samedi24 mars 2007

Achille MBEMBE : "Francophonie et politique du Monde"

Achille Mbembe [photo] est l’un des intellectuels africains les plus en vue de nos jours. Son oeuvre théorique, "De la postcolonie", est aujourd’hui un ouvrage incontournable étudié dans les universités américaines.

Ayant lu le "Manifeste des 44 écrivains pour une littérature-monde" paru dans Le Monde ainsi que la réponse d’Abdou Diouf et la tribune de Sarkozy dans Le Figaro, Mbembe nous livre son analyse dans le texte qui va suivre. Il est clair que la question de la Littérature-monde va susciter de plus en plus de réactions auprès des chercheurs des universites américaines. Les réflexions d’Achille sont donc les toutes premières, et nous nous réjouissons de les accueillir ici afin de poursuivre le débat.

Rappelons enfin que Mbembe est professeur d’histoire et de science politique à l’université du Witwatersrand, Johannesburg (Afrique du Sud) et directeur de recherche au Witwatersrand Institute for Social and Economic Research (WISER). Il est également professeur à l’université de Californie (Irvine).


Francophonie et politique du Monde

Il n’y a plus, aujourd’hui, un seul grand intellectuel noir disposé à célébrer sans façons les noces de la « négritude » et de la « francité », comme n’hésitait pas à le faire, récemment encore, Léopold Sédar Senghor. Chez la plupart d’entre eux prévaut, en effet, une attitude blasée. Les Etats-Unis sont manifestement les principaux bénéficiaires de cette défection. Ils offrent, à cet égard, trois atouts dont la France ne dispose guère.

Le premier, c’est leur capacité presque illimitée de capter et de recycler les élites mondiales. Au cours du dernier quart du vingtième siècle, leurs universités et centres de recherche sont parvenues à attirer presque tous les meilleurs intellectuels noirs de la planète - ceux d’entre eux qui avaient été formés en France, voire des universitaires français noirs auxquels les portes des institutions françaises sont restées hermétiquement fermées.

Dans les sciences sociales et les humanités par exemple, les meilleurs ouvrages des meilleurs auteurs noirs francophones sont désormais publiés par des maisons d’édition américaines. C’est, par exemple, le cas de V.Y. Mudimbe dont l’œuvre maîtresse, The Invention of Africa, n’a jamais fait l’objet d’une traduction française. Il est significatif que mon propre ouvrage, De la postcolonie, bien qu’originellement publié en français, ait eu plus d’écho dans le monde anglo-saxon où il figure dans d’innombrables programmes d’enseignement dans diverses disciplines.

Le deuxième atout est d’ordre racial. C’est l’immense réserve symbolique qu’est la présence aux Etats-Unis d’une communauté noire dont les classes moyenne et bourgeoise sont relativement bien intégrées dans les structures politiques nationales et fort visible sur la scène culturelle, même s’il est vrai par ailleurs que ladite communauté continue de souffrir de diverses formes de discrimination.

Il n’est qu’à voir, à cet égard, le nombre de gens d’origine africaine qui, à un moment donné, ont exercé ou continuent d’exercer de hautes fonctions au sein de l’armée, du gouvernement fédéral, au Sénat, au Congrès, à la tête d’importantes municipalités, voire à la Cour Suprême. Barack Obama, né d’un père kenyan, est candidat aux élections présidentielles de 2008. À bien des égards, la globalisation culturelle dont les Etats-Unis sont le fer de lance est, dans des domaines aussi variés que la musique, la mode, la danse le sport, et, de plus en plus le cinéma, constamment alimentée par les produits de la créativité des diasporas africaines installées dans ce pays depuis l’époque de la Traite des esclaves.

Viennent finalement les puissantes institutions philanthropiques (fondations, églises et autres) dont certaines disposent de sièges sur le continent africain même. La plupart ont pour cibles les milieux culturels et universitaires, les organisations de la société civile, les médias, voire les décideurs (hommes politiques, hommes d’affaires). À travers les subventions qu’elles distribuent, les programmes qu’elles soutiennent et l’éthos qu’elles promeuvent, ces institutions auxquelles s’ajoutent de nombreuses églises conservatrices jouent un rôle considérable dans « l’acculturation à l’américaine » des militants, hommes d’affaires, activistes et élites africaines en général.

L’on pourrait résumer tout ceci en un mot : l’éthique de l’hospitalité. Il ne s’agit pas de sous-estimer la réalité de la violence raciale ou la persistance, aux Etats-Unis, de l’idéologie de la suprématie blanche. Ceci dit, c’est cette éthique de l’hospitalité qui fait défaut à la France contemporaine. Son absence explique, en partie, l’incapacité française à penser ce qu’Édouard Glissant appelle le « Tout-Monde ».

À l’inverse, et malgré le tournant qu’a été la guerre contre la terreur (war on terror), c’est cette éthique qui rend le modèle américain si attrayant aux yeux des élites mondiales noires. Un fossé culturel grandissant se creuse entre ces élites et la France dont le modèle paraît de plus en plus désuet au sein d’une Europe qui se construit sur le modèle d’une forteresse.

Le français, langue africaine

Or donc, l’image de la forteresse s’applique également à ce que l’on désigne « la francophonie ». Léopold Sédar Senghor avait coutume de présenter cette dernière comme un des véhicules de la montée vers l’universel. Sa manière de chanter les vertus de la langue française avait quelque chose de pathétique. Pour lui, la Francophonie était, « par-delà la langue, la civilisation française ; plus précisément, l’esprit de cette civilisation, c’est-à-dire la culture française ». Il expliquait que le seul principe incontestable sur lequel repose la Francophonie est l’usage de la langue française. Mais, s’empressait-il d’ajouter : « Notre attachement à la langue ne serait pas si tenace s’il ne signifiait pas attachement à la culture française ».

À l’opposé de Senghor, de nombreux intellectuels noirs n’ont vu en la Francophonie qu’une idéologie du paternalisme colonial et de la servitude volontaire. À l’ère du « Tout-Monde », il est possible d’articuler une critique de la Francophonie qui se démarque aussi bien de la naïveté senghorienne que des arguments mis en avant dans le discours linguistique des nationalismes panafricains.

Selon ce discours, les langues européennes parlées en Afrique seraient des langues étrangères imposées par la force à des populations défaites et soumises. Elles représenteraient de puissants facteurs d’aliénation et de division. En outre, elles ne se seraient imposées à la conscience africaine qu’en évinçant et en marginalisant les langues autochtones et la somme de réflexion religieuse, politique et esthétique que celles-ci véhiculaient.

Toujours selon cette logique, la langue coloniale (en l’occurrence le français) aurait pour fonction d’imposer la loi d’un pouvoir sans autorité à un peuple vaincu militairement. Pour ce faire, elle ne doit pas seulement provoquer la mort des langues autochtones qui lui résistent ou encore en effacer les traces. Elle doit aussi masquer sa propre violence en inscrivant celle-ci dans un système de fictions en apparence neutres (humanisme, progrès, civilisation, universalisme).

Tel étant le cas, il ne pourrait y avoir de libération politique, économique ou technologique qui ne s’accompagnerait point d’une autonomie linguistique. En retour, l’émancipation culturelle ne serait guère possible sans identification totale entre langues africaines, nation africaine et pensée africaine. C’est, par exemple, le raisonnement d’un Paulin Hountondji ou d’un Ngugi wa Thiong’o.

L’on ne saurait nier les pouvoirs de la langue, notamment lorsque ces pouvoirs s’exercent dans un contexte de rencontre imposée, d’expropriation et de dépossession, comme ce fut le cas sous la colonisation. De fait, il y a toujours, dans ce genre de situations, un équivalent linguistique du « pouvoir du sabre » (razzias et destructions, tortures, mutilations, épurations et profanations).

Ceci dit, le raisonnement nationaliste repose sur une série de méprises. Tout d’abord, il sous-estime le fait qu’au terme de plusieurs siècles d’assimilation progressive, d’appropriation, de réappropriation et de trafics, le français a fini par devenir une langue africaine à part entière. Ce processus est fort différent de la « francisation » des diverses régions de l’Hexagone dont traite Fernand Braudel dans son étude sur l’identité de la France. Les langues, religions et techniques héritées du colonialisme sont passées par un processus de vernacularisation - iconoclaste sans doute, et en bien des aspects destructeur, mais aussi porteur de ressources nouvelles tant sur le plan de l’imagination, de la représentation que de la pensée. Il n’y a qu’à voir, de ce point de vue, la saveur littéraire d’un Sony Labou Tansi ou d’un Ahmadou Kourouma – pour ne citer que les morts.

Ensuite, loin d’entraver le pouvoir de figuration des langues autochtones ou de le piéger, ces dernières ont tiré profit du procès d’indigénisation du français. De cet entremêlement est en train de naître une culture baroque caractéristique des grandes métropoles africaines. Sur le plan linguistique, le baroque consiste, ici, en un processus de transformation figurative impliquant, de nécessité, une relative déperdition, une dissipation, voire un obscurcissement de la langue originaire. Cette dissipation a cependant lieu au sein d’un foisonnement des objets, des formes et des choses. Voilà pourquoi, sur un plan culturel, le baroque rime, non pas avec la production mimétique et l’aliénation comme tend à le faire croire le discours du nationalisme culturel, mais avec vraisemblance, véri-similitude, onomatopée et métaphore.

Narcissisme et parisianisme

Maintenant, il s’avère que le discours officiel français sur la langue française présente des similarités avec celui des nationalismes panafricains. Or, le nombre des francophones hors de France est aujourd’hui supérieur à celui des Français. La langue française est, de nos jours, davantage parlée hors de France qu’en France même. La France n’en a plus l’exclusive propriété.

Le français est désormais une langue au pluriel. En se déployant hors de l’Hexagone, il s’est enrichi, s’est infléchi et a pris du champ par rapport à ses origines. Or, la France ne s’étant guère décolonisée - malgré la fin de l’empire colonial - continue de promouvoir une conception centrifuge de l’universel largement décalée par rapport aux évolutions réelles du monde de notre temps. Elle fait, aujourd’hui, l’expérience d’un blocage culturel.

L’une des raisons de ce blocage est que le français en France a toujours été pensé en relation à une géographie imaginaire qui donnait à ce pays l’illusion d’être le « centre du monde ». Au cœur de cette géographie imaginaire, la langue française était supposée véhiculer, par nature et par essence, des valeurs universelles (les Lumières, la raison et les droits de l’homme, une certaine sensibilité esthétique, un certain esprit de la méthode). Telle était sa tâche, mais aussi son pouvoir - celui de représenter la pensée qui, se mettant à distance d’elle-même, se réfléchit et se pense elle-même. Dans cet éclat lumineux devait se manifester une certaine démarche de l’esprit lui-même - celle qui, dans un mouvement ininterrompu, devait conduire à l’apparition de « l’homme » et au triomphe de la raison européenne et universelle. On voit bien que dans ce mouvement, ni l’Autre, ni le Monde n’existent point.

L’autre raison du blocage, c’est la totale identification de la langue française et de la république française. Les noces de la république et de la langue sont telles que l’on pourrait dire : la langue n’a pas seulement créé la république (l’État). La langue s’est elle-même créée au travers de la république. Dans un acte de transsubstantiation, la république s’est déléguée elle-même dans un substitut, la langue française, qui la représente et la prolonge. Du coup, parler ou écrire le français dans sa pureté, c’est, essentiellement, dire non point le Monde, mais sa nationalité, sa race et son ethnie. D’où la difficulté pour le Français moyen de prendre au sérieux le français des non-Français, voire les institutions telles que la Francophonie ; ou encore de penser que la littérature de langue française écrite par des non-Français fait partie de son patrimoine culturel.

Ce rapport métaphysique à la langue s’explique lui-même par la double contradiction sur laquelle repose l’État-nation français. D’une part, les noces de la langue et de l’État trouvent une partie de leur origine dans la Terreur (1793-1794) durant la Révolution. C’est de cette époque que date le réflexe du monolinguisme – cette idée typiquement française selon laquelle la langue française étant une, indivisible, et centrée sur une norme unique, tout le reste n’est que patois. Il s’agit, d’autre part, de la tension, elle aussi héritée, du moins en partie, de la révolution de 1789, entre le cosmopolitisme et l’universalisme.

Cette tension est au fondement de l’identité française. L’universalisme à la française n’est, en effet, pas l’équivalent du cosmopolitisme même s’il signifie, quelque part, une certaine manière de lecture du monde et de relation au monde. Dans une large mesure, la phraséologie de l’universalisme a toujours servi de paravent à l’idéologie du nationalisme français et à son modèle culturel centralisateur - le parisianisme. Pendant longtemps, la langue a été l’enveloppe de ce narcissisme dont elle a, à la fois, manifesté et masqué les aspects les plus chauvinistes.

La France, fossoyeur de la francophonie

Pour les Français, le triomphe de l’anglais comme langue dominante du monde contemporain a entraîné la cruelle réalisation selon laquelle la langue française, en fin de compte, pourrait n’être qu’un idiome national parmi plusieurs autres. De fait, la France fait partie du monde, mais elle est loin d’être le « centre du monde ». En réalité, l’aura de la France dans le monde est en déclin. Les raisons de ce déclin sont nombreuses. Contentons-nous de celles qui ont trait à la pensée.

Sur le plan théorique, la critique postcoloniale et la critique de la race (deux phénomènes intellectuels que, dans leur myopie, les élites françaises continuent de confondre à tort avec le Tiers-mondisme) ont accentué le défaut de crédibilité de l’idéologie hexagonale. Or, la pensée française contemporaine continue de se déployer comme si la critique postcoloniale de l’universalisme (pour ne parler que d’elle) n’avait jamais eu lieu.

L’élite de France aurait pris au sérieux ces deux critiques qu’elles lui auraient appris, d’une part, que les langues universelles sont celles qui assument leur caractère multilingue. D’autre part, elles lui auraient permis de mesurer à quel point le sort des grandes cultures mondiales se joue désormais par le biais de leur capacité à traduire les idiomes du lointain en quelque chose non plus d’étrange ou d’exotique, mais de familier.

Puis il y a eu le triomphe, à l’échelle mondiale, d’une sensibilité cosmopolite que favorise, en très grande partie, la globalisation. Comme on le sait désormais, la globalisation consiste autant en un processus de mise en relation des mondes qu’en un processus de réinvention des différences. À la limite, l’un des succès de la globalisation est le sentiment qu’elle donne à chacun et à chacune de pouvoir vivre non seulement sa fantaisie, mais aussi de faire l’expérience intime de la différence dans l’acte même par lequel on la subsume et la sublime.

Autrement dit, il y a une manière du « nous » qui, à l’échelle du monde, prend désormais forme – et de manière privilégiée - dans l’acte par lequel l’on parvient à partager les différences. Voilà précisément ce qu’il tarde aux élites de France de comprendre.

La sublimation de la différence et son partage est possible parce que la distinction entre la langue et la marchandise s’étant, pour l’essentiel, effacée, communier à l’une équivaut à participer à l’autre. Langue de la marchandise, marchandise de la langue, marchandise en tant que langue, langue sous l’espèce de la marchandise, langue comme désir et désir de langue en tant que désir de marchandise - tout cela ne constitue plus, à la limite, qu’une seule et même chose, un seul et même régime des signes.

Le Monde à venir

Les remarques que je viens de faire ne peuvent paraître curieuses que si l’on fait l’impasse sur la prodigieuse expérience de clôture culturelle et intellectuelle dont la France a fait l’expérience au cours du dernier quart du XXe siècle. Ce reflux nationaliste a considérablement affaibli ses capacités de pensée ainsi que sa contribution aux débats sur le Monde à venir. Si la France veut peser d’un poids quelconque dans le monde qui vient, il lui faudra démolir le mur du narcissisme (politique, culturel et intellectuel) qu’elle a érigé autour d’elle - narcissisme dont on pourrait dire que l’impensé procède d’une forme d’« ethno-nationalisme racialisant ».

Léopold Sédar Senghor l’avait bien compris, lui qui pourtant, n’a cessé de jouer à la duplicité. « Si les Gaulois ne sont pas nos « ancêtres », à nous les Nègres, ils sont nos cousins », remarquait-il malicieusement. Que la Francophonie relève fondamentalement de l’idéologie du paternalisme colonial français, voilà quelque chose qu’il se garda bien d’avouer. Mais il savait pertinemment que cette idéologie participait d’un certain ethno-nationalisme dont la République et le syndrome de l’Hexagone étaient les symptômes. Voilà pourquoi, se croyant plus malin que ses maîtres, il ne cessa d’invoquer la « civilisation de l’universel » - antidote au narcissisme français, du moins il voulait le croire.

On n’en est plus là, cinquante ans plus tard. Car, pour qu’émerge, dans sa multiplicité dispersante le « Tout-Monde » entrain de se nouer sous nos yeux, une nouvelle économie élargie de la langue, qui prenne en compte toutes les formes de production et d’affirmation des identités collectives, est nécessaire.

Qu’est-ce, en effet, qu’être soi à l’âge de la globalisation sinon de pouvoir revendiquer librement telle ou telle particularité – la reconnaissance de ce qui, dans le monde qui nous est commun, me rend différent des autres ? Et de fait, l’on pourrait suggérer que la reconnaissance de cette différence par les autres – voilà précisément la médiation par laquelle je me fais leur semblable. Il apparaît donc, quant au fond, que le partage des singularités est bel et bien un préalable à une politique du semblable et à une politique du Monde.

Mais autant le sort du Monde s’est joué, à partir du XIXe siècle, autour de la figure de l’individu doté de droits indépendamment de qualités telles que le statut social, autant le Monde à venir dépendra de la réponse que nous donnerons à la question de savoir qui est mon prochain, comment traiter l’ennemi et que faire de l’étranger. La « nouvelle question du Monde » – ou encore la présence d’autrui parmi nous, l’apparition du tiers - se trouve ainsi replacée au cœur de la problématique contemporaine de l’humain et de l’humanisme.

Que nous le voulions ou non, les choses aujourd’hui et dans l’avenir sont telles que l’apparition du tiers dans le champ de notre vie commune et de notre culture ne s’effectuera plus jamais sur le mode de l’anonymat. Cette apparition nous condamne à apprendre à vivre exposés les uns aux autres. Nous disposons des moyens de retarder cette montée en visibilité. Mais au fond, elle est inéluctable. Il nous faut donc, au plus vite, faire symbole de cette présence de telle manière qu’elle rende possible une circulation de sens. L’idéologie surannée de la Francophonie est incapable de hâter l’avènement de ce sens.

Si, comme l’affirme Jean-Luc Nancy, l’être-en-commun relève du partage, alors le Monde à venir sera fondé non seulement sur une éthique de la rencontre, mais également sur le partage des singularités. Il se construira sur la base d’une distinction nette entre « l’universel » et « l’en-commun ». L’universel implique un rapport d’inclusion à quelque chose ou quelque entité déjà constituée. L’en-commun a pour trait essentiel la communicabilité et la partageabilité. Il présuppose un rapport de co-appartenance entre de multiples singularités. C’est à la faveur de ce partage et de cette communicabilité que nous produisons l’humanité. Cette dernière n’existe pas déjà toute faite. Rente de situation plutôt que projet culturel, la Francophonie s’est avérée incapable d’en accélérer l’avènement. Le temps est donc venu de la laisser à elle-même et de prendre le large.

Achille Mbembe

Commentaires

  1. Posté par Henri, le 24 mars 2007 à 09:35

    Comment penser une politique du semblable si l’autre m’apparaît sous la forme d’étranger ? Comment le ramener dans la sphère du semblable sans l’assimiler à soi ? Quels seraient les fondements philosophiques de cette politique du semblable ? Il me semble qu’il soit nécessaire d’élargir d’abord le contenu même de la notion du semblable avant de penser une politique du semblable. A supposer que le semblable soit mon compatriote, comment y intégrer l’autre qui ne l’est pas ? Ce sont là quleques questions que m’inspirent cette reflexion de Achille Mbembe.

  2. Posté par l’ombre des borgia, le 24 mars 2007 à 10:03

    A la question sous-jacente de ce débat qui est : comment occidentaliser l’afrique ? A.Mbembé répond aux francophones : fuyez la france et allez regarder du côté des anglo-saxons... remplacez le père fouettard par le cousin rigolo... N’y a t-il pas possibilité d’occidentaliser l’afrique sans recourir à la tutelle d’une puissance d’occident ? Là est la question du devenir de ce continent encore sans devenir.

  3. Posté par Eux et Nous, le 24 mars 2007 à 11:18

    A La France qui nous rejette, l’Amérique qui nous accueille. A La France qui nous exploite, la Chine qui nous développera. Jamais nous ne pensons notre destin en relative autonomie, nous tentons de faire le chantage de "si vous ne faites pas attention, nous allons nous vendre aux autres". Se réjouir des possibilités pour l’Amérique de capter les meilleurs intellectuels noirs sans déplorer le fait que ces intellectuels ne soient pas utiles dans leur propre pays, que même bien accueillis ailleurs ils ne soient pas ceux dont la pensée compte dans le monde (puisqu’il faut le dire entre nous, en dehors des ghettos universitaires, qui les connaît ?), ne pas déplorer d’abord dans nos propres pays l’extrême faiblesse ou l’absence de structures adéquates à l’expression des potentialités intellectuelles, et continuer à agiter le géant américain comme menace pour susciter l’intérêt de l’ancien maître, cela me semble ridicule. D’autant plus que beaucoup de jeunes Français bien blancs se trouvent dans la même situation, ils font carrière aux USA, ils y sont sans doute plus nombreux que les Africains. Mais bon, cela ne se voit pas, puisqu’ils partent de la France, donc d’un pays puissant quoiqu’on en dise.

  4. Posté par D.O.W., le 24 mars 2007 à 16:25

    Ah le plaisir de lire Achille Mbembe. un de mes seuls maîtres contemporains. Il n’y a pas seulement la subtilité de la pensée, il y a aussi la fulgurance de la plume. Disons-le, un des seuls, qui écrive mieux que moi ! ;-)) Christine Angot devrait souvent lire Mbembe, pour apprendre le maniement des mots de sa langue. Mbembe n’est pas romancier, mais l’émotion esthétique est parfois telle que je n’en ai pas connues de semblables en lisant.

    Voilà pour le dithyrambe. Passons à la critique. Mais d’abord un mot pour ces tocards (pardon, mais c’est plus fort que moi), qui chaque fois que vous hasardez un jugement sur nos écrivains ou nos penseurs, vous accusent de lèse-majesté, de taper sur "nos grands". Il est évident que Mbembe s’est en partie inspiré de nos discussions précédentes sur ce blog. Nos critiques ne les rapetissent donc pas, nos penseurs, elle les enrichissent, et nous devrions nous en réjouir.

    Venons-en maintenant au sujet. Je suis très étonné que les premiers posts aient remarqué un trait qui m’est apparu en effet tout de suite, et qui n’est pas de ceux que l’on pointe souvent sur ce blog. L’analyse de Mbembe est brillante et une seule remarque générale me sépare de lui. Une seule, mais elle est conséquente. La question pour comprendre est la suivante : à qui devrait profiter le discours d’Achille Mbembe dans cet article ? Dans le fond, cet article pourrait s’intituler : stratégie pour une nouvelle grandeur de la France. Mbembe pointe en effet surtout les raisons pour lesquelles la France s’est fourvoyée sur cette problématique de l’ouverture au monde. Il semble dire : voici comment la France pourrait corriger sa trajectoire ; et de toutes façons, si elle ne le fait pas, d’autres pôles alternatifs s’offrent à nous. En clair, il parle d’un point de vue, d’une position et d’une perspective qui sont partout, sauf en Afrique.

    Alors même que tout le fond de cet article appelle et annonce le cosmopolitisme comme l’ordre du monde à venir, et l’équivalence des singularités comme le régime de cet ordre, Mbembe ne s’oblige pas à s’interroger sur la place et la mesure propre de l’Afrique dans cet ordre. Dans son propos, l’Afrique est toujours relative. Le français serait une "langue africaine à part entière". Et l’avènement d’un baroque linguistique sur le continent, ne serait consécutif qu’aux frictions iconoclastes avec la langue de Voltaire. Mais au-delà, ne devons-nous pas nous demander pourquoi l’Afrique ne produit jamais rien pour elle et par elle-même ? C’est-à-dire par des motifs internes qui ne doivent rien à des accidents exogènes, et qui ne se rapportent en rien à eux ? Loin de moi quelque forme d’inclination à la fermeture et aux radicalités essentialistes de ceux que l’on nomme "les nationalistes africains", mais - et c’est là mon objection la plus irréductible avec cet article - le français ne peut être une "langue africaine à part entière", dans quelque sens que ce soit. Les appropriations les plus iconoclastes ne suffisent pas, et en tout cas, n’opèrent en rien sur la généalogie d’une langue. Nous pouvons décider de la place que nous faisons au français dans l’ensemble des langues en usage chez nous, voilà tout. Mais cela ne se peut que dans un débat initié par nous, pour des causes qui ne peuvent être dictées par l’OIF ou je ne sais quels enjeux étrangers.

    Achille Mbembe écrit : "Comme on le sait désormais, la globalisation consiste autant en un processus de mise en relation des mondes qu’en un processus de réinvention des différences. À la limite, l’un des succès de la globalisation est le sentiment qu’elle donne à chacun et à chacune de pouvoir vivre non seulement sa fantaisie, mais aussi de faire l’expérience intime de la différence dans l’acte même par lequel on la subsume et la sublime". Puis plus loin, encore ceci : "Qu’est-ce, en effet, qu’être soi à l’âge de la globalisation sinon de pouvoir revendiquer librement telle ou telle particularité – la reconnaissance de ce qui, dans le monde qui nous est commun, me rend différent des autres ? Et de fait, l’on pourrait suggérer que la reconnaissance de cette différence par les autres – voilà précisément la médiation par laquelle je me fais leur semblable". Si on est logique, on ne peut écrire cela, et faire l’économie d’une réflexion qui mettrait en exergue le fait que sur le plan linguistique, l’Afrique ne revendique aucune particularité, reconnue par le monde, et qui la rende différente des autres. C’est selon Mbembe même, que l’on devrait dire : "réinventons notre différence, notre singularité linguistique".

    Mbembe suggère "à quel point le sort des grandes cultures mondiales se joue désormais par le biais de leur capacité à traduire les idiomes du lointain en quelque chose non plus d’étrange ou d’exotique, mais de familier". Là aussi, il se situe d’un point de vue occidentalo-centré. D’un point de vue africain, je dirais moi, et en paraphrasant le verbe du maestro, que le sort de l’Afrique comme grande culture mondiale, se joue dorénavant par le biais de sa capacité à traduire les idiomes du lointain, l’altérité géographique et civilisationnelle, en quelque chose non plus de supérieur ou d’inéluctable, mais de relatif. Et cela vaut sur le plan linguistique, comme sur le plan économique, etc. Ne nous demandons pas pourquoi la francophonie est problématique pour la France, demandons-nous pourquoi elle l’est pour nous. Ne nous demandons pas en priorité quel est le contexte du monde ; demandons-nous quel est notre contexte, et en quoi nous participons au contexte du monde ; non pas par le subvertissement les idiomes du lointain, mais par le jeu de nos propres singularités.

  5. Posté par D.O.W., le 24 mars 2007 à 21:36

    Il faut dire en passant que nos critiques peuvent être injustes. Car nous jugeons seulement de cet article. Or, Mbembe, qui est un chercheur, a largement étayé sa pensée ailleurs également. Je disais par exemple tantôt, que nous devons nous interroger sur nos propres contextes. Eh bien Achille Mbembe l’a fait, puisqu’on peut dire que c’est le fil conducteur de sa Postcolonie. On peut imaginer qu’il a écrit cet article dans un contexte où ce n’était point l’Afrique que l’on trouvait au centre du débat. Mais tout de même ! Je maintiens que toutes ces occasions de regards critiques sur le monde, doivent être converties en autant d’occasions d’évaluer la mesure africaine dans le monde. Mbembe disait dans sa Postcolonie ne pas souhaiter faire de prospective à propos du futur de l’Afrique. On comprenait alors qu’il s’agissait d’une position de principe. Or chaque fois qu’il aborde quelque autre sujet, on le voit sinon faire de la prospective, du moins souvent montrer des directions. On attend donc que pour le futur du continent, il déroge également à ce principe-là. L’Afrique, cher Achille Mbembe, a plus besoin que qui que ce soit, que quoi que ce soit dans ce monde, qu’on lui montre des directions.

  6. Posté par l’ombre des borgia, le 24 mars 2007 à 22:56

    DOW ; suite à ton précédent post, je soumets à ton attention la chronique de Catherine Coquery-Vidrovitch faisant suite à la publication de De la postcolonie : Essai sur l’imagination politique dans l’Afrique contemporaine, A.Mbembé, Paris, Karthala, 2000, 293 p.

    “Le ton est celui du désespoir : « Comment donc vivre quand le temps de mourir est passé, et alors même qu’il est interdit d’être vivant ? » (p. 257). C’est en définitive ce qu’on pourrait reprocher à l’auteur : bien qu’il oppose dans son introduction afrocentrisme à afropessimisme (donc synonyme d’eurocentrisme) (p. 20), il donne de l’Afrique, écho de « la déchirure absolue de notre temps », une image désespérée ; condamnant l’usage exclusif, par les sciences politiques et économiques, de paradigmes occidentaux réducteurs, il plaide pour une vision afrocentrée. Mais en même temps, consacrant la plupart de ses pages à analyser le regard du Blanc sur le Noir, il détruit la possibilité d’un regard de l’intérieur : il démontre à quel point l’imaginaire africain d’aujourd’hui a intériorisé les violences et la tyrannie des pouvoirs absolus qui lui ont été imposés dans le passé en longue durée, des traites négrières à la colonisation. Il ne trouve apparemment d’issue que dans la dénonciation et la dérision. Ces accents nihilistes ne sont-ils pas à l’image du personnage même de l’auteur, qui appartient à une génération particulièrement perturbée, déchirée entre deux cultures entrechoquées ? La vision onirique et résolument sexuelle des réalités pose le problème quasi-exclusivement sur le plan individuel ; l’émergence de la volonté politique de sociétés et de mentalités collectives en train de se transformer n’y apparaît nulle part.”

  7. Posté par Théophile Kouamouo, le 25 mars 2007 à 00:27

    Je suis d’accord avec DOW. Et je milite pour l’émergence d’une Afrique des Africains qui découragerait toute Françafrique, Sinafrique, Amériqueafrique... Que voulons-nous maintenant et pour nous mêmes ? Telle est la question. Qui fait quoi en ce moment chez nous et quels sont les signes à lire pour l’avenir ? L’Afrique des Africains, qui existe à l’état embryonnaire dans les domaines politique, économique, culturel, religieux, mérite d’être mieux connue et de mieux se connaître pour mieux accoucher de l’avenir. Nos élites peuvent également se mouvoir dans un univers non pas français ou américain mais africain. Comme Mbembe d’ailleurs qui après Columbia est allé à l’université du Witwatersrand en Afrique du Sud ? Demain, des universités de renom au Cameroun, au Congo, au Sénégal ? C’est possible. Et Mbembe doit y travailler. Les universitaires camerounais de l’intérieur le critiquent souvent parce qu’il critique beaucoup sans vouloir vraiment y toucher alors qu’il y a de gros chantiers. Ce sont les intellectuels trop jolis, trop propres, rêvant d’un environnement trop aseptisé aussi, qui sont le plus traumatisés par notre déclassement en France et notre petit espace de respiration aux Etats Unis. Et l’Afrique dans tout ça ?

  8. Posté par catharsis, le 25 mars 2007 à 01:47

    Wow, ces articles, ces réactions sont compliquées ooh ! Que de mots savants, que de concepts délicats.

    Ces histoires de francophonie, de littérature monde, c’est étiquettes. Je n’y voie que mal interprétations. Pfff...C’est utile pour le classement ds une bibliothèque, à la rigueur. Mais on est loin de ce qui compte vraiment. A savoir, des oeuvres, des romans, des histoires, des essais. Ecrivez ! En n’importe koi si vous le voulez, pourvu qu’il y est l’interprète adéquat pour le retranscrire à d’autres. Pour faire passez votre message. Vous vous mangez le nez sur la forme, délaissant le fondamental, le fond. Je l’ai déjà dit ds mes posts précédents. Vous encouragez ce funeste penchant dissociatif de l’humanité. L’humanité est totalement schizophrène, prompt à la dissociation. Je fustige tout ce qui pourrait encourager ces velléités border lines. Je voudrais déjà obsolètes, ces débats sur ces affaires de nomenclatures littéraires.

    Par contre, la question sur l’interrelation de soi à l’autre est très intéressante et complexe. Comment faire notre dans ce monde nouveau, cette nécessité à s’individualiser au sein d’une horde de plus en plus uniformisée, mondialiséé. Comment rester singulier tout en étant citoyen du monde ? Cà c’est une vrai question. Pour tenter d’y répondre je suis tenté de faire appel à kkes notions sommaires de psycho. Cà ressemble pour bcp à la quête que chaq hom a à faire, lors de son développement. L’individu nait, grandi s’individualise, laissant peu à peu le moule parental, le modèle sociétaire, pour s’affirmer en tant qu’être à part entière. Libre(le sommes nous réellement un jour totalement ?), fier de ses désirs, de son histoire, bref de ce qu’il est devenu, de ce que à koi il aspire. Je vais peut être écrire une counerie mais l’Afriq me fait des fois penser à un enfant, suite au berceau de l’humanité. Il s’est affranchi de l’autorité parental voilà bien 50 ans, mais doit maintenant se soustraire à l’influence parentale, couper des cordons, pour exister en tant qu’individu autonome, singulier et indépendant. Devenir adulte. La crise d’adolescence ?

    Etre un élément particulier au sein d’un ensemble disparate, mais unifié.

    A vous : Merci de décentraliser, de dénombriliser, de désacraliser le français. On se sent moins important, mais...Fait du bien. Huuumm... Je l’avoue, je voie d’un bon oeil que le français prenne des couleurs sous le soleil de pays éloignés. Que sur les champs Elysés soufflent de doux alizés venus de lointaines contrées. Que le français s’oxygénise, sous l’effet de kkes tropicales brises.

  9. Posté par catharsis, le 25 mars 2007 à 03:41

    Je viens ds ce village depuis kkes tps maintenant et y lit vos déclamations avec intérêt. J’ai bien sûr l’impression d’être hors du coups, certes. Sont ce mes mélanocytes enchâssés dans mon derme, en quantité inférieure à la moyenne des gens de ce village, qui me donnent cette impression ? Ou plutôt serait ce mon hypotrophie culturelle ? Je veux néanmoins tenter une brève synthèse. Surligner de mon stabylo virtuel les choses importantes, et de vos assertions donner mon exégèse.

    Il revient souvent, et à la suite de la plupart des articles(est ce la volonté du maitre des lieux, ou l’opiniâtreté des villageois, ou simplement l’interaction des deux ?) l’histoire qui resterait à écrire, de l’avènement des lions et des éléphants.

    Avec tristesse, je discerne dans l’inconscient collectif de certains la violence et les séquelles, d’un traumatisme, d’une innommable offence à l’encontre de l’Afrique et de son peuple, incomplètement digérés. Comment les blâmer de ne pouvoir accorder ce pardon libérateur ? Alors que les feu tourmenteurs, les actuels et sournois intrigants tjrs en activité, ne montrent pas ou prou de remords, et n’ont pas la décence de demander des excuses ? Ceci dit, les générations actuelles ne sauraient être rendu coupables des faits, des malversations de leurs ancêtres.

    Je salue la lucidité courageuse de certains qui exhorte à fuir les circonstances atténuantes, le misérabilisme ambiant inné et acquis qui frappe l’Afrique. Faisant leur, le fameux "mobilis in mobile" Je leur souhaite que suite à l’écriture du scénario de ce film, "De l’émancipation du berceau", l’on entende un réalisateur dire le célèbre "Action !".

    Et s’ils avaient raison, de n’attendre leur salut que d’eux même ?

    Fichtre, foutre ! Il est déjà presque 4h. Putentrailles...le passage à l’h d’été...

  10. Posté par Denis S-N., le 25 mars 2007 à 06:29

    Hier au salon du livre de Paris c’était grave : Mabanckou et Léonora Miano, c’était carrément le grand amour ou quoi ? Ils étaient bras dessus bras dessous ! Un peu de décence les écrivains !

  11. Posté par cathar6, le 25 mars 2007 à 10:58

    mon cher, il n’est plus à démontrer l’obsolescence de la décence. Elle git au côté des ces rumeurs, liberté égalité fraternité et autres nobles idéaux. Toutes ces humanistes velléités, dans un sombre et insatiable caveau.

    Croyez moi, fossoyeur est un métier d’avenir. Investissez dans le marbre, le sapin. Ces nobles matière qui de vos défunts seront l’écrin. Croyez moi, le monde est perpétuel chaos, une fosse commune en devenir.

  12. Posté par D.O.W., le 25 mars 2007 à 11:56

    Je te remercie l’ombre des borgia, mais je crois qu’à l’époque j’avais lu cette critique de la mère C.C.V.(c’est pour faire djeun’s, mais c’est dit avec respect évidemment). Comment dire, mon avis est que ce résumé traduit probablement une lecture un peu rapide. Les interprétations de C.C.V. sont pour moitié perspicaces, et pour moitié carrément de travers. Mais ce n’est pas entièrement de sa faute, car Achille Mbembe est lui-même ambivalent dans ce travail. Pour ne rester que sur le passage que tu cites, quand elle dit que l’auteur donne une image désespérée du continent, on pourrait tirer de l’ouvrage (notamment de l’introduction, mais pas seulement), 15 ou 20 passages qui rendraient ce jugement saugrenu. Et quand elle écrit : "Mais en même temps, consacrant la plupart de ses pages à analyser le regard du Blanc sur le Noir, il détruit la possibilité d’un regard de l’intérieur", c’est carrément un jugement grossièrement erroné. Les passages où A. M. analyse comme elle dit le regard du Blanc sur le Noir, partant principalement des écrits de Hegel, sont seulement une petite partie de l’ouvrage. Je mets au défi quiconque a lu sérieusement ce livre, de me démontrer le contraire. Le coeur de l’ouvrage, tient au contraire à un regard intérieur sur le mouvement moderne de l’Afrique. Et c’est de ce regard interne qu’ont jailli les aspects de l’ouvrage qui ont le plus mobilisé la critique, comme par exemple l’idée de convivialité en postcolonie entre gouvernants et gouvernés. Mais ensuite, quand Madame Coquery-V. écrit : "Il ne trouve apparemment d’issue que dans la dénonciation et la dérision. [...] La vision onirique et résolument sexuelle des réalités pose le problème quasi-exclusivement sur le plan individuel ; l’émergence de la volonté politique de sociétés et de mentalités collectives en train de se transformer n’y apparaît nulle part", c’est tout à fait ça. Le reproche en a été fait à Mbembe. La réponse est dans l’avant-propos de la seconde édition du livre. Il faut aussi, pour comprendre le positionnement d’A.M., savoir qu’il récuse souvent la perspective où les intellectuels seraient sommés de ne travailler, de ne produire qu’en vue de transformations sociales utilitaristes. Il n’a pas tout à fait tort. Mais il n’a pas tout à fait raison. L’intellectuel ne peut pas non plus avoir pour seule vocation de faire joujou avec les concepts. De les créer, les modeler, les recréer, et les reremodeler sans jamais se demander où ça va et vers quoi. Encore moins les intellos de chez nous.

    Cher T. Kouamouo, content de voir qu’on est sur la même longueur d’onde. Mais, sans revenir sur le débat que nous avions eu, tâchons alors d’être cohérents. Quand vous écrivez : "Demain, des universités de renom au Cameroun, au Congo, au Sénégal ? C’est possible", pensez-vous que ce soit possible avec Biya, Sassou/Kabila, Wade ? Si oui, sur combien de décennies (rires) ? Et si non, ne leur apportons donc pas nos suffrages intellectuels.

    Bien à vous, et bon dimanche les gens !

  13. Posté par Ngnagna, le 25 mars 2007 à 13:09

    Ce n’est pas sans doute la faute de la francophonie si l’Afrique francophone ne s’est pas suffisament ouverte à l’Afrique anglophone et au monde anglosaxon. La langue ne définit pas ipso facto un individu Abdou Diouf.L’Africain ne doit pas prendre position dans le conflit larvé qui oppose l’américain et le français.Il y a en France des formations universitaires qui sont dispensées en anglais ! Le malien doit pour sa survie, être aussi à l’aise en Bambara qu’en français ou en anglais Mr DIOUF !

    Je ne pense pas que A.M. demande aux africains de s’expatrier aux USA. Et même si c’était le cas au nom de quoi un africain n’irait pas où il veut sous prétexte du développement de l’Afrique ? Si par patriotisme Modibo DIARRA était resté au Mali, il n’aurait pas pu aider le continent comme il fait au travers des bourses scientifiques, et sa fondation Pathfinder. La diaspora est une force si l’argent qu’elle envoie en Afrique ne sert pas à acheter des voitures, des médicaments, construire des immeubles, des villas inhabités au village. Mieux vaut une échographie, du matériel opératoire en pleine brousse qui serviront n fois que des cartons de médicaments et des cahiers.

    L’africain d’aujourd’hui est le fruit du viol de l’Afrique par l’Occident. Il a de ce fait un double héritage culturel. Il ne peut pas renier l’un sans se renier. La jeunesse africaine n’est pas différente des autres, elles portent des jeans, des baskets, s’envoient des sms etc. Faire face à la mondialisation comme le suggère A.M. c’est fabriquer ces petites choses "familières" qu’on utilise au quotidien comme les jeans,c’est se servir de la science pour étudier la médecine traditionnelle africaine pour en faire bénéficier ses populations et le monde.

  14. le 25 mars 2007 à 14:34

    @ Denis S-N Je savais que vous étiez jaloux d’Alain pour son talent mais je ne savais que vous lui enviez aussi sa copine. Je les ai vus aussi, il n y avait rien de choquant dans leur attitude. Ils sont très glamours au contraire et classes.

  15. Posté par Théophile Kouamouo, le 26 mars 2007 à 00:55

    DOW, à peine est-on d’accord qu’on se rechamaille. Le politique est important, central même, mais il ne détermine pas tout, et sans lui, souvent contre lui, on peut engager des chantiers pour tellement influencer le pays que le politique est obligé de récupérer. Il faut absolument une masse active, critique, entreprenante, à l’intérieur pour exister. Aux Etats-Unis, l’Etat n’est pas forcément le premier organisateur de l’enseignement supérieur. Mais ça marche ! Imaginons par exemple que des universitaires africains de la diaspora se mettent en réseau pour travailler de manière systématique sur des concepts d’universités d’été, comme il y a déjà une université virtuelle africaine. Faut occuper le terrain, inventer des synergies et ne jamais se contenter d’un monde où nous sommes des auxiliaires. Ceci dit, je suis tout à fait d’accord que les Africains talentueux fassent carrière partout où on respecte leur talent. Ceci dit, ce sont des démarches personnelles qui n’engagent pas l’Afrique en tant que continent et sur lesquelles un discours collectif n’est pas tellement à propos. Et puis, la perspective universaliste de Mbembe n’aura de sens que lorsqu’au point de vue universitaire aussi, nous aurons quelque chose à donner. Des étudiants de Yale à l’université communautaire de Bafoussam ? Mais pourquoi pas ? C’est une utopie qui me botte.

  16. Posté par bosolo, le 26 mars 2007 à 02:04

    en absence d’un lectorat africain digne de ce nom et d’une vie intellectuelle africaine intense,les écrivains et intellectuels africains se trouvent en mal d’instances de reconnaissance ;d’où leurs reflexes quasi innés de vouloir se greffer à la vie intellectuelle des anciennes puissances tutélaire coloniales ;en cela le parcours de reconnaissance littéraire d’un français différe peu de celui d’un africain francophone:publication dans une des grandes maisons d’édition de la place de paris,galligrasseuil,obtention d’un des grands prix littéraire de la rentrée parisienne .... aprés cela l’on s’étonne du peu de cas qu’accorde la place parisienne à nos écrits ;à l’exclusion de l’ancienne métropole,aurions nous eu,nous espace francophone,une vie intellectuelle dense,je ne doute pas que le regard de la place parisienne sur nos productions eut étè diffèrent ,moins méprisant. j’ai conscience de poser ici au dela de la question purement littéraire le rapport qu’ont les société africaines avec l’écrit.y’a t-il évènement dans l’ordre épistémologique avec l’acte d’écriture dans le vécu africain ? avec "le toutmonde",se faire l’écho de toute la fureur du monde,pourquoi pas ? encore faut il que celle-ci puisse s’articuler pour que l’écriture se fit.

  17. Posté par YES, le 26 mars 2007 à 07:38

    ...La France en déclin, voilà le dernier poncif à la mode avec laquelle on nous rabache les oreilles... Effectivement avec un mental pareil, on ne risque pas d’aller loin... Hypnose collective quand tu nous tiens Heureusement que les Américains ont une autre vision de la vie. Je suis heureux de vivre en France... et de ne pas être le centre du monde...Africains et Français de tous les pays, adhérer au pessimisme et au désespoir c’est faire le jeu de ... de qui au fait ?

  18. Posté par MauditFrançais, le 26 mars 2007 à 10:23

    L’article de Monsieur Achille Mbembé (que je ne connaissais pas auparavant) dépasse largement les frontieres africaines ,il s’inscrit dans le mouvement de liberation culturel et economique , qui de la Bretagne a la Provence ,de la Corse au Pays Basque de L’Alsace a la Savoie , ébranle chaques jours d’avantage en metropole le colberto/stalinisme de l’etat français. Au nom de tous ces metropolitains qui veulent se reapproprier leur culture ,leur territoire,leur economie,Merci donc Monsieur Mbembé . Vous décrivez le plus justement possible cet universalisme français,ce monotheisme idéologique qui confine au totalitarisme religieux ,la france ce pays virtuel s’est construit dans le sang,la terreur bien sur mais aussi avec toutes les formes de ses gouvernements successifs.Ce -Une et indivisible- de la constitution ,annonciateur de tous les fachismes,de tous les totalitarismes ,negateur de tous les indivualismes,pourfendeur de toutes idendités,exterminateur de toutes les differences,ne pouvait survivre que par la force brute de la contrainte ,dans la mort programmée de toute individualité. Le colonialisme avant de l’exporter en afrique et ailleurs la france l’avait porté a son plus haut niveau de sophistication en metropole . Amis Africains !Du ventre de la hyenne il ne peut sortir qu’une hyenne et du ventre de la gazelle il ne peut sortir qu’une gazelle ,mefiez vous donc du bébé que l’on veut vous donner et qui s’appelle francophonie. Tout cela,a certains d’entres vous,peut paraitre pueril,mais ne vous y tromper pas ,pourquoi la france vous apporterait elle a vous ce qu’elle n’apporte pas a ses nationaux. Numerus clausus,colbertisme,centralisation stalinienne de l’economie de l’administration de la politique de la culture,cette OPA sur l’intelligence humaine ne peut se faire au nom que d’une seule philosophie ,celle de l’inégalité des races ,car aux yeux de ces francs maçons universalistes, les africains,les bretons,les corses les provençaux les alsaciens les basques sont des êtres inferieurs que seule la france et la grandeur de ses lumieres peut rendre perfectible. Amis,la france je ne l’aime pas ,je n’aime pas cet universalisme français ennemi de toute les humanités,je n’aime pas ce pays qui interdit aujourd’hui a des jeunes filles de moins de 16 ans toute scolarité au seul fait qu’elles affichent leur difference en portant un voile dit islamique sur la tête ,comme autrefois il interdisait dans les ecoles bretonnes de parler bretons et de cracher par terre. La france,elle est malade,elle agonise de ce trop plein de cosanguinité de cet ethnocentrisme culturel , elle soubressaute,elle en appelle a l’exogene,au marabout des carpates,au gnome hongrois et a son ministere de l’identité nationale pour la remettre sur pieds ,que nenni des problêmes economiques,du chomage du manque de logements programmé pour que les institutionels puissent speculés sur le prix de la pierre ,que nenni des travailleurs pauvres ,des sdf,des bidonvilles,du chomage,de la corruption generalisée des politiques,que nenni que de ce record de suicidés,d’accros aux anti dépresseurs ,que nenni de tout ça,le problême c’est l’identité nationale cette recette magique qui rendra a la france sa grandeur et sa place dans le monde ,elle pourra redresser sa balance des paiements en exportants dans la francophilie ses hommes politiques corrompus,ses policiers anti emeutes,ses ghettos,ses bidonvilles,ses maladies nosocomiales ses suicidés et leurs mentors les huissiers de justice ,bref elle pourra rayonner et claironner cette belle exception culturelle typiquement hexagonale mathematique dans son application,cette table de la Loi,ce theoreme redigé par Lucifer lui même qui rend les hommes Libres egaux et fraternels. Dans le monde de demain,que nous voulons plus juste,où chacun aura sa place,dans ce monde de libre echange des pensées ,des cultures,des marchandises où chacun pourra s’enrichir de la difference de l’autre,la france universaliste n’a aucune place.

  19. Posté par Ngnagna, le 26 mars 2007 à 12:59

    Catharsis les noirs et les blancs ont le même nombre de mélanocytes. Les noirs ont juste une quantité plus importante de mélanine. Je ne sais pas quelle sera la réaction des africains si l’Occident demandait pardon pour l’esclavage et la colonisation ?

    Le processus de la renaissance de l’Afrique passe d’abord par la prise de conscience de son caractère hybride. La suite du processus est l’autovalorisation. Cette tendance à vouloir exister dans le regard de l’autre, réclamer la reconnaissance de l’autre est plus que morbide et témoigne de l’intériorisation dd’un complexe d’infériorité.

    L’autovalorisation telle que je la conçois consiste à croire en nous. Quel est le message envoyé par Wade, Bouteflika, Sassou Nguesso, Mbongo quand ils vont se soigner ou envoient leurs proches étudier en France ou USA ? ils n’ont pas confiance aux systèmes de soins et éducatifs auxquels ils allouent des fonds. Il est plus prestigieux pour certains d’entre nous de s’exhiber en DG, Versace, ou LV. Je n’ai rien contre ces marques, il s’agit d’adopter un concept comme la France avec "la french touch", et les states avec "l’american way of life".

    Le développement de l’Afrique doit impliquer toutes les forces positives africaines ou non africaines. Thomas, l’Université des Montagnes au Cameroun n’aurait pas vu le jour sans l’aide des camerounais de l’extérieur et des partenaires non africains. Le gouvernement camerounais a bien été forcé de le recuperer. L’Afrique doit essayer de se former, de se soigner localement.

  20. Posté par D.O.W., le 26 mars 2007 à 20:44

    Vous semblez avoir raison T. Kouamouo : pour un accord, nous avons quatre désaccords ;-) Car là non plus, je ne vous suis pas. A mon très humble avis, c’est seulement dans son âge adulte, qu’une nation peut se passer, dans certains domaines, du rôle central de l’Etat (comme en effet, aux States, le cas de l’enseignement). Rien ne pourra, dans nos Etats immatures et moribonds, pallier l’absence de l’Etat. C’est pour cette raison je crois, que toutes les bonnes volontés, si nombreuses en Afrique, toutes mises ensemble, peuvent déployer autant d’énergie qu’elles veulent, elles ne débouchent guère que sur de l’accessoire, sur cette sorte de répit qui n’attend que son reflux. Bref, sur rien de bouleversant, dans un monde qui a besoin de rien moins que de chamboulements à tous les étages.

  21. Posté par catharsis, le 27 mars 2007 à 00:48

    maudit français, qu’il est doux en même temps qu’acerbe le ton de votre critique sur la France. Vos accents revendicateurs et révolutionnaires m’emeuvent. Mais il n’en demeure pas moins qu’un aspect de la réalité. Dans le monde de demain,que nous voulons plus juste,où chacun aura sa place,dans ce monde de libre echange des pensées ,des cultures,des marchandises où chacun pourra s’enrichir de la difference de l’autre Excellent programme. Mais trop idéaliste, et ô combien délicat. Il sous entend que l’être humain est ouvert, animé d’une undiscible tolérance. Ce qui est loooin hélas d’être le cas. Nous ne somme pas encore prêts.

    Honte à moi ! Et merci Ngnagna de me rappeller cette nuance mélanine/mélanocytes...

  22. Posté par nestor, le 27 mars 2007 à 14:42

    Monsieur Mbembe, écrivez plus court. On n’est pas dans votre classe universitaire. C’est l’Internet. C’est profusion verbale m’écoeure. Être intellectuel, c’est aussi être moderne.

  23. Posté par BRIMOSS, le 27 mars 2007 à 15:53

    J’aimerais savoir comment me procurer le livre d’Achille Mbembe’" Afriques indociles".Je viens de commander " De la postocolonie" sur le site de la fnac, dont DOW dit le plus grand bien dans plusieurs de ses posts non moins punchy ; mais le premier ouvrage precite’ est en rupture de stock. Pour nous autres qui vivons en Angleterre, pas facile de trouver des ouvrages de la litterature francophone. Alors , je lance un SOS pour ce livre " Afriques indociles" . Mon email est brimoss2005@yahoo.co.uk

  24. Posté par Théophile Kouamouo, le 27 mars 2007 à 21:16

    Pour Alain M. et tous les mabanckistes, l’adresse de mon petit blog à moi : www.kouamouo.afrikblog.com Faites y un tour. Abondance de biens ne nuit pas non ?

  25. Posté par Mame Diarra, le 27 mars 2007 à 21:30

    Bonsoir à tous,

    Le Salon du Livre vient de se terminer, que d’émotions, d’ émulation, de divagation littéraire, sans parler des rencontres, des conférences... L’inde au Diapason. Une belle aire d’échanges et d’ achats aussi, car il faut bien se ruiner un peu en papier ! Mais pas pour rien, aussi ai-je eu le bonheur d’ acheter 18E, l’indémodable " Enfant Noir" de Camara Laye, préfacé par notre hôte et dont je relis chaque page avec bonheur, avant de pouvoir l’offrir à ma nièce...

    Belle soirée et Bonne Inspiration à toussssssssssss...

  26. Posté par Mayombe82, le 28 mars 2007 à 12:37

    Théo, je vais y dépposer un oeil, peut-être même les deux, sur ce blog. @+, M82

  27. Posté par Mayombe82, le 28 mars 2007 à 12:38

    oups ! déPoser, et non pas dépposer. @+, M82

  28. Posté par Petite Momie, le 28 mars 2007 à 17:21

    Dow, un petit bonjour à vous en passant !

    Et un gros reproche en même temps : vous m’avez oubliée, piètre mari !

    Je vous en veux terriblement.

    Ze suis z’en colère !!

  29. Posté par Ngnagna, le 28 mars 2007 à 19:38

    DOW tu as raison de dire que le développement d’un pays doit être impulsé et soutenu par le politique. Si les politicards se défilent, je ne vois pas très bien la société civile naissante dans la majorité des pays africains exercer une pression. Quelle solution proposes tu pour pallier à l’absence de stratégie politique ?

    Je pense pour ma part que l’action est ce qui manque le plus à l’Afrique. Le secteur privé doit se développer en Afrique, sans quoi elle sera condamnée à l’assistance internationale.

    Mauditfrançais la France n’est pas obligée de t’aimer. A la sélection française par le QI, tu préferes sans doute la sélection américaine par le dollar dans le système éducatif. La différence est la mère de la diversité, qui est l’ennemie de la monotonie. Aujourd’hui l’Afrique se tourne vers la Chine, pourquoi maintenant et pas hier ? ce n’est donc pas la France et la francophonie qui sont responsables de ce qui arrive à l’Afrique. Le couteau avec lequel ma mère coupe les oignons est celui avec lequel les islamistes égorgent les gens. L’usage dépend de l’utilisateur.

  30. Posté par Nietzsche_junior, le 28 mars 2007 à 19:44

    " L’on pourrait résumer tout ceci en un mot : l’éthique de l’hospitalité. Il ne s’agit pas de sous-estimer la réalité de la violence raciale ou la persistance, aux Etats-Unis, de l’idéologie de la suprématie blanche. Ceci dit, c’est cette éthique de l’hospitalité qui fait défaut à la France contemporaine. Son absence explique, en partie, l’incapacité française à penser ce qu’Édouard Glissant appelle le « Tout-Monde ».

    mais bien sur , c est bien connue , les usa apôtre de l Ethique de l Hospitalité , j en parlerai aux petits enfants de Geronimo lol , qui je vous le rappelle vivent toujours dans des réserve , et sa ce passe comment en Alaska avec les indigènes au fait ? toujours hospitalier l ami Gi joe lol , leur hospitalité ils l on fondé sur un génocide , les pieds noirs d algérie aussi avait cette réputation d être très hospitalier ....... d ailleurs ils sont tellement hospitalier qu ils ont cru bon de délocaliser le mur de berlin pour le reconstruire a leur frontière mexicaine , tellement ivre de l autre qu ils vont même s installer chez les autre , irakiens , afghan et compagnie ... l Ethique de l hospitalité en anglais sa se traduit par Bizness , partager le Gâteau et tant pis pour ceux qui n ont rien , apres tout Malthus c est le pere fondateur du libéralisme Anglo-saxon ....... ............................................................

    "Il n’est qu’à voir, à cet égard, le nombre de gens d’origine africaine qui, à un moment donné, ont exercé ou continuent d’exercer de hautes fonctions au sein de l’armée, du gouvernement fédéral, au Sénat, au Congrès, à la tête d’importantes municipalités, voire à la Cour Suprême. Barack Obama, né d’un père kenyan, est candidat aux élections présidentielles de 2008. À bien des égards, la globalisation culturelle dont les Etats-Unis sont le fer de lance est, dans des domaines aussi variés que la musique, la mode, la danse le sport, et, de plus en plus le cinéma, constamment alimentée par les produits de la créativité des diasporas africaines installées dans ce pays depuis l’époque de la Traite des esclaves."

    niveau mode l Europe sert de modèle au Usa , la chine d usine , y a longtemps que les usa sont hors course ... , pour le sport effectivement les USA sont fort , tous comme l etait l URSS ou l est actuellement la Chine , c est pas une preuve de créativité mais de dressage collectif et d un nationalisme exacerbé ,c est pas en chantant un hymne national dans les école primaire tous les matins qu on va transformer un citoyen national en citoyen universel , que reste t il du cinéma américain dont les rare créateur préfèrent s exiler en Europe , d ailleurs le cinema américain nous démontre a quel point la créativité se traduit par une simple propagande limite impérialiste et tous cas sans aucun doute sexiste ! ..., Cinéma américain a l image de Walt Disney qui se fait exploser par les manga Jap longtemps "interdit" histoire de protéger ses "trésor nationaux" ..... y a plus aucune créativité au USA faut se réveiller l ami sociologue , en music rien que sur le Rap les français donnent une lecons d Art au yankee ,..

    on peut pas lire des traité de sociologie et écouter le monde en direct live .. c est bien ça le problème des Brillant sociologues aux patte trop courte rester trop longtemps enfermer dans leur tour de cristal ... plutôt que de Lire Nancy , badiou et compagnie certain ferait mieux de relire tous simplement Socrate , en Grec bien sur .. pour comprendre que l essentiel c est d avoir conscience de sa propre ignorance....

    PS :... un marché au Liban et j entend certain mot arabe emprunter par le Français se retrouve réemprunter par les Arabes pour désigner un produit cultiver en chine et prononcé en Français .. c est fou non lol .. ..parole d’une insensée

  31. Posté par Nietzsche_junior, le 28 mars 2007 à 20:01

    "Le deuxième atout est d’ordre racial. C’est l’immense réserve symbolique qu’est la présence aux Etats-Unis d’une communauté noire dont les classes moyenne et bourgeoise sont relativement bien intégrées dans les structures politiques nationales et fort visible sur la scène culturelle",...... et la admirer l incoherence total avec e qui suit ...... même s’il est vrai par ailleurs que ladite communauté continue de souffrir de diverses formes de discrimination.

    alors faut savoir l ami sociologue , soit la communauté souffre toujours apres 500 ans de presence sur cette terre Nord américaine de discrimination dans sa globalité soit c est pas les cas , parceque je vous rapelle quand meme que la France ne connait une présence Africain MAssive sur son sol que depuis quelque decennie .. les USA depuis des siecles .. alors evitez le relativisme en comparant deux politiques d intégrations .......................

    d Autre par le fait que la Police Américaine est recruté des noirs ne l empeche pas d etre Raciste .. le racisme c est avant tout une ethnisation de Classe social et pas toujours une histoire de couleur de Peau .. sa me fait penser au Rwanda et le racsime entre gens de meme couleur ............. certain sociologue américain ne sont pas traduit en francais et des sociologue comme bourdieu sont traduit en espagnol , si on les traduit pas c est peut etre parceque c est sans interet si c est pour entendre toujours les meme discours stérile a la gloire du libéralisme ca va aller merci

  32. Posté par Nietzsche_junior, le 28 mars 2007 à 20:18

    " Le couteau avec lequel ma mère coupe les oignons est celui avec lequel les islamistes égorgent les gens. L’usage dépend de l’utilisateur."

    ceux qui ont le plus de sang sur les MAin en Algérie , Kabylie , c est pas les islamiste mais les politiques ... par contre ceux qui pleurent un enfant ou un mari egorgé , disparu , emprisonné se sont toujours les meme les Meres ... quand on est sur ces terre le mot terroriste ne veut rien dire .

  33. Posté par JHM, le 28 mars 2007 à 20:37

    Achille nous dit :

    ...le raisonnement nationaliste repose sur une série de méprises. Tout d’abord, il sous-estime le fait qu’au terme de plusieurs siècles d’assimilation progressive, d’appropriation, de réappropriation et de trafics, le français a fini par devenir une langue africaine à part entière.

    Force est de constater que le français est et demeure la langue véhiculaire entre non seulement les peuples qui ont été colonisés par la France, mais aussi ceux qui ont été sous la domination belge.

    Mettez dans une pièce un bambara, un tutsi, un baoulé, un sérère, un bacongo, etc. quelle langue utiliseront-ils pour échanger ? Le français bien sûr et ce sans y penser une seule seconde. Pourtant, tout en se comprenant parfaitement aucun de ces personages ne parlera le même français, de la même façon qu’un tourangeaud n’usera pas des mêmes termes qu’un provencal ou un alsacien et à plus forte raison qu’un québécois, un genevois, un réunionnais ou un louisianais. A Sarcelles on ne parle pas la même langue qu’à Neuilly, l’ado n’utilise pas celle de son père. Le français a évolué et évolue encore et souvent de manières divergentes. Vouloir l’éradiquer de la terre d’Afrique, comme le suggèrent certains, c’est se donner un handicap bien inutile. Se l’approprier est bien plus efficace.

  34. Posté par MauditFrançais, le 28 mars 2007 à 20:58

    Bonjour a vous catharsis et aussi a tous les forumeurs de ce blog , merci de l’interet porté a mon post. La tolerence est partie integrante de l’homme ,comment pourrions nous survivre sans accorder a l’autre ce que voulons pour nous mêmes ? La tolerence est a l’instar de l’atomicité pour les corps physiques une force qui donne la cohésion au corps social de nos sociétès , le meilleur exemple en est les Etats Unis d’Ameriques,sans tolerence au regard de la diversité des atomes la composant ,la sociétè américaine ne pourrait exister. Je ne suis pas révolutionnaire dans le sens de vouloir creer un sociétè nouvelle où chacun serait libre de pratiquer sa religion ,de parler sa propre langue,de porter sur lui une arme pour se defendre,d’elire ses propres juges ou ses propres chefs de la police, et même de se taire pour ne pas se faire tord dans les proces de justice ,cette sociétè existe déjà,elle s’appelle United States of America.Je ne suis donc pas revolutionnaire ,je suis juste un rebelle ,un rebelle a l’autorité morale de la france . Ce qui est une religion aux USA devient une secte en france,ce qui est une richesse linguistique aux USA (pas de langue officielle ,sur 50 etats seul 26 ont l’anglais comme langue officielle) devient une tare en france,ce qui est une ôde a la liberté et a la maturité des esprits (2eme amendement )devient un delit en france,ce qui est une preuve de démocratie participative aux USA devient un stigmate de l’anarchie dans l’hexagone,ce qui est un droit aux USA (5 eme amendement) devient une mesure de coercition de prison preventive en france,pas d’habeas corpus pour les présumés innocents,tout simplement la religion de la preuve par l’aveu . La france c’est l’anti amérique ,c’est l’anti liberté ,l’anti creativité. Cette médiocrité intellectuelle,cette mésestimance de l’esprit humain,cette intolerence a la creativité ,la france l’exporte a travers cette french touch cette exception culturelle qui se nomme l’ENA qui forme l’élite des colonisés metropolitains et des ex colonisés neo francophiles d’outre mer. Un monde parfait reléve certainement de l’utopie,mais nous pouvons le rendre meilleur en detruisant l’autorité morale de la france.

  35. Posté par Naëje, le 28 mars 2007 à 21:29

    Oui ! vive les Chinois, héritiers de l’Empire du MILIEU (= le Centre) et qui font grand cas des libertés individuelles et de la reconnaissance de l’Autre ! On n’aura plus besoin du français ; d’ailleurs ils s’arrangeront pour nous la désapprendre, cette langue qui porta la prise de conscience de notre identité ! Oui ! vive les amricains, leur générosité d’agent d’assurance et la richesse inouïe de leur vocable-à-marchandise ! notre esprit s’élevera à leur contact et on pourra se foutre ouvertement de Senghor ! et la bouillabaise glissantienne aura un goût de ketch-up ! on se demande pourquoi Mbembe prend encore la peine d’écrire en français ?!!!

  36. Posté par nietzsche_junior, le 28 mars 2007 à 21:32

    mais bien sur , en attendant Guatnamo c est pas une réalité francaise ... et c est pas en France qu on execute de facon légitime des noirs a la chaine , ni les emeutes de Banlieue qui malgré la Violence n ont toujours pas tué , contrairement au USa ou y a meme pas besoin d une émeute pour qu un jeune meurent une balle dans la tete , mais garde la ton Amérique avec son 5eme amendement ,son 2eme son millieme si tu veux .. en 60 ans d presence Africaine la France s en sort nettement mieux que les USA qui depuis des siecle arrivent toujours pas a comprendre qu un meteque ca a une ame lol ... elle est belle ton amérique ! tu peux la garder .. cuba a fait plus pour l Afrique que cette putain d amérique sois disant Créative ... je dirais plutot destructrice ....

  37. Posté par Nietzsche_junior, le 28 mars 2007 à 23:32

    "L’article de Monsieur Achille Mbembé (que je ne connaissais pas auparavant) dépasse largement les frontieres africaines ,il s’inscrit dans le mouvement de liberation culturel et economique , qui de la Bretagne a la Provence ,de la Corse au Pays Basque de L’Alsace a la Savoie , ébranle chaques jours d’avantage en metropole le colberto/stalinisme de l’etat français"

    je vois pas ou es le rapport entre Colbert et Staline ??? par contre j en vois un entre Reagan et Pinochet ... l etat providence pour Colbert la dictature d Etat pour les partisant d une politique subordonner a l économique ...il faut etre protectioniste .. si les etat Africain l etait un peu plus ils seraient pas dans cette merde ... la loi sur l exeption culturel a été bénéfique ...mais seulemnt vis a vis des anglosaxon ... pour les Africains c etais une simple loi colonial qui a fait du francais la langue des dominateur ... une juive peut denoncer le Nazisme en allemand , le discours n en sera que plus pertinent ....

  38. le 29 mars 2007 à 03:36

    Eradiquer le français de l’Afrique n’est probablement pas là que doivent converger les efforts. Ya des choses plus importantes. Vouloir anéantir cet héritage colonial est faisable. Mais n’est ce pas une perte de temps et d’énergie ? Améliorer la couverture sanitaire, développer le réseau routier, l’agriculture à visée alimentaire pour les populations locales, rendre accessible l’eau potable à tous, sont prioritaires. Affirmer les langues la cultures africaines est important, mais peut se faire de concert. Gardant ce liant, le français, plus ou moins décliné, simplement pour le côté pratique de la chose.

    Puis je vous livre une ot réflexion, le modèle occi dental n’est peut être pas un bon modèle. Les valeurs que dispense l’occident, via les média(merci la télé) et autres ne valent pas grd chose. Je donne l’exemple de la mal bouffe amerlock. Mac do(pourtant j’aime bien me faire de tps en tps un mac machinchose avec potatoes) a étendu sa domination commerciale sur l’ensemble de la planète. C’est réellement sur le plan nutritif, qualitatif, de la merde en burger. Fo croire que la merde a du succès. La boufe made in Ronald augmente le taux d’obésité, la morbi-mortalité cardio vasc et com on bouffe moins de légume, à long terme, le taux de cancer. Et il ya bien d’ot valeurs mortifères que les industrialisés dit développés prônent et presentent com fruits du progrès.

    Autre anecdote. Savez vous ce qui a changé entre autre depuis la guerre du golf en Irak ? Le taux d’obèse monte. Pkoi ? Pasque le blocus. Les autochtones ne bouffent plus que des pates et du riz, moins de fruits et légumes. Les irakiens malmènent leurs métabolismes, leur corps. Un genre nouveau de guerre. Voilà comment l’alimentation(ou la mal alimentation) devient une terrible arme de guerre et faire comme une nouvelle bombe A (alimentaire) avec de biens morbides retombées. Un body count à distance... Il est probablement exagéré(mais intellectuellement amusant) de rappeler ici que la vengeance est un plat qui se mange froid.

  39. Posté par catharsis, le 29 mars 2007 à 03:52

    scuze le post dessus c’est moi. Je persiste :

    Lorsque qu’un peuple dit développés arrivent sur une terre nouvelle qu’ils annexent en decimant joyeusement les locaux, les "sauvages". Mais qui fait acte de sauvagerie alors ?

    Le voyez vous ce train de l’humanité, lancé à une allure folle, dont il est impossible de descendre faute de koi vous êtes laissé sur place ? On vous montre du doigt et vous qualifie d’arriérè. Ou d’insensé vous qui ne reconnaissez pas les bien(s)faits du modernisme. Vous, à qui votre conscience suggère que marcher sur la tête de l’autre pour assoir votre suprématie, vendre vos produits fabriqués ds des usines polluantes, par des populations étrangères exploitées, tout com polluer les esprit de vos valeurs viciées, déshumanisées et pfs vicieuses, n’est pas le plus sain des moyens. Ce train là, va droit au mur. Ces pays sont développés ? Certes. Développés en l’art de nuire à l’autre, à la planète, pour ce qui prédomine. Je sais les quelques réelles avancés philanthropiques. N’en demeure pas moins que l’hom est un bestiaire à lui tout seul. C’est un loup, c’est un porc, c’est un rat, c’est une hyène. L’hom est ce cancer à la surface de la terre, un bouquet de chancres sur une muqueuse de moins en moins lisse, de moins en moins saine. Le problème est que l’histoire a placé ces chimères nuisibles à la tête de l’humanité. Et qu’ils entrainent leur frères tjrs plus loin vers la tombe, grossissant le flots d’âmes impures et malséantes(si l’on se plaçait dans cette vision un peu naïve et judéo-chrétienne de l’armaguedon). Satan se frottent les mains car il voit le nombre sans cesse croissant de ses futurs convives pour son grand et infernal banquet final.

    Que l’on me pardonne, mais j’me sens mieux maintenant.

  40. Posté par catharsis, le 29 mars 2007 à 11:39

    Et de rajouter ds les choses essentielles à faire avant les histoires de langues... La scolarisation de masse. Mais pas seulement com reproduction des program d’ailleurs. Les intélos élaborant ces programmes, doivent compter avec cette dualité de l’Afrique. Etre dans une logique contemporaine d’avenir et mondialiste, sans renier son passé, ses racines. La tête dans les étoiles, les pieds plantés dans la terre. Tendre vers le progrès(puisque l’on est bien obligés cf post ci dessus) participer aux pôles technologiques/scientifiques de pointe, occuper la scène internationale, mais restaurer et promouvoir certaines de ses valeurs propres(étiquetée par d’autres ouvertement comme passéistes, ou laissées pour comptes, com un vieillard à l’hospice). Vous aviez compris je suppose que je ne parle pas de l’excision... Mais de notion de famille peut être, de partage, d’hospitalité et de...merde ! on s’arrêterai pas un peu de courir...on prendrait pas le temps de vivre un peu ooh ?

    Ya un tri sélectif, un peu com avec les ordures, à faire dans les modèles des pays industrialisés, "développés"

    Je fais un rêve, où l’Afrique se ferait porte étendard d’une ère nouvelle, d’un nouvel empire, d’un nouveau continent. Pas géographiquement défini. Mais avec un nouveau mode de pensée, de nouvelles idées, nouvelles priorités. Avec courage cette bête nouvellement enfantée de l’imaginaire et les réflexions de ses péres et méres abandonnerait ces religions d’hyperproductivité et du tjrs plus. A koi sert de produire tant, si l’on jette tant ? Et puisque je rêve, l’abandon de ce culte ubiquitaire, la monnaie. Cette bête allaiterait des notions humaino-centristes, ou le profit ne serait pas un but ultime, déplaçant ainsi le sens des valeurs. L’hom dans sa cupidité, a laissé son humanité. Il s’oublie pour le son des pièces sonnantes et trébuchantes.

    J’ai dit, je rêve...il faudrait une révolution complète des esprits,un chamboulements des valeurs, un chaos des pensées.

    L’hom s’enlise avec complaisance, dans le non sens.

  41. Posté par Théophile Kouamouo, le 29 mars 2007 à 14:14

    Pour débattre autour de cette question, les amis mabanckistes, allez sur mon blog :

    www.kouamouo.afrikblog.com

  42. Posté par MauditFrançais, le 29 mars 2007 à 17:00

    bonjour Nietzsche junior,bonjour a tous,

    Le colbertisme c’est le controle total de l’économie d’un pays par l’etat ,ce controle ne peut se faire que par une administration dense et centralisée qui gere en amont et en aval tous les rouages de la sociétè . Un exemple d’interdépendance entre volonté economique de l’etat et education nationale ;les bassins miniers ,l’education nationale avait ordre de former qu’un minimum de diplomés pour que les sociétés minieres puissent profiter d’une main d’oeuvre abondante et peu chére , en parralelle les prefets n’accordaient aucune autorisation d’ouverture de sociétés non minieres ,prise entre ces deux murs de containements les habitants des bassins miniers n’avaient plus qu’a marcher vers le destin que leur avait ecrit la france ,celui de mourir en surface de la silicose ou en profondeur d’un coup de grisou. Ce numerus clausus qui est une atteinte a un droit fondamental de l’homme ,celui de s’instruire et d’avoir les competences necessaires au metier qu’il a choisi,est encore en vigueur en france dans differends secteurs d’activités,condamné par les instances européennes , la france prefere payer des ammendes avec l’argent du contribuable ,plutot que liberaliser son economie. Exemple si il en est que le colbertisme et le stalinisme sont l’avers et le revers de la même piece, ce totalitarisme qui controle par l’economie et l’education les populations qui y sont soumises.Le colbertisme ne controle pas uniquement l’économie et l’education,il controle aussi la culture a travers son ministere et ses dépendances.si nous prennons en exemple le cinema français et son mode fontionnement nous nous aperçevons là aussi que la liberté de creation est soumise a censure.Le financement d’un long metrage , pierre angulaire du montage d’un film ,ne peut se faire sans les aides financieres de l’etat (taxes prises sur le cinema américain) et de la co production avec des chaines de televisions ,essayer donc de faire un film sur les emeutes de banlieues ,la corruption génèralisée de nos hommes politiques ou sur le destin sans espoir de ces millions de gens qui vivent dans les ghettos peri urbains de nos grandes villes ,vous n’aurez pas un sous de l’etat qui ne voudra pas d’un film a charge sur la vitrine sociale de la france et pas un sous des chaines de televisions qui pourraient y perdre leur autorisation d’emettre,on est bien loin là de la liberté d’expression du cinema hollywoodien , de sa critique constante et productive de la sociétè américaine. Le colbertisme ce n’est pas un etat providence ,c’est un controleur et un repartiteur de flux financier,en france 70 % de la richesse nationale est détenue par seulement moins de 20 % de la population,ce n’est pas là l’image d’un etat redistributeur equitable de richesses.

  43. Posté par D.O.W., le 29 mars 2007 à 19:15

    Mon cher Ngnagna (post 29), on me demande souvent ici quelles sont mes solutions pour l’Afrique. J’ai l’immodestie de dire qu’elles existent ! ;-) Mais elles forment un tout et il faudrait alors qu’un éditeur m’offre l’espace nécessaire pour les étayer dans le menu ;-) J’y penserai un jour. Pour l’instant, les tracasserie du quotidien n’attendent pas hélas !

  44. Posté par D.O.W., le 29 mars 2007 à 19:16

    ...Même si elles ne nous empêchent pas de réfléchir ;-)

  45. le 29 mars 2007 à 19:24

    Ma très chère Petite Momie, ma douce moitié, ne voilà-t-il pas qu’entre nous c’est télépathie ! Car vous me l’enlevez de la bouche pour ainsi dire : j’allais mettre ici ces jours-ci un post, pour faire remarquer qu’on ne voit plus beaucoup certains habitués. Le prési Boris par exemple, incompréhensiblement silencieux depuis quelques temps ! ;-) Mais d’abord et surtout ma chère et tendre, ma dulcinée ! Mon incomparable Petite Momie ! Ainsi ma très chère, c’est donc vous qui ne donnez plus de nouvelles, même pas à celui qui vous est cher !

    Un doux bisou donc à ma quelqune ; un bisou couleur pastel. Et que soufle sur vous un vent frais ;-)

  46. Posté par D.O.W., le 29 mars 2007 à 19:25

    Et voilà que j’en oublie de signer. Quel effet vous avez donc sur moi ma chère ! ;-)

  47. Posté par Nietzsche_junior, le 29 mars 2007 à 20:44

    "Le colbertisme c’est le controle total de l’économie d’un pays par l’etat ,"

    effectivement on subordonne l economique au politique ... et ? ou est le probleme ?? je tiens quand meme a vous rappeller qu un Etat c est la representation institutionel de la Nation , alors que les richesses produite par un peuple et "sa" terre soient au mains de leur representant je trouve cela logique .. pas vous ? , un etat puissant c est comme de la morphine , soit on atténue des douleurs soit on se choute , c est pas la morphine qu il faut remettre en cause mais son usage , faits en de meme our Colbert ou MArx ..

    j admire votre conclusion ..."en france 70 % de la richesse nationale est détenue par seulement moins de 20 % de la population,ce n’est pas là l’image d’un etat redistributeur equitable de richesses."

    oui car les communistes n ont jamais eu le pouvoir et de Giscard a Chirac au final on a tjr eu une politique libéral ... vous constater tres bien les effets mais quand il faut remonter au racines du mal vous avez comme un petit probleme d inversion des causes ... et juste comme cela vous pensez qu au niveu des répartition des Richesse le Systeme Made Us est mieux que la France ?ici c est 20 la bas ces 5 pourcent , mais sur quel planete vis tu MauditeFrance ...................................................... ".Le financement d’un long metrage , pierre angulaire du montage d’un film ,ne peut se faire sans les aides financieres de l’etat (taxes prises sur le cinema américain) et de la co production avec des chaines de televisions ,"

    evidemment , car on sait bien qu en matiere de Distribution Qualité ne rime pas toujours avec quantité , et Tarantino etais bien content d en avoir des subventions pour démarrer ... vos exemple sont a l image de votre discours .. a contre sens

    on peut sans conteste remettre en cause les dérive d un etat socialiste mais pas son role qui reste la seul option qu &a l humanité .. la santé , l education , les transport en commun et pour tous et toutes , la parité , lutter contre la violence , conjugual , verbale , racial etcera etcetera :p ... tout cela se fait a perte .. alors amis choisi ce qui te fait avancer , des indice abstrait au mains d une minorités ou une solidarité qui necessite un sacrifice et qui ne rapporte strictement rien , c est en cela qu il vaudra toujours mieux une dérive religieuse qu une dérive libéral ...Parole de Sorciere ... Cuba a aussi été traversé par l ouragan cathrina ... mais eux s en sont mieux sortit .. devine pkoi ... ciao bambino ..

  48. Posté par Naëje, le 29 mars 2007 à 22:28

    Que vite les élites, si elles n’ont pass trop peur de leur propre pays d’origine, reviennent à l’Afrique ; avec la langue et les moeurs du buiseness ; que vite l’Afrique apprenne l’art de la redistribution des richesses telle qu’elle se pratique en Chine actuellement (ou bien aux USA) ; que vite l’Afrique s’installe douillètement entre ces deux monstres enviables ! (Je persiste dans l’ironie)

  49. Posté par Yves-Noël Bossanga, le 30 mars 2007 à 09:15

    Tu peux toujours rêver,Naëje ! Va donc dire à Achille Mbembe et Alain Mabanckou et les autres d’abandonner leurs statuts de "professeur, "d’écrivain", de "Franco-Africain" ou "d’Africain-Américain", après tant d’années d’y arriver et de les acquérir, ils vous diront que la vie ce n’est pas un rêve, ils sont dans l’action pour l’Afrique. Alors...dans la vie il faut être cohérent. Je commence à douter de plus en plus pour nous tous ici à l’extérieur du continent. La Francophonie a encore des beaux jours devant elle, hélas !

  50. Posté par Nietzsche_junior, le 30 mars 2007 à 14:38

    c est peut etre la seul alternative pour qu un ALgériens puissent s entendre avec une Camerounaise ... laisser leur le temps , c est la premiere génération , apres tout les nations Africaines n ont a peine emergés que depuis 60 ans ... laissez leur le temps , les Mabanckou et autre ne sont que les premiere générations d une littérature subsharienne .. mais pkoi s adresser exculisvement au Occidentaux , pkoi tjr les mettre au centre des debat sur les culture , ils ont le pouvoir economique , militaire , technologique , mais culturellement ils ne sont qu un parmis d autres .. leur donner pas tant d importance , exporter leur technique , ils s eteindrons d eux meme , ronger par leur prore poison .. vaut apprendre l Arabe et se rapprocher de vos frere ennemis d orient , dernier rempart contre l impérialisme de l occident et le sens du commerce de l extrme orient ... Lucie Aubrac etait consideré comme une terroriste par l Administration Francaise ... ...

  51. Posté par MauditFrançais, le 30 mars 2007 à 19:04

    bonjour Nietzsche junior,bonjour a tous,

    je tiens quand meme a vous rappeller qu un Etat c est la representation institutionel de la Nation , alors que les richesses produite par un peuple et "sa" terre soient au mains de leur representant je trouve cela logique .. pas vous ?

    Ma foi,mon esprit n’obeit pas a votre logique ,fille de cette raison universaliste qui definit les normes de toute verité,raison dont la logique est la tendance inelluctable a la rationalisation bureaucratique de toute sociétè. Votre confiance en votre logique ,cette héritiere de l’universalisme des Lumieres qui dénie toute positivité aux particularismes n’a engendrée dans son histoire que des désastres humains ,-la terreur en france et son idyllique et virtuelle nation et par extension son colonialisme Luminescent dont l’apotheose ô combien glorieuse fut l’exposition coloniale de 1931 , cette grande messe noire de la NationFrançaise où l’exhibition de sauvages sur l’autel de la civilisation servit de raison a la logique sacrificielle de milliers d’individus,-le communisme et -le nazisme. Et si nous remontions un peu dans le temps ,nous pourrions ajouter a cette implacable logique raisonnée ,la contreverse de Valladolid qui donna une âme aux indiens d’amérique en l’enlevant aux africains. Non,votre idée de nation n’est pas la mienne ,trop exlusive ,trop suffrage universel,trop transcendentale d’un principe unique qui bafoue les droits fondamentaux d’un grand nombres de ceux qui y participent et... de ceux qui n’y participent pas. Une sociétè moderne ne peut exister ,QUE , PAR et POUR le particularisme des individualités qui la composent et...de ceux qui ne la composent pas.

    oui car les communistes n ont jamais eu le pouvoir et de Giscard a Chirac au final on a tjr eu une politique libéral ... vous constater tres bien les effets mais quand il faut remonter au racines du mal vous avez comme un petit probleme d inversion des causes .

    Giscard et Chirac n’ont jamais étè liberaux se sont des purs produits de l’etat colbertistes ,ce sont des enarques,de petits fonctionnaires a qui le suffrage universel a donné un peu de vapeur.Giscard est l’inventeur de la TVA et Chirac le grand defenseur des subventions agricoles françaises. Le liberalisme c’est la liberté , la liberté au sens le plus large du terme,si en france 80% de la population ne possede que 30 % des richesses nationales ce n’est pas la faute au liberalisme ,mais faute de liberalisme ,mais dans l’usine a zombies qu’est l’education nationale française les programmes d’economie sont au même titre que les programmes d’histoires enseignés et labellisés par l’ethnocentrisme culturel. Dernier exemple en date les class actions ,ce fabuleux outil juridique de defense des consommateurs ce pur produit du liberalisme américain ce signe évident de démocratie economique avancée est personna non grata dans l’hexagone. Les pouvoirs publics ont jugés que de telles actions de groupes ne pouvaient etre que nefaste a notre économie hexagonalement centrée.Ce qui veut dire en clair ,que même une justice aux ordres ,devant l’evidence du racket des banques ,des societes d’assurances,des FAI,de l’entente illicite des fournisseurs de telephonie,des monopoles aussi divers que la distribution d’electricité et de produits pharmaceutiques ,les defauts de fabrications de nos constructeurs automobiles ,l’incompetence de l’etat et même parfois son action criminelle, n’aurait pu donner que raison a ces actions de groupes.L’interdiction de ces class actions est le signe evident que la france n’est pas un pays liberal ,mais un pays où les richesses par la force de la loi sont intentionellement détournées.Revers de cette politique colbertiste ,les societes françaises habituées a cette rente de situation n’ont fait aucuns efforts d’adaptations ,et aujourd’hui dans cette globalisation des economies où le libre echange met en concurrence de prix et de qualité les produits manufacturés et les services ,la france n’exporte plus ,ses usines automobiles sont en chomage technique ,son industrie lourde est financée avec l’argent du contribuable et ses services a l’etranger sont constament mis en procedure judiciaire ce qui dans ce cas aussi coute des milliards au contribuable français. Bref,c’est pas en travaillant plus comme le dit le nain cornu et contrefait des carpates, que la croissance reviendra,car travailler c’est produire et ma foi avant de produire il faut vendre ,et vendre des produits milieux de gammes (la france ne fait pas dans l’excellence )les pays emmergeants tels que la chine où l’inde savent mieux faire... pour moins cher. La france et son économie colbertiste est obsolete,de toute evidence elle sera mise sous tutelle par le FMI.

  52. Posté par nietzsche_junior, le 30 mars 2007 à 19:36

    du vent que tous cela , parler de réalité social et non des délire du pere Giscard president club tocqueville

    concretement les emeutes de Banlieu ne sont pas la consequence d une manque de libérlaisme , au contraire elle sont la preuve que le désengagement de l etat produit une misere social qui tot ou tard vous pete a la gueule ..t es un beau parleur tres mal informé sur la réalité et ce que peuvent subir les gens quand l etat ne se soucié plus de certain ... tjr les memes , tu critique la France mais par rapport a qui ? a quoi ? une situation idéal qui n existe que dans ta ptite tete ? tu crois que les pays qui ont basculé dans le libérlaisme apres le communiste c est mieux ? tu veux aller vivre en pologne en russie ? le communisme pour beacoup de jeunes de l est etait un age d or ...

    garde ton bo discours pour les conference ou les journaliste pseudo philosophe nous abreuve de louange sur le libéralisme alors que c est une évidence que le peuple d en bas ne cesse de reclamer une présence plus forte de l Etat , décide pas a notre place stp et retourne vivre au USA

  53. Posté par Ngnagna, le 30 mars 2007 à 23:41

    Mabanckou et sa suite ne sont pas à l’évidence la première génération d’intellectuel,ni écrivain africain. Nietzsche que fais tu de Mariama Ba, Wole Soyinka, Utamsi Tchikaya et plein d’autres ?

    Quelle alternative proposes tu au libéralisme économique Nietzsche ?

  54. Posté par Nietzsche_junior, le 31 mars 2007 à 00:39

    le libéralisme philosophique lol , celui qui differnecie une personne moral d une personne réel et n attribue des droit qu a la seconde au lieu de lui imposer des Lois pour faire fructifier un indice abstrait ..tsss mais de koi tu parle l ami ?. ? .. quant au Mabanckou et autres bien sur qu il sont les premiere génération ... ils sont comme les Grand frere(soeur) des banlieues .. fils d immigré et de colonisé sans etre ni l un ni l autre , ce n est pas une seconde génération mais une nlle ethnisation ,alors il lui faut une "nouveaux" langage de nouveaux code ... ils sont les premiers a naitre et etre autre chose qu un simple indigenes ...

  55. Posté par Jurek, le 31 mars 2007 à 10:50

    "le communisme pour beacoup de jeunes de l est etait un age d or ..." Qu’est-ce que tu aimes le blabla, N_J, tu racontes n’importe quoi, que sais-tu des réalités de terrain des jeunes ayant vécu le communisme en Pologne, leurs propres enfants n’en savent rien, que Lucifer t’emporte dans ton âge d’or ...

  56. Posté par Nietzsche_junior, le 31 mars 2007 à 11:49

    et que connais tu de l actuel pologne ou dans les rue defile des masse criant qu il faut brulé les lesbiennes , de ce agrssions de skinhead ultraviolente qui ne cessent de se repandre et passé sous silence ,que connait tu d la réalité de ces paysans russe plongé dans une misere qui les rend eux qui ont la mémoire , nostalgique d un communisme naissant portant ses propre contradiciton mais au moins nourrisant le peuple quitte a enfermer des intellos une peu trop soucieux de leur ego ..

    c est bien connus qu en 1936 mes premier a combattre les Facho c etait le Cercle de Vienne lol ... aller hors de ma vue vermine libéral qui s accomode du pire tant que sa rapporte ! ....

  57. Posté par D.O.W., le 31 mars 2007 à 12:29

    Encore toi N-j ? ;-) Mais là, je crois que tu es dans ta mauvaise période. Pour toi, quand on nourrit le peuple, on peut donc enfermer "des intellos un peu trop soucieux de leur égo" ? On a donc gagné ce droit-là ? A moins que tu n’estimes que soucieux de leur égo, ils méritaient donc la prison ? Et puis, lesquels alors étaient soucieux de leur égo ? Est-ce que le camarade Soljenitsyne était de ceux-là ?

    Souvent, on se combat alors qu’on ne s’oppose pas. Jurek et toi devriez aboutir à la même conclusion. Pour toi, l’aujourd’hui de ces pays ex-communistes est affreux. Pour Jurek, le hier de ces pays néo-capitalistes était tellement irrespirable. Mais ensuite, pourquoi donc voulez-vous choisir ? Entre la peste et la tuberculose comme dirait l’autre ? Pourquoi vouloir mesurer les degrés du malheur ? Vous devriez tout simplement dire tous les deux : décidément, on est passé, dans ces pays-là comme dans bien d’autres, d’un enfer à un autre, voilà tout !

  58. Posté par Jurek, le 31 mars 2007 à 13:28

    Bien vu DOW,et merci pour ton intervention. Un seul fait parle de lui-même, on aurait supprimé le rideau de fer et les gens de l’Est auraient eu la liberté de circulation, dans quel sens se seraient fait les mouvements de population ? "Age d’or »... je t’en foutrai des âges d’or. Non mais tu veux rire N_J ?Je connais certainement mieux ces réalités que toi, même si je n’ai pas envie d’étaler ma vie privée. Et tu crois que j’adhère au système actuel ? et à cette tendance fascisante d’une partie de la population ? Tu rigoles ou quoi ! Je te le dis : tu as probablement plus de perspectives dans ton hlm que ces jeunes de l’ère communiste dont tu ignores tout des réalités !!!!

  59. Posté par Jurek, le 31 mars 2007 à 13:32

    Du reste à choisir entre le système communiste et le système actuel, il n’y a pas l’ombre d’un doute, je choisis le système actuel !

  60. Posté par Nietzsche_junior, le 31 mars 2007 à 13:32

    "L’humanité est devenue assez étrangère à elle-même pour réussir à vivre sa propre destruction comme une jouissance esthétique de premier ordre"

    Walter Benjamin

    c est ce que nous a apporter le libérlaisme et ce debat sur la francofolie ne fait que confirmer que des que les entreprise Francaise quitte l Afrique noir pour se réorientez vers le maghreb ou l europe de l est et que ls Africain qui en ont marre de cette France se tourne vers les invesstisseur Américain , les littéraire ne tarde pas a suivre le mouvement .. alors voiri des Afro basculer a l umpe et d autre chez les néocons ou leur version educlcoré les démocrates c est simplement lié a un facteur économique ....

  61. Posté par Nietzsche_junior, le 31 mars 2007 à 13:35

    "Encore toi N-j ? ;-) Mais là, je crois que tu es dans ta mauvaise période. Pour toi, quand on nourrit le peuple, on peut donc enfermer "des intellos un peu trop soucieux de leur égo" ?"

    ouais j en ai rien a foutre d une minorité elitiste qui a le ventre bien rempli et la langue trop pendue .. je prefere largement a choisir la liberté pour un peuple que le libre arbitre d une élite d intello qui brille par leur discours stérile

  62. Posté par Jurek, le 31 mars 2007 à 13:36

    quant aux paysans russes bien nourris du temps des communistes, renseigne-toi un peu mieux Junior

  63. Posté par Nietzsche_junior, le 31 mars 2007 à 13:44

    "tu as probablement plus de perspectives dans ton hlm que ces jeunes de l’ère communiste dont tu ignores tout des réalités !!!!"

    toi tu prefere sans doute l Italie sous l ere de Forza italia ou une espagne avec le PP au pouvoir , chacun sa vision du monde .. le Vatician a preferer Mussolini l ex jounaliste devenue dictateur facho et aujoud hui on béatifie un pape sexiste et mysogine fervent apotre du libéralisme ..et grand pourfendeur du communisme polonnais ...

    vous etiez de ceux qui se sont réjoui de voir tito ce tyran rouge mourir mais au final l Histoire et non vos fantasme démontrer qu apres le communisme la situation est de pire en pire pour la majorité du peuple , le libéralisme c est comme l aristocratie , c est bien quand on est un monarque .. et je doute pas que vos aspiration vous poussent plus a elever votre ego individuel qu a favoriser une egalité pour le peuple .. c est le pire élitisme qui n a qu une seul prétention .. etre celui qui est considéré comme celui qui pense Just au yeux des autres ... meme si concretement ca part en couille comme l oeil de le pen ... ciao , encore mais plus pour longtemps .. nevers can say good bye dixit un noir blanchit a la coke

  64. Posté par MauditFrançais, le 31 mars 2007 à 14:00

    bonjour Nietzsche junior,bonjour a tous,

    concretement les emeutes de Banlieu ne sont pas la consequence d une manque de libérlaisme , au contraire elle sont la preuve que le désengagement de l etat produit une misere social qui tot ou tard vous pete a la gueule

    Ni conséquence d’un manque de liberalisme ni preuve du desengament de l’etat ,les emeutes de banlieues font parties integrantes de l’OrdreSocialRépublicainFrançais ,elles donnent une cohesion a la strafication de la sociétè française ,les emeutiers ne sont que les acteurs involontaires d’une piece de theatre dont l’ecriture du scenario et la representation ont étè programmés par d’autres.

    t es un beau parleur tres mal informé sur la réalité et ce que peuvent subir les gens quand l etat ne se soucié plus de certain

    Crois tu que mon aversion de la france soit le fruit d’un diletantisme intellectuel ? Les mots que j’emploie les phrases que je forme pour mettre en coherence ma pensée me demande un effort que tu ne soupçonnes certainement pas ,la réalité je la connais et je peux même dire qu’elle dépasse souvent l’affliction ,mais contrairement a toi qui pense qu’elle n’est que l’effet du désangagement de l’etat , je pense au contraire que l’etat en est la cause , qu’elle est le fruit d’une politique afflicive et affligeante volontairement voulue.

    tu critique la France mais par rapport a qui ? a quoi ? une situation idéal qui n existe que dans ta ptite tete ?

    Je ne suis pas atteint du syndrome de stockholm ,mon ideal c’est tout simplement un monde sans l’autorité morale de la france.

    alors que c est une évidence que le peuple d en bas ne cesse de reclamer une présence plus forte de l Etat ,

    « La France devint centralisée dans son gouvernement davantage par l’apathie et l’ignorance de ses peuples que par la tyrannie de ses rois. Quand la plus intime vie locale est abandonnée à la tutelle directe de l’Etat, et que la réparation du beffroi d’une église de campagne requiert un ordre écrit du pouvoir central, un peuple est en état de gâtisme. Les hommes sont élévés dans l’imbécilité, dès l’aube de la vie sociale. Quand le gouvernement central nourrit des portions de la population, ils les prépare à être esclaves. Quand il dirige lui-même les affaires des paroisses et des comtés,qu’il régule le travail et les salaires, ils sont déjà des esclaves. » Albert Pike, 1871

    décide pas a notre place stp

    Ma foi N_J ,je ne pense pas qu’il existe en ce monde quelqu’un qui puisse décider a ta place ;-)

  65. Posté par Jurek, le 31 mars 2007 à 14:06

    tu mélanges tout N_j, ton propos me fait penser aux délires d’un mec imbibé de vodka qui dégueule, ciao bambino, pas de temps à perdre !

  66. Posté par Nietzsche_junior, le 31 mars 2007 à 14:36

    "quant aux paysans russes bien nourris du temps des communistes, renseigne-toi un peu mieux Junior

    ouais t a raison chui tres mal renseignée ... t a toujours pas réalisé que meme les universitaire américain constate que la situation des RUsse se degradent de jour en jour depuis la fin du communisme ...

    ex : ..Selon le démographe américain Murray Feshbach, de l’université de Georgetown, " entre 1998 et 1999, le nombre de décès dus à la tuberculose a crû de 30 % ". Et si 80 000 personnes sont officiellement enregistrées comme porteuses du virus du sida, en fait un demi-million de personnes seraient infectées.

    autre chiffre clef , l eperance de vie qui diminue et le taux de mortalité qui augmente .... resultat la Russie post communiste est en train de voir sa population diminué , l avortement toujours autant pratiqué que sous l ere communiste , avoir oublié que les femmes sont les travailleeue les plus précaire la grande erreur de Marx ..

    je te conseil de te replonger dans l actualité de 2002 que se soit chez les paysans de l Est ou chez les paysans d Afrique et apres tu viendra me donner une lecon sur le libéralisme vs les mesure de protection des paysans que seul les plu riches applique de la cette minorité qui possedent tout et nous nique tous !

    alor viens pas me la jouer genre je sais de quoi je parle , la bas les paysans voit rouge ! .. les seul qui profitent du libéralisme c est la mafieux et les politicien qui vont avec ..

    mais tous ca j admet est sans rapport avec la Francofolies ... c est bien ca le probleme des paysans Africain lol ! ... aller du balai vous deux ou je vous immole sur une flamme stalinienne pour qu enfin renaissent un peu de chaleur humaine ... click Bye

  67. Posté par Nietzsche_junior, le 31 mars 2007 à 14:48

    "Ni conséquence d’un manque de liberalisme ni preuve du desengament de l’etat ,les emeutes de banlieues font parties integrantes de l’OrdreSocialRépublicainFrançais ,elles donnent une cohesion a la strafication de la sociétè française ,les emeutiers ne sont que les acteurs involontaires d’une piece de theatre dont l’ecriture du scenario et la representation ont étè programmés par d’autres"

    oula , rleis toi stp .. et arrete d utilise des mot qui brille mais n ont aucune solidité réel

    traduit le mot banlieue par Ghetto et tu comprendra le coté ridicul de ce que tu affirme ,les revolte des banlieue c est la révolte de classe défavorisé , le coté ethnique n est qu un démultipicateur , si t a toujours pas compris ca effectviement le mieux c est que je t epargne mon ivresse verbal

    "Je ne suis pas atteint du syndrome de stockholm ,mon ideal c’est tout simplement un monde sans l’autorité morale de la france. "

    moi je veux bien de certaines de ces Valeur qui ont trouvé sur cette terre de France un terreau fertile . ! t a choisi ton camp et rien te fera changé d avis , soumet toi a l OMC et enivre toi de ton dieu dollars et de tes indicie boursier , un Etat Fort et une amrée de Fonctionnaire al usage d un peuple ! .. voila le miens car contrairement a toi moi j ai pas la naiveté d attendre que l homme deveinnent raisonnable pour que les marché se regule d eux meme , l homme sera tjr tantot loup tant prédateur et sans berger le betail n a aucun avenir

  68. Posté par Théophile (qui signe le post précédent), le 31 mars 2007 à 15:35

    Ségo, Sarko, Bayrou, Buffet, Le Pen ? Quel est le candidat le plus crédible sur le thème de la liquidation de la Françafrique ? Pour qui voterez ou voteriez vous ? Conversez avec moi sur www.kouamouo.afrikblog.com

  69. Posté par MauditFrançais, le 31 mars 2007 à 17:18

    bonjour Nietzsche junior,bonjour a tous,

    traduit le mot banlieue par Ghetto et tu comprendra le coté ridicul de ce que tu affirme ,les revolte des banlieue c est la révolte de classe défavorisé , le coté ethnique n est qu un démultipicateur , si t a toujours pas compris ca effectviement le mieux c est que je t epargne mon ivresse verbal

    Excuses la violence de mon propos ,mais ce qui droitise l’electorat français,ce qui faschise l’opinion ,ce qui légifere la loi ignoble sur le port du voile islamique ,ce n’est pas ces SALAUDS DE PAUVRES mais bien ces PUTAINS D’IMMIGRES (au sens large). Comme je l’ai dit plus haut vous etes les acteurs involontaires de la stratification de la societe française ,d’une nouvelle cohesion sociale et identitaire qui se créee en réponse a la mondialisation ,a l’atomisation culturelle ,a la peur de l’americanisation du monde.La france pour survivre doit se forger un identité culturelle forte pour affirmer sa puissance ,cette identité, elle n’est ni en afrique ni dans le maghreb ni ailleurs,elle est dans l’hexagone,cette identité elle se fera sur votre dos et sur le mien. Une france multiculturelle et multicultuelle ne pourra jamais existé ce serait la fin de toutes ses ambitions ,la france elle est UNE ET INDIVISIBLE ,elle s’est batie sur la destruction des cultures qui la composaient ,(bretons,basques,corses,provençaux,etc) et elle survivra que par la destruction des cultures qui risquent de la décomposer (africaines,nord africaines,etc).

  70. Posté par Nietzsche_junior, le 31 mars 2007 à 19:17

    "ce qui légifere la loi ignoble sur le port du voile islamique ,ce n’est pas ces SALAUDS DE PAUVRES mais bien ces PUTAINS D’IMMIGRES (au sens large)."

    la subtilité qui t echappe c est qu au final si il faut etre contre celle Loi il n en reste pas moins qu il faut que la Femme musulmane se dévoile d elle ememe et puisse prier dans le meme emplacement que les hommes ... donc relativise le coté ignoble de cette loi , l hypocrisie c est que ce soit toujours ds homme qui décident si il faut ou non dévoiler ou voiler la Femme , c est comme l avortement , pas besoin de faire un referendum , ca ne concerne que les femmes , elle sont les seuls propriétaire de leur corps ! un droit inviolable et inaliénable ...

    et pour ton info si tu va vers en euskadi tu decouvrira que l on parle toujours basque et que des livrs des musici sont publier en basque quotidiennement , pareil pour la cors , par contre je doute qu au usa ont puissent entendre le Chant d un MAndan autre qu Ivre ... inverse pas les roles , les pires barabres de cet humanité sont les migrant/colon Européens qui ont immigré en Amérique ...