
Cap-Kin est un restaurant congolais (RDC) que j’ai découvert il y a quelques jours, au 18 rue Davy, dans le 17è arrondissement de Paris. Outre que l’ambiance est à la « congolaise », avec des dialogues hilarants de ces personnages qui fréquentent les lieux, on est amusé par la bonne humeur de la tenancière de l’établissement, Mère Auguy, une inconditionnelle de Werason - mais qui joue plus les CD et DVD de Koffi Olomidé - ce qui m’enchantait au passage...
Hier soir nous y sommes allés avec un de mes anciens camarades de lycée que je n’avais plus revu depuis plus de 15 ans, Christian Mounzeo, qui part pour New York pour un stage de quelques mois. Il s’occupe avec courage de la défense des droits de l’Homme au Congo-Brazzavile – il a déjà été emprisonné pendant trois semaines pour cela. Christian avait jeté son dévolu sur un plat de poisson braisé tandis que j’avais commandé des tripes de bœuf avec du saka-saka en supplément. Jusque-là, rien de plus ordinaire. Sauf que nous avions constaté l’agitation de Mère Auguy. Elle est sortie en courant du restaurant : à une centaine de mètre de là, deux policiers étaient devant la voiture de sa sœur Nicole qui venait de jeter par terre un papier de chewing-gum. Elle refusait de présenter sa carte d’identité , encore moins son permis de conduire. Pendant ce temps, et comme le vent se faisait rare et qu’il avait un peu plu, le litigieux papier de chewing-gum était toujours par terre...
« - Tu peux ramasser ton papier ? lui fit un des policiers, avant d’ajouter :
« - Nous ne sommes pas en Afrique ici !
Enragée, Nicole répondit :
« - Si vous ne pilliez pas chaque fois notre continent, nous ne serions pas ici. Et puis ce sont les impôts que je paye ici en France qui tombent dans votre fiche de paye ! Et puis, pourquoi me tutoyez-vous ? Vous devez me respecter comme je vous respecte : avant tout, un policier doit saluer le prétendu contrevenant en ôtant son couvre-chef, c’est la moindre des chose !
Décontenancé, le policier repartit à la charge :
« - Si tu ne ramasses pas ce papier, nous t’embarquons au Commissariat !
« - Eh bien, embarquez-moi donc, je ne ramasserai pas ce papier, je n’ai commis aucune infraction : je ne suis pas ivre, je n’ai pas brûlé un feu rouge. Et si vous souhaitez m’embarquer, je n’irais au Commissariat que dans ma voiture !
Mère Auguy intervint. Les échanges perdurèrent. Le ton qui, au départ était enflammé, s’adoucissait. Le vouvoiement revint bientôt. Et c’est ainsi que Nicole ne ramassa pas ce bout papier. Un clochard qui savourait une canette de bière non loin de cette scène lâcha après un long rot :
« - Cette femme est une femme ! »
Que dire de plus sinon qu’ainsi va la vie en france mais, franchement Alain du saka-saka avec des tripes de boeuf quel mélange.
KN
Une histoire de bout de papier par terre qui m’en rappelle une autre :
Afrique, Sénégal, plage de Popenguine, une famille "toubab", un ami sénégalais, grignotage de bonbons, et au moment du départ un papier de bonbon par terre... Ma petite fille de 12 ans qui s’insurge "on laisse pas de papiers de bonbons par terre, c’est dégoutant". Elle prend le papier le met dans sa poche.
Quelques années plus tard, route de Fatick, sortie de Mbour, en passant devant un endroit où les sacs plastiques ont envahi les champs, ce même ami sénégalais me dit soudain "ta fille m’a fait honte une fois sur la plage de Popenguine en ramassant mon papier, ça m’a fait mal qu’une enfant me fasse la leçon".
Sénégal poubelle,Afrique poubelle (sans vouloir généraliser à tous les pays) ça fait mal de voir le peu de sensibilisation au ramassage des ordures. Difficulté à comprendre comment l’intérieur d’une concession peut-être si propre et l’extérieur si sale avec les immondices qui s’accumulent partout.
Ne criez pas "Haro sur la bête", ne me clouez pas au pilori pour injures racistes à l’encontre des africains... essayez de m’expliquer plutôt ce paradoxe.
Bien à vous.
A quand un guide gastronomique Mr M. ? Ah bon, ce n’était pas le sujet ?! Saké-saka chez wingum, sacrée tripe.
Ce restaurant doit être le repaire de francs-maçons comme Mabanckou lui-même. C’est pas pour rien que la police a demandé à cette femme noire de ramasser son papier cheegum ! On sait comment ça se passe. Est-ce que vous savez ce qu’il y avait dans ce papier ? La police française sait ce qu’elle fait, faisons lui confiance !
Ah oui c’était donc M Mabanckou dans ce restaurant...Oui parce que figurez-vous que j’ai aperçu dans ce restaurant un homme qui ressemblait à M Mabanckou vêtu d’un ensemble étriqué avec une très vilaine coupe (un comble pour un Congolais), et j’ai en effet assisté à la scène décrite ici.
Deux choses à dire : D’une part j’ai aimé la reaction de cette femme, en bonne Africaine elle a correctement dit aux policiers qui l’ont interpellée ce qu’il convient de dire aussi longtemps que va durer la situation actuelle que vit l’Afrique : "Si vous ne pilliez pas chaque fois notre continent, nous ne serions pas ici." D’autre part, même si ce qu’a fait cette dame ne mérite pas intervention policière, il faut quand même reconnaître que cette soeur aurait quand même pu adopter un comportement civique, jeter son paier de chewing-gum dans une poubelle (que l’on trouve partout par ailleurs) nous rend service et aussi à notre entourage quoi, c’est vrai. Et j’ajouterais aussi que c’est à cause de ce genre de comportement (quand il y a persistance) que tous les Africains sont méprisés dans les rues aujourd’hui même si effectivement nos frères Français n’ont pas attendu que l’Africain se comporte mal pour le mépriser, oh que non.
Maryblanche vous avez entièrement raison, il faut que certains Africains soient plus sensibles face aux problèmes d’environnement, mais je pense qu’ils ont malheureusement des choses plus importantes à faire en ce moment, et que vous aussi devriez faire, penser comment se sortir des griffes de l’occident, et notamment de la France qui depuis des siècles se comportent comme des sauvages sur le continent noir, et c’est peu dire.
Mmmh... du poisson braisé ! :p ... Vous savez, je ne pense pas qu’il faille y voir une discrimination ! Des amis à moi (tout ce qu’il y a de plus caucasien) ce sont déjà fait interpeler par la police, menaces à l’appui, pour avoir jeté une clope par terre... A Bruxelles, on a même une amende si on nourrit les pigeons du centre ville, parce qu’ainsi, on contribue indirectement à la pollution, puisqu’on leur permet de vivre, copuler, et laisser des "traces" de leur passage sur les belles statues de la Grand place ^^
Ah oui, et a la place du "Nous ne sommes pas en Afrique", on nous sert du "Nous ne sommes pas en province ici", loool... ^^ On ne peut pas éradiquer la bêtise humaine à mon avis...
Mr Mabanckou, il manque une info : le temps d’attente. Je note toutefois les adresses.
Toujours la dette coloniale ou néo-coloniale comme excuse.
Moi, j’ai eu droit la semaine dernière à mon premier contrôle de police en Essonne en dix ans. Etrangement, la seule toubab présente dans le groupe ne fut pas contrôlé. Un oubli sûrement.
Il faut à mon avis, éviter de généraliser. plusieurs confrontations avec les policiers se passent bien et dans la courtoisie.
J’ai déjà eu l’occasion de le tester pour une carte grise oubliée à la maison et ça s’est bien passé. j’ai eu affaire à des personnes courtoises qui se sont montrées très compréhensives et m’ont fichu la paix après vérification.
Toutefois, s’agissant de ce cas tel qu’il est raconté, On reconnait indubitablement là des comportements vexatoires de la part des flics, tels qu’on en rencontre de plus en plus en région parisienne.
Ces policiers n’avaient sûrement pas une commission rogatoire les autorisant à effectuer des contrôles d’identité dans ce périmètre. Contrairement à ce qu’on croit, les agents de polices n’ont le droit d’effectuer des contrôles d’identité de façon (en principe) aléatoire et spontannée dans un secteur géographique que si une autorisation leur a été préalablement délivrée par la justice, laquelle doit être motivée par d’éventuels incidents signalés à cet endroit.
C’est donc en principe une activité bien cadrée juridiquement.
La seule exception qui peut justifier un contrôle d’identité spontannée, c’est la situation de "flagrant delit" au cours de laquelle un individu est surpris en train de commettre un acte illicite.
Face à celà, les agents de police mettent en place des stratégies de contournement comme dans cette situation.
En effet, dans ce cas précis, le papier de chewingum par terre sert de prétexte pour un contrôle d’identité (avec tutoiement de rigueur), histoire de provoquer la personne contrôlée et enclencher une réaction de mécontentement, un regard hostile ou pire, une injure (comme les africains savent en décocher facilement) qui seront automatiquement requalifiés à postériori comme une forme d’"outrage à agent". La scène est souvent cocasse quand il y a des policiers dits "de couleurs" dans le lot. Soit ils agissent avec beaucoup de zèle, soit ils se montrent très gênés. Ceci va justifier l’initiative du transport au commissariat au cours de laquelle, la moindre résistance physique sera requalifié comme une forme d’agression ou de "violence à agent de l’ordre publique dans l’exercice de ses fonctions".
Il peut arriver que la personne conduite au commissariat soit sérieusement passée à tabac pendant le trajet ou dans l’enceinte du commissariat par des flics. Qu’à celà ne tienne, ces derniers vont porter plainte contre elle, en définitive et toucher des indemnités conséquentes.
Les indemnités seront plus substancielles si l’un des agents s’est fait quelques égratignures qui lui auront permis de se faire délivrer un arrêt de travail de complaisance qu’il produira à la justice.
En pareille circonstance, sauf à être en capacité de recourir aux services d’un très bon avocat, les victimes, même sérieusement molestées, subissent des condamnations quasi systématiquement après une comparution immédiate au tribunal se traduisant par un jugement expéditif et des pénalités financières conséquentes pouvant dépasser le millier d’euros.
Certains ripoux se sont transformés en stakhanovistes de la prime que l’état se substitue de toute façon à verser dans le cas où la personne condamnée s’avérait insolvable.
On ne compte plus des incidents de ce genre en région parisienne.
Il y a quelques mois, au cours d’un vol Paris / Brazza, un compatriote (un certain "Okogna") a fichu un coup de boule à un policier (après somation), parce qu’il ne supportait plus de voir les flics molester dans l’avion une femme enceinte faisant l’objet d’un "accompagnement".
Il faut dire que cette soeur là l’a echappé bel grâce à l’intervention de la truculente "mère Auguy" qui a plus d’un tour dans son sac pour domestiquer les flics les plus teigneux...
Alain,
Je reformule la question posée par KN (Post 1) à laquelle tu n’a pas répondue.
Le Saka Saka, feuilles de manioc pilées au mortier de bois (encore appelé "Pondu", "mangoundza") est un plat identitaire qui ne supporte pas de fantaisies pour nous autres "congolais".
C’est un plat autour duquel nous, congolais, qui sommes si souvent divisés, savons nous accorder sur l’essentiel.
Que je sache, le Saka saka, malgré les diverses déclinaisons de ses recettes, ’à l’huile de palme... à sauce de noix de palme (mouambe ou mossaka)..., à la pâte d’arachide (emboto)... etc... se prépare toujours avec du poisson fumé (mokalu). Et ceci, depuis la nuit des temps, je pense. Même chez la truculente "mère Auguy" de ton dit restaurant, le Cap Kin.
Alors, ton histoire de tripes de boeuf que nos mamans appelaient "serviettes", mélangées avec du Saka Saka ?
Est-ce une récette rapportée de chez l’Oncle Sam ?
Il est vrai que tu dois être habitué désormais à mélanger le champagne avec du coca que, paraît-il, vous buvez la-bas aux States en "panaché".
Je comprends que le frangin qui a réagi au Post 1 soit écoeuré par ton épouvantable mélange et son étonnement mérite une réponse de ta part.
Pour tout te dire, comme nous sommes le 15 Août (notre fête nationale) nous avions programmé ce midi au menu, le Saka Saka, notre plat national.
L’évocation de ton mélange d’hier soir m’a empéché d’apprécier comme il se doit ce plat identitaire.
Molekinzela vous avez raison, c’est ceux qui sont de la meme couleur que nous qui veulent passer pour plus royalistes que le roi. Je ne citerais aucune localisation geographique, ils se reconnaitront. J’ai subi leur zele et sens du devoir a "bien" accomplir pendant des annees dans les prefectures en region parisienne. Ils sont froids, dedaigneux, vous harcelent pour une photocopie manquante, en fin de compte vous delivrent un enieme recepisse en lieu et place de la carte de sejour, Enrageant ! Et ca c’etait avant l’ere Sarkozy, qu’est-ce que ca doit etre maintenant ?... Je me joinds au tolle general pour dire a A.Mabanckou que quitte a accompagner le Saka avec un satellite, seul le poisson frit est generalement tolere !
Tiens, c’était donc fête nationale pour les Congolais aujourd’hui ? Curieux, qu’il n’y en ait pas eu un seul mot ici de la journée... Anyway, bonne fête alors les amis ! Et puisqu’on y est, bonne fête aux Gabonais dans deux jours !
Molékinzela, je te trouve très catégorique quand tu dis que le saka-saka se prépare toujours avec du poisson fumé. La variante la plus courante pour moi est faite avec du poisson frais. Le week-end dernier j’en ai mangé un vrai de vrai (sans tous les apports à l’européenne constitués de choux, épinards et autres éléments apportant du volume au plat). Bref un vrai de vrai avec... du poulet. Les variantes à la viande de boeuf sont courantes chez nos voisins centrafricains ou kino-congolais. Le cas d’Alain est cependant inédit : saka-saka aux tripes ah ! ah ! ah ! il faudra que j’essaie, mais ma femme acceptera-t-elle une telle ouverture de son mari vers l’inconnu...
juste retour des choses ! A Pointe-Noire, j’ai eu plusieurs fois quelques "mots" avec les policiers ! Comme Nicole, je n’ai pas ma langue dans la poche, et la première fois, c’était, il y a 8 ans, sur la route de Djeno. il n’y avait que 3 mois que j’étais au Congo, et je venais de recevoir ma petite voiture (une panda, pas 4X4)de France. Donc, essai sur la seule route bitumée à l’époque (sauf avenue De Gaulle) et tout à coup un homme au milieu de la route, faisant signe de s’arrêter : exécution - mon mari est invité à se rendre devant une petite guérite en bois où 3 ou 4 Congolais,- policiers - lui disent qu’il est en infraction, pour ci, pour ça, et la liste s’allonge ! Dans la voiture, j’attends et je perds patience au bout d’un moment ! je vais voir ces messieurs, et quand j’entends le montant demandé.... avec le sourire, je leur dis : comment, une amende, mais rien, et surtout pas votre tenue prouve que vous êtes policiers ! pour faire un PV. un minimum est exigé ! De plus, voyez cette petite voiture, elle vient d’arriver, et il fallait qu’on l’essaie pour savoir si elle avait souffert pendant son transport en bateau ! Après un moment d’hésitation, ils nous ont laissé repartir, sans bourse déliée ! Depuis, mais c’est rare, lorsque je me fais arrêter à Pointe-Noire, je dis : un P.V. ? allons au Commissariat ensemble ! et là, la réponse arrive : non, bon, ça ira pour cette fois ! les pauvres, il faut bien qu’il traque la"mandélé" pour arrondir leur fin de mois. Là, ou je ne suis pas d’accord avec Nicole, c’est effectivement pour le papier - Ici, je me bats depuis mon arrivée pour un peu de propreté - toujours des bonbons dans ma voiture, pour mes amis les gardiens, mais toujours la recommandation - papier dans la poubelle ! (en expliquant papier humide =moustiques contents, et enfants malades ! à la décharge des Pontenégrins, aucune incitation à être propre en ville : point de poubelles ! Pour ce qui est du pillage de l’Afrique, c’est vrai, mais qu’y peut le policier ordinaire ? Il faudrait aussi, que Nicole regarde Télé-Congo, elle verrait que M. le Président, demande tous azimuts, (pays d’Asie, d’Amérique et d’Europe )des "échanges" et investissements ! Allez, salut, la fête a été belle.. ; demain c’est boulot. Africamitiés. M.M.M.
Quoi pour les amis-gardiens ?...des bonbons ! Et ils les prennent a chaque fois, avec un grand sourire je devine...tres drole M.M.M. Hum...
Le coup des bonbons pour les gardiens est tout simplement... énorme !
Au fait qu’entends tu par "essais de la voiture" ? Elle n’avait pas encore ses papiers ? Ca ressemble à un topo que tu n’aurais pas pu te permettre en Métropole...Pas clair tout ça...
Au fait, il n’y avait qu’une seule route bitumée à Pointe-Noire ? Pardon, il ne faut pas nous foutre la honte, dis donc ! Je ne suis pas un ponténegrin et mon dernier passage à Ponton la Belle remonte à 17 ans mais il faut bien parler quand même !
M.M.M. nous dit :
Depuis, mais c’est rare, lorsque je me fais arrêter à Pointe-Noire, je dis : un P.V. ? allons au Commissariat ensemble ! et là, la réponse arrive : non, bon, ça ira pour cette fois ! les pauvres, il faut bien qu’il traque la"mandélé" pour arrondir leur fin de mois.
Tu dis tout et son contraire, puisque que tu reconnais que cette situation de contrôle s’est rarement reproduit, mais tu soupçonnes le flic congolais de traquer le mondélé... Bizarre.
Pour ma part, le policier congolais qui traque le matabiche, je l’ai connu à Brazza et il est coriace. Et je suis black bien noir.
Mon cher Gangoueus (post 13)
On a coutume de dire que le meilleur saka saka est celui préparé par sa propre mère.
La mienne est une "intégriste" de la recette avec l’huile de palme et le poisson fumé.
C’est selon elle, la récette congolaise la plus authentique. Tout au plus, elle peut concéder qu’on puisse aussi en préparer à la "mouambe" ou avec de la pâte d’arachide.
Tout le reste, selon elle, n’est que galvaudage.
De mémoire d’enfant ou de mémoire d’homme, je ne l’ai jamais personnellement vu préparer avec d’autres ingrédients que l’huile de palme et le mokalu.
Elle accordait également beaucoup d’importance à l’ustensile de cuisine qui ne pouvait être qu’une grosse cocotte en fonte.
Ainsi préparé, le Saka Saka ne pouvait être consommé qu’à J + 1, c’est-à- dire : le lendemain de sa préparation. Il serait, paraît-il, encore "meilleur".
Pour mieux sophistiquer la chose, ma chère mère répartissait le Saka Saka ainsi préparé, en petites parts individuelles dans des "mabokés" (emballages en papillottes faites avec des feuilles végétales de la forêt) dont elle prolongeait la cuisson sur une braise pour, selon elle, exalter davantage les arômes avant la consommation.
j’avoue effectivement que j’ai mangé du Saka saka décliné sous plusieurs autres recettes telles que tu le décris mais je ne l’ai jamais trouvé aussi bon qu’avec l’huile de palme et le mokalu.
J’en ai même mangé "à la sardine", à défaut de poisson fumé.
J’ai découvert que les malgaches le conditionnent industriellement en boîtes de conserves, préparé avec de la viande de boeuf.
Récemment, chez des amis, j’ai goûté une forme d’ersatz de saka saka préparé avec des épinards hâchés surgelés (à défaut de matière première). Ca présentait quelques ressemblances lointaines avec du vrai Saka saka. le goût était tout à fait acceptable.
J’ai cru pendant longtemps que nous avions hérité ce plat des Ouest Africains car nous avions à Brazzaville, des voisins "Sénégalais" (en réalité "maliens") qui en raffolaient au point d’en consommer encore plus souvent que nous.
Tu comprends donc à présent mon "intégrisme culinaire" pour ce plat national.
Chère Bornagain (Post 11)
Sans en faire une règle générale, j’ai souvent été impressionné dans les démarches administratives, par le zèle que déploient certaines personnes dites "de couleurs" originaires des îles ou même d’Afrique, au point de choquer leur propres collègues français "bons teints".
J’ai même pu observer une certaine satisfation, voire, un soulagement lorsqu’un usager réussissait à rabattre poliment le caquet à un fonctionnaire dit "de couleur" qui en faisait trop.
Tout se passe comme si, voulant marquer sa supposée "réussite", il crée une situation impossible à résoudre, en attendant de l’usager que ce dernier adopte une attitude de "dominé craintif" complêtement à la mercie de sa toute puissance.
J’imagine le calvaire que peut endurer un usager qui n’a pas fait d’études et qui est moins à l’aise pour se défendre.
Même lorqu’on exerce une fonction d’encadrement, le contact est souvent ambigue dans le cadre des relations de travail entre un black et un autre black...
Aux amateurs de la gastronomie Congolaise, vous me faites souffrir avec vos recettes tirées de je ne sais quel lointain souvenir joyeux du pays. Tout le monde n’a pas la chance d’avoir un resto Congolais à portée de main, et tout le monde n’a pas la chance de rentrer au pays toutes les semaines !
Ah sinon effectivement je crois que tout le monde dit que le meilleur Saka-Saka est celui de sa mère, et ma mère aussi le fait avec huile de palme et poisson fumé. D’autres recettes triomphent aussi dans le coeur des Congolais, le nsak’madesu en est une, Saka-Saka mélangé aux haricots et rien ne vaut celui que l’on vous sert dans les circuits à la Congolaise, aussi appelés quelque fois "Kivum’ ku lunt’" ah que de regrets et que de souvenirs.
oui, oui, bonbons pour les gardiens et aussi pour les enfants des écoles, et aussi, pour les"copines" des cabines celtel et autres ventes (légumes et fruits) - d’ailleurs, je suis repérée (forcément depuis 8 ans !) j’ai commencé à travailler à 17 ans (en France, mais à la campagne, bien meilleure vie qu’en Ile de France)et les contacts c’était aussi la solidarité comme vous en Afrique dans les villages ! la ville tue ces rapports d’amabilité ! pourquoi pas un bonbon accompagné d’un m’boté souriant ? ces gardiens parce qu’ils n’ont rien d’autre comme travail, sont là 12 heures par jour, et c’est selon, suivant leurs employeurs ! avec une famille à nourrir, forcément qu’on est obligé de faire ce job ! Pour les rues de Pointe Noire, demande à Alain : en 2000, c’était la situation ! cela s’est vaguement amélioré, il y en a maintenant, une dizaine, mais qui n’ont pas été faites selon les règles ! pas ou peu et bouchés de réseau d’eaux pluviales ! Tu dis que tu n’es pas passé à Pointe Noire depuis 17 ans ! entre temps, îl y a eu la guerre fratricide, et même si Pointe Noire n’a pas été touchée aussi gravement que Brazza et Dolisie, on n’avait pas le temps de penser aux routes ! J’habite depuis 8 ans au même endroit, pas loin du centre ville, et c’est cette année (il y a 3 semaines, que les responsables travaux ont décidé de faire de notre piste, une rue bitumée. Forcément, c’est toujours avant le 15 août, qu’on commence à s’activer à la mairie. J’avais planté des palmiers, et autres pour faire un peu d’ombre aux piétons ... on a tout arraché (sauf deux, parce que j’ai "gueulé" pour défendre deux amis, installés sous ces abris ! j’ai un voisin, qui n’a pas pu rentrerchez lui pendant 15 jours : la pelteuse avait mis le tas de sable et terre devant chez lui ! il s’est ensablé devant chez lui, pas grave, c’est un blanc, mais plus grave, des camions citernes et autres se sont eux aussi ensablés, avec le danger, que le camion tombe sur les pauvres gars qui essayaient de les sortir de là ! et ce serait trop long d’énumerer les soucis de ce genre ! entre autre, pas de panneau prévenant les usagers : on fait des travaux, point, et tant pis, si, de nuit, vous tombez dans un trou, parce qu ’il n’est pas signalé ! c’est ça, la vie à Pointe Noire. oui, les policiers ne m’arrêtent plus, parce qu’ils reconnaissent la voiture, que je ne me permets pas d’enfreindre, le code de la route, et je ne suis jamais pressée lorsque je suis au volant ! Pour aller et revenir du travail, je prends un taxi, cela me fait des relations sympa,et ça fait marcher le commerce ! La honte pour moi, ce n’est pas une route non bitumée : c’est plutôt, le manque d’eau potable, un manque d’électricité, un manque de possibilité de soigner ses enfants et soi-même, le manque de pouvoir mettre ses enfants à l’école ... payante, si l’on veut que les enfants ait un instituteur correcte ! C’est mon combat avec mes amies congolaises principalement : l’éducation des enfants d’abord, je ne peux malheureusement pas influer sur autre chose ! Donc, bonbons, pain, eau, cela fait toujours plaisir ! Si, vous voulez d’autres détails, j’attends vos questions ! peut-être, un message à un ami, une amie que vous avez perdu de vue ? ça aussi, je fais ! c’est ma nature, là, ou je vis, j’aime les gens et j’essaie de les aider - salut - Africamitiés sincères- M.M.M.
P.S. j’ai oublié de dire, que la rue n’est pas encore bitumée, je vous ferai signe, dès que ce sera fait ! Africamitiés toujours. M.M.M.
AH ! les veinards. La prochaine fois ce sera avec moi, c’à d Christian Mounzéo et moi "ya Guy" dit ANCIEN, sans l’hôte du blog. Je sais d’avance qu’il va persister à consommer son poisson braisé comme à l’accoutumée chez Gaspard. Quant à moi, rien à faire, ce serait du Saka-saka à la mouambe avec du poisson frais, genre "chanchard". Bonne continuation aux USA. J’avoue avoir tout suivi de toi pendant ton incarcération aussi smulacre que leur parodie de procès. Courage et bon vent Christian !
Questions a Madame Marie-Madeleine dite "M.M.M" correspondante locale : est-ce que les travaux sur les intersections au niveau de l’hopital de Loandjili sont acheves ? et les crateres face au camp 15 Aout en allant a la foire sont-ils bouches ?...les reins et les amortisseurs, souffrance commune !
cette affaire de saka saka attise l’incendie de ma curiosité. Des mets provenants de cuisines d’Afrik de l’ouest sont passés par ma bouche, pour finir où l’on sait... (croyez bien qu’en ce qui me concerne, tout ce qui passe par ma bouche finit où l’on sait)Cuisine que j’aprecie reellement la plupart du temps. Et là, fait vraiment envie ces mets congolais... Hélas ds mon coin, point de resto congolais, point de congolaise habile cuisiniere qui régalerai au moins trois de mes sens. Oui oui un cuisinier aussi, j’entend deja rugir certaines ames de ce village, promotrice du statut de la femme. Y a seulement qu’une cuisinière, çà m’invite plus a la poésie et à l’exaltation de mes sens.
mais l’autre sujet important en dehors du comportement volontairement blessant de ces deux agents, assimilés, maîtrisé et utilisé, et Molekinzila le decrit bien, com une technik, c’est le soucis de l’environnement que tout être humain, où qu’il soit, quelke soit son statut son rôle, sa place, devrait avoir. Je parle de l’amelioration de nos comportements de pollueurs. Mais là je dois quitter. Fodra que j’y revienne. A toute
...donc agents inutilement offensants agressifs, la mama du resto a bien parlé. Fine diplomate, elle a su denouer cette situation ou la tension inexorablement montait. Cette femme là, est aussi une femme !. Selon moi.
Pour ce qui est de la conscience écologiq, sans exagerer ni faire de zel ecolo/baba, il est fondamental que chacun balaye devant sa porte non ? Mais pas pour jeter ds la rue ou sur la concession du voisin. Est ce que je vais moi deposer mes dechets radio actifs chez les autres ? hein ? Quelle idee !! ...
C’est un peu com si je balaye et ch’fou la poussiere sous le tapis. Visuellment en apparence c’est clean mais au fond les gnama gnama sont tjrs là...tapis ds l’ombre, ou à l’ombre du tapis ! Polluants les sous sols. Oh ! Les gens !On intoxifie notre habitacle, on va bientot naitre avec des membres surnumeraires, et c’est pas le membre aukel vous pensez ! Oyez !! Oh yeah ! freres et soeurs du genres humains. Vous ne vous respectez pas, si vous ne respectez pas la planète. On va où là ?
L’hom est un loup pour l’hom dit le proverb. C’est aussi un porc !. Peu soucieux de voir son environnement devenir fange. S’y complait il qu’il ne veuille changer les choses ?
le combat commence en chacun de nous, dans cette cigarette neligeament jetée sur l’autoroute qui pfs fout l’feu a des forets, a ce chewin gum, a ce sachet a ce journal, a cet exemplaire de play boy 03/2007, balancés sur les goudrons, ds la savane, cet emballage, cette boite ces dechets laissés lors d’une ballade, d’un voyage (on s’en fout c’est pas chez nous...) ces dechets toxik que je refourgue aux pauvres gens d’à coté là...liste non exaustiv...le tout avec une desinvolture troublante...d’une vision égoiste à cours terme. c’est même une vision tant c’est trouble.
Avis aux intégristes culinaires le Saka Saka est préparé au Mali avec du poisson fumé et/ou la viande de boeuf. Quelle est la vraie origine de ce plat ? le Congo ou le Mali ?
Qui a finalement ramassé le papier ?
C’est une belle aventure Tatu Alain. Actuellement ici à Kinshasa, une grande campagne est lancée pour la salubrité de la ville. Nombreuses personnes croyaient que le papier (comme celui-là) devrait être ramasser par d’autres. En plus revendications identitaires, la bonne Nicole devrait bien faire de le prendre et réagir en suite. C’est aussi une question de mentalité et de dignité mon frère.
Je viens de terminer un stage sur l’environnement avec des artistes congolais et des étudiants de l’Université de Namur. Des cas pareils ont été largement évoqués lors des échanges.
Avec mes amitiés.
En réponse au N°27 de Ngnagna :
Avis aux intégristes culinaires le Saka Saka est préparé au Mali avec du poisson fumé et/ou la viande de boeuf. Quelle est la vraie origine de ce plat ? le Congo ou le Mali ?
Cher Ngnagna, si on en croit les différentes encyclopédies consultées, le manioc est arrivé en Afrique en provenance d’Amérique du sud au XIXème siècle. Si c’est avéré, on peut légitimement supposer, qu’à l’origine, les premiers consommateurs de saka-saka étaient amérindiens.
post 30, ...le manioc est arrivé en Afrique en provenance d’Amérique du sud au XIXème siècle... ok, ya senza, l’ingredient a ete amene, qu’en est il du savoir faire ? importé ? ou apparu de novo, avec variantes selon les matieres premieres locales, et l’inspirtion des cuisiniers(res) ?
vieu joé : content d’apprendre qu’une parti des afrikains s’eveille a ces bases de salubrite publik. Si vous voyiez ma ville...heureusement qu’il y a un service urbain de nettoyage ! Les gensss sont saaaales. Nous n’avons pas encore integre ces notions de salubrite environnementales elementaires.
Cà devrait être un reflex naturel. Tout com je me torche apres avoir chier. Ou je me rince, selon...
Réponse à Gnagna Post 27
Ce sont les ressortisants maliens ayant séjourné au Congo et rentrés au Mali qui ont vraissemblablement rapporté cette recette chez eux.
Cette information dont je ne garantis pas la véracité à cent pour cent m’a été confirmée par une tante d’origine congolo-malienne, qui vit actuellement au Mali.
Je rappelle à toute fin utile qu’il existe une forte communauté malienne (les "Sénégalais") au Congo depuis plusieurs générations. A la suite des expulsions massives des ressortissants ouest africains à la fin des années 70 (sous Yombi), beaucoup de maliens ayant séjourné au Congo depuis des générations sont rentrés au Mali.
Plusieurs d’entre eux ont conservé un peu de la culture congolaise quils continuent à perpétuer.
j’ai croisé récemment une jeune fille née au Congo, de parents maliens, rentrée au mali à l’âge de 3 ans du fait des l’expulsions évoquées plus haut. La dite jeune fille parle parfaitement le lingala comme si elle n’avait jamais quitté Brazzaville alors qu’elle n’y est revenue qu’après plus de 20 ans.
Elle m’a affirmé qu’elle a été élevée "à la congolaise" à tout point de vue par ses parents qui mettaient un point d’honneur à perpétuer les traditions congolaises qui leur rappelle leur jeunesse.
Ya Sanza pOST 30
le fait que le manioc provienne des amériques ne garantit absolument pas que les amérindiens en consommaient les jeunes pousses. Ils pouvaient peu-être n’en consommer que les tubercules.
Pour preuve, on trouve du manioc aux antilles mais les habitants n’en consomment que les tubercules.
J’ai des amis antillais qui étaient surpris de voir que nous mangions les feuilles de manioc. De plus, lorsqu’ils ont goûté le Saka Saka, ils l’ont beaucoup apprécié.
Juste pour info Molékinzéla :
Le manioc (Manihot esculenta) est un arbuste vivace de la famille des Euphorbiacées, originaire d’Amérique du Sud, en particulier du Plateau des Guyanes (région s’étalant sur le Vénézuéla, le Guyana, le Suriname, la Guyane et le Brésil) et peut-être de Bolivie. On rencontrerait le plus grand nombre de variétés dans la région des Guyanes. Il est aujourd’hui largement cultivé et récolté comme plante annuelle dans les régions tropicales et subtropicales. On consomme généralement ses racines tubérifiées riches en amidon, mais aussi ses feuilles en Afrique, en Asie et dans le nord du Brésil (pour la confection du manisoba).
Wikipédia
Bravo pour la culture.... (plantes) effectivement j’ai vécu 9 ans en Guyane, et là-bas on ne mange que les tubercules, après avoir enlevé les toxines. Petite, en France, une horreur du "tapioca" issu du manioc, qui faisait une espèce de soupe gluante... par contre, rien à voir avec le saka-saka mangé chez des amis Congolais, et rien à voir avec les galettes de farine de manioc, cuite sur les toits en tôle dans les caraïbes et en Guyane, excellente et appelée "cassave" si je n’ai pas oublié. Une amie Guyanaise m’a fait goûté le "couac" semoule de manioc et préparé d’une façon "couscous" ... semoule grillée, servie avec poisson de préférence et autres protéines, et légumes du coin, bien sûr... on commence à apprendre beaucoup de choses sur le manioc ... bye bye. M.M.M.
Post 33
Merci pour l’information Ya Sanza.
J’étais à mille lieux d’imaginer que les asiatiques aussi en consommaient. Si tu observes bien le continent Sud Américain, tu constateras que la façade Est (Brésil, Guyane ...) s’encastre harmonieusement avec la façade Ouest Africain==> preuve que ce continent s’est détaché du nôtre dans des temps très anciens par le mouvement de la tectonique des plaques (dérive des continents).
De ce fait, le Brésil et la Guyane sont géologiquement parlant, un peu les prolongements du Congo Gabon etc...
Alors, comme les variétés de manioc sont abondantes dans ces contrées, il se pourrait qu’il y en ai eu également chez nous.
Tout dépend à quel moment le manioc est apparu sur terre. Avant ou après la dérive des continents ?
Au regard de l’affirmation des scientifiques, il semble que ce soit après la séparation des deux continents.
Mais, je me pose toujours la question de savoir si cette théorie ne sera pas invalidée un jour ?
l’actualité scientifique nous a apris récemment qu’on aurait trouvé des traces de pollen du tabac sur les momies des pharaons.
Pourtant, on nous a affirmé jusque-là que le tabac aussi venait des Amériques.
Comme tu vois, on apprend tous les jours...
Molékinzéla a dit:Ce sont les ressortisants maliens ayant séjourné au Congo et rentrés au Mali qui ont vraissemblablement rapporté cette recette chez eux.
Je ne pense pas que cette recette soit importée du Malie parce que le Saka-Saka est très souvent consommée à l’intérieur du pays et, il y’a plusieurs façon de le cuisiner : quelqu’un ici à parler du nsak’ madeso très consommer chez les yombé et dans la bouenza il y’a ausi le saka-saka préparé avec la sauce faite à base de noix de palme ( pas l’huile de palme ) avec la pate d’arachide également consommée dans la bouenza, on trouve égamement le pondu mayi-mayi comme son nom l’indique , il est préparé sans pâte d’arachide ( ou juste un tout petit peu ) de telle sorte qu’il moins compact ! celui là est très consommé dans le Nord Congo il, est aussi prisé par nos frères d’en face (Kin).
Je pense que,de toutes les recettes, la citadine congolaise a choisi la plus courte et la moins couteuse c’est pour cela que dans les grandes villes, on le prépare souvent avec de l’huile de palme et du poisson frais ou fumé avec ou sans pâte d’arachide c’est de loin la recette la plus facile et la moins longue. La maniere dont nos frères de l’Ouest préparent les feuilles de manioc est un peu différente :je sais par exemple qu’au Togo,les feuilles ne sont pas pillées mais émincées et, je vous assure que le goût est différent, au Comores on y ajoute du lait de coco.
Catharsis a dit : Hélas ds mon coin, point de resto congolais, point de congolaise habile cuisiniere qui régalerai au moins trois de mes sens. Oui oui un cuisinier aussi, j’entend deja rugir certaines ames de ce village, promotrice du statut de la femme
Les dames n’en seront pas offusquée sache qu’au Congo , le Saka-saka est une affaire de femme , la recette est transmise de mère en fille avec obligation pour celle-ci d’y apporter sa touche personelle ;il ya donc autant de congolaise qu’il ya de Saka-saka.
Sinon pour les amateurs de ce plat comme moi, je vous conseille de déguster le pondu mayi-mayi ( vous le trouverez à coup sûr dans les restos kinois) avec des mabokés et du manioc ( de préférence celui en provenance des plateaux batékés ) un vrai régal vous m’en direz des nouvelles... Ah j’allais oublié accompagné le tout d’un verre de Tsamba bien frais.
Cher KN (Post 36)
Je te félicite pour ta connaissance très approfondie du Saka Saka, ce plat national.
J’ai appris beaucoup de choses que j’ignorais.
S’agissant de la recette dite "pondu ya mayi-mayi", c’est le Saka-Saka réduit à sa plus simple expression (quand les parents sont très fauchés). Une sorte de récette très épurée dictée par les nécessités économiques du ménage.
On désignait aussi le "pondu" par le terme "Mayaka" (en lingala). Mais cette dénomination ne semble plus de cours.
S’agissant des Ouest Africains maliens, je crains de m’être mal exprimé.
En réalité, je voulais dire qu’ils ont ramené cette habitude de consommation du Congo vers leur pays d’origine (le Mali).
Je ne suis pas certain à 100/100 de mon afirmation, mais c’est une tante congolo/malienne qui vit au Mali, qui me l’a dit.
S’agissant de la recette dite "pondu ya mayi-mayi", c’est le Saka-Saka réduit à sa plus simple expression (quand les parents sont très fauchés). Une sorte de récette très épurée dictée par les nécessités économiques du ménage
Tiens je n’avais jamais envisagé cette possibilité, je pensais plutôt que ce Pondu là était consommé dans le localités où la culture de la consommation de la pâta d’arachide n’était pas très courante mais maintenant que tu le dis ...c’est certainement cela.
S’agissant des Ouest Africains maliens, je crains de m’être mal exprimé.
En réalité, je voulais dire qu’ils ont ramené cette habitude de consommation du Congo vers leur pays d’origine (le Mali).
Cela est posible oui ; je me demande de quelle manière est ce qu’il le cuisine cela peut permettre de répondre à cette question puisque en général les populations accomodent leurs mets avec les ingrédients locaux... bon en même temps les ingrédients sont un peu partout les même en Afrique.
Un des sujets les marrants abordés par le chef du village. Je ne comprends pas, je n’ai jamais compris, je ne comprendrai jamais qu’on jette des ordures à même la voie. En tout cas, je ne le comprends pas depuis au moins l’âge de 14 ans. Pourquoi cet âge, je ne saurais le dire avec précision. Perso, je pense que cette femme a eu tort de poser cet acte. A mon humble avis. Mais cela ne donne pas pour autant le droit à ce « corps habillé » comme on dit en Eburnie de tutoyer la « contrevenante ». Un célèbre avocat, nègre, ancien du cabinet Vergès a même sorti un bouquin à propos du tutoiement des flics à son endroit, en pleine affaire Dieudo-Fogiel. Il semble que nombre de flics soient en effet coutumiers de ce fait. Chacun peut en témoigner.
Je suis désolé, mais les témoignages de maltraitance d’êtres humains par personnes dépositaires de la loi sont légion et font froid dans le dos et quelque part, on peut se dire « J’ai de la chance de ne pas avoir subi ces sévices … » Ceux qui ont eu le bonheur d’être au chaud chez les keufs ou en centre de rétention peuvent en parler : des séjours de rêve qui donnent juste envie de retourner dans les couilles de son pater (pardon mesdames…)
Les flics ? Dans quel pays au monde ces gens sont aimés ? Je mets ma main au feu que nous les nègres de France (je ne généralise, je sais) apprécions plus (pour ne pas dire « aimons ») les poulets que les caucasiens. Je tiens ce sondage de moins entourage familial, de mes entourages professionnels, de mes entourages de l’époque où je posai mes fesses sur les bancs des amphis. J’en étais amené à me poser cette question existentielle : pourquoi les Français en général, et les Caucasiens en particulier détestent-ils tant les keufs ? Et pire, pourquoi les polars (feuilletons, séries, longs-métrages) cartonnent-ils au cinoche et à la TV ? Je ne sais pas. Je ne saurais répondre à ces questions. J’en ai discuté avec des flics (caucasiens comme nègres). Ils me donnent diverses réponses, mais aucune qui me convainc.
Lu dans Le canard enchaîné de la semaine dernière. « Ces expulsés qui veulent pourrir l’été d’Hortefeux »
« Traces de strangulation », « ecchymoses des deux poignets » « hématomes au genou », « douleurs ». Le certificat médical établi, vendredi 3 août, aux urgences de l’hôpital de Meaux ne trompe pas : Abdelkader A., 33 ans (l’âge du Christ, qui lui, a été crucifié, enfin, il paraît...), Algérien (donc peut-être Sémite comme le Christ de la bible) , a été tabassé. La veille, à Roissy, il avait refusé de monter dans l’avion le rapatriant à alger. Il a donc été ramené au centre de rétention du Mesnil-Amelot. C’est là que les intervenants de la Cimade, stupéfaits, le rencontrent, « le visage totalement déformé » par les coups. Il leur a raconté : « A l’aéroport, les policiers m’ont demandé : “Tu pars ou tu pars pas ?“ Là aussi, je note le tutoiement, au passage* J’ai répondu que je ne voulais pas partir. J’ai dit que j’avais une copine française, qu’on vit ensemble, que j’ai un travail… Ils m’ont dit :“Ouais , mais t’es pas marié Encore un tutoiement, quelle chaleur, quelle familiarité* Ils me menottent, m’attachent les pieds avec des bandes Velcro. Ils veulent me mettre en position assise, je refuse. Ils me donnent un coup de pied dans le ventre. Je crie. Ils m’étranglent. Ils montent sur mon dos et sur mes pieds. Ils m’écrasent la tête sur un mur, en me tenant par le cou. J’arrive pas à respirer. On me relâche le cou. On me porte par les pieds, la ceinture et la tête pour me mettre dans un fourgon. » Il faut dire que c’est un beau métier où l’on se met à plusieurs pour boxer un homme seul, attaché de partout. Si j’étais flic ? je serais lourdé au bout de 24 heures. Pour insuffisance de résultats. @+, M82
PS : Les * sont ajoutés par moi.
On se plaint des flics ici et des bavures mais je pense que la brutalite policiere excepte dans quelques pays nordiques est chose commune... Y’a une video sur You Tube de flics egyptiens qui violent un mec avec un baton pendant que leur collegue filme le suplice de la victime avec son portable ! Y’a egalement une demi douzaine d’autres videos moins trash mais toutes aussi violentes de passage a tabac ! J’ai passe quelques heures au PSP de Poto-Poto je peux vous dire que tout compte fait on se demande si on ne prefere pas ceux d’ici... Scene a l’Aeroport de B-ville, nous attendons le vol pour P-noire, un mec lambda passe devant tout le monde en bousculant, une femme ose se plaindre, le mec, lieutenant X lui pointe son arme en disant "tu sais qui je suis ? je peux t’abattre tout de suite, on va rien me faire !" la femme supplie a genoux en larmes sous l’oeil meduse de tous les voyageurs sans voix... j’imagine juste la scene a Roissy ! Longue est la route vers la liberte...
(Post 40) eh ! oui, les keufs sont rarement des enfants de coeur. Je pense souvent à cette belle émission de rfi, "Médias d’Afrique" présentée par le Camer Alain Foka. Du lundi au vendredi, il a été présenté des cas divers en Afrique sub-saharienne, la CCL est flagrante, les flics ne sont âs aimés du tout. Moins on les voit, mieux on pense se porter... @+, M82
"Cette femme est une femme", autrement dit ce n’est pas une hommelette.
Ce qui m’interesse ds cette affaire, ce sont justement les hommes... completement absents. L’histoire ne dit pas comment ils ont reagi. Ont-ils assiste a la scene sans intervenir ?
Le seul homme, en dehors des policiers, semble etre le clochard, simple spectateur comme les autres apparemment.
Clochards, ivrognes, fous sont des personnages particulierement interessants quand on prend le temps de les ecouter, tres lucides contrairement a ce qu’en pensent beaucoup. J’ai encore en tete l’image du "Fou" dans le Camp de Thiaroye de Sembene.
Et, pour en revenir a ce fameux plat, il existe aussi chez nous et on l’appelle "maafe haako", le meilleur que j’ai mange avec de la poudre de crevettes, c’etait a Labe en Guinee. C etait sans doute lie a la qualite premiere des ingredients et au lieu. Nos plats sont toujours meilleurs chez nous, non ?
P.S. J ai voulu intervenir sur le sujet concernant les Noirs et les Arabes mais ici, en Espagne, on n y a pas acces a cause du contenu, est-il precise (page interdite). Ici, en Andalousie, les Noirs, on les voit pas en tout cas.
Hormis la réflexion déplacée de ce policier "nous ne sommes pas en Afrique" !!! je ne vois pas ce qu’il y a de grandiose dans le comportement de cette femme. Elle pouvait garder son papier sur elle et le jeter plus tard. Les rues ne sont pas des poubelles. Le comportement citoyen concerne tout le monde. Question de point de vue, question de respect de soi !!!
Beurk, des tripes avec du pondu !!! Le pire c’est qu’hier soir j’ai failli le faire, je mangeais des tripes avec de la semoule et me suis souvenue du reste du pondu du week-end mais je n’ai pas osé mettre dans la même assiette ces 2 plats. Quel sacrilège !
Hormis nos différents et différences, il y a une chose qui me fascine sur ce blog que dis-je, dans ce village : la simplicité, le naturel, la spontanéité des participants.
Je vois par exemple quand les bloggers se sont mis en tête de chambrer notre hôte, souvent avec beaucoup de malice. Et que ce dernier, faute de mieux, observe un silence tonitruant ; histoire de ne pas entrer dans le jeu. Pendant ce temps, moi je m’écroule simplement de rire devant mon écran... ;)
L’histoire du plat de tripes au Pundu... Ah, laissez donc Mabanckou choisir ses nourritures terrestres. Le pundu, j’adore ! Rien que d’en parler, j’en ai l’eau à la bouche. Les tripes, moins. Jamais aimé. Mais si Mabanckou aime, pourquoi lui en faire tout un plat, gens du village ? :))
ben vi pkoi en faire tout un plat ? "que" 45 réponse et encore un post ou c est une femme en vedette ! .. bon 46 now ! .. drole de coincidence ce manque d interet ! .. n y a voyez aucune attaque féministe , c est juste un constat ! koike le féminisme c est justement dévoiler des constat occulter , un peu comme les artiste qui nous dévoile une part de eux meme quand il se voile !