami, le 24 août 2006 à 21:57

    Alors, ne serait-ce pas le moment de lire ou de relire le monument littéraire laissé par Ramon Gomez de la Serna,

    Seins

     ? Une véritable folie de mots de plusieurs centaines de pages sur les seins. 295 chapitres, chacun consacré à une catégorie de seins. Je me permets de citer le dernier paragraphe du chapitre Les négresses : "Noir cauchemar que celui des seins de négresse, mal dégrossis, matériels, si matériels qu’on se noie dans leur matière comme dans une mer épaisse, comme dans les eaux de la mer noire". Le livre est paru en espagnol en 1917. La vision de la négresse en ces temps-là, hum...

  31. Posté par A l’école du caméléon, le 24 août 2006 à 22:34

    Le Caméléon est un très grand professeur. Regardez-le. Quand il prend une direction, il ne tourne jamais la tête. Faites comme lui. Ayez un objectif dans votre vie et que rien ne vous en détourne. Le caméléon ne tourne pas la tête mais c’est son oeil qu’il tourne. Il regarde en haut, il regarde en bas. Cela veut dire informez-vous. Ne croyez pas que vous êtes seul sur la terre. Quand il arrive dans un endroit, il prend la couleur du lieu. Ce n’est pas de l’hypocrisie. C’est d’abord de la tolérance et puis du savoir-vivre. Se heurter les uns les autres n’arrange rien. Jamais rien n’a été construit dans la bagarre. Il faut toujours chercher à comprendre l’autre. Si nous existons, il faut admettre que l’autre existe. Si le caméléon avance, il lève un pied. Il balance. Cela s’appelle la prudence de la marche. Pour se déplacer, il accroche sa queue ainsi si ses pieds s’enfoncent, il reste suspendu. Cela s’appelle assurer ses arrières. Ne soyez donc pas imprudents. Lorsque le caméléon voit une proie. Il ne se précipite pas dessus mais il envoie sa langue. Si la langue peut lui ramener, elle lui ramène. Sinon il y a toujours la possibilité de reprendre sa langue et d’éviter le mal. Allez doucement dans tout ce que vous faites. Si vous voulez faire une oeuvre durable, soyez patient, soyez bons, soyez humains.Voilà. Si vous vous trouvez dans la brousse, demandez aux initiés qu’ils vous racontent la leçon du caméléon.

    Sophie&Amadou.

  32. Posté par Bakima, le 25 août 2006 à 02:19

    Quand on sait qu’en Occident la femme peut depenser une dizaine de millier de dollars ou d’euros pour se faire booster la pointrine grace a la plastic surgery, c’est bien triste, pour nous autres Africains, de constater des pratiques retrogrades, d’un autre age comme ceux qui se font sur les jeunes filles du Cameroon. Moi, en tout cas, l’une des raisons qui m’avait pousse il y’a 13 ans a epouser mon amour eternel, la mere de enfants, c’etait bien la vitrine de sa beaute, sa poitrine(rire serieux !!!)... Love you all. Mathieu

  33. Posté par Thierry Kron Traube, le 25 août 2006 à 05:41

    Vadiou ! Seins repassés, mais pas amidonnés des Africaines, siliconnés des Occidentales, pauvres Femmes ! Pour dé-libidonner les mecs, on pourrait leur repasser les encensoirs. Dommage que les trendynettes des années 20, danseuses de charleston aux seins coupés, ne connaissaient pas le repassage. Pendant ce temps les mecs avalent des anvitamines, body buildisent leurs biceps, strange world.

  34. Posté par Boris, le 25 août 2006 à 06:08

    Finalement il n’y a que Meiway qui a compris l’affaire :"ma cherie a les loloooooooo oh"... Bon tout ca s’est bien mais pour l’instant il y a une actualite plus petillante. Le nouveau Mabanckou est arrive, il est dans les bacs de la fnac. J’imagine que chacun a deja son exemplaire bien serre sous son aisselle puante. Attention, tenez delicatement pour eviter de vous faire piquer par les piquants du porc epic. Moi, noblesse oblige, je l’avais deja recu depuis ntama. Donc je l’ai lu calmement et je peux vous dire que ce porc epic est vraiment bavard. Quand il commence, on ne peut plus l’arreter. Meme quand vous fermez le livre, il continue a parler dans vos reves. Ca doit etre l’effet du "mayavumbi" que reve maintenant de gouter Assouline.Ce livre-la,vous n’avez pas fini d’en entendre parler(ai-je dis Goncourt ?). Apres Robinette et l’homme aux pampers, Mabancku nous fait decouvrir un autre personnage loufoque. Le feticheur Tembe Essouka. Un aveugle qui voit pourtant la verite au grand jour et qui pete(decidement) sur vos conneries de monnaies. Lui s’en tape des euros,dolars, CFA, lui se fait payer en cauris,un point un trait.Bon je ne vais pas vous raconter le livre en entier non plus(especes de peteurs) ! Sinon pour en savoir plus sur Memoires de Porc Epic Allez lire la belle chronique qu’a ecrit Assouline sur son blog. C’est sur lemonde.fr. De toute facon Mabanckou est partout en cette rentree(La France a mange du Mabanckou). Il y a aussi une emission sur france inter datee du 23 dont voici le lien http://www.radiofrance.fr/chaines/france-inter01/ete2006/escale/ Pour revenir au sujet. Allez tous ensemble:Ma cherie a les lolooooooooooooo ooooohhhhhhh ! Tiens elle est bien silencieuse depuis des mois ma cherie Edwige H. Je sais que tu me lis en silence, alors je te dis bonjour.

  35. Posté par Mpwampwala, le 25 août 2006 à 09:48

    Non, miss Sixty, c’est faux de dire qu’en occident on refuse d’allaiter. Tous les pédiatres recommandent l’allaitement car on sait depuis bien des années qu’il n’y a rien de mieux pour l’enfant que le lait maternel. Pour revenir au débat du jour, les femmes n’ont rien attendre de nous autres hommes, tous gros hypocrites quand il s’agit du corps de la femme et des fantasmes sexuels qu’il véhiculent. Les femmes devront compter sur elles-mêmes pour vivre libres. Ca me fait penser l’excellent roman (Les chauves souris) de Bernard Nanga, qui nous a quitté trop tôt. Les femmes, nous ne les aimons que soumises ou putes (ce qui est presque pareil) jamais libres ou nos égales.

  36. Posté par Petite Momie, le 25 août 2006 à 10:32

    Je vous ai lu rapidement. May a fait état d’une responsabilité des femmes dans les pratiques ou rites peu honorables dont elles sont victimes.

    Je sais que pour le cas de l’excision, ce sont les femmes qui s’en chargent. Certaines d’entre elles exigent que leurs enfants et leurs petits enfants soient excisées.

    Les femmes bourreaux d’autres femmes ? NON ! Ces femmes qui encouragent ces pratiques discriminatoires sont elles mêmes des victimes qui en ont fait les frais.

    C’est un cercle vicieux en effet, car lorsque l’on est dans une société où l’on vous bourre le crâne avec une idéologie qui consiste à dire que la femme respectée est celle là qui est excisée -donc dépourvue d’un organe qui pourrait reveiller en elle des désirs pervers et la pousser dans la débauche délicieuse de la chair-, l’on croit bon et saint de rectifier la création divine à coup de lame...

    Khadi, L’auteur du livre "Mutilée" (un livre que je n’ai pas lu. Je deteste ce genre de récit !) décrit le cauchemar de l’excision dont elle a été victime à l’âge de sept ans.

    Pourtant, devenue femme cela ne l’a pas empeché d’approuver l’excision de sa fille. "Pourquoi ? lui a t-on demandé, Pourquoi avoir accepté que l’on fasse à votre fille cet horrible acte que vous avez douloureusement vécue et qui vous a à jamais traumatisé ?", qu’a t-elle répondu : "Parce que je ne voulais pas que me fille soit mise à l’écart, regardée d’un autre oeil".

    C’est cela ! Les femmes n’excisent pas des fillettes parce qu’elles approuvent forcément cette pratique, mais surtout parce qu’elles craignent que ces enfants soient rejetées plus tard, montrées du doigt "Regardez ! elle a un clitoris, elle a un abricot, c’est péché !", elles redoutent que ces enfants ne trouvent personne pour les marier puisqu’elles sont indignes de la femme au foyer (celle qui doit supporter les exigences nocturnes du mari, qui doit toujours donner sans jamais recevoir,...)

    L’on sait tous combien en Afrique l’entourage familial et le contact humain sont importants : Quel est l’africain qui pourrait prétendre vivre en contradiction avec le monde qui l’entoure ?

    Aujourd’hui, les choses évoluent ! les droits de l’homme feignent de s’imposer en Afrique en tentant de balayer ces coutumes désuètes et barbares.

    Mais, la femme inférieur de l’homme c’est encore beaucoup trop ancré dans les moeurs (et pas uniquement en Afrique hélas).

    Il faut encore du temps pour que les choses changent intégralement.

    Femme présidentE de la république, femme écrivainE, femme sportive de haut niveau, on le voit aujourd’hui en Afrique. Le Féministes africaines ont elles gagné la bataille ? Vraiment ? Notons que ces victoires ont été remporté que par des femmes d’un niveau intellectuel élévé, des femmes qui ont vu d’autres horizons.

    Aujourd’hui le grand combat de l’affirmation de la femme africaine se doit d’être mené dans le milieu rural surtout et essentiellement car c’est bien chez les ruraux que les discriminations à l’égard des femmes sont volumineuses et inquiétantes.

  37. le 25 août 2006 à 10:57

    Magistrale petite Momie !!!

  38. Posté par Timba Bema, le 25 août 2006 à 11:22

    La possibilité d’un sein

    (Hommage discret à M.H)

    Un regard furtif jeté par là

    Sur ce corps cubique aux mouvements dolents

    Perdu derrière une moustiquaire

    A deux trois mètres du sol devant une fenêtre

    Rue de Varenne 37 bis Me souviens

    Du soleil de plomb fumant

    De Paris comme une bouilloire

    De ma langue en miettes

    Et de ce sein découvert qui me sourit

    Avec la délicatesse d’une prude

    Puis s’aplatit mollement

    « Est-ce ça un sein ? »

    Ma tête me faisait des tours

    Peut-être rien qu’une courbe au pinceau

    Ou une saillie palpitante dans le bois

    Nul doute Nul doute Un sein

    Un sein de vierge

    Un sein moutonneux tendu vers le néant

    Un sein-sauveur comme un appel doux à la gloutonnerie

    La frivolité bestiale

    (Timba Bema, 2005)

  39. Posté par Laure, le 25 août 2006 à 12:00

    Ohé monsieur Mabanckou, ça doit planer pour vous actuellement ! A la Bibliothèque, ce jour je découvre 2 grandes pages sur vous et votre livre Mémoires de porc-épic dans "L’Express", et il y en a aussi dans "Le Point" ! Ah les photos, le chapeau ! Bon, je file, je dois ranger le bazar laissé du côté du rayon romans policiers.

  40. Posté par sandrine, le 25 août 2006 à 12:42

    Merci à Alain Mabanckou d’avoir ouvert ce sujet. Merci Petite Momie pour ton intervention (post 36). J’allais ce matin prendre la plume mais tu l’as fait beaucoup mieux que je ne l’aurais fait. Tous les témoignages de femmes que j’ai pu recueillir vont dans ton sens. Peur du rejet tout simplement. Selon elles, le salut (en France) ne passera sûrement par la criminalisation perçue par les personnes inculpées comme jugement de valeur et "toubabisation" selon des critères absolument pas intériorisés, mais par l’implication des hommes, religieux notamment. L’une d’entre elle doit son intégralité corporelle au seul fait que son père ne la laissait jamais partir chez sa grand-mère sans l’accompagner. A noter le film MOOLAADE de Sembene Ousmane, belle initiative dans ce sens. Malheureusement je ne l’ai pas vu, il n’existe pas à ma connaissance en vidéo, une amie m’a promis de me le transmettre si elle arrive à s’en procurer une copie.

  41. Posté par Joey the kong, le 25 août 2006 à 13:29

    Il a été dit dans le sujet : On estime à un quart le nombre de Camerounaises subissant cette étrange pratique censée "désamorcer le désir des hommes"...

    Tout cela est choquant. En tout l’occidental que je suis, est traumatisé (comme le caméléon j’ai pris la couleur du milieu où je vis). Excision, repassage de poitrine, "séquestration de jeunes vierges dans certaines contrées zouloues", ces procédés partent du même principe désamorcer le désir chez la femme. Il est étonnant qu’aucune réaction n’est consistée à faire remarquer que ces pratiques ne s’appliquent qu’aux femmes. Car, finalement, est ce qu’il n’y a pas un désir sexuel débordant sur le continent africain qu’il fut féminin ou masculin. Pas + pas - qu’en Europe me dira-t-on , mais les conséquences sont-elles les mêmes ?

    N’oublions pas que chaque jour on nous annonce que le sida continue sa triomphante avancée sur le continent sans que de véritable politique de prévention ne soit engagé pour faire reculer la pandémie. Et j’ai l’étrange sentiment que la pandémie progresse moins en Afrique de l’Ouest où l’excision est de mise qu’en Afrique orientale ou centrale.

    La vraie question est quel procédé pour restreindre les pulsions sexuelles du mâle africain (on a trouvé pour la femme non !) ? Tiens, j’ai une idée "repasser ses bijoux de famille avec un rouleau patissier !". Ca devrait calmer l’ardeur de nos camerounais... En avez vous d’autres ?

    Joey

    Une autre idée : Asseoir le mâle africain nu sur un porc épic en colère !

  42. le 25 août 2006 à 14:02

    Cher Joey the kong, les eunuques dans l’Empire ottoman, t’as attendu parler ? Paraît que cela ne leur enlevait pas totalement ni le désir, ni le plaisir. Fait relaté d’ailleurs par certains hommes, en ce qui concerne certaines femmes excisées (car il y a plusieurs formes d’excisions). Non, non laisse tomber ! Moi j’aime trop les hommes pour les vouloir mutilés.Les femmes ont besoin d’alliés, d’hommes couillus, pas de mutilés...

  43. Posté par Joey the kong, le 25 août 2006 à 15:13

    Que c’est loin la Turquie, que c’est loin... Le machisme africain ne saurait se compromettre de la sorte mais l’avenir du monde c’est l’Afrique, alors enfonçons les portes blindées et tranchons les bourses pour commencer, ce sera le premier pas vers l’égalité universelle des sexes ...

  44. Posté par Venga, le 25 août 2006 à 15:14

    Petite Momie, tu m’as enlevé les mots de la bouche sur plusieurs lignes, je suis tout à fait d’accord avec toi.

  45. Posté par May, le 25 août 2006 à 15:27

    Chère Manu et les autres,

    Contrairement à ce que vous semblez penser, les sociétés africaines anciennes étaient souvent matriarcales, avec des femmes guerrières et des femmes prêtresses (garantes donc de la spiritualité, des croyances et des rites).

    Je m’étonne que Petite Momie qui nous bassine souvent avec les penseurs noirs, n’ait pas relevé ce fait dans les écrits de Cheikh Anta Diop, par exemple.

    Ce qu’il faut savoir, puisque le patriarcat est arrivé avec l’Islam et l’évangélisation, et qu’il s’est imposé même dans des sociétés où le dieu créateur était une femme, c’est si ces coutumes qui oppriment les femmes datent de l’avènement récent du patriarcat en Afrique, ou d’avant.

    Il est vrai qu’on a vu partout des femmes intérioriser l’injure qui leur était faite et donc la perpétuer, mais si tel est bien le cas, c’est à elles qu’il revient d’inverser la tendance.

    Le problème en Afrique noire, c’est que nos cultures prônent plus l’endurance que la révolte.Même quand elles sont instruites, les femmes restent accrochées à cette idée que la vie est plus à endurer qu’à vivre.

    Les sociétés se réformant de l’intérieur, il faut qu’un jour elles en aient ras le bol pour que les choses évoluent.Leur vie leur appartient.

  46. Posté par sandrine, le 25 août 2006 à 15:52

    Loin la Turquie ? peut être pas tant que ça si on en juge d’après l’essai de Cheikh Anta Diop « l’unité culturelle de l’Afrique noire » , publié en 1959 si je ne m’abuse, qui développe la thèse d’un matriarcat original en Afrique et dont May parle dans le post 45. A propos, depuis 1959 les travaux de Diop ont du être prolongés, nuancés, infirmés, confirmés, non ? Quelqu’un sur le blog peut-t-il m’orienter ? Les femmes ne pourront rien sans les hommes, et vice-versa !

  47. Posté par De Brazza, le 25 août 2006 à 16:02

    Cher Henri, Je ne nie pas les faits ni ne les excuses mais je veux simplement qu’on evite de faire des declarations pompeuses. En occident il y a des pratiques sexuelles telles que l’homosexualite, la zoophilie, le sado-maso, le fetichisme, la pedophilie,... mais on ne saurait les attribuer a tous les occidentaux. Je veux simplement dire que quand il s’agit d’une pratique abominable telle que le repassage des seins, il est preferable que l’on publie les resultats de l’enquette avec toutes les statistiques afin que l’on ne jette pas le discredit sur tout les camerounais (et demain tous les africains) mais aussi que les populations ou localites concernees soient connues afin qu’il y ait des compagnes d’information et de sensibilisation efficaces car il ne s’agit pas seulement de parler et de denoncer mais il faut agir.

    Enfin, parlons de certains "auteurs" africains nombreux sont ceux qui se bombent le torse d’avoir publies tel ou tel article sur le canard enchaine, liberation,..., tel ou tel roman chez Gallimard comme s’il s’agissait du sommum. L’accomplissement majeur de leur carriere et de leur vie. Nombreux sont ceux qui sont pret a grossir les chiffres (qu’on aura du mal a verifier), exagerer les faits afin d’etre publies, dire du n’importe quoi pour "remporter le trophee" d’avoir ete publie dans un journal ou maison d’edition hexagonal. Vous saurez trouver plein d’exemples autour de vous.

    C’est pourquoi j’ai dit aux auteurs de cet article d’aller plus loin que la simple publication d’un article afin de nous apporter des statistiques et surtout qu’ils attirent l’attention des autorites camerounaises et les associations des defenses de femmes au Cameroun sur ce phenomene afin que ces dernieres interviennent et agissent efficacement.

  48. Posté par Petite Momie, le 25 août 2006 à 16:03

    May a écrit : "Contrairement à ce que vous semblez penser, les sociétés africaines anciennes étaient souvent matriarcales, avec des femmes guerrières et des femmes prêtresses. Je m’étonne que Petite Momie qui nous bassine souvent avec les penseurs noirs, n’ait pas relevé ce fait dans les écrits de Cheikh Anta Diop, par exemple."

    May, Bik’ ba étonnement ya kidi kidi ! Petite Momie vous parle d’hier et d’aujourd’hui et vous, vous mettez à lui parler d’avant hier.

    Les sociétés africaines de naguère étaient matriarcales admettons - femmes pretesses, femmes reines (Cléopâtre la sulfureuse)- celles d’hier et celles d’aujourd’hui sont patriarcales et c’est à celles là que je fait allusion dans mon post précédent.

    Il est question ici des rites et des discriminations que subissent les femmes dans la société "noire", pourquoi voulez vous que Petite Momie aille chercher dans les sociétés d’antant lorsque les femmes avaient le pouvoir sur les hommes puisque ces discriminations n’étaient pas censées exister ? Eh Ata ngué mosi !

  49. Posté par sandrine , le 25 août 2006 à 16:06

    lire matriarcat "originel", original peut-être ???

  50. Posté par sandrine , le 25 août 2006 à 16:11

    Ah, Petite Momie, nos pensées se rejoignent. Ceci dit ma question posée en 46 est brûlante. Je serais reconnaissante à toute personne qui pourra m’éclairer.

  51. Posté par deboghasin, le 25 août 2006 à 16:54

    eh oui !l’obscurantisme:creuset des coutumes charlatanesques et absurdes.

    d’ailleurs,est-ce qu’il n’y a que les seins pour attiser la libido incendiaire des hommes ?

    finalement quand on aura compris que la vérité peut se trouver derrière la femme,y’aura décidément des fesses repassées !

    non !arrêtons l’escalade de l’absurde !

    et l’absurde est le propre de toutes les sociétés,sans exclusive.

  52. Posté par May, le 25 août 2006 à 18:24

    Mesdames, Ne feignez pas l’incompréhension. Il s’agit de savoir d’où ça vient, de quand ça date, de comprendre pourquoi les gens croient ces bêtises.

    Si on ne comprend pas le problème, il n’aura pas de solution.

    La référence au matriarcat avait simplement pour but de vous faire comprendre qu’il n’avait pas toujours été de tradition que les femmes africaines se laissent écraser.

    D’où vient donc qu’elles l’acceptent soudain ? Petite Momie, antan porte en lui les germes d’aujourd’hui. C’est le bon sens même.

    Et puis, je ne comprends pas votre langue. Elle semble moins panafricaine que le Français, qui est la langue de nos échanges ici, ne vous déplaise.

  53. Posté par Antibiotique est là pour soigner..., le 25 août 2006 à 19:38

    De Brazza, détendez-vous et prenez le temps de sourire ! Sinon vous aller ressembler à un écrivain frustré que personne ne lit, puisque vous parlez des écrivains africains. c’est dur leur métier, et à la fin ils n’ont rien jusqu’à la fin de leurs jours. Ayons pitié d’eux, mon frère. Alors, quand on a au moins quelques uns qui peuvent avoir une aura et vendent beaucoup de livres pourquoi se faire sado-maso ? Alors, Vive les Fatou Diome, Léonora Miano, Calixthe Beyala, Alain Mabanckou, Gaston Kelman ! Bravo mesdames et messieurs.

  54. Posté par Nico, le 25 août 2006 à 19:38

    En admettant que les Africaines ont longtemps été a la "merci" des fantasmes de leurs époux ou ce qui peut en ressembler, la question est finalement de savoir, pourquoi, en plein 21è siècle, les africaines refusent-elles de s’"affranchir" ? Comment peut-on comprendre, alors que les occidentales ouvrent grandement les yeux lorsqu’il s’agit de leurs libertés et leurs droits d’être égales, en Afrique, on assiste "encore" à des pratiques qui certes "compréhensibles" par l’ignorance des époques, frisent cependant la barbarie dans ces temps modernes ? La question n’est pas tant de savoir d’où vient cette pratique. La réalité est qu’elle existe bien au Cameroun et au Togo, tout comme excision au Sénégal, au Mali... Mais où sont les soit disant associations féminines, celles-là qui ont fini de coloniser les salons feutrés de grands congrès organisés à grand renfort médiatique en occident, toujours prêtes de crier à l’injustice faite aux femmes, mais quasi inexistantes sur le terrain ? Non, mes Chères ! Cessons l’hypocrisie ! Le "combat de la liberté" des femmes en Afrique, doit être mené par les femmes et en Afrique, donc sur le terrain, non en occident (comme c’est le cas pour l’excision). A ce propos, a-t-on entendu une camerounaise se plaindre de cette pratique qui, d’après les deux anthropologues camerounais ayant conduits l’étude, est assez répandue dans ce pays ? C’est la preuve que d’une certaine manière, elles aiment bien ça !

  55. Posté par Henri, le 25 août 2006 à 21:48

    Cher De brazza,

    je lis une sorte de revulsion contre certains auteurs africains qui publient dans les organes héxagonaux que vous citez. Je ne connaissais pas cet arrière fond d’amertume qui sous-tendait votre réflexion. Les posts sur ce blog, je les recois pour ce qu’ils sont : des invitations au dialogue et à la reflexion. Dans cette perpective,je ne me priverai pas l’intelligence d’un sujet qui se montre à ma pauvre raison. La denonciation est aussi une forme d’action. Nous ne pouvons pas opposer le dire et le faire, il n’y a pas une béance entre les deux où un agir viendrait comme par miracle se loger. Dans le cas des seins prepassés qui nous concerne, la conscientisation comme action participera inéluctablement de l’ordre du dire, ce qui ne l’empêchera pas d’être un agir. En proposant la denonciation de cette pratique, je me suis installé à l’instant premier de l’agir : la denonciation est un agir qui est à ma portée comme forme de conscientisation. Quant aux auteurs qui se bombent la poitrine, c’est leur manière d’habiter le dire. Et puique j’ignore leur motivation, je refuse de me prononcer sur ce que j’ignore.

  56. Posté par Petite futée, le 25 août 2006 à 22:00

    Nico a dit : Le "combat de la liberté" des femmes en Afrique, doit être mené par les femmes et en Afrique, donc sur le terrain, non en occident (comme c’est le cas pour l’excision) C’est bien ce qui se passe, non ? J’en connais personnellement des femmes africaines qui mènent ce combat, en France et en Afrique, pourquoi opposer les deux, c’est tellement lié ! Evidemment elles sont bien obligées de recourir à la ruse, sinon aucune chance !

  57. Posté par Mpwampwala, le 25 août 2006 à 22:43

    Des sociétés matriacarles, où ça ? C’est un fantasme. Elles n’en ont jamais existé nulle part sur terre. Partout, ce sont les hommes qui font la loi.

  58. Posté par Y. Chemla, le 25 août 2006 à 23:15

    De Léonora Miano : "Je le dis et le redis. Suffit de faire semblant, de toujours accuser les autres. Ils ont leurs torts, et leurs mains sont souillées du sang dont ils se son abreuvés. Mais quoi qu’ils aient pu faire, et quelles qu’aient pu être les manipulations ourdies par eux contre nous, ils ne peuvent porter les crimes qui sont les nôtres. (...) Tandis que nous quémandons la culpabilité de l’occident, à qui nos enfants demanderont-ils réparation ?" (L’intérieur de la nuit, Paris, Plon, 2005, p.208)

    Cordialement,

  59. Posté par capucine, le 25 août 2006 à 23:50

    ...il est vraiment déplorable de devoir encore aujourd’hui avoir recours à la ruse féminine pour se faire entendre. C’est aussi dommage qu’en cas d’errements de l’homme ce soient les femmes qui s’écharpent entre-elles au lieu de faire front et de se concerter, laissant le gaillard dans une quiétude confortable, réconforté par ses copains qui rient un peu sous cape de la bonne farçe. Rien à voir avec la condition horrible de ces femmes citées dans l’article, çà doit faire épouvantablement mal, j’ai vu des carnets de photographies de ces pratiques ramenées par mon grand-père adoptif, sculpeur dans les années 50 en Afrique et je regardais çà terrifiée quand j’étais adolescente. Il a fait des portraits et des compositions magnifiques de femmes Rwandaises, Congolaises et Sud-Africaines, il a vraisemblablement été choqué, lui qui aimait tant les femmes et les célébrait, je n’ai jamais pu lui en parler il est mort quand j’avais 6 ans. Mais nous pouvons réagir et parler intelligement de la pudeur et du désir : à ce sujet, Christophe-Géraldine Métral, une amie chère à mon coeur, mi-française, mi-haïtienne a écrit un essai sur La pudeur ou l’être discret qui parle de séduction féminine à travers les époques, sur différentes latidudes, faisant la part de la coquetterie par exemple, et de la parure en tant que symbole social. La pudeur n’est pas un mouvement frileux ou craintif, mais l’expression de la vulnérabilité de l’être. Elle n’est pas rétention égoïste, mais souci de celui qui se garde pour l’avenir. Christophe Géraldine Métral accueille dans son ouvrage la parole plurielle de philosophes (Platon, Aristote, Nietzsche, Sheller, Soloviev, Jankélévitch),des écrivains(Balzac, Senancour, Stendhal) et des penseurs(Joubert, Blanchot, Bataille).

    Editions de L’Université de Bruxelles,1996,dans la collection le sens de l’image, sous la direction de Jacques Sojcher.

  60. Posté par Miss Sixty, le 26 août 2006 à 00:03

    Cher Mpwampwala, il se trouve qu’ici en Europe, l’idée de l’allaitement ( bénéfique selon les pédiatres et je suis d’accord ), rebutet quelque peu les femmes qui ont peur des montées de lait, des seins lourds, des crevasses sur les aréoles après que le bébé ait trop tiré la sève nourricère, cependant toutes les femmes ne sont pas pareilles. Disons que certaines, voire de plus en plus préfèrent de nos jours s’en remettre au petit lait Guigoz, déjà prêt en Pharmacie. 15 euros les six. Loin d’adhérer à cette tendance, une amie me confiait être terrifiée par un allaitement futur... Une british lady. Je ne fais que constater et de jours en jours, cela se prouve...

    AU plaisir...

  61. Posté par Petite futée, le 26 août 2006 à 00:30

    Capucine a dit "...il est vraiment déplorable de devoir encore aujourd’hui avoir recours à la ruse féminine pour se faire entendre. C’est aussi dommage qu’en cas d’errements de l’homme ce soient les femmes qui s’écharpent entre-elles au lieu de faire front et de se concerter, laissant le gaillard dans une quiétude confortable, réconforté par ses copains qui rient un peu sous cape de la bonne farçe."

    Hélas, Capucine, hélas ! tu as tellement raison

    Merci pour ton intervention, j’aime beaucoup aussi ce que tu écris sur la pudeur.

  62. Posté par Petite Momie, le 26 août 2006 à 11:17

    May a écrit à mon intention : "Et puis, je ne comprends pas votre langue. Elle semble moins panafricaine que le Français, qui est la langue de nos échanges ici, ne vous déplaise"

    May excusez-moi d’être congolaise, d’être sur le blog d’un écrivain congolais, fréquenté par quelques congolais, excusez-moi d’introduire dans mes phrases des mots de munukutuba...Je ne m’en empêcher, c’est ainsi ! je ne changerai pas ma manière d’écrire par ce que certains NE COMPRENNENT PAS !

    Le Munukutuba n’est pas universel me diriez-vous ! d’accord, je vais être généreuse : La prochaine fois, je mettrai pour votre éclaircissement des notes de bas de pages, afin de vous traduire mes écrits et de ne pas vous laisser dans le kidiba***.

    *** l’incompréhension.

  63. le 26 août 2006 à 11:37

    Petite Momie, nous sommes nombreux à ne pas comprendre ta langue, comme tu ne comprends pas les nôtres. L’écrivain auteur du blog est congolais mais écrivant en français. Son espace, il le tient en français. C’est la langue qu’il a choisie pour être en dialogue avec le monde tant sur son blog que dans ses livres. Est-ce qu’on peut respecter cela au moins ?

  64. Posté par Petite Momie, le 26 août 2006 à 12:00

    Petite Momie vient de vous dire, qu’elle mettra désormais des notes de bas de page pour tous ceux qui ne comprennent pas ! C’est pas compliqué.

    Et puis les phrases en munukutuba de Petite Momie sont un détail (ce ne sont pas elles qui vous empêchent de comprendre mon argumentation). Passons ! et ne dévions pas le fil du sujet.

    A moins que...à moins que le maître des lieux ne me demande d’arrêter ce méli/mélo linguistique, et d’écrire uniquement dans la langue panafricaine (ô sacrilège) qu’est le Français.

  65. Posté par A. Mabanckou, le 26 août 2006 à 12:58

    Petite Momie,

    Tu es libre dans ton expression, et ce n’est pas moi qui vais m’interposer...

    Bien à toi

    PS : Pour l’Anonyme qui a posté au numéro 64, prière de mettre au moins un pseudo...

    Bien à vous aussi.

  66. Posté par May, le 26 août 2006 à 13:05

    Sacrilège ou pas, Petite Momie, l’Histoire ne marche pas à reculons. Bien des congolais ne comprennent pas votre langue qui n’est pas la leur.

    Le Français, quelle que soit la manière dont il est arrivé en Afrique, est bel et bien une langue panafricaine.Et c’est l’alphabet latin qui vous permet, chère Momie, de nous faire savoir sur le web que vous avez (comme nous tous) une langue africaine.

    Merci à Yves Chemla, pour cette citation de Miano, un appel aux Africains pour qu’ils regardent en face leurs réalités et prennent enfin leurs responsabilités pour modifier ce qui doit l’être.

  67. Posté par Petite Momie, le 26 août 2006 à 14:16

    Monsieur Alain a écrit -et c’est la seule que je veux retenir- : "Petite Momie,Tu es libre dans ton expression, et ce n’est pas moi qui vais m’interposer... Bien à toi"

    Petite Momie, libre de son expression, libre, vous avez entendu ? Libre, libre.

    Merci monsieur Alain !

  68. Posté par Timba Bema, le 26 août 2006 à 15:24

    « Quant aux nègres on se fait vite à eux, à leur lenteur hilare, à leurs gestes longs, aux ventres débordants de leurs femmes. La négrerie pue sa misère, ses vanités interminables, ses résignations immondes ; en somme tout comme les pauvres de chez nous mais avec plus d’enfants encore et moins de linge sale et moins de vin rouge autour. » Extrait : Voyage au bout de la nuit. Louis-Ferdinand Céline. Collection Folio. p-186

  69. Posté par Timba Bema, le 26 août 2006 à 15:51

    « Négresse ! » Djamal Silvestre LAOUNODJI Né le 12 janvier 1984. De nationalité tchadienne. Un talent à surveiller de trés près.

    Négresse

    Faite de nuit colorée à la couleur de ta peau,

    Te voici belle , radieuse, splendide.

    Toi, femme fatale, féline, Dont le rire contagieux, palpitant comme des perles rares, Rayonne encore dans le miroir de mon regard,

    Ce regard qui est si dense, Mais captif.

    Captif de la simple beauté féerique de tes formes frétillantes.

    Te voici, douce, tendre, charmante, Flamboyante comme une colonne de flammes, Qui me berce des douces sonorités de ta voix suave... Sillonnant le contour de tes lèvres, aux vibrations envoûtantes,

    Je te contemple d’un regard vif, enfantin, Qui s’arrête juste à la hauteur de tes seins.

    Tes seins si généreux, si fertiles, mais si gracieux. Si gracieux à mes moindres caresses...

    Je m’abandonne au jeu agile de tes formes fragiles, Me laissant soûlé par la douce musique féerique de ta voix, qui m’empoigne fatalement à l’endroit le plus vital.

    Et te voir, te voir, Te voir déjà, Négresse, me rend prisonnier de tes rires aux éclats d’or !

  70. Posté par Kitumba (en convalescence), le 26 août 2006 à 16:09

    Petite momie, qu’est-ce qui explique alors cette alacrité soudaine et que je ne résiste point de qualifier de subversive, qui semble s’emparer de toi à la seule évocation par Alain de "tu es libre de ton expression" ?

    Tout le monde ici, est libre de son expression mais encore libre d’une expression compréhensible et pas amphigourique (on est sur un forum où les origines des intervenants sont diverses).

    Malgré nos amours, Dieu seul sait ô combien légitimes pour nos langues ethniques, le français ici est la passerelle par laquelle un sénégalais peut traverser les effluves si chères à ton fleuve congo et les bruire au flanc du fleuve sénégal,une porte que pourrait emprunter toute personne parlant français pour entrer dans l’intimité intrinsèque de nos réflexions,ubuesques ou sublimes fussent-elles.

    Si comme tu le dis, ces phrases en munukutuba ne sont rien moins que des détails, ce qui ne t’empêche nullement d’exprimer ta pensée comme tu sais si bien le faire, alors petite momie soit tu les traduis, ce qui permettrait à tout le monde d’enrichir son vocabulaire en langues africaines soit t’en fais fi généreusement."Vive la liberté et l’expression dans la réflexion tissée, tressée et tassée ", bien à toi.

  71. Posté par deboghasin, le 26 août 2006 à 16:38

    pour petite momie:ce n’est pas blâmable que tu assaisonnes ton argumentaire-d’ailleurs souvent original-par de petites bribes de munukutuba.c’est une marque assez saine de fierté identitaire.de toute façon,tu le fais avec modération ;après en avoir dit long en français pour te faire comprendre.et t’es pas la seule à le faire.

    ici parfois,c’est l’anglais.là,c’est l’allemand,là-bas,c’est un autre patois,bref,jusque-là,quelques posts prennent un peu de plaisir à se lâcher un tout petit peu,sans vraiment déroger fondamentalement au français qui est,entre nous soit dit le commun dénominateur.

    alors,un peu de tolérance !

  72. Posté par sandrine, le 26 août 2006 à 18:46

    Bon très franchement je ne comprends pas le moindre mot de munukutuba, et je ne vois pas où est le problème ! c’est ça aussi l’ouverture à la musique de l’Autre ! tu ne me déranges nullement, Petite Momie, au contraire !

  73. Posté par May, le 26 août 2006 à 20:59

    Ce n’est pas qu’on soit dérangé par la langue de Momie, mais on ne peut prétendre, chère Sandrine, s’ouvrir à une musique, quand on ignore comment se prononcent les mots. Ce qui vaut pour le chant marche mal pour l’écrit, malheureusement.Si nous le pouvions, nous retranscririons tous nos accents africains dans les mots français que nous écrivons, mais cela ne se peut. Alors les langues africaines qui nous sont inconnues... Tout comme les autres, d’ailleurs. Si elle écrivait du russe, je lui ferais la même remarque.

  74. Posté par kitumba, le 26 août 2006 à 21:02

    Ne touchez pas à ces seins Prenez le vin de palme mais pas ces repos de saints

  75. Posté par Manu zicot, le 26 août 2006 à 21:47

    chers tous, Pourquoi vous étriper pour des courbes de langages si typiques et qui font le sel de chaque langue ? La musique des mots est partie intégrante de la personne qui les émet. Laissons donc chacun libre puisque la compréhension n’en est pas empêchée. Je mettrai bien un peu de belge dedans mais bon parfois, je ne trouve plus le MOT.assimilation oblige...quoiq’une bonne "drache" rafraichirait tous ces esprits échauffés ! Chez nous on dit "nénés" pour les seins ! allez à plus tard.

  76. Posté par Saint Lolo, le 26 août 2006 à 22:15

    Néné c’est du français, Zicot, comme lolo

  77. Posté par Mayombe82, le 27 août 2006 à 13:34

    La 1ère fois que j’ai entendu parler de cette pratique, c’était dans mon enfance. Même au Congo de Marien, certaines femmes avaient recours à des pratiques plus ou moins similaires sur les jeunes filles. Mais les raisons ne sont pas toujours les mêmes. Les aînés qui me rapportaient cette pratique me disaient qu’on leur demandait de s’occuper des seins de leurs grandes sœurs afin qu’ils ne soient pas trop gros... Bon, quand je vois les « outils nécessaires » (sic !) à la pratique, je conseillerai plutôt les bananes qui peuvent être quadruplement utiles... Personnellement, je trouve le repassage odieux. Des seins qui ressemblent à des chaussettes, même en fil d’Ecosse, franchement, je n’ai jamais rencontré une personne qui trouve ça joli. Sauf peut-être le bébé qui tête le sein de sa maman. Je n’ai pas lu cet article, et je me pose la même question que Dumez au sujet du ressenti des 1ères concernées. Titophe, t’as de la chance avec ta femme. D’accord avec toi que ce genre de pratiques tend plutôt vers -l’infini. Alain M., rien que la présence de J.-P. Bacri dans le casting du film de Nicole Garcia me donne envie de le suivre. Je n’ai jamais été déçu par cet acteur que je considère comme l’un des meilleurs en France. Miss Sixty, j’ai lu le témoignage de cette fille sur afrik.com : triste. A 24 ans, elle est mal barrée. @ suivre, M82

  78. Posté par Petite Momie, le 28 août 2006 à 10:38

    Déboghasin a écrit : "pour petite momie :ce n’est pas blâmable que tu assaisonnes ton argumentaire-d’ailleurs souvent original-par de petites bribes de munukutuba.c’est une marque assez saine de fierté identitaire. et t’es pas la seule à le faire. ici parfois,c’est l’anglais.là,c’est l’allemand,là-bas,c’est un autre patois,bref,"

    Merci l’ami !

  79. Posté par Joey the kong, le 28 août 2006 à 13:10

    Joey the kong pense que si pratiquer l’excision peut restreindre la sexualité désorganisée qui s’érige en norme en Afrique et attenuer l’extension des fléaux virales qui s’abattent alors c’est une liberté.

    Joey the kong pense que si repasser au fer les seins de jeunes adolescentes peut les dissuader de s’adonner à un vagabondage sexuelle, c’est un affranchissement pour ces femmes.

    Joey the kong pense que la musique des femmes opprimées par l’application de pratiques dites obseletes est rythmée par un regard occidental désireux d’uniformiser son modèle culturel.

    Joey the kong pense que face aux libertinages aux hommes et femmes ne sont pas égaux et qu’il est du devoir des hommes d’un clan de protèger les femmes du dit groupe du déshonneur et de la maladie qui sied à leur porte.

    Joey the kong pense que tout ceci est le fruit de la démission des pouvoirs publiques en matière d’éducation et l’absence de campagne de prévention sur les MST par exemple dans les pays négro-africains, et que la tradition aussi absurde soit elle dans sa forme revient à la charge pour combler ce déficit.

    Pensez chères soeurs qui déployez vos discours féministes et nihilistes que la vertu a existé dans de nombreuses contrées rurales et qu’elle a disparu du fait de vos discours visant à un transfert de réalités occidentales non maîtrisées.

    Retenez enfin une chose : sans instruction l’égalité des sexes est un leurre.

    Bien à vous, Joey

  80. Posté par Petite Momie, le 28 août 2006 à 14:47

    Joey rassurez moi vite : vous étiez ivre lorsque vous écriviez ces mots (post80) ! vous étiez ivre n’est ce pas ?

    " Face au libertinage les hommes et les femmes ne sont pas égaux"

    mais ou voulez-vous donc en venir avec votre discours moyen-ageux ?

    Vous parlez du vagabondage sexuel féminin, je ris ! Quel macho vous faites ! La vagabondage sexuel que vous décriez, les femmes n’est ce pas avec vous les hommes qu’elles le font ?

    vous êtes bien heureux n’est ce pas lorsque vous tombez sur une qui ne fait pas de chichis pour coucher ?

    Qu’on me pardonne la vulgarité, mais si les hommes apprenaient à tenir leurs braguettes fermées peut être que les femmes éviteraient de baisser leurs culottes !

    Ce sont ces mêmes hommes qui draguent, "sautent" et qui le lendemain s’écoeurent en criant à qui veut l’entendre que ces filles sont faciles, et peu recommandables...ô rage, ô desespoir (dirait quelqu’un)

    Mais quand diable comprendrez-vous que les hommes n’ont pas tous les droits et les femmes uniquement tous les devoirs ?

    Ce n’est pas parce que l’on déplore la pratique de l’excision que l’on désire vivre à l’occidental cher ami, c’est au contraire parce que dans chaque tradition (même européennes) il y a des choses qui doivent être changées et évoluer.

    Vous dites : " si repasser au fer les seins de jeunes adolescentes peut les dissuader de s’adonner à un vagabondage sexuelle, c’est un affranchissement pour ces femmes"

    Un affranchisemment ? ai-je bien lu ou j’ai la berlue ?

    On affranchi pas un peuple en le mutilant contre son gré.

    On impose pas un rituel sous pretexte que celui ci sera une sorte de remède contre les MST et le Sida (mon oeil !), les gens, on les informe.

    De même que Dieu n’oblige personne à croire en lui (contrairement aux colons qui nous imposaient la réligion à coup de fouet sous pretexte que cela nous éviterait l’enfer)et donne à chacun le libre arbitre, aujourd’hui, chacun est souverain de mener la vie qu’il souhaite tout en étant conscient des conséquences que ces actes peuvent entrainer.

    L’excision est une pratique honteuse, odieuse, scandaleuse, vous me voyez outrée, indignéé qu’au XXIè siècle l’homme que vous êtes pronez encore les bienfaits de cette pratique.

    Ce ne sont ni l’excision ou le repassage ou quelconque invention sadique de l’homme qui épargneront le continent "noir" des fléaux dont il souffre.

    La pauvreté entraîne la prostitution et un certain relachement des moeurs, rien à voir avec l’excision.

    Pensez-vous que les filles qui se prostituent le font pour "prendre leur pied" (je parirai que la moitié d’entre elles est frigide)ou plutot parce que leurs conditions de vie sont précaires ? Pensez-vous que c’est un clitoris mutilé qui les empèchera de se vendre en échange de quelques misérables sommes d’argent ?

    Honnêtement vous cherchez là des boucs émissaires pour justifier des pratiques peu louables.

    Au XXiè siècle, moi femme suis en mesure de dire que je suis l’égale de l’homme. Nous suivons les mêmes cours à la fac, nous nous asseyons sur les mêmes bancs, mangeons les mêmes choses...En quoi devrai-je me sentir inférieure ?

    Et si jamais j’ai envie de vivre chastement, je le ferai. Si au contraire j’ai envie de me lancer dans la débauche la plus débridée, je n’hésiterai pas un seul instant, j’en assumerai les conséquences toute seule et ce sera tant pis pour ma gueule.

    Qu’on ne vienne pas me parler de l’excision, mon clitoris j’y tiens ! D’ailleurs, j’ai un clitoris à la place du coeur et du cerveau, je ne pense et ne vit que par lui. Celui qui voudra me le couper devra m’avoir tuée avant !!!

    "Pensez chères soeurs qui déployez vos discours féministes et nihilistes que la vertu a existé dans de nombreuses contrées rurales et qu’elle a disparu du fait de vos discours visant à un transfert de réalités occidentales non maîtrisées."

    La vertu, la vertu...Non mais arrêtez ! la vertu vient du coeur de l’homme, on ne la lui impose pas.

    Vous remarquerez que ceux qui font preuve de vertu parce que celle ci est dictée par un tiers et parce qu’on la leur impose, vous remarqueez que ces personnes posent en cachette des actes répugnants.

    On nous parle de chasteté avant le mariage, du drap blanc qui doit être taché de sang la nuit de noce. Nombreuses conservent leur hymen sans pour autant être chastes, elles passent pas d’autres voies tout aussi praticables (puisque seules celles du seigneur sont impénétrables...).

    La vertu vient du coeur et non pas de l’extérieur.

  81. Posté par sandrine, le 28 août 2006 à 15:27

    Petite Momie. Tu es mon porte-voix ! Je ne retirerais pas un mot de ton intervention : tout est tellement lucide et juste ! Merci, merci, merci ! (Merci aussi indirectement à Joey the kong.)

  82. Posté par Mayombe82, le 28 août 2006 à 19:37

    “(...) mais si les hommes apprenaient à tenir leurs braguettes fermées peut être que les femmes éviteraient de baisser leurs culottes” ! La nature a horreur du vide ! Si réellement les hommes les « fermaient », il se trouverait, beaucoup, pour ne pas dire nombre de femmes qui les inciteraient à arrêter ce comportement. La complémentarité sexuelle homme/femme n’est pas vaine. Quand on prend vraiment le temps de connaître les femmes, de s’intéresser à leurs désirs, besoins physiologiques, on apprend des choses qui dépassent largement toutes les idées préconçues au sujet de nos tendres et chères. @+, M82

  83. Posté par Petite Momie, le 28 août 2006 à 20:13

    "La nature a horreur du vide ! Si réellement les hommes les « fermaient », il se trouverait, beaucoup, pour ne pas dire nombre de femmes qui les inciteraient à arrêter ce comportement."

    Mayombe, venant de toi, ça ne m’étonne vraiment pas, alors là pas du tout.

  84. Posté par sandrine, le 28 août 2006 à 20:35

    Ah, le fameux point G. A cause de lui, je suis obligée de faire gaffe quand je commente en public certain article juridique avec des alinéas a, b, c, ...g... Sinon hilarité garantie ! On m’a raconté une scène de procès où le juge demandait à une dame si elle prenait son pied malgré son excision, la dame ne savait plus où se mettre, pardonnez-moi l’expression !

  85. Posté par Joey the kong, le 29 août 2006 à 13:46

    Petite momie,

    Même si mon propos ne te convient pas, nous pouvons rester courtois. Je ne suis pas ivre et je pèse mes mots, à toi de comprendre le fond de ma pensée.

    " Face au libertinage les hommes et les femmes ne sont pas égaux" mais ou voulez-vous donc en venir avec votre discours moyen-ageux ?

    Qu’on me pardonne la vulgarité, mais si les hommes apprenaient à tenir leurs braguettes fermées peut être que les femmes éviteraient de baisser leurs culottes ! C’est sur !

    Chère soeur, il n’y a rien de moyen-ageux dans cette affirmation. Peut-être faut il préciser que je parle des conséquences de ces actes en absence de précautions élémentaires quand on se positionne dans le contexte européen. Souhaites-tu que je les énumère et qu’on analyse ensemble l’impact sur le mec et sur la meuf ?

    Le vagabondage sexuel que vous décriez, les femmes n’est ce pas avec vous les hommes qu’elles le font ? C’est bien ce que je dis.

    Ce sont ces mêmes hommes qui draguent, "sautent" et qui le lendemain s’écoeurent en criant à qui veut l’entendre que ces filles sont faciles, et peu recommandables...ô rage, ô desespoir (dirait quelqu’un) Et oui...

    Ce n’est pas parce que l’on déplore la pratique de l’excision que l’on désire vivre à l’occidental cher ami, c’est au contraire parce que dans chaque tradition (même européennes) il y a des choses qui doivent être changées et évoluer. Il est sur et certain qu’il y a de nombreuses choses qui doivent changer dans nombre de coutumes africaines et la difficulté pour les africains est l’analyse froide des aspects retors de ces traditions mais aussi l’extraction des valeurs positives. Je l’ai dit plus haut (relis moi bien aux postx 41 et 80 et) ces pratiques sont choquantes, mais quelles sont leur essence ? Cette dernière supprimée, non adaptée quelle conséquence cela entraîne sur les moeurs de ces coins du monde ? Il est facile de son fauteuil européen d’éxilé économique, politique ou culturel d’affirmer : "c’est absurde !", mais je reprends à mon compte la sentence de M82 "la nature a horreur du vide". On supprime l’excision, on fait quoi à la place ? On balaie le rapassage mamaire et après ? On laisse la place au vide. Nos ancêtres n’étaient pas abrutis qaund ils ont mis en place ces valeurs, ils devaient y avoir une raison. Il est évident qu’aujourd’hui il n’est plus question de procéder à des ablations de clitoris. Mais la question est :"quelle valeur était censée porter ces pratiques jugées brutales auprès de ces hommes et femmes aujourd’hui ?" Sommes nous surs que ce n’est que le machisme qui conduit à la mise en place de cela ?

    Tu me traites de macho, je dis amen ! Mais très honnêtement, j’apprends souvent que j’ai des petits neveux et des petites nièces qui courent ça et là dans les rues de Brazzaville et ce parce une gamine non instruite de 15 ans s’est fait engrosser par un jeune étalon qui était partant pour une partie de sport, mais pas pour élever les rejetons. Où est la morale ? Où sont les campagnes de formation au libertinage protégée où on parlerait de contraception et MST ? Face à ce vide on fait quoi ?

    Vous dites : " si repasser au fer les seins de jeunes adolescentes peut les dissuader de s’adonner à un vagabondage sexuelle, c’est un affranchissement pour ces femmes"

    Un affranchisemment ? ai-je bien lu ou j’ai la berlue ? Mon propos est aussi choquant que ces pratique comme il est choquant que l’Afrique subsaharienne soit au avant-poste quand il s’agit de l’expansion du sida et de ses corollaires. La sexualité n’est pas une activité aussi libre que ça. Surtout lorsque l’on a plus de repère.

    L’excision est une pratique honteuse, odieuse, scandaleuse, vous me voyez outrée, indignéé qu’au XXIè siècle l’homme que vous êtes pronez encore les bienfaits de cette pratique. Je ne prône pas sa pratique, je dis que dans le cadre urbain si on ne protège pas le libertinage alors autant le prévenir.

    Au XXiè siècle, moi femme suis en mesure de dire que je suis l’égale de l’homme. Nous suivons les mêmes cours à la fac, nous nous asseyons sur les mêmes bancs, mangeons les mêmes choses...En quoi devrai-je me sentir inférieure ? Personne n’a parlé d’infériorité ou supériorité, je me suis expliqué. Parcontre, tu n’es pas l’égale de tes petites soeurs que tu as laissé au bled du fait de l’instruction que tu as acquise. L’éducation familiale ou chrétienne peut avoir épargnés quelques unes mais pour le reste c’est le règne des kamuké !

    Quant à la vertu... Petit momie, regarde les clips des rappeurs US, des danseuses de Koffi Olomidé et dis moi que vous êtes libres chères négresses.

    Joey

  86. Posté par sandrine, le 29 août 2006 à 14:07

    Joey the kong, vous écrivez "La sexualité n’est pas une activité aussi libre que ça. Surtout lorsque l’on a plus de repère".

    Soit, mais croyez-vous que l’excision en soi change vraiment quelque chose, je suis perplexe...

  87. Posté par Sami, le 29 août 2006 à 14:44

    Joey, fais un petit tour chez moi, dans ma région, au centre du Togo. On y excise les femmes. Mais fais-y un petit tour, tu comprendras ce que je veux te dire. Et si tu ne me crois pas, demande à Kangni, il te le confirmera.

  88. Posté par Petite Momie, le 29 août 2006 à 15:27

    Joey, Vous argumentez joliment bien, vous argumentez si bien que cela me semble dangeureux car votre pouvoir d’argumentation est CONSTERNANT !

    Vous trouvez les bons mots, les bonnes excuses, les bonnes raisons pour justifier des pratiques ignobles, des pratiquent qui bafouent l’essence même des Droits de la personne Humaine.

    Avez-vous entendu parler de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme ? Encore une invention à l’occidentale me direz-vous... Mais plusieurs pays africains l’ont ratifiée (ce que vous savez sans doute déjà).

    Ecoutez Joey, je vais faire court : Nul ne peut prétendre vouloir instaurer l’ordre dans une société en ayant recours à des actes barbares. Car, l’excision ce n’est rien d’autre que de la barbarie.

    Ce n’est pas parce qu’il manque en Afrique des campagnes d’information contre le Sida, les Mst, que l’on devrait se lancer dans un programme de mutilation générale anti-clito !

    Ce qui m’indigne dans tout ça, c’est que ce sont toujours les femmes qui payent.

    Vous les excisez pour qu’elles n’aient pas de désir en leur ôtant pour la vie la possibilité de ressentir du plaisir ! En fait pour vous, le plaisir de la femme importe peu tant que la "réputation" de la société est sauvée. C’est odieux !

    J’ai lu certains témoignages de femmes excisées. Je ne sais pas si tout le monde excise de la même manière, mais pour la grande majorité des femmes excisées les rapports sexuels sont plus tard une vraie torture. C’est un dépucelage éternel qui ne fini pas. C’est atroce !

    Joey quand vous parlez haut et fort de l’excision "wa wa wa wa", avez-vous au moins conscience que plusieurs fillettes décedent d’hemorragie suite à ce rituel ?

    Avez-vous conscience que les femmes souffrent dans leur chair plus tard de graves infections génitales et qu’après un accouchement, les plus malchanceuses d’entre elles ont le l’organe bousillé et complètement abimé que le mari (le salaud !) décide de les répudier et de les remplacer par une autre ?

    Voyez le parcours de ces malheureuses : Excisées enfants pour se préserver pour un mari, mariées vierges au grand bonheur de l’époux qui sera le premier, dévouées à un con qui n’hésite parfois pas à prendre une deuxième et une troisième épouse. Ensuite vient la maternité et l’infection de l’appareil génital, puisque l’organe sexuel est affecté et que le mari ne peut plus en user direction la porte avec un coup de pied dans le derrière "retourne chez tes parents !!!!"

    Triste vie de femmes africaines, même un chien à une vie meilleure !

    Avec tout ceci honnêtement si encore aujourd’hui des gens acclament l’excision, où va t-on ? où ira l’Afrique bon Dieu, que deviendrons-nous ?

    "la sexualité n’est pas une activité si libre que ça", dites-vous ! Mais où vous croyez-vous ? nous sommes au XXIè siècle, reveillez-vous donc ! C’est justement à cause des phrases comme les votres que l’Afrique n’évolue pas. Tout le monde s’entoure de tabous, "il ne faut pas faire ceci", "il ne faut pas faire cela".

    Vous me parlez de mes petites soeurs restées au bled ? Mes petites soeurs je sais comment je les encadre-moi, je sais comment je les éduque : en leur offrant des préservatifs ! une incitation au crime, pensez-vous n’est ce pas ? oui au crime, au vrai, mais au crime protégé.

    Non on ne va pas empêcher les femmes de jouir pleinement de leur vies de femmes à cause des dangers qui courent, on va plutot les avertir, les prevenir afin de les protéger.

    Et, La meilleure protection qui existe, c’est celle qui consiste à protéger dans la liberté.

  89. Posté par Joey the kong, le 29 août 2006 à 18:54

    Sandrine, Je ne suis pas sur que l’excision restreigne véritablement, mais j’aimerais avoir les statistiques de la prolifération des MST dans les contrées où elle se pratique. Je suis aussi perplexe que toi. Encore une fois je ne défends pas ces pratiques mais ce que je dis et malheureusement Petite Momie se refuse à l’entendre c’est qu’en l’absence d’une politique d’éducation et d’information très tôt dans les collèges voir les écoles primaires, on se retrouve contronter à ce type de résurgence de pratiques choquantes.

    Dans le sujet il est dit : "Le phénomène ne persiste pas, il commence !", souligne un de ces anthropologues.

    Pendant que Petite Momie clame la liberté des moeurs, des mères (58% sur les cas recencés) s’appliquent à repasser les seins de leurs filles. Pourquoi ? Poser la question ne veut pas dire cautionner la pratique...

    Sami : La seule question que je te pose la question : Pourquoi dans ta contrée les femmes étaient elles (sont encore) soumises à l’excision) ? C’est la question que je pose. On doit pouvoir trouver dans le discours des tenants des coutumes une explication endogène. Suffit-il de dire que c’est absurde pour se donner bonne conscience ?

    Petite momie : Je crois en la liberté mais lorsque celle ci est synonyme d’indifférence elle est un travers. JE te le repète se poser la question du fondement de ces pratiques c’est mieux comprendre leur résurgence. C’est tout ce que je fais. Comme dans les cités françaises, de nombreuses jeunes issues de l’immigration portent le voile alors que leurs mères sous les seventies et années 80 s’en étaient débarassées. Pourquoi ? Vous n’allez pas me dire qu’il n’y a que l’islamisme pour expliquer cela ?

    Joey

  90. Posté par sandrine, le 29 août 2006 à 19:39

    Joey A propos de voile, on a le même phénomène pour les Turcs. On appelle cela le repli identitaire. D’après Mme Gaye Petek, une femme pour qui j’ai un énorme respect, née en Turquie, en milieu rural je crois, arrivée à l’âge de 6 ans ne parlant pas un mot de français, enseignante de sociologie turque à l’université, directrice de l’association Elele, femme de terrain, elle intervient ENTRE AUTRES auprès des jeunes à Montfermeil pour dialoguer avec eux (ce n’est qu’un exemple), elle prône d’ailleurs l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne. D’après cette dame donc, les Turcs de France font honte aux Turcs de Turquie !!! Pardon de dire cela si nos amis turcs nous lisent, loin de moi de vouloir blesser qui que ce soit ! et cette dame s’inquiète pour la République, moi aussi. Tu vas me dire on est loin de l’Afrique, c’est vrai, mais c’est ton évocation du voile qui me fait aller sur ce terrain... Merci à toi d’évoquer tous ces sujets !

  91. Posté par Timba Bema, le 29 août 2006 à 23:45

    « Eh bien, quand j’arrivai au Petit Togo moi, voici tantôt trente ans, ils ne vivaient encore que de chasse, de pêche et de massacres entre tribus, ces salopards !...Petit factorier à mes début, je les ai vus, tel que je vous parle, s’en retourner après victoire dans leur village, chargés de plus de cents paniers de viande humaine bien saignante pour s’en foutre plein la lampe(...) »Voyage au bout la nuit. Louis-Ferdinand Céline. (folio, pp184-185)

  92. Posté par Kimia, le 29 août 2006 à 23:52

    Joey the kong je comprend votre point de vue ; je pense que pour mieux éradiquer ces pratiques, il faut faire l’effort d’en comprendre l’origine, chercher à savoir pourquoi elles ont été mis en place pour demontrer ensuite aux personnes qui y sont encore attachées qu’elles n’ont plus lieu d’etre aujourd’hui ! Ma grand mere me dis souvent :"les anciens n’était pas des idiots" Pour ce qui du repassage des seins je pense que la pratique partait certainement d’une bonne intention ;elle visait certainement à proteger les filles ayant une poitrine developpée encore jeunes de la convoitise des hommes.A l’origine cette methode n’était pas forcement pratiquée par sadisme pur et simple ou par machisme ; ceci étant le repassage des seins est à proscrire.

  93. Posté par A. Mabanckou, le 30 août 2006 à 00:50

    Cher Timba Bema,

    Merci pour ces morceaux choisis de Céline. Toutefois, sorties de leur contexte, sais-tu que ces citations que tu nous proposes ne peuvent pas être mises à leur place ? Il faut aussi, à la décharge Céline, citer les passages dans lesquels il dresse un réquisitoire contre le système des colonies et les exactions des colonisateurs à qui il attribue les malheurs de ces sociétés africaines. Autrement on aurait l’impression que tout est caricatural, contre l’Afrique dans le magistral Voyage au bout de la nuit. C’est un livre iconoclaste qui est contre tout, contre l’Europe, contre l’Amérique etc. Rien n’est épargné !

    Bien à toi.

  94. Posté par Timba Bema, le 30 août 2006 à 09:05

    Je sens là que j’ai titillé la ferveur d’un aficionado de Céline. Cher Alain, tu m’avises bien de replacer les propos dans leur contexte mais soit sûr que ces morceaux choisis, dans mon intention de les présenter ici, n’avaient pas pour but de faire une quelconque démonstration. Mais, comme tu me donnes par ta réplique l’occasion d’en dire un peu plus sur ce Chef-d’oeuvre, je ne m’en priverais pas.

    En effet il est « iconoclaste et contre tout ». C’est une sorte de Voyage dans la folie(La nuit du monde:sa face cachée) du monde industriel ou alors capitaliste en pleine expansion car en plus de changer les rapports entre l’homme et la nature, le “dénature” profondément aussi. Ainsi, la folie de ce monde est la placidité des hommes devant leur exploitation, par une minorité de propriétaires, que seule arrive à comprendre Bardamu. Et il la comprend parce qu’il pense. En d’autre termes, l’exploitation n’est possible que parce que les gens ne pensent pas. Et il ne fait aucun doute que le mépris de Bardamu qui traverse l’oeuvre en est le signe. Et lui-même, par le Voyage, n’est-il pas en train de se fuir lui-même ?

    Si on revient donc dans le contexte africain de l’oeuvre, on pourrait en déduire que les africains se font exploiter parce qu’ils ne pensent pas. Et pour celà il les méprise aussi, Bardamu.

    Loin donc de voir « un requisitoire contre le système des colonies et des exactions des colonisateurs à qui il attribue les malheurs des sociétés africaines » (Bardamu n’est pas un idéaliste, de plus il n’a aucune idée communiste), Voyage n’est que la fuite d’un homme dans un monde qu’il ne comprend pas et qui l’empêche de se comprendre. C’est de là, à mon avis, que vient la force de ce livre qui demeure d’une actualité évidente.

    Bien à toi

  95. Posté par Timba Bema, le 30 août 2006 à 09:12

    Errata ; Au lieu de : Voyage n’est que la fuite d’un homme dans un monde qu’il ne comprend pas et qui l’empêche de se comprendre. Lire : Voyage n’est que la fuite d’un homme dans un monde dont il ne comprend pas les mobiles malgré sa clairvoyance et qui l’empêche de se comprendre lui-même.

  96. Posté par Ouch, le 31 août 2006 à 01:51

    Les esclavagistes aussi réussissaient à argumenter et se trouver des tas de raisons valables pour justifier leur commerce. Quelque soit la couleur de sa peau et de tous temps, l’homme a cherché à asservir la femme, vrai ou faux ? les anti esclavagistes ont encore du boulot mais ils préfèrent de loin l’ignorer !

    Quant "au voile" dans les banlieues, quelles pressions pour celles qui ne le portent pas ? Combien d’entre elles ne le portent que dans la citée ? Combien d’entre elles le portent par véritable choix ? Passées quelques stations de métro et les voilà super-dévoilées...loin des yeux, loin du coeur !

    Mais continuons à nous masturber le cerveau histoire de ressembler à des intellos, les réalités sont là il suffit d’ouvrir les yeux !!!

  97. Posté par Mayombe82, le 31 août 2006 à 08:31

    Plus ou moins dans la même lancée que Ouch, je me souviens de certaines filles que j’ai vu dans une ville maghrébine, qui sortaient de chez elles voilées, bien comme il faut, et dès qu’elles étaient hors de portée du champ de vision de leurs parents et de leurs voisins (nes) mettaient leurs voiles et djellabas dans leurs sacs et sortaient des jeans ressortant leurs derrières mafflus, à faire bander le plus rigoriste des Ayatollahs. @+, M82

  98. Posté par Alain Serbin, le 31 août 2006 à 09:18

    Comme tout bon blogger, je me suis pointé à la FNAC des Halles pour me procurer du dernier roman "Mémoires de Porc-épic". Après une ballade parisienne, je suis rentré chez moi. Il était onze heures. Je m’installe devant ma table de travail, pour bouquiner un peu. On sonne à la porte. J’ouvre. Une belle blonde aux longs cheveux et décolleté plongeant. Une copine. Elle entre et s’installe. On discute de tout et de rien. Elle voit mon livre. "Tu lis des livres érotiques à présent ?" Interloqué, je lui réponds "Comment ça érotiques ? C’est le dernier roman d’Alain Mabanckou !" Elle esquisse un sourire ravissant. Je passe du Charles Aznavour,histoire de détendre l’atmosphère. Elle s’approche de moi, assis, elle debout derrière."Porc-épic ? C’est quoi ce titre ?" Moi "C’est un hérisson en Afrique" Elle passe un long doigt sur mon visage "C’est toi mon hérisson..." Elle vint s’asseoir sur mes genoux. Je découvre ses seins mâtes et mon corps chavire. Moi, les gros nibards, je ne résiste pas. Il faut que j’assure, mes amis. Mon honneur est en jeu. Il y a des urgences qu’il faut règler dare dare sinon on perd la face. Pour la lecture, on verra plus tard. Qu’est-ce que vous croyez ? C’est mes affaires privées que je ne vais pas vous raconter en menu détail, voyons ! Curieux que vous êtes.. Ainsi, le roman fut vite oublier pour des raisons évidentes. Je vous promets que je le lirai. Ma parole. A moins qu’une autre blonde aussi belle que M.L. ne vienne troubler ma tranquilité. Non mais sans blague ! Je lirai "Mémoires de porc-épic" et pense retrouver le même dlire que "Verre cassé" !

  99. le 31 août 2006 à 12:25

    En Afrique, comme tu dis, Alain Serbin, il y a le hérisson et il y a le porc-épic, ce n’est pas le même animal. Eh ben, raconte la suite... de ta lecture, bien sûr !!!

  100. Posté par Joey the kong, le 31 août 2006 à 12:57

    Ouch dit : "Les esclavagistes aussi réussissaient à argumenter et se trouver des tas de raisons valables pour justifier leur commerce. Quelque soit la couleur de sa peau et de tous temps, l’homme a cherché à asservir la femme, vrai ou faux ? les anti esclavagistes ont encore du boulot mais ils préfèrent de loin l’ignorer !"

    Vrai, mais dans le sujet présent ce n’est pas le cas. J’ai lu ce matin l’article complet de l’Express et la vérité est loin de ce que tu dis. Le fait est que ce sont des femmes qui appliquent à d’autres femmes. En plus dans un cadre strictement familial. Faire un parallèle avec l’esclavage est complètement déplacé. Les pères de famille découvrent avec la campagne lancée au Cameroun de sensibilisation le phénomène et son ampleur d’après l’auteur du sujet. Ou est le machisme ? Parcontre cette pratique est principalement pour les jeunes adolescentes des hommes. Et ce sont les mères et grandes soeurs qui s’appliquent dans l’intention de préserver le plus longtemps la sexualité des filles et leur chance de réussite sociale.

    Petite anecdote. Au collège, je trustais les premières places de mon établissement avec une cousine. Une tête. En seconde, elle a eu un moutard. Elle a pris trois ans de retard sur sa scolarité par rapport à mon parcours. Elle aurait pu être ingénieur (elle en avait les moyens) elle est technicienne (par la force de sa volonté et aussi parce qu’elle appartenait à une classe aisée). Ce n’est qu’un incident parmi bien d’autres me dira-t-on. Mais les pots cassés c’est toujours les femmes qui les paient. Pour info, le géniteur élève peu brillant qui appartenait aux forces vives du fond de la classe est lui devenu ingénieur. Voici un exemple d’inégalité de chances. Mais nos frangines ultra féministes trouveront sûrement à redire...

    Alors quand des mères appliquent ce genre de procédés, je ne le cautionne pas depuis mon petit confort français, mais je tente de réfléchir. D’ailleurs le meilleur exemple de résistance expliqué dans l’article est celui d’une femme (comme par hasard) qui s’est levé pour sensibiliser les élèves de son village à l’éducation sexuelle. Pas un ricanement sur le désespoir de ces mères de famille auquel on rapporte des rejetons pour qu’elles les élèvent. Elles luttent avec les moyens qu’elles ont.

    Si cela être macho, alors je le suis. La nature a horreur du vide.

  101. Posté par sandrine, le 31 août 2006 à 12:58

    L’excision, le voile, en voilà encore des béquilles extérieures ! Bon je rêve , je rêve, laissez-moi mes rêves, s’il vous plait !

  102. Posté par Joey the kong, le 31 août 2006 à 12:59

    Correction Parcontre cette pratique est principalement en place pour protéger les jeunes adolescentes des hommes.

  103. le 31 août 2006 à 13:04

    Joey, on a posté en même temps. Alors je te rejoins, éduquons, éduquons oui, les hommes zé les femmes, à jouir de leur corps, sans en être le jouet ! éduquons-nos tu veux dire et ne me relis pas en phonétique, s’il te plait !

  104. Posté par sandrine, le 31 août 2006 à 13:06

    post 104 signé sandrine

  105. Posté par sandrine, le 31 août 2006 à 13:18

    J’ai oublié de te dire, merci Joey de penser à cette cousine, merci !!!

  106. Posté par Mayombe82, le 31 août 2006 à 14:02

    Ah ! ces histoires avec nos sœurs et leurs études... Ca me rappelle tellement d’anecdotes ! Un jour, une de mes cousines (2 ans de plus que moi), riait de ses échecs scolaires et répondit à un tonton qui la harcelait : « Bana noko na biso ba za mayele, ba ko sunga biso ». Les enfants de notre oncle brillent à l’école, ils nous aideront le moment venu. Si on lui avait inculqué depuis le bas âge qu’elle ne devrait compter que sur elle-même d’abord et avant tout pour s’en sortir, elle n’aurait jamais tenu ce raisonnement et aujourd’hui, elle ne serait pas une mendiante (mes oncles l’appellent plutôt prostituée ), avec 3 enfants dont 2 de pères inconnues. Oui Petite Momie, les femmes devraient avoir le droit de faire ce qu’elles veulent de leurs corps, mais pourquoi pour quelques secondes de plaisir (soit le temps d’un éjaculât de mâle), à 2 ou à 3, voire un peu plus, ce devrait être toute la famille qui souffrirait ? Je ne compte même plus mes nièces et neveux (à l’africaine comme on dit) qui ne peuvent même pas aller à l’école faute de fournitures scolaires. @+, M82

  107. Posté par Ndoi, le 1er septembre 2006 à 13:55

    Salut à Alain et aux autres bloggueurs du quartier.
    - Il y a un élément qu’on n’a pas évoqué sur cette affaire de seins : les arguments avancés par les parents. On n’est pas dans le registre traditionnel ou la mutilation exprime symboliquement une représentation, un ordre du monde. On n’est pas non plus sur le mode religieux de l’ordre moral à rétablir. Les arguments des mères appartiennent au registre moderne : rejet de la grossesse précoce, recul de l’age de l’activité sexuelle, poursuite des études... On aurait dans cet acte un objectif moderne que les mères chercheraient à atteindre par un procédé archaique. J’en conclus rien du tout et surtout pas un jugement de valeur. Je note que c’est nouveau si on compare avec par exemple l’argumentation qui soutenait l’excision.
    - autre aspect connexe : le repassage des seins ne cherche pas à ôter ni cacher le plaisir, il veut seulement reculer l’age et diminuer les grossesses non désirées (par la famille). Le problème n°1, ce ne serait plus le contrôle des tendances antisociales bien connues de l’orgasme féminin (A propos, quelqu’un a t-il des nouvelles de Diva ?!) mais le contrôle des naissances de la fille. Ça aussi, c’est nouveau ; jusqu’à il y a peu, les enfants en général, même sans père, avaient leur place dans la famille.

    Je cite : http://www.ipsnews.net/fr/_note.asp ?idnews=3140 Selon le Dr Flavien Ndonko, l’argument avancé par les parents pour justifier cette pratique traumatisante, est d’éviter aux jeunes filles que les hommes leur courent après trop tôt ; qu’elles ne commencent tôt la sexualité qui peut entraîner une grossesse précoce et ternir l’image de leur famille. Les parents disent également qu’ils veulent que leurs filles grandissent et poursuivent normalement leurs études.

  108. Posté par sandrine, le 1er septembre 2006 à 15:49

    Merci Ndoi pour cet éclaire argumenté et dépassionné.

  109. le 1er septembre 2006 à 16:03

    Applatissez, applatissez, et aplatissez encore et encore, il en restera toujours quelque chose !!!

  110. le 1er septembre 2006 à 17:27

    Qui aplatit ici ?

  111. Posté par Freedaworld, le 4 septembre 2006 à 10:23

    HUM l’argument selon lequel une poitrine aplatie attire moins me fait bien rire... un homme ne regarde pas qu’une poitrine chez une femme que je sache...faudrait aussi repasser les derrières ! et les mères n’ont elles pas envie d’avoir de belles filles avec de belles poitrines qui rendent un décolleté magifique ?

  112. Posté par Mayombe82, le 4 septembre 2006 à 13:44

    Chaque homme regarde ce qu’il veut. Il y a même des hommes qui ne regardent même pas les femmes : les aveugles par exemple, les homosexuels, les... @+, M82

  113. Posté par macbee, le 4 septembre 2006 à 16:04

    Je ne suis pas pour cette pratique mais, je pense qu’elle n’aplatit pas les seins quand elle est bien appliquée. Je suis congolaise et ma mère était originaire du cameroun. J’étais en CM1 quand des "billes" se sont formées dans mes aréoles ! Ma mère a pensé que c’était précoce et a rectifié cette poussée précoce à l’aide d’une spatule par de petits coups sur les aréoles. Je vous assure que ce n’était pas douloureux ;Ensuite, elle m’a fait porté au niveau des seins une espèce de cordelette en raphia où pendaient quelques objets que je n’arrive plus à définir. Arrivée en 5è j’ai retrouvé mes seins perdus en cm1 !!! Aujourd’hui je suis maman depuis deux ans et demi mais je vous assure que j’ai mes lolos bien gros comme il faut. Il est vrai qu’il y a toujours des abus dans la pratique de certaines traditions mais je pense aussi que les africains ne doivent pas rejetter en bloc leurs coutumes. La pratique du "repassage" n’a pas pour objectif de mutiler la femme,mais simplement éviter sa maturation précoce, afin que les garçons ne lui court pas après trop tôt, situation qui pourrait profondément désorienter son avenir.

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