« L’écriture de ce roman obéit à ce que nous appelons Inforoman dont l’objectif est de pousser le romancier à écrire autrement la même histoire que le journaliste et l’historien, à donner la vie et compléter un article écrit par un journaliste ou un livre publié par un historien. Vu ainsi, le roman deviendra à la fois un « document historique » et un « document informatif ».

« Une chéchia rouge pour tonton Ouatta, un casque colonial pour le cousin Mac » est le suivi de deux patients souffrant de l’intellopolitisme, depuis les consultations médicales, les examens cliniques et les traitements alors qu’ils sont mis en quarantaine.

C’est une histoire romancée qui caricature les comportements politiques des Présidents ivoirien, Alassane Dramane Ouattara, et français, Emmanuel Macron.
Ils sont deux grands intellectuels qui ont été façonnés dans des grandes écoles, mais qui, malheureusement, à cause du politisme et de leurs intérêts personnels, renoncent solennellement et volontiers à leurs êtres et leurs personnalités, et deviennent des « autres-eux-mêmes. »

Ils sont tout simplement atteints de l’« intellopolitisme  » qui est une combinaison de deux virus très mortels, fabriqués dans un laboratoire, à partir des concepts intellectualisme qui est une doctrine qui affirme le primat de l’intelligence et de l’intellect sur l’affectivité ou la volonté ; et le politisme qui est un système de pensée dominé par la politique.

De la même manière que le Covid-19 qui, d’après le professeur Luc Montagnier, Prix Nobel de médecine, est, lui aussi, une combinaison en laboratoire de deux virus : celui du coronavirus 2 qui est à l’origine de la pandémie du Covid-19, auquel on a ajouté l’ADN du VIH.

Une marche à reculons

Pire, les deux Présidents décident de revisiter l’histoire et faire une marche à reculons afin de recréer l’ambiance des temps coloniaux que ne cesse de regretter Alassane Ouattara, et dont Emmanuel Macron veut, lui aussi, goutter les délices parce que n’ayant pas connu ces moments secs et douloureux.

Sa curiosité est attisée par les écrits d’un grand troubadour congolais, Tchicaya U Tam Si, qui dans l’un de ses ouvrages, vante « Ces fruits si doux de l’arbre à pain  », et ressort les avantages de la colonisation.

Pour la petite histoire de l’Eco

La création de l’Eco, la monnaie unique de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) qui regroupe quinze Etats de l’Afrique de l’Ouest à savoir : le Benin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Liberia, le Mali, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, la Sierra Leone et le Togo, est une vieille histoire qui commence, en 1963, au moment de la création, à Addis Abeba en Ethiopie, de l’Union Africaine, alors Organisation de l’Unité Africaine (OUA). Très avant la naissance d’Emmanuel Macron !

Elle avait été inscrite parmi les missions fondamentales de l’OUA. Son objectif principal est l’intégration monétaire des pays de la CEDEAO.
Mais, c’est au début de l’année 1980 que les chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO posent les premières bases d’un processus d’intégration monétaire.
Pendant plusieurs décennies, deux grandes zones monétaires vont coexister dans cette partie de l’Afrique de l’Ouest.

Il s’agit de l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) qui regroupe les pays comme le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger, le Sénégal, le Togo et la Guinée-Bissau, et qui ont en partage le Franc CFA ; et de la Zone monétaire d’Afrique de l’Ouest qui compte six pays et six différentes monnaies que sont le Cédi du Ghana, le Dalasi de la Gambie, le Dollar libérien du Liberia, le Franc guinéen de la Guinée, le Leone de la Sierra Leone et le Naira du Nigeria.

Avec sa monnaie, l’Escudo, l’archipel du Cap-Vert, pourtant membre de CEDEAO, n’appartenir à aucune de ces deux grandes zones monétaires.
Cependant, malgré l’existence de ces deux grandes zones monétaires, les pays ouest-africains voulaient d’une monnaie unique qui devrait supprimer les coûts de transactions de change, l’incertitude liées aux taux de change ; mais aussi encourager les échanges de biens et de services, ainsi que faciliter les investissements entre les pays de la zone, et améliorer l’allocation de leurs ressources.

Mais, malgré les indépendances qui ont eu lieu, dans les années 1960, la France, la mère-patrie et propriétaire du Franc CFA, ne veut toujours pas des reformes monétaires dans toutes ses anciennes colonies.

Le président Olympio tué pour une deuxième fois !

Un président, Sylvanus Olympio, fut assassiné parce qu’il avait envisagé sortir son pays, le Togo, de la Zone Franc (CFA) et se passer de la France.
Cependant, malgré le refus de la France et les menaces de mort qui pesaient sur leurs présidents, les pays ouest-africains travaillaient toujours sur le projet d’avoir une monnaie unique, devant ainsi remplacer le Franc CFA et toutes les monnaies locales de la région ouest africaine.

Et, c’est le 1er juillet 2020 que cette nouvelle monnaie appelée Eco devait être mise en circulation.

Comme la couronne de l’ananas que l’on jette avec beaucoup de mépris, la tête de Sylvanus Olympio a donc germé. L’Eco est née !
Même si cette monnaie unique ne sera pas seulement togolaise ; mais sous-régionale.
Malheureusement, le projet est saboté par les présidents français, Emmanuel Macron, et ivoirien, Alassane Dramane Ouattara, qui eux, veulent tout simplement un changement de nom.

Le Franc CFA devra désormais s’appeler Eco. Et, l’Eco aura une parité fixe avec l’Euro.

La France tue pour la deuxième fois le président Sylvanus Olympio.
Et, Alassane Dramane Ouattara n’entend toujours pas le sang de son frère qui crie.
Une autre mesure qui accompagne ce changement de nom : la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest ne sera plus tenue de déposer la moitié de ses réserves de change auprès du Trésor français.

Néanmoins, la France ne dit pas combien, au total, la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest a versé à la Banque centrale de France, depuis la création du Franc CFA, et à combien s’élèvent les intérêts générés par ces dépôts ?
Puisque l‘argent africain était investi dans l’économie française, et prêté aux gouvernements africains.
Peut-être aussi à d’autres pays ou d’autres institutions internationales qui octroient des crédits.

Risque d’éclatement de la CEDEAO

Devant ce coup fatal qu’a subi leur projet, les Africains crient au scandale et accusent le Président Alassane Dramane Ouattara de traitre et d’humble serviteur de la France, notamment de son Président, Emmanuel Macron, qu’ils prennent pour un colon hors saison.
Aussi, craignent-ils que la situation créée par les Présidents Ouattara et Macron, fragilise la CEDEAO ou la pousse carrément à l’éclatement.

Cependant, pour les distinguer parmi tous les Présidents du monde, les protéger contre les rayons du soleil qui risquent de fragiliser leurs systèmes cérébraux, car l’ « intellopolitisme  » se développe aussi dans le cerveau, mais aussi pour leur souhaiter des bonnes fêtes de fin d’année 2020, les Africains leur offrent des jolis cadeaux : une chéchia rouge pour le Président ivoirien, Alassane Dramane Ouattara, et un casque colonial, pour le président français Emmanuel Macron.

Les Africains veulent les voir porter ces chapeaux pendant les fêtes de fin d’année, et les fêtes nationales de leurs pays respectifs.

Serge Armand Zanzala, journaliste et écrivain

- S. A. Zanzala : Une chéchia rouge pour tonton Ouatta, Un casque colonial pour le cousin Mac Edilivre 15 euros