Le monde du football franco-congolais est en deuil. L’international Christopher Maboulou est décédé ce dimanche 10 janvier 2021 au cours d’un match d’entrainement dans son quartier Le Bosquet à Montfermeil ( Seine Saint-Denis) où il est né voici trente ans.

Son parcours sportif n’aura pas été un long fleuve tranquille comme en témoignent Maxime Brigand et Thomas Andrei, deux amis d’enfance :
.« Après son décollage, Maboulou a malgré tout été arrêté dans son élan lors de l’été 2011 au cours d’un stage de préparation à Vichy, lors duquel un problème cardiaque lui a été décelé. Après examen de son cas par plusieurs experts convoqués par la FFF, une décision tombe : Christopher Maboulou est jugé inapte à la pratique du football et retourne s’installer chez ses parents à Montfermeil. »

Ce que leur témoignage ne mentionne pas, c’est l’intervention de la Providence dans la résolution heureuse du grave incident de parcours du jeune homme que la médecine scientifique avait condamné à l’inactivité. Son frère aîné, Arnauld Nganga Titi, Pasteur de son état, lors d’une conversation, promit « prier Dieu » pour l’amélioration de son état. Sceptique, Christopher retourna voir les médecins sur les conseils du frère.

Miracle

Et, là, miracle. «  Jugé inapte » à la pratique du sport, le jeune footballeur entendra un autre verdict des experts de la médecine sportive. Selon eux, le jeune footballeur pouvait reprendre du service. Là où la science avait condamné, Dieu (Le médecin des médecins) avait jugé autrement. En tout cas, c’est sous l’effet de la prière que son frère mit la guérison de Christopher. (Précisons que le Pasteur Arnaud Nganga Titi est membre de l’Eglise Arc-en-ciel Tabernacle. NDLR)

Le franco-congolais Christopher Maboulou était réputé « introverti » mais efficace sur le terrain, capable de prouesses dont les supporters du Paris St-Germain se souviennent dans un historique 4/2 au Parc des Princes. Christopher portait les couleurs de Bastia.

On parle aussi d’un but marqué à «  la Maradona » (de la main) mais dont il était peu fier : « Ce n’était pas professionnel, j’aurai dû me dénoncer » regretta-t-il dans la presse. C’était contre Amiens. Toujours avec l’équipe Corse.

Peu loquace

Sur sa légendaire discrétion, Flore, sa belle-sœur témoigne également. « Je connais tous les frères et sœurs de mon mari, sauf Christopher que je n’ai jamais croisé depuis que j’habite Montfermeil » avoue-t-elle en un peu plus de deux ans de séjour dans la ville.
« Christopher n’était pas seulement bon. Il était généreux » se souviennent ses amis d’enfance. Il était « très famille » et très attaché à ses amis d’enfance dit de lui, Demba, un ami rappeur de Montfermeil. « C’est tout juste s’il ne fallait pas payer pour entendre le son de sa voix » renchérissent ses intimes frappés par son calme monacal. « Cependant il est passé, voici peu, à la maison. Il a dansé sur mon dernier morceau de rap » nuance l’ami Demba auquel il aurait adressé ses encouragements de mélomane.

SAMU

Ce dimanche 10 janvier, le jour fatidique, vers 14 h, son frère (« le serviteur de Dieu ») est dans le bus qui le ramène de Livry Gargan où il vient de célébrer un culte hebdomadaire.« A hauteur des Bosquets, on voit des ambulances de pompiers comme si elles portaient secours à un blessé et on aperçoit des véhicules de police en train de régler la circulation  » se souvient Flore sans se douter qu’un drame dans lequel était impliqué le frère de son mari était en train de se jouer sous les yeux des passager du bus. « On continue notre route jusqu’à l’avenue Henri Barbusse, vers l’Hôpital de Montfermeil » poursuit la belle-sœur.

Coup de tonnerre

A 23 h, tard dans la soirée, « mon mari reçoit un coup de fil de sa mère » raconte Flore Nganga. Un cri strident déchire le silence quand, au bout du fil, le mari entend cette phrase glaciale : « Le petit n’est plus ». Coup de tonnerre dans un ciel serein. Le Pasteur fut cloué par la teneur du coup de fil nocturne tardif. C’était trop cruel. Et dire qu’il était passé à côté de la scène du drame. Aucun signe prémonitoire, aucun symbole annonciateur. Contre toute attente, le bien-aimé de la famille venait de quitter ce monde des hommes et reposait désormais auprès de Dieu le Créateur tout Puissant. L’ennemi avait marqué un but. (disent les chrétiens pour parler du diable). « Demeurons dans la prière » répond le Pasteur à tous ceux qui compatissent et semblent ne pas comprendre la décision divine.

La famille Maboulou

Bernadette Tsota, Betty, la mère, est arrivée dans la ville de Montfermeil dans les années 80. Christopher Maboulou né dans cette localité à forte présence africaine était l’avant-dernier d’une fratrie de plus de sept enfants.

Une salle de recueillement a été choisie à Montfermeil où un dernier hommage sera rendu au défunt. La ville où il est né n’a pas attendu pour honorer sa mémoire. Depuis sa disparition des cérémonies y ont lieu où des honneurs sont rendus à l’ancien joueur de Bastia formé à Châteauroux et ayant déployé aussi ses talents en Grèce à Athènes.

C’est dur

Condoléances attristées aux clans Maboulou et Tsota, particulièrement à sa maman Bernadette Tsota, Betty, figure emblématique de la rue Alfassa, à Bacongo-Brazzaville, au numéro 309.

Le lieu et la salle de recueillement seront incessamment indiqués ainsi que la date probable des obsèques.

G. Bimbou

Contacts familiaux  : 0601063499 / 0680997260

Ci-après la filiation maternelle du disparu :

Petit-fils de Monsieur Tsota Ferdinand, chauffeur des ministres, (le dernier Taty Loutard) 309 rue Alfasa Bacongo- Brazzaville.
Petit frère du Pasteur Nganga Titi Arnaud

Tsota Moudilou Vivien

Tsota Gratien Ferdinand
Bettyphat

Tsota Josline
Tsota Marie-Jeanne
Tsota Chanely
Tsota Candy
Tsota Mesdésirs
Tsota Yvon
Leho Nsounga Meryk
Foukissa Roseline
Samba Bjkouta Prudence

Mayitoukoulou Jean-Marie

Mayitoukoulou Jean-Michel

Mayitoukoulou Jean-Paul

Mayitoukoulou Alain
Bangalav Edouard
Nzingoula Mesreves
Nzingoula Désir
Nzingoula Javic Javic (Gabon)
Banzouzi Chantal Songo
Kidombi Ndoumba
Samba Donatien

Ya Sardou
Papa Leho

Bassoumba Bienvenue
Bassoumba Edmond
Bantsidila Esther

Miakoutana Guy