Déploiement de micro-centrales hydroélectriques en zone rurale au Congo BrazzavilleL’électrification du Congo Brazzaville est une priorité du gouvernement car il ne peut y avoir développement sans électricité. Le pays a ainsi engagé d’importants travaux d’infrastructures comme l’édification du barrage d’Imboulou qui devrait générer à terme une puissance de 120 Mégawatts.En parallèle à ces travaux gigantesques, le pays oeuvre au niveau local. Il est en train de mettre en place des micro-centrales hydroélectrique afin d’approvisionner tout le pays en énergie. Le pays a également lancé un ambitieux projet Eau, électricité et développement urbain en partenariat avec la Banque Mondiale.
Des fonds pour l’eau et l’électricitéLa Banque mondiale a accordé au Congo un prêt de 125,5 millions de dollars destinés au financement du Projet eau, électricité et développement urbain (PEEDU). Le projet est financé par la Banque mondiale (BM), à travers l'Association internationale de développement (IDA), pour 25,5 millions et par le Congo à hauteur de 100 millions, le gouvernement ayant déjà débloqué un fonds de contrepartie de 14 millions de dollars.
La réalisation de ce projet, qui sera exécuté sur une période de cinq ans, permettra aux populations de Brazzaville et de Pointe-Noire de bénéficier d'une distribution régulière en eau potable et en électricité. Au total, ce sont plus d’un million de personne qui bénéficieront du PEEDU.
Un des défis majeurs auquel s'attaque le projet concerne les réformes dans le secteur de l'eau et de l'électricité, qui ne sont pas toujours faciles à mener.
Le projet va financer les infrastructures et services urbains et va aider à renforcer les capacités des ministères en charge des secteurs de l'eau, de l'électricité et du développement urbain à mieux planifier, coordonner et gérer les investissements en vue d'optimiser l'utilisation des ressources nationales en général et pétrolières en particulier.
Les micro-centrales électriques: un partenariat Congo-PNUDLe projet de centrales micro hydro-électriques dans les zones rurales cible spécifiquement l’utilisation de l’eau à des fins de production de l’électricité. Il s’agit, entre autres, des cours d’eau, des chutes aménagées d’une puissance inférieure à 1 Mégawatts.
Revenant sur les sites retenus pour l’édification de ces centrales, Jean-Félix Issanga, le chargé des programmes Energie-Environnement du PNUD au Congo a précisé qu’il «y aurait une micro-centrale au départ de chaque département, cela à titre démonstratif et pilote. Nous ferons tout pour que, partout dans le pays, les populations congolaises aient de l’énergie et de l’eau», a-t-il garanti.
Ce projet devrait être développé grâce à l’appui du PNUD et du FEM. Depuis l’approbation du Fonds de l’environnement mondial (FEM), l’organisme dispose, depuis novembre dernier, de deux millions de dollars approuvés par le conseil d’administration du Fonds. Et des investissements conséquents, de l’ordre de 18 millions de dollars, sont en négociation avec les services compétents de la BAD.
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