Moho Bilondo est le premier champ de l’offshore profond congolais avec ses quatre réservoirs découverts qui augure le prochain essor de la production du Congo dans le sens qu’il permet la valorisation de gisements situés à quelques 80 km au large des côtes congolaises, sous des profondeurs d’eau variant de 540 à 660 mètres . Ce qui aidera la production nationale à travers la SNPC de passer de 260.000 à 270.000 barils par jour dans la première phase avec la mise en exploitation de deux réservoirs dont Mobim et Bilondo, couvrant une surface d’environ 72 km2 au sud de la zone et dans l’espoir d’atteindre 300.000 barils avec les deux derniers au nord, dans un deuxième temps, soit un équivalent de 15 millions de tonnes par an.
Ce permis qui compte atteindre en 2008, un plateau de 90.000 barils par jour, a été découvert en 1998 avec le lancement de l’ingénierie de détail en septembre 2005, un début des travaux d’installation offshore et de la campagne de forage en Avril et Juin 2007, une arrivée du FPU sur le site en Décembre 2007 et une entrée en production attendue, le premier trimestre 2008.
Il permet de mobiliser près de 500 emplois pour l’économie du Congo et de la région, car, étant le dernier maillon d’une longue chaîne qui a commencé en 2005 quand Le Chef de l’Etat congolais, Denis Sassou Nguesso, a signé le décret d’attribution du PEX de Moho Bilondo. Cette action qui va se terminer par la mise en service du champ en mai 2008, est un acte capital pour la République du Congo et pour l’ensemble des partenaires de l’association des pétroliers de Congo.

Le DG de Total E&P Congo, M. Guy Maurice, a déclaré : « L’objet de ce contrat qui est plus important après celui de Nkossa, mis en service, il y a plus 12 ans, permet de construire les installations de réception et de traitement complémentaire du brut de ce champ. C’est pourquoi, la présence du Ministre Congolais des Hydrocarbures, montre aussi l’attachement des autorités congolaises au développement économique du Congo et permet de renforcer l’appui que le gouvernement de ce pays accorde au secteur pétrolier afin que nous puissions pleinement jouer notre rôle dans le développement local chaque fois que cela est possible. ».
De son côté, M. Alfred Charles Sockath, Directeur du Cabinet du Ministre des Hydrocarbures a dit : « Nous assistons à la signature d’un contrat de passation d’un marché de l’entreprise Total E & P et un consortium des entreprises de la sous traitance pétrolière installées à Pointe-Noire dont deux de droit congolais à savoir Boscongo et GNCAC. C’est l’aboutissement, a-t-il poursuivi, d’un grand projet qui est mené depuis plusieurs années avec notamment la préparation de la mise en production d’un grand champ Moho Bilondo, attendu courant mai 2008 et ce contrat va pérenniser le problème d’emploi dans notre pays avec près de 500.000 heures de travail pour rassurer la population. »

Il sied de rappeler que Total E & P Congo avec ses partenaires (Chevron Overseas Congo Limited et SNPC sans oublier leurs sous traitants pétroliers) est un Groupe très puissant. Il compte atteindre en 2008 avec Moho Bilondo, un plateau de 90.000 barils par jour, 1ère étape de la conquête de l’offshore profond qui annonce le prochain essor de la production du Congo promis par les grands et ultra grands fonds. Total E & P Congo, premier opérateur pétrolier du Congo avec 62% de la production opérée en 2004, par cette mise en service compte, porter sa production à environ 190.000 barils par jour en 2008. Ainsi pour elle, ce permis fera date dans l’histoire pétrolière de ce pays, marqué ces dernières années par le déclin naturel de ses champs matures.
Pour les initiés, quelques caractéristiques techniques du projet
De structures très différentes, les deux réservoirs de Mobim et Bilondo qui seront opérationnels sur les quatre de ce permis, ont requis la mise en place de stratégies distinctes avec un objectif : la maîtrise des incertitudes. Ce qui a emmené à la maîtrise de trajectoires de puits complexes et la mise en place d’une gamme de complétons variée : deux savoir-faire indispensables pour garantir une productivité optimale. D’où un concept de développement a été éprouvé pour une valorisation optimisée à savoir :
Production UNIT-FPU : profondeur d’eau à l’emplacement du FPU : 605m ; dimensions de la coque : 188,5m x 34m x 12,5m ; capacité de traitement : 90.000 barils/jour ; désulfatation de l’eau d’injection dédiée à Mobim : 65.000 barils/jour et le traitement des eaux de production : 75.000 barils/jour.
de production sous-marin : SPS : 2 manifolds (dotés de 6 et 4 slots) et 12 puits équipés de Christmas trees verticaux : 7 puits producteurs équipés pour l’injection de gas lift en fond de puits et 5 puits d’injection d’eau dont 3 équipés de complétions sélectives (sur Mobim).
et flowlines-UFl avec 2 clusters sur chacun desquels sont raccordés : une boucle 8 avec risers flexibles, isolés thermiquement, de 2x2,8 km ; un ombilical de contrôle électro-hydraulique de 2,8 km ; un ombilical d’injection de gas lift et de méthanol de 2,8 km ; 1 ligne 16’’ d’export de la production de 35 km vers le pipeline existant Likouala-Eméraude-Djeno ; 1 ligne 8’’ d’injection d’eau, pour Bilondo, de 18 km depuis Nkossa ; 1 ligne 8’’ d’injection d’eau, pour Mobim de 5,6 km depuis FPU et enfin celui de 1 ligne 6’’ d’import/export de gaz vers Nkossa de 18 km .Mais il faut retenir que capitalisant sur son expertise de pointe en grands fonds, Total a choisi de faire un appel à des technologies déjà qualifiées tout en développant des synergies avec le champ de Nkossa et le terminal de Djeno, des sites qu’il opère déjà dans la région.